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	<title>Alternatives International</title>
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	<description>We are social and political movements struggling against social injustices, neoliberalism, imperialism and war. We are building solidarity between social movements at the local, national and international level. More...</description>
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		<title>Alternatives International</title>
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		<title>Nouvel article</title>
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		<dc:date>2008-10-02T15:46:35Z</dc:date>
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		<dc:language>en</dc:language>
		<dc:creator>Michel Husson</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Il y a plus d'un an maintenant que la crise a &#233;clat&#233;, et elle se diffuse depuis comme une tra&#238;n&#233;e de poudre, sans que l'on sache o&#249; elle va s'arr&#234;ter. Cette crise structurelle va durer et remettre en cause les fondements du capitalisme n&#233;o-lib&#233;ral.&lt;/p&gt;

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Il y a plus d'un an maintenant que la crise a &#233;clat&#233;, et elle se diffuse depuis comme une tra&#238;n&#233;e de poudre, sans que l'on sache o&#249; elle va s'arr&#234;ter. Cette crise structurelle va durer et remettre en cause les fondements du capitalisme n&#233;o-lib&#233;ral.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Une r&#233;action en cha&#238;ne&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui frappe avant tout c'est la concomitance de diff&#233;rentes crises. Au d&#233;but, il y a la crise des subprimes aux Etats-Unis que l'on peut donc qualifier de crise financi&#232;re et bancaire. Mais elle s'est accompagn&#233;e d'une crise &#233;nerg&#233;tique, avec l'augmentation du prix du p&#233;trole, d'une crise alimentaire r&#233;sultant de la hausse des prix agricole, d'une crise mon&#233;taire avec la chute du dollar, et finalement d'une crise de croissance avec un ralentissement marqu&#233;e flirtant avec la r&#233;cession dans la plupart des pays dits d&#233;velopp&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La th&#232;se de la d&#233;connexion, selon laquelle le dynamisme des pays dits &#233;mergents aurait pu compenser la tendance au ralentissement dans les pays riches, a fait long feu. Il n'emp&#234;che que la transmission &#224; l'&#233;conomie r&#233;elle des effets de la crise initiale suit une trajectoire in&#233;gale et combin&#233;e : elle n'est pas imm&#233;diate et suscite des contre-tendances. On se rappelle ainsi la jubilation exprim&#233;e par Christine Lagarde quand &#233;tait tomb&#233; le chiffre de la croissance du premier trimestre en France : +0,4 %. C'&#233;tait donc moins pire qu'on le craignait. Mais le second trimestre est venu d&#233;mentir ce soulagement, avec un recul du Pib de 0,3 %. Aujourd'hui on pr&#233;voit une croissance z&#233;ro jusqu'&#224; la fin de l'ann&#233;e, ce qui voudrait dire que la croissance sur l'ann&#233;e tournerait autour de 1 %, ce qui est &#233;videmment tr&#232;s loin des hypoth&#232;ses sur lesquelles a &#233;t&#233; construit le budget. Or, un point de croissance en moins, c'est environ 18 milliards d'euros, soit plus que le paquet fiscal, &#233;valu&#233; &#224; 15 milliards.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aux Etats-Unis, les derniers chiffres connus sont moins mauvais que pr&#233;vus, mais personne ne jubile, et certainement pas les millions de m&#233;nages que la crise immobili&#232;re et la mont&#233;e du ch&#244;mage frappent de plein fouet. Mais il est vrai que la crise suscite quelques contre-tendances : au cours des tous derniers mois, les prix du p&#233;trole et des mati&#232;res premi&#232;res ont baiss&#233;, et le cours du dollar a remont&#233;. Ces fluctuations &#224; l'int&#233;rieur de la crise sont souvent amplifi&#233;es par les journalistes &#233;conomiques, sans doute pour soutenir le moral de leurs lecteurs. Mais tous les organismes de pr&#233;vision, que ce soit l'OCDE, le FMI ou la Commission europ&#233;enne ont r&#233;vis&#233; leurs pr&#233;visions &#224; la baisse. Ils pr&#233;voient dans le meilleur des cas une croissance molle pour 2008, et n'envisagent m&#234;me pas un retour &#224; la normale pour 2009.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette situation est donc tr&#232;s diff&#233;rente du krach boursier de 1987 qui avait d&#233;jou&#233; la plupart des pronostics en conduisant &#224; un rebond de l'&#233;conomie mondiale d&#232;s l'ann&#233;e suivante. C'est un sympt&#244;me parmi d'autres montrant que la crise actuelle est d'une nature diff&#233;rente et qu'elle ne se r&#233;sume pas &#224; une simple purge. Plusieurs &#233;l&#233;ments font de cette crise une crise durable (on n'en sortira pas rapidement) et syst&#233;mique (on ne peut pas revenir &#224; la situation ant&#233;rieure). Deux &#233;l&#233;ments essentiels sous-tendent ce pronostic. La configuration de l'&#233;conomie mondiale de la derni&#232;re d&#233;cennie &#233;tait en effet caract&#233;ris&#233;e par une croissance &#224; cr&#233;dit des Etats-Unis financ&#233;e par les capitaux venus du reste du monde, et notamment de Chine. Or, cet arrangement ne pourra pas &#234;tre remis sur les rails.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; La fin du mod&#232;le US&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mod&#232;le de croissance de Etats-Unis depuis le milieu des ann&#233;es 1990 &#233;tait une bizarrerie historique sans &#233;quivalent. Pour aller vite, la croissance a &#233;t&#233; tir&#233;e par la consommation des m&#233;nages qui augmentait tr&#232;s rapidement &#224; cause de la baisse de leur &#233;pargne et d'un recours croissant &#224; l'endettement. Les Etats-Unis vivaient donc au-dessus de leurs moyens et leur d&#233;ficit commercial s'est r&#233;guli&#232;rement creus&#233;. Pour un pays quelconque, une telle d&#233;gradation aurait conduit &#224; une perte de substance de la monnaie, et &#224; une r&#233;cession n&#233;cessaire pour r&#233;ajuster le tir. Mais les Etats-Unis ne sont pas un pays comme les autres : le dollar est la monnaie mondiale de fait, et la rentabilit&#233; offerte semblait &#224; la fois &#233;lev&#233;e et garantie par le dynamisme de l'&#233;conomie [1]. Les capitaux affluaient donc aux Etats-Unis et finan&#231;aient leur d&#233;ficit. Ce mod&#232;le ne peut pas &#234;tre restaur&#233; : &#224; l'int&#233;rieur, la crise du cr&#233;dit va &#234;tre tr&#232;s longue &#224; &#233;ponger, et l'endettement des m&#233;nages ne pourra retrouver le m&#234;me rythme de progression. A l'ext&#233;rieur, les capitaux y regarderont &#224; deux fois avant de venir s'investir dans une &#233;conomie d&#233;s&#233;quilibr&#233;e par la crise financi&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;cente nationalisation de fait de Fannie Mae et Freddie Mac, ces deux &#233;normes institutions financi&#232;res charg&#233;es du refinancement immobilier, marque sans doute le partage des eaux. Cette socialisation des pertes est un ph&#233;nom&#232;ne classique : les institutions et les gouvernements ont pris la mesure de la crise, comme le montre aussi l'injection de liquidit&#233;s par la Banque centrale europ&#233;enne. Cela veut dire qu'un effondrement comparable &#224; la grande crise des ann&#233;es 30 est peu probable, mais que l'apurement des comptes va s'&#233;taler sur une longue p&#233;riode, un peu comme au Japon qui a mis une bonne dizaine d'ann&#233;es avant d'&#233;ponger les effets d'une crise comparable intervenue au d&#233;but des ann&#233;es 90.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; L'Europe et la France en premi&#232;re ligne&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La crise aura &#233;galement des effets en retour sur la croissance des pays &#233;mergents, et notamment la Chine, qui est tir&#233;e par les exportations, dont le rythme devrait ralentir. Mais ces pays disposent d'une solution de rechange qui passe par un recentrage sur le march&#233; int&#233;rieur. C'est finalement l'Union europ&#233;enne qui devrait ressentir le plus profond&#233;ment les cons&#233;quences de la crise, qui va servir ici de r&#233;v&#233;lateur des fragilit&#233;s de la construction europ&#233;enne. Dans l'imm&#233;diat, la baisse du dollar reporte sur la zone euro le d&#233;ficit de croissance global en augmentant le prix relatif de ses produits. Or, la Banque centrale europ&#233;enne n'a aucun objectif en mati&#232;re de change et n'intervient pas pour freiner l'appr&#233;ciation de l'euro, qui p&#232;se sur la croissance moyenne en Europe. Elle se crispe au contraire sur son objectif de stabilit&#233; des prix et redoute avant tout le d&#233;clenchement d'une spirale inflationniste au cas o&#249; les salaires augmenteraient pour compenser la hausse des prix. Elle maintient des taux d'int&#233;r&#234;t &#233;lev&#233;s et contribue ainsi au ralentissement de l'&#233;conomie qui lui semble le seul moyen, via la pression du ch&#244;mage, de limiter les augmentations de salaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La faiblesse de l'Union europ&#233;enne r&#233;side aussi dans l'h&#233;t&#233;rog&#233;n&#233;it&#233; des &#233;conomies qui la composent : ce n'est pas nouveau, mais le ph&#233;nom&#232;ne va &#234;tre accentu&#233; parce que la crise va toucher de mani&#232;re tr&#232;s diff&#233;renci&#233;e les diff&#233;rents pays. Le Royaume-Uni est sans doute le pays qui va &#234;tre soumis aux pressions les plus fortes, dans la mesure o&#249; ses bons r&#233;sultats &#233;taient en grande partie fond&#233;s sur la finance, l'immobilier et l'endettement de m&#233;nages. Vient ensuite l'Espagne dont le boom &#233;conomique r&#233;cent &#233;tait tir&#233; par l'immobilier. En revanche, l'Allemagne tire plut&#244;t bien son &#233;pingle du jeu en augmentant ses parts de march&#233; en Europe au d&#233;triment des autre pays de l'Union, et en les conservant sur le reste du march&#233; mondial.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Europe ne peut rem&#233;dier &#224; cette divergence croissante, en raison m&#234;me de son mode de construction, fond&#233; sur la concurrence qui la conduit &#224; refuser les politiques d'harmonisation et les instruments d'une intervention coordonn&#233;e, comme par exemple un budget europ&#233;en. L'Union europ&#233;enne est donc d&#233;sarm&#233;e par rapport &#224; la crise en raison des outils dont elle a d&#233;cid&#233; de se priver. Aux Etats- Unis, Bush a inject&#233; des sommes consid&#233;rables dans l'&#233;conomie r&#233;elle, mais l'Europe n'a tout simplement pas les moyens d'envisager un tel plan de relance coordonn&#233;. Certains pays, comme l'Espagne, vont chercher &#224; soutenir l'&#233;conomie, mais cette voie est ferm&#233;e &#224; ceux, comme la France, dont le d&#233;ficit budg&#233;taire est d&#233;j&#224; trop important selon les crit&#232;res europ&#233;ens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La France est de ce point de vue dans une situation particuli&#232;rement difficile, qui est encore aggrav&#233;e par les &#171; r&#233;formes &#187; r&#233;alis&#233;es depuis un an. Le paquet fiscal et l'acceptation des normes europ&#233;ennes r&#233;affirm&#233;e par Sarkozy dans le projet de trait&#233; &#171; simplifi&#233; &#187; interdisent tout soutien budg&#233;taire &#224; l'activit&#233;. La suppression de fait de la dur&#233;e l&#233;gale du travail repr&#233;sente un formidable encouragement pour les patrons. Ils auraient tort de ne pas profiter de l'occasion qui leur est offerte, &#224; co&#251;t &#224; peu pr&#232;s nul, d'allonger la dur&#233;e du travail et d'ajuster encore plus brutalement leurs effectifs. La crise leur servira ainsi de pr&#233;texte pour rattraper le retard de productivit&#233; de ces deux derni&#232;res ann&#233;es. L'emploi, qui avait augment&#233; de plus de 300 000 en 2007 va donc stagner cette ann&#233;e, et pourrait m&#234;me reculer de 50 &#224; 60000 personnes si les patrons font le plein des r&#233;serves de productivit&#233;. Cette d&#233;gradation de l'emploi et le recours aux heures suppl&#233;mentaires dispenseront le patronat de maintenir le pouvoir d'achat, et le gouvernement se gardera de tout coup de pouce au Smic, et cette aust&#233;rit&#233; salariale fera boule de neige pour plomber encore un peu plus la croissance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Une crise syst&#233;mique&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus largement, la crise actuelle marque l'entr&#233;e en crise du mod&#232;le n&#233;o-lib&#233;ral tr&#232;s in&#233;galitaire qui s'est mis en place dans la plupart des pays au d&#233;but des ann&#233;es 80. Sa caract&#233;ristique essentielle est une baisse continue de la part des richesses revenant aux salari&#233;s qui les produisent [2]. Cette tendance posait un probl&#232;me dit de r&#233;alisation, la question &#233;tant de savoir &#224; qui vendre une production en hausse si les salaires sont gel&#233;s. Or, c'&#233;taient les revenus financiers qui assuraient les d&#233;bouch&#233;s n&#233;cessaires. La crise est donc appel&#233; &#224; durer, parce qu'il n'existe pas de solution de rechange. Pour sortir en douceur de la situation actuelle, il faudrait que la r&#233;partition des revenus devienne plus favorable aux salari&#233;s afin que les principales &#233;conomies se r&#233;orientent vers la demande salariale. Mais la crise ne suffira pas &#224; convaincre les poss&#233;dants d'emprunter spontan&#233;ment cette voie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Derri&#232;re la crise financi&#232;re, on retrouve ainsi la question sociale, d'autant plus que tout va &#234;tre fait pour reporter sur les salari&#233;s les effets du ralentissement. Mais il va &#234;tre de plus en plus difficile de justifier que l'on baisse les salaires pour pr&#233;server les dividendes. Ce constat est un point d'appui essentiel pour la r&#233;sistance &#224; la rigueur et la refondation d'un projet de transformation sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;HUSSON Michel&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notes&lt;br class='autobr' /&gt;
[1] Voir Michel Husson, &#171; Etats-Unis : la fin d'un mod&#232;le &#187;, La Br&#232;che n&#176;3, 2008.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[2] Voir Michel Husson, &#171; La hausse tendancielle du taux d'exploitation &#187;, Inprecor n&#176;534-535, 2008&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* Texte mis en ligne sur le site de Michel Husson et &#224; para&#238;tre dansL'Ecole &#233;mancip&#233;e.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Au c&#339;ur de la &#171; R&#233;volution jaune &#187;</title>
		<link>https://www.alterinter.org/?Au-coeur-de-la-Revolution-jaune</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.alterinter.org/?Au-coeur-de-la-Revolution-jaune</guid>
		<dc:date>2008-09-16T15:02:49Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>en</dc:language>
		<dc:creator> Xavier Month&#233;ard </dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;La fin de l'&#233;tat d'urgence, d&#233;cr&#233;t&#233;e hier &#224; Bangkok, pr&#233;lude-t-elle &#224; un retour &#224; la normale ? Elle ne signe en tout cas pas la fin de la crise que traverse la Tha&#239;lande (lire sur ce blog &#171; &#8220;R&#233;volution jaune&#8221; en Tha&#239;lande &#187;, 27 ao&#251;t 2008). Si la destitution par la Cour constitutionnelle, mardi 9 septembre, du chef du gouvernement, M. Samak Sundaravej, a satisfait l'Alliance du peuple pour la d&#233;mocratie (APD), celle-ci s'oppose maintenant &#224; son remplacement par un membre du Parti du pouvoir du peuple (PPP), la formation politique de M. Samak et de M. Somchai Wongsawat, le premier ministre par int&#233;rim. La s&#233;ance parlementaire du mercredi 16 septembre donnera certes un nouveau dirigeant au pays. Mais le d&#233;roulement des trois derni&#232;res semaines indique d&#233;j&#224; que les lames de fond sont trop puissantes pour qu'il puisse garantir la stabilit&#233;.&lt;/p&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La fin de l'&#233;tat d'urgence, d&#233;cr&#233;t&#233;e hier &#224; Bangkok, pr&#233;lude-t-elle &#224; un retour &#224; la normale ? Elle ne signe en tout cas pas la fin de la crise que traverse la Tha&#239;lande (lire sur ce blog &#171; &#8220;R&#233;volution jaune&#8221; en Tha&#239;lande &#187;, 27 ao&#251;t 2008). Si la destitution par la Cour constitutionnelle, mardi 9 septembre, du chef du gouvernement, M. Samak Sundaravej, a satisfait l'Alliance du peuple pour la d&#233;mocratie (APD), celle-ci s'oppose maintenant &#224; son remplacement par un membre du Parti du pouvoir du peuple (PPP), la formation politique de M. Samak et de M. Somchai Wongsawat, le premier ministre par int&#233;rim. La s&#233;ance parlementaire du mercredi 16 septembre donnera certes un nouveau dirigeant au pays. Mais le d&#233;roulement des trois derni&#232;res semaines indique d&#233;j&#224; que les lames de fond sont trop puissantes pour qu'il puisse garantir la stabilit&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Tout avait commenc&#233; un peu comme une f&#234;te : apr&#232;s l'occupation par les dizaines de milliers de manifestants de l'APD, mardi 26 ao&#251;t, du si&#232;ge du gouvernement (en fait, de ses jardins) et des grandes art&#232;res qui le bordent, c'est un village de quelques kilom&#232;tres carr&#233;s qui a fait son apparition, avec ses b&#226;ches et ses tentes, ses estrades, o&#249; alternent d'incessants discours politiques et quelques concerts, ses distributions r&#233;guli&#232;res de nourriture (aussi bien hallal, pour la minorit&#233; musulmane, qu'ordinaire), ses sanitaires mobiles et ses stands d'infirmerie, ses autels de d&#233;votion bouddhistes, le tout enclos par des barricades o&#249; le service de s&#233;curit&#233; op&#232;re un contr&#244;le m&#233;thodique. La police de Bangkok n'est pas parvenue &#224; disperser cette microsoci&#233;t&#233; la seule fois o&#249; elle l'a tent&#233;, le vendredi 29 ao&#251;t. Et cette journ&#233;e a min&#233; le cr&#233;dit de M. Samak, qui n'avait pas plus su reconqu&#233;rir le si&#232;ge de son gouvernement qu'&#233;viter les violences.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En d&#233;but de semaine, aucun signe de faiblesse n'apparaissait chez les manifestants. D'autant que la puissante centrale syndicale des entreprises d'Etat, la State Enterprises Worker's Relation Confederation &#8211; qui compte deux cent mille membres et regroupe quarante-trois syndicats &#8211;, mena&#231;ait de se mettre de la partie. Samedi 30, son secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral, M. Sawit Kaemvarn, nous d&#233;clarait : &#171; Nous attendons encore les votes de notre base pour coordonner au mieux notre action. Mais nous allons mettre la pression. Progressivement, dans une strat&#233;gie de pas &#224; pas. Si le gouvernement d&#233;cr&#232;te l'&#233;tat d'urgence, alors nous n'aurons plus le droit de faire gr&#232;ve. Mais nous passerons outre. Quand un gouvernement abuse du pouvoir, le peuple a le droit de r&#233;agir par la d&#233;sob&#233;issance civile. Parfois, vous devez choisir de vous rebeller. C'est ce qui distingue l'homme de l'animal. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le deuxi&#232;me moment-cl&#233; n'a pas &#233;t&#233; la session parlementaire extraordinaire du dimanche, au cours de laquelle le Parti d&#233;mocrate (opposition) s'est &#233;chin&#233; en vain &#224; demander la d&#233;mission de M. Samak ou la dissolution du Parlement, mais la nuit du lundi 1er septembre au mardi 2, marqu&#233;e par des heurts tr&#232;s violents entre un groupe progouvernemental nostalgique de l'ancien premier ministre Thaksin Shinawatra, le Front uni de la d&#233;mocratie contre la dictature (en anglais, UDD), et le service d'ordre de l'APD. Ces affrontements auraient-ils pu &#234;tre &#233;vit&#233;s ? Au lendemain des &#233;v&#233;nements, cinq associations de m&#233;dias locaux, dont l'Association des journalistes tha&#239;landais, d&#233;non&#231;aient la pr&#233;sence de membres du PPP sur la grand-place de Sanam Luang, o&#249; l'UDD a tenu meeting avant de marcher vers le si&#232;ge du gouvernement occup&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quoi qu'il en soit, v&#234;tus de rouge (contrastant avec le jaune que portent les sympathisants de l'APD), arm&#233;s g&#233;n&#233;ralement de barres de fer et de b&#226;tons, et pour certains de machettes longues comme le bras, ils ont surgi pr&#232;s du pont Makkhawan, l'un des points d'acc&#232;s au camp des manifestants. Ces derniers, op&#233;rant de fa&#231;on quasi militaire, avec des donneurs d'ordres munis de porte-voix, des tireurs plac&#233;s sur les flancs pour d&#233;cocher des billes de terre cuite avec de petites arbal&#232;tes ou des lance-pierres, et surtout des troupes tr&#232;s motiv&#233;es ob&#233;issant au doigt et &#224; l'&#339;il, n'ont laiss&#233; aux &#171; rouges &#187; aucune chance d'avancer. C'est dans ces circonstances qu'un membre de l'UDD, pris &#224; partie par plusieurs &#171; jaunes &#187;, a p&#233;ri, battu &#224; mort. La police s'est finalement interpos&#233;e, quand l'arm&#233;e est arriv&#233;e sur les lieux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mardi 2 septembre, M. Samak a d&#233;cr&#233;t&#233; l'&#233;tat d'urgence, qui permettait notamment, pour trois mois, d'interdire tout rassemblement de plus de cinq personnes, d'emp&#234;cher la diffusion de programmes radiot&#233;l&#233;vis&#233;s jug&#233;s subversifs et de barrer l'acc&#232;s &#224; certains lieux. Il a imm&#233;diatement &#233;t&#233; utilis&#233;, non contre les manifestants rassembl&#233;s autour du si&#232;ge du gouvernement, mais contre les activistes et les syndicalistes. Des membres de l'APD avaient en effet bloqu&#233; plusieurs routes et trains, trois a&#233;roports (Phuket, Krabi et Hat Yai), puis le port de Bangkok. Mais, contrairement aux esp&#233;rances de M. Sawit, la gr&#232;ve du mercredi 3 dans les entreprises d'Etat a en partie &#233;chou&#233;, n'op&#233;rant que des coupures ponctuelles et localis&#233;es de l'eau et de l'&#233;lectricit&#233; : &#171; Les soldats sont intervenus sur certains sites, expliquait M. Sawit. Ils ont aussi inqui&#233;t&#233; notre base, en faisant valoir que les actions ill&#233;gales pourraient entra&#238;ner des sanctions et des r&#233;actions impr&#233;visibles. Le g&#233;n&#233;ral Anupong Paochinda [qui dispose des pouvoirs les plus &#233;tendus depuis l'instauration de l'&#233;tat d'urgence] a demand&#233; &#224; nous rencontrer ; nous avons refus&#233;, car il ne nous a pas donn&#233; de raison pr&#233;cise. Nous [les principaux responsables de la State Enterprises Worker's Relation Confederation] continuons le travail de sensibilisation. Nos membres n'ont pas encore l'habitude de se mobiliser pour des raisons politiques. G&#233;n&#233;ralement, nous nous battons pour du court terme, une hausse salariale par exemple. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Est-ce que certaines divisions entre les membres des syndicats ne seraient pas aussi dues &#224; des divergences de classes, ou &#224; une nostalgie de l'&#171; effet Thaksin &#187; ? &#171; Nous sommes dans une p&#233;riode sp&#233;ciale. Cela doit vous sembler &#233;trange que les syndicats de travailleurs se mobilisent au c&#244;t&#233; de la classe moyenne ; parfois, cela me semble &#233;trange aussi ! Cela ne durera peut-&#234;tre pas. Mais il y a une telle urgence, une telle n&#233;cessit&#233; de r&#233;former le syst&#232;me dans son ensemble pour sortir de la corruption g&#233;n&#233;ralis&#233;e, que nous n'avons pas le choix. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette faible mobilisation n'a pas profit&#233; &#224; M. Samak. D'autant qu'il essuyait coup sur coup la demande de dissolution de son parti par les cinq membres de la commission &#233;lectorale, en raison de fraudes av&#233;r&#233;es lors des l&#233;gislatives de d&#233;cembre (la Cour constitutionnelle devrait se prononcer en octobre), et la d&#233;mission de son ministre des affaires &#233;trang&#232;res, M. Tej Bunnag, une personnalit&#233; respect&#233;e de la sc&#232;ne politique tha&#239;landaise. Obstin&#233;, il r&#233;p&#233;tait qu'il ne quitterait pas son poste, et proposait la tenue (gu&#232;re r&#233;aliste) d'un r&#233;f&#233;rendum pour sortir du blocage. La tension semblait devoir remonter avec l'entr&#233;e en sc&#232;ne aux cot&#233;s de l'APD de nombreux &#233;tudiants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais le 9 septembre, deux ans apr&#232;s l'&#233;viction de M. Thaksin Shinawatra &#8211; par un coup d'Etat militaire, une &#171; trag&#233;die &#187; aux yeux de beaucoup &#8211;, l'histoire se r&#233;p&#233;tait, en &#171; farce &#187; : M. Samak &#233;tait &#224; son tour &#233;cart&#233; du pouvoir &#8211; destitu&#233; par la Cour constitutionnelle pour avoir per&#231;u de l'argent d'une entreprise priv&#233;e&#8230; en l'occurrence, avoir anim&#233; une &#233;mission de cuisine &#224; la t&#233;l&#233;vision ! Certains membres du PPP ont all&#233;gu&#233; la relative innocuit&#233; du motif pour pousser M. Samak &#224; &#234;tre candidat &#224; sa succession, ce que la Constitution n'interdisait pas. Mais, le matin de la session parlementaire, M. Samak a &#233;t&#233; l&#226;ch&#233; par un tiers des membres de son parti et par les cinq formations minoritaires de la coalition gouvernementale. L'ancien premier ministre jetait alors l'&#233;ponge, &#224; la plus grande joie des partisans de l'APD, qui exigeaient sa d&#233;mission depuis plus de cent dix jours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;stabilisation du pouvoir&lt;br class='autobr' /&gt;
Trois facteurs auront fragilis&#233; M. Samak. Primo, l'arm&#233;e lui aura par trois fois refus&#233; son soutien. Le g&#233;n&#233;ral Anupong avait pris ses distances avec M. Samak d&#232;s l'occupation du si&#232;ge du gouvernement (lire &#171; Anupong shows that he's the boss &#187;, par Avudh Panananda, The Nation, 30 ao&#251;t 2008). Puis, apr&#232;s l'instauration de l'&#233;tat d'urgence, il a tenu &#224; en att&#233;nuer la port&#233;e, en n'ordonnant ni couvre-feu ni dispersion des rassemblements - il a aussi indiqu&#233; que les militaires n'agiraient pas contre les manifestants : &#171; A mon avis, c'est le Parlement qui a le devoir de d&#233;m&#234;ler cette crise. (...) Si les militaires devaient entreprendre quelque chose, nous choisirions le c&#244;t&#233; du peuple et n'utiliserions pas la force ou la violence contre le peuple. &#187; Les mains de la police &#233;taient ainsi li&#233;es par une arm&#233;e toujours susceptible de revenir sur le devant de la sc&#232;ne (lire &#171; Gen Anupong's role in Samak's crisis &#187;, par Wassana Nanuam, Bangkok Post, 4 septembre 2008). Enfin, jeudi 11 septembre, le g&#233;n&#233;ral Anupong donnait le coup de pied de l'&#226;ne en pr&#233;cisant qu'il &#233;tait favorable &#224; un gouvernement d'union nationale &#8211; soit la proposition d&#233;fendue par l'opposition.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Secundo, l'&#233;tat d'urgence m&#233;contentait les hommes d'affaires et d&#233;stabilisait l'&#233;conomie d'un pays d&#233;j&#224; touch&#233; par la crise mondiale &#8211; un pays o&#249; les investissements directs &#233;trangers (IDE) ne se montaient plus qu'&#224; 2,95 milliards de dollars pour le premier trimestre 2008 (contre 4,17 milliards pour la m&#234;me p&#233;riode l'ann&#233;e pr&#233;c&#233;dente), o&#249; la Bourse a perdu 24 % depuis le d&#233;but des manifestations, fin mai, et o&#249; le baht est &#224; son plus bas niveau depuis un an. Les professionnels du tourisme (un secteur-cl&#233; de la richesse nationale) voyaient avec inqui&#233;tude une vingtaine de pays (dont la France) d&#233;conseiller &#224; leurs ressortissants de se rendre en Tha&#239;lande et chiffraient d&#233;j&#224; les pertes en centaines de millions d'euros&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tertio, alors que des manifestants occupaient, de fa&#231;on tr&#232;s humiliante, le si&#232;ge de son gouvernement, p&#233;nalisant le travail de son administration, le premier ministre ne se ralliait pas le pouvoir judiciaire. Il avait certes obtenu, mercredi 27, que la cour criminelle d&#233;livre des mandats d'arr&#234;t contre neuf des principaux dirigeants de l'APD ; mais l'ordonnance n'avait pas &#233;t&#233; suivie d'effet. De plus, la justice n'avait pas &#233;mis d'ordre d'expulsion &#224; l'encontre des manifestants. Plusieurs s&#233;nateurs et juristes s'&#233;levaient contre les demandes gouvernementales, notamment contre l'accusation de &#171; trahison &#187;, qui rend les meneurs des manifestants passibles de... la peine de mort. Quant &#224; l'&#233;tat d'urgence, il n'emp&#234;chait aucunement, dans les faits, les rassemblements de se tenir. La destitution finale de M. Samak par la justice prend ainsi valeur de symbole, et augure mal des futurs proc&#232;s que celui-ci doit encore affronter (le prochain, le 25 septembre, pourrait lui valoir une condamnation &#224; deux ans d'emprisonnement).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A ces trois facteurs s'ajoute le fait que l'APD, si elle n'a pas balay&#233; le gouvernement en quelques jours comme elle l'esp&#233;rait, remporte une victoire logistique et tactique, puisqu'elle parvient &#224; retenir, jour apr&#232;s jour, ses sympathisants en leur assurant ravitaillement et informations (par le biais de la cha&#238;ne ASTV, propri&#233;t&#233; de M. Sondhi Limthongkul, l'un de ses cinq dirigeants, et par celui des intervenants qui se relaient sans interruption sur la sc&#232;ne centrale), et qu'elle semble ind&#233;logeable par la force, sauf &#224; provoquer un bain de sang. Quiconque passe un peu de temps avec le service de s&#233;curit&#233; &#8211; et avec toute personne de l'Alliance &#8211; se convainc de sa d&#233;termination et de son efficacit&#233;, d&#233;concertant m&#233;lange de bouddhisme militant et de discipline militaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le PPP appara&#238;t donc affaibli. Pourtant, il n'a pas, loin s'en faut, perdu la confiance de toute la population. Si la personnalit&#233; de M. Samak faisait moins r&#234;ver que celle de son pr&#233;d&#233;cesseur, M. Thaksin, dont il a repris les orientations et un temps tent&#233; de pr&#233;parer le retour, il savait user de ses talents d'orateur pour composer, par le canal de m&#233;dias acquis &#224; son gouvernement, un personnage public proche du peuple, particuli&#232;rement des paysans du Nord et du Nord-Est qui constituent le gros de son &#233;lectorat, et m&#234;me des classe d&#233;favoris&#233;es de Bangkok. Le PPP, en effet, reprend les politiques qui font hurler la classe moyenne tha&#239;landaise : couverture des dettes des paysans, octroi de microcr&#233;dits, assistance m&#233;dicale &#224; tr&#232;s bas prix pour tous, par exemple. L'APD n'y voit que &#171; client&#233;lisme &#187; et &#171; populisme &#187;. S'il est probable que les affairistes qui gouvernent le pays n'ont cure, moralement, de la valetaille qui leur octroie ses voix, la myopie de l'Alliance quant aux b&#233;n&#233;fices r&#233;els que ces mesures entra&#238;nent pour la population sid&#232;re. L'analyste Pravit Rojanaphruk le lui reprochait par exemple ainsi, le vendredi 5 septembre, dans le quotidien anglophone The Nation : &#171; Est-ce que les pauvres, urbains ou ruraux, qui forment le plus grand nombre des votants doivent revenir aux temps f&#233;odaux et accepter les r&#232;gles d'un petit groupe satisfait de lui et soi-disant bienveillant ? (...) Si l'APD se fait le champion de ce gouvernement de quelques-uns &#8211; qui pourrait facilement d&#233;g&#233;n&#233;rer en un gouvernement des &#233;lites d'entre les &#233;lites &#8211;, alors il n'existe aucune place r&#233;elle, &#233;lectorale ou politique, pour ces pauvres, urbains ou ruraux, dans le projet de &#8220;nouvelle politique&#8221; [expression qui condense le programme, vague, de l'Alliance] (...). Le drame actuel [le conflit gouvernement-APD] n'est rien d'autre qu'une lutte des classes entre deux groupes d'&#233;lites oppos&#233;s. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une mosa&#239;que h&#233;t&#233;roclite&lt;br class='autobr' /&gt;
L'APD est souvent pr&#233;sent&#233;e comme une mosa&#239;que paradoxale de royalistes, de syndicalistes et de repr&#233;sentants de la soci&#233;t&#233; civile. Leur d&#233;testation de M. Thaksin et de M. Samak, qui les rassemble, provient en bonne partie du sentiment, politiquement peu f&#233;cond, d'avoir &#233;t&#233; grug&#233;s. M. Chamlong Srimuang, l'un des cinq dirigeants de l'APD, a &#233;t&#233; le mentor de M. Thaksin dans les ann&#233;es 1990 ; M. Sondhi, propri&#233;taire de la cha&#238;ne ASTV, a fait des affaires avec l'ancien premier ministre (sur le background de l'Alliance, lire &#171; Le PAD, un mouvement h&#233;t&#233;roclite et anti-d&#233;mocratique &#187;, par Arnaud Dubus, Radio France Internationale, 27 ao&#251;t 2008). Selon eux, l'immense fortune du magnat des t&#233;l&#233;communications devait le tenir &#224; l'&#233;cart de la corruption, end&#233;mique en Tha&#239;lande. C'est le contraire qui s'est produit : M. Thaksin en a rajout&#233; dans le lien quasi mafieux entre le politique et l'&#233;conomique. Les m&#234;mes disent &#224; pr&#233;sent vouloir d&#233;manteler jusqu'&#224; la racine le &#171; syst&#232;me Thaksin &#187;, qui gangr&#232;ne le processus d&#233;mocratique. Mais ils mettent en avant ce qu'ils qualifient de valeurs &#233;thiques, tels les principes du bouddhisme theravada, la confiance dans l'&#233;ducation et une foi in&#233;branlable en la &#171; Tha&#239;lande &#233;ternelle &#187;, royaliste, fortement stratifi&#233;e socialement, voire militariste et nationaliste. Un cocktail qui peut devenir explosif, comme quand il s'agit de savoir &#224; qui appartient le temple de Preah Vihar (disput&#233; depuis des si&#232;cles entre la Tha&#239;lande et le Cambodge), ou imbuvable, comme lorsque la cha&#238;ne ASTV (lire &#171; Free media amplifies Thai protests &#187;, Asia Times Online, par Marwaan Macan-Markar, 6 septembre 2008) distille des informations &#224; la limite de la propagande.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les propositions politiques de l'APD soul&#232;vent des r&#233;ticences au sein de la &#171; communaut&#233; internationale &#187;, notamment parce qu'elles mettent en question le syst&#232;me &#233;lectoral. &#171; Nous appelons &#224; aller au-del&#224; du syst&#232;me parlementaire, autrement dit la &#8220;d&#233;mocratie des quatre secondes&#8221; [celles du vote], autrement dit le culte qui consiste &#224; utiliser les &#233;lections pour tout r&#233;gler. Le pouvoir des repr&#233;sentants sera r&#233;duit, tandis que le r&#244;le et le pouvoir du peuple sera accru &#187;, &#233;crivait fin juin M. Suriyasai Katasila, porte-parole de l'APD, sans pr&#233;ciser comment&#8230; Et d'ajouter : &#171; Personne ne peut nier que la d&#233;mocratie repr&#233;sentative ou parlementaire a &#233;t&#233; ridiculis&#233;e de par le monde, limit&#233;e et rendue incapable de faire face aux crises mondiales o&#249; le capital diabolique contr&#244;le tout. Le mouvement international et mondial de d&#233;veloppement d&#233;mocratique a donc commenc&#233; &#224; se pencher sur une r&#233;forme du syst&#232;me d&#233;mocratique, pour y renforcer la participation du peuple. &#187; (Pour le texte int&#233;gral et une critique, voir &#171; Suriyasai's &#8220;New Politics of the PAD challenge&#8221; and a critique &#187;, Pratachai.com, 3 juillet 2008.) Concr&#232;tement, l'Alliance souhaite limiter, au nom de la lutte contre le client&#233;lisme et la corruption, le nombre de s&#233;nateurs et de parlementaires ; une proportion importante de ceux-ci (au moins la moiti&#233;) serait non plus &#233;lue, mais d&#233;sign&#233;e (sans qu'on sache par qui) parmi des personnes choisies &#171; pour leur comp&#233;tence, leur moralit&#233; et leur discernement &#187; (voir par exemple &#171; Seeking a new political order post-Samak &#187;, par Nattaya Chetchotiros, Bangkok Post, 4 septembre 2008). Toll&#233; g&#233;n&#233;ral, puisqu'il s'agit rien moins que d'&#244;ter du pouvoir au peuple dans son ensemble pour le transf&#233;rer vers le &#171; peuple &#187; &#233;duqu&#233; &#8211; et sur quels crit&#232;res ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce recul d&#233;mocratique ne choque pas toutes les oreilles tha&#239;landaises. Le prestige de la royaut&#233; et celui du bouddhisme theravada, consid&#233;rables, font passer chez certains l'id&#233;e qu'une bonne gouvernance venue d'en haut peut r&#233;guler de fa&#231;on harmonieuse la soci&#233;t&#233;. Des classes moyennes de Bangkok sont donc pr&#234;tes &#224; &#233;changer le &#171; plat de lentilles &#187; que constitue, pour elles, le droit de vote, contre le r&#234;ve d'une refondation de la soci&#233;t&#233;, plus morale, qu'elles dirigeraient. Quelle que soit son issue, ce conflit aggravera donc le clivage entre les classes sociales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le positionnement des universitaires, depuis trois semaines, est nuanc&#233;. L'argument le plus convaincant contre les m&#233;thodes de l'APD, qui pour l'instant flirtent avec la d&#233;sob&#233;issance civile et qui, &#224; l'avenir, pourraient tourner &#224; l'&#233;litisme, voire &#224; l'autoritarisme, est que l'institution judiciaire tha&#239;landaise fonctionne mieux que jamais. Apr&#232;s tout, M. Thaksin n'a-t-il pas pr&#233;f&#233;r&#233; se d&#233;rober &#224; la justice de son pays ? Le PPP n'est-il pas menac&#233; de dissolution pour fraude &#233;lectorale ? Et, finalement, M. Samak n'a-t-il pas &#233;t&#233; destitu&#233; ? D'autres font valoir que la crise d&#233;clench&#233;e par l'APD a ceci de positif que les militaires ne sont pas intervenus, attestant la solidit&#233; de la soci&#233;t&#233; civile. La d&#233;mocratie, m&#234;me en difficult&#233;, m&#234;me mise en chantier, aurait ainsi atteint une maturit&#233; nouvelle dans un pays o&#249; les coups d'Etat (le dernier en date n'ayant pas deux ans) r&#232;glent g&#233;n&#233;ralement les diff&#233;rends politiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plusieurs observateurs, comparant l'action actuelle de l'APD &#224; la campagne victorieuse qu'elle a men&#233;e deux ans plus t&#244;t contre M. Thaksin, soulignent que l'Alliance, en d&#233;pit de son credo non violent, n'a pas h&#233;sit&#233; &#224; durcir son engagement en envahissant, par exemple, les studios de la cha&#238;ne progouvernementale NBT d&#232;s le mardi 26 ao&#251;t ; et en tuant, dans la nuit du 2 septembre. Des liens serr&#233;s avec certaines factions de l'arm&#233;e sont avanc&#233;s pour l'accuser de chercher l'escalade. Car, derri&#232;re l'ang&#233;lisme, l'indignation sinc&#232;re et la bonne foi de la plupart des militants de l'APD, les critiques font valoir que les dirigeants de l'Alliance sont de vieux routiers endurcis pas des d&#233;cennies d'activisme politique, soutenus par des hommes d'affaires soucieux de leurs int&#233;r&#234;ts, voire par une aristocratie pointilleuse sur ses pr&#233;rogatives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;viction de M. Samak n'est en tout cas, pour eux, qu'un pr&#233;ambule, et ils annoncent qu'ils refuseront un premier ministre issu des rangs du PPP, lors de l'&#233;lection du mercredi 16 septembre. Ce m&#234;me jour, la Cour supr&#234;me devrait rendre son verdict dans l'affaire de corruption pour laquelle M. Thaksin, qui risque treize ans d'emprisonnement, s'est enfui au Royaume-Uni, le mois dernier. Sa condamnation, probable, et la demande d'extradition qui s'ensuivrait apporteraient de l'eau au moulin de l'APD. Une question plane, en filigrane : l'arm&#233;e, renforc&#233;e par l'autorit&#233; dont fait preuve le g&#233;n&#233;ral Anupong, restera-t-elle dans l'ombre ? Tous les observateurs soulignent qu'elle peut siffler la fin de la partie &#224; n'importe quel moment, par exemple &#224; la demande &#171; muette &#187; du roi Bhumibol Adulyadej. Install&#233; dans sa r&#233;sidence de Hua Hin, station baln&#233;aire sur le golfe de Tha&#239;lande, il est, depuis le d&#233;but de la crise, demeur&#233; en retrait.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;View online : &lt;a href="https://www.cetri.be" class="spip_out"&gt;www.cetri.be&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="en">
		<title>Une guerre civile en cours de fabrication</title>
		<link>https://www.alterinter.org/?Une-guerre-civile-en-cours-de-fabrication</link>
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		<dc:language>en</dc:language>
		<dc:creator> Adam Morrow &amp; Khaled Moussa al-Omrani - The Electronic Intifada</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;En &#233;t&#233; de l'ann&#233;e derni&#232;re, Washington, frustr&#233; par la victoire de Hamas aux &#233;lections l&#233;gislatives de 2006, a fourni armes et argent aux cadres du Fatah afin qu'ils renversent le pouvoir du Hamas dans Gaza.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.alterinter.org/?-Espace-Associatif-" rel="directory"&gt;Espace Associatif&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;En &#233;t&#233; de l'ann&#233;e derni&#232;re, Washington, frustr&#233; par la victoire de Hamas aux &#233;lections l&#233;gislatives de 2006, a fourni armes et argent aux cadres du Fatah afin qu'ils renversent le pouvoir du Hamas dans Gaza.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les semaines r&#233;centes ont vu les pires affrontements entre les mouvements palestiniens rivaux du Fatah et du Hamas depuis la prise de contr&#244;le par ce dernier de la bande de Gaza il y a un peu plus d'un an. Le Hamas accuse d'incitation &#224; la violence &#171; la faction tra&#238;tre &#187; dans le Fatah, laquelle a collabor&#233; avec les agences de renseignements des Etats-Unis lors de la tentative infructueuse de l'an pass&#233; pour abattre le mouvement de la r&#233;sistance islamique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Les accusations du Hamas sont compr&#233;hensibles, &#187; explique &#224; IPS Abdelaziz Shadi, professeur en sciences politiques et coordonnateur du programme d'&#233;tudes sur Isra&#235;l &#224; l'universit&#233; du Caire. &#171; L'instabilit&#233; dans la bande de Gaza sous administration du Hamas serait dans les int&#233;r&#234;ts de Fatah. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 14 mois depuis que Hamas a &#244;t&#233;, dans un coup de force pr&#233;ventif, le contr&#244;le de Gaza des mains de l'Autorit&#233; palestinienne (AP) domin&#233;e par le Fatah, apr&#232;s la victoire du Hamas aux &#233;lections en 2006, l'animosit&#233; r&#233;ciproque a &#233;t&#233; en grande partie confin&#233;e dans une guerre des mots. Mais ces derni&#232;res semaines, l'hostilit&#233; entre les deux mouvements, qui disposent aujourd'hui de gouvernements rivaux &#224; Gaza et Ramallah, se transforme en conflit ouvert.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 25 juillet une bombe a explos&#233; sur une plage bond&#233;e dans la bande de Gaza, tuant cinq responsables importants de l'aile militaire du Hamas et une fillette &#226;g&#233;e de six ans. Le Hamas actuellement engag&#233; dans un fragile cessez-le-feu entre lsra&#235;l et les organisations de la r&#233;sistance palestinienne, a accus&#233; des &#233;l&#233;ments du Fatah d'avoir r&#233;alis&#233; l'attentat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En d&#233;pit des d&#233;mentis officiels du Fatah, les forces de s&#233;curit&#233; du Hamas &#224; Gaza ont d&#233;clench&#233; &#224; travers tout le territoire une large campagne d'arrestations de membres du Fatah suspect&#233;s de participation. Le Fatah a exerc&#233; des repr&#233;sailles en Cisjordanie en arr&#234;tant un grand nombre de militants affili&#233;s au Hamas, en m&#234;me temps qu'un certain nombre de responsables municipaux non li&#233;s au groupe de la r&#233;sistance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s que des organisations de d&#233;fense des droits de l'homme aient condamn&#233; les arrestationsn dans les deux territoires, comme &#233;tant &#171; politiquement-motiv&#233;es &#187; la majorit&#233; des d&#233;tenus des deux c&#244;t&#233;s ont assez rapidement &#233;t&#233; lib&#233;r&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Fatah est habituellement pr&#233;sent&#233; par les m&#233;dias occidentaux comme &#171; mod&#233;r&#233; &#187; parce qu'il participe &#224; des n&#233;gociations avec Isra&#235;l, des discussions ayant r&#233;guli&#232;rement lieu depuis le sommet d'Annapolis [Etats-Unis] de novembre pass&#233;. Le Hamas, souvent pr&#233;sent&#233; comme &#171; extr&#233;miste, &#187; maintient une politique de r&#233;sistance arm&#233;e &#224; l'occupation isra&#233;lienne, notant que les n&#233;gociations n'ont jusqu'ici pas permis la moindre perc&#233;e qui vaille d'&#234;tre mentionn&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La rivalit&#233; inter-palestinienne a pris un tournant dans le sens du pire le 2 ao&#251;t lorsque des combats ont &#233;clat&#233; entre les forces de s&#233;curit&#233; du Hamas et les membres de l'important clan Hilles dans le quartier d'Al-Shejaeya dans la ville de Gaza. Selon des officiers de s&#233;curit&#233; du Hamas, certains membres pro-Fatah du clan &#233;taient suspect&#233;s d'avoir particip&#233; &#224; l'attentat du 25 juillet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s une bataille qui a dur&#233; 48 heures et a fait 11 morts en laissant une grande partie du quartier en ruines, le personnel de s&#233;curit&#233; du Hamas a apparemment fait prisonniers des dizaines de membres du clan Hilles &#224; des fins d'interrogatoire. C'est un fait sans pr&#233;c&#233;dent qu'environ 180 membres du clan, fuyant les forces de s&#233;curit&#233; du Hamas, aient cherch&#233; refuge en Isra&#235;l.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; La situation est devenue si grave que les partisans du Fatah se sont r&#233;ellement sauv&#233;s en Isra&#235;l pour y chercher protection, &#187; dit Shadi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s un appel lanc&#233; par le pr&#233;sident de l'AP Mahmoud Abbas, les autorit&#233;s isra&#233;liennes ont finalement laiss&#233; entrer les hommes du Fatah, mais pas avant de les avoir oblig&#233;s se d&#233;shabiller devant les cam&#233;ras de t&#233;l&#233;vision.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Isra&#235;l a publiquement humili&#233; ses propres agents, &#187; explique &#224; IPS Magdi Hussein, analyste politique et s&#233;cr&#233;taire g&#233;n&#233;ral du parti travailliste &#233;gyptien [dont les activit&#233;s sont suspendues]. Hussein pr&#233;sentait cet &#233;pisode comme &#233;tant &#171; une nouvelle preuve que la coop&#233;ration avec Isra&#235;l ne peut que mener &#224; la d&#233;gradation et &#224; &#224; la perte de toute dignit&#233;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les membres du clan Hilles ont &#233;t&#233; ensuite transport&#233;s par les isra&#233;liens avant d'&#234;tre autoris&#233;s &#224; entrer en Cisjordanie sous domination du Fatah.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon les analystes sur place, les d&#233;clarations du Hamas quant &#224; la complicit&#233; du Fatah dans les tentatives de d&#233;stabilisation dans Gaza ne sont pas faciles &#224; &#233;carter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Les accusations du Hamas ne sont pas sans fondements, &#187; dit Hussein. &#171; Quand les nouvelles de l'explosion sur la plage ont &#233;t&#233; diffus&#233;es la premi&#232;re fois &#224; la t&#233;l&#233;vision de l'AP dans Ramallah, elles &#233;taient accompagn&#233;es d'une musique triomphante et d'hymnes patriotiques comme s'il s'agissait d'une victoire. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sans mentionner directement le Fatah, Hussein a poursuivi en imputant &#171; aux agents palestiniens d'Isra&#235;l &#187;, l'attentat de Gaza. Agents, dit-il, &#171; dont les liens &#233;troits avec Isra&#235;l ont finalement &#233;t&#233; prouv&#233;s par le fait qu'ils y aient cherch&#233; refuge &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; L'impuissance d'Isra&#235;l &#224; chasser le Hamas de Gaza par la force des armes ou en coupant le territoire du reste du monde, l'a incit&#233; &#224; adopter des moyens indirects pour affaiblir le Hamas, &#187; ajoute Hussein. &#171; A pr&#233;sent il emploie ses agents dans Gaza pour inciter &#224; la violence depuis l'int&#233;rieur. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Shadi, reconna&#238;t aussi que l'attentat de Gaza &#171; pourrait avoir &#233;t&#233; le d&#233;but d'une tentative de renversement du gouvernement du Hamas &#187; dans la bande de Gaza, notant que le territoire avait &#233;galement subi une s&#233;rie de plus petites explosions tout au long du mois de juillet. &#171; Il y a des personnes qui voudraient pr&#233;senter le Hamas comme incapable de maintenir la s&#233;curit&#233;, &#187; dit-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce ne serait pas la premi&#232;re tentative faite par des &#233;l&#233;ments du Fatah pour chasser le Hamas de Gaza.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En &#233;t&#233; de l'ann&#233;e derni&#232;re, Washington, frustr&#233; par la victoire de Hamas aux &#233;lections l&#233;gislatives de 2006, a fourni armes et argent aux cadres du Fatah afin qu'ils renversent le pouvoir du Hamas dans Gaza. Le plan devait &#234;tre conjointement coordonn&#233; par le lieutenant-g&#233;n&#233;ral am&#233;ricain Keith Dayton et celui qui &#233;tait depuis longtemps l'homme fort du Fatah : Mohamed Dahlan.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais le ainsi-nomm&#233; &#171; plan Dayton &#187; a &#233;t&#233; d&#233;jou&#233; lorsque le Hamas, apr&#232;s six jours d'intenses combats &#224; la mi-juin, a gagn&#233; le plein contr&#244;le de la bande de Gaza. Depuis lors le gouvernement du Hamas dans Gaza a maintenu un niveau de stabilit&#233; relativement &#233;lev&#233; dans tout le territoire en d&#233;pit d'un embargo appliqu&#233; au niveau international et qui a conduit l'&#233;conomie de la bande de Gaza au bord de la ruine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; En dernier ressort, ce bain de sang inter-palestinien sert uniquement Isra&#235;l, &#187; pense Shadi. &#171; Quant au Palestinien moyen, la situation humanitaire est pour lui pire que jamais. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La semaine derni&#232;re, les responsables &#233;gyptiens ont relanc&#233; des appels pour un dialogue entre les organisations en conflit, mais les analystes sur place restent sceptiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Avec les escalades et combats r&#233;cents, il ne semble pas y avoir beaucoup de lumi&#232;re &#224; l'extr&#233;mit&#233; du tunnel de la r&#233;conciliation palestinienne, &#187; conclut Shadi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://electronicintifada.net/v2/ar..&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://electronicintifada.net/v2/ar..&lt;/a&gt;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Traduction de l'anglais : AIO&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;View online : &lt;a href="https://www.info-palestine.net" class="spip_out"&gt;www.info-palestine.net&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="en">
		<title>The principal aim is to write constitution...</title>
		<link>https://www.alterinter.org/?The-principal-aim-is-to-write-constitution</link>
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		<dc:date>2008-08-19T14:56:58Z</dc:date>
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		<dc:language>en</dc:language>
		



		<description>
&lt;p&gt;The CPN- Maoist has been able to elect the party chairman to the post of the first Prime Minister of the Republic of Nepal. What do you think about leading the country after the formation of the government? &lt;br class='autobr' /&gt;
We have elected our Prime Minister with the support of most of the parties in the Constituent Assembly (CA). The collective votes of the House are more than 80%, which represents the essence of national consensus. &lt;br class='autobr' /&gt;
There are two types of challenges before the new government. The first (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;The CPN- Maoist has been able to elect the party chairman to the post of the first Prime Minister of the Republic of Nepal. What do you think about leading the country after the formation of the government?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;We have elected our Prime Minister with the support of most of the parties in the Constituent Assembly (CA). The collective votes of the House are more than 80%, which represents the essence of national consensus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;There are two types of challenges before the new government. The first one is to create a new constitution, and the other is to provide immediate relief and maintain peace in the country. We will carry them ahead as the commitment to the people.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; How will you face those challenges in coming days?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;We will be able to face those challenges in support of the people all over the country and in collective effort of all the forward going forces. We will be successful in building a new Nepal and establishing the peace.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; There is no budget to solve the daily problems of the people and to develop the country. Where will you collect the means and the sources from?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Means and sources are available in Nepal. Only the man-power, capital and the technology is needed for us to mobilize it. We are sure that we will mobilize these resources and means; through the proper utilization of domestic efficiencies and the assistance of the foreign friends and technology.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Why were you unable to involve the Nepali Congress (NC), the co-alliance party for two years, in the government? What was the obstacle that happened at the end?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;We requested the NC to form the government of national consensus up to the last hour. However, they didn't change their consistency and their bias. They expressed their commitments to assist in writing the new constitution rather than review their decision taken before.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; The obstacle that happened at last was nothing other than the prejudice of the NC. They remained constant in their 7-point preconditions that they had put forward before. The essence of the 7-point precondition was to form the government under the leadership of the NC by isolating the CPN-Maoist, which was quite impossible. The principle issue was the question of leadership and power sharing was secondary.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Ambitious plans for the new Nepal have already been declared in your commitment paper. How will you implement it in practice?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;We have publicised two types of programme in our commitment paper at the time of election: one immediate and the other is strategic. The immediate programme will be carried ahead through the instant common minimum programme, built into the agreement of all the political parties. The policies and the plans, that we have publicised in the commitment paper, will be submitted there. We have our responsibility to provide immediate relief to the people and make them conscious towards the strategic plans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; The people out of the country suspect that there will be a price hike and a threat of starvation in the country, then how will you lead the country forwards if the neighbouring countries do not assist?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certainly, not only the enemies but also our friends are in our neighbouring countries. Therefore, we will fight against the challenges created by enemies, and we will try to collect assistance from our friends. We can solve all these problems by mobilizing the people, applying the mass-line, providing immediate relief to the people and using the sources and means properly.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; It took a long time, more than four months, even to form a new government according to the mandate of the election of CA. So, how will you be able to write a new constitution within two years?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;We are aiming to write the constitution within one year, and another one year will be for accomplishing the task of election according to the new constitution. Our responsibility will be to complete the election after building a new constitution as soon as possible and form a new elected government.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;At that time, the enemies of the people will create ceaseless obstacles in the process of making people sovereign and self respecting through writing the new constitution. However, we are confident that we will be able to defeat enemies by uniting the people and providing proper leadership. The People will always fight against anti-people elements and will be victorious.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="en">
		<title>US-Israeli Maneuvers </title>
		<link>https://www.alterinter.org/?US-Israeli-Maneuvers</link>
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		<dc:date>2008-08-03T12:56:16Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>en</dc:language>
		<dc:creator>Michel Warschawski </dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;When I read in last week's newspapers that President Mahmoud Abbas (Abu Mazen) was threatening Israel with dismantlement of the Palestinian Authority if Olmert would release Hamas leaders from detention, my first reaction was that this is no more than a spin, and that there will be an immediate statement by the President's office, denying the Israeli journalist's &#034;information&#034;. And, indeed, a few hours later, Fatah leadership in Ramallah denied that such a threat was made and stated that they are demanding the release of all the Palestinian political prisoners, including Hamas activists. So far so good, though Mahmoud Abbas himself did not deny that this was his intention and message to the Israeli authorities.&lt;/p&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;When I read in last week's newspapers that President Mahmoud Abbas (Abu Mazen) was threatening Israel with dismantlement of the Palestinian Authority if Olmert would release Hamas leaders from detention, my first reaction was that this is no more than a spin, and that there will be an immediate statement by the President's office, denying the Israeli journalist's &#034;information&#034;. And, indeed, a few hours later, Fatah leadership in Ramallah denied that such a threat was made and stated that they are demanding the release of all the Palestinian political prisoners, including Hamas activists. So far so good, though Mahmoud Abbas himself did not deny that this was his intention and message to the Israeli authorities.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;The very idea of an exchange of prisoners that will not include Hamas detainees is the most absurd scenario one can imagine. First and foremost, because these detainees have never been condemned or even charged for any kind of crime; they are administratively detained by an arbitrary political decision of the Israeli government and its security services. Accepting that a Hamas activist should remain behind bars without any due procedure, including even a military procedure as it is usually the case in the occupied Palestinian territories, implies that being Hamas, or being suspected of connections with Hamas, excludes you from the community of human beings, protected by international law and due procedures. George Bush has already excluded from mankind all Al Queda supporters and alleged activists, when he decided to create the category of Guantanamo-detainees. The US Supreme Court obliged him to put an end to such extreme behaviors. The Israeli authorities did the same with the secret interrogation and detention center number 391, which was closed down after Israeli human rights lawyer, Lea Tsemel, discovered its existence and appealed, with several human rights organizations, to the Israeli Supreme Court.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Moreover, Hamas represents the majority of the Palestinian population of Gaza AND the West Bank: excluding Hamas from any kind of political legitimacy means excluding the majority of the Palestinian people from such a legitimacy. What Israeli leaders call, while referring to the Gaza Strip, &#034;a terrorist entity&#034; is actually almost two million men, women and children who have been transferred into an &#034;entity&#034; that should be eradicated, by bombarding civilians and imposing an embargo that provokes hunger and epidemics.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Those who suggested to Abbas to sign a deal without the release of Hamas detainees must be his toughest enemies for, if he would do such a thing, he will definitely lose the remaining support he still maintains among the Palestinian population, as one of the founding fathers of Fatah and the Palestinian Liberation Organisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Abu Mazen should not forget that he is President of the Palestinian Authority only because Hamas wants it. Without Hamas' support, he would become no more than a US agent, imposed on the people by the US Security Coordinator, General Keith Dayton. No Palestinian has forgotten that two years ago, Abbas suggested that Israel tighten its criminal siege on Gaza, in order to bring about the fall of Hamas' democratically elected government. In another political and geographical context, such a leader would have been liquidated as a Quisling.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The fact that the entire Palestinian people are opposed to a civil war explains why neither Hamas nor Fatah are entering the catastrophic path of political assassinations or massive use of arms to impose its leadership. This is why in the Gaza clashes prior to this weekend, which were clearly and loudly denounced by all the Palestinian factions, there exists very little doubt that behind the alleged Fatah aggressions lie the hands of General Dayton, Israeli intelligence offices and a gang of collaborators usurping the name of Fatah.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;View online : &lt;a href="https://www.alternativenews.org" class="spip_out"&gt;www.alternativenews.org&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="en">
		<title>La ploutocratie, nouvelle classe dirigeante du capitalisme s&#233;nile </title>
		<link>https://www.alterinter.org/?La-ploutocratie-nouvelle-classe-dirigeante-du-capitalisme-senile</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.alterinter.org/?La-ploutocratie-nouvelle-classe-dirigeante-du-capitalisme-senile</guid>
		<dc:date>2008-07-09T19:41:23Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>en</dc:language>
		<dc:creator>Samir Amin </dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Dans les pays capitalistes, la &#171;bourgeoisie&#187; telle qu'on la connaissait a disparu : d&#233;sormais, l'ordre social veut que la puissance financi&#232;re et &#233;conomique soit pr&#233;pond&#233;rante.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.alterinter.org/?-Espace-Associatif-" rel="directory"&gt;Espace Associatif&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Dans les pays capitalistes, la &#171;bourgeoisie&#187; telle qu'on la connaissait a disparu : d&#233;sormais, l'ordre social veut que la puissance financi&#232;re et &#233;conomique soit pr&#233;pond&#233;rante.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La logique de l'accumulation est celle de la concentration et de la centralisation croissantes du capital. La concurrence, dont l'id&#233;ologie du syst&#232;me vante les vertus r&#233;elles mais tout &#233;galement imaginaires, op&#232;re toujours ; mais elle n'est plus que la concurrence entre un nombre de plus en plus restreint d'oligopoles. Elle n'est ni la concurrence &#171;parfaite&#187;, ni la &#171;transparence&#187; qui n'ont jamais exist&#233; et dont le capitalisme r&#233;ellement existant s'&#233;loigne toujours davantage au fur et &#224; mesure de son d&#233;veloppement. Or nous sommes parvenus &#224; un niveau de centralisation des pouvoirs de domination du capital tel que les formes d'existence et d'organisation de la bourgeoisie telles qu'on les a connues jusqu'ici sont abolies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les capitalistes, nouvelle classe dirigeante&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La bourgeoisie &#233;tait constitu&#233;e de familles bourgeoises stables. D'une g&#233;n&#233;ration &#224; l'autre les h&#233;ritiers perp&#233;tuaient une certaine sp&#233;cialisation dans les activit&#233;s de leurs entreprises. La bourgeoisie construisait et se construisait dans la longue dur&#233;e. Cette stabilit&#233; favorisait la confiance dans les &#171;valeurs bourgeoises&#187;, leur rayonnement dans la soci&#233;t&#233; toute enti&#232;re. Dans une tr&#232;s large mesure, la bourgeoisie, classe dominante, &#233;tait accept&#233;e comme telle. Pour les services qu'elle rendait, elle paraissait m&#233;riter son acc&#232;s aux privil&#232;ges de l'aisance ou de la richesse. Elle paraissait aussi largement nationale, sensible aux int&#233;r&#234;ts de la nation, quels qu'aient &#233;t&#233; les ambigu&#239;t&#233;s et les limites de ce concept manipulable et manipul&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La nouvelle classe dirigeante, celle du capitalisme contemporain tel qu'il para&#238;t &#233;merger de l'&#233;volution des trente derni&#232;res ann&#233;es, sort brutalement de cette tradition. Le scandale d'Enron et quelques autres du m&#234;me type ont sans doute contribu&#233; &#224; r&#233;v&#233;ler la nature de la transformation. Non que la fraude ait &#233;t&#233; une pratique sans pr&#233;c&#233;dant, bien s&#251;r. Ce qui est beaucoup plus grave &#173; et nouveau &#173; c'est que la logique dominante des options de gestion du &#171;nouveau&#187; capitalisme produit n&#233;cessairement la recherche maximale de l'opacit&#233;, de la tromperie, voire de la falsification syst&#233;matique des informations. Les uns qualifient les transformations en question de financiarisation, les autres de d&#233;ploiement d'un actionnariat actif r&#233;tablissant pleinement les droits de la propri&#233;t&#233; (voire d'un actionnariat populaire). Ces qualifications laudatives, qui d'une certaine mani&#232;re l&#233;gitiment le changement, omettent de rappeler comme il le faudrait que l'aspect majeur de la transformation concerne le degr&#233; de concentration du capital et de centralisation du pouvoir qui lui est attach&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171;Self made men&#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sans doute la grande concentration du capital n'est-elle pas chose nouvelle. D&#232;s la fin du XIXe si&#232;cle ce que Hilferding, Hobson et L&#233;nine qualifieront de capitalisme des monopoles est une r&#233;alit&#233;. Sans doute cette concentration a-t-elle &#233;t&#233; &#173; depuis &#173; toujours en avance aux &#201;tats-Unis sur les autres pays du capitalisme central. La formation de la tr&#232;s grande firme, devenant transnationale, est amorc&#233;e aux &#201;tats-Unis avant la seconde guerre mondiale et se d&#233;ploie triomphalement apr&#232;s ; l'Europe suit. Sans doute &#233;galement l'id&#233;ologie &#233;tatsunienne du &#171;self made man&#187; (les Rockefeller, Ford et autres) tranche-t-elle avec le conservatisme familial dominant en Europe. Comme &#233;galement le culte de la concurrence &#171;vraie&#187;, quand bien m&#234;me n'existerait-elle pas ; ce qui explique les lois &#171;anti-trusts&#187; pr&#233;coces &#173; d&#232;s 1890 ! Mais par del&#224; ces diff&#233;rences r&#233;elles dans les cultures politiques concern&#233;es, la m&#234;me transformation dans la forme d'existence de la nouvelle classe dirigeante du capitalisme caract&#233;rise aussi bien l'Europe que les &#201;tats-Unis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Samir Amin est &#233;conomiste et pr&#233;sident du Forum mondial des alternatives&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="en">
		<title>Ingrid B&#233;tancourt est libre mais le peuple colombien reste otage</title>
		<link>https://www.alterinter.org/?Ingrid-Betancourt-est-libre-mais-le-peuple-colombien-reste-otage</link>
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		<dc:date>2008-07-05T15:35:12Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>en</dc:language>
		<dc:creator>Coordination populaire colombienne </dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Ingrid B&#233;tancourt est libre. La Coordination populaire colombienne (CPCP) &#224; Paris s'en r&#233;jouit pour elle, pour sa famille, ses amis, et tous les comit&#233;s qui l'ont soutenue. C'est un &#233;pilogue heureux apr&#232;s plus de six ans d'attente.&lt;/p&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Ingrid B&#233;tancourt est libre. La Coordination populaire colombienne (CPCP) &#224; Paris s'en r&#233;jouit pour elle, pour sa famille, ses amis, et tous les comit&#233;s qui l'ont soutenue. C'est un &#233;pilogue heureux apr&#232;s plus de six ans d'attente.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le peuple colombien est toujours otage.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le &#171; triomphe &#187; des militaires et du gouvernement d'Uribe n'est pas une bonne nouvelle pour nous : C'est une l&#233;gitimation de la logique guerri&#232;re et des pratiques totalitaires. Une bulle m&#233;diatique de plus qui permet d'occulter la para militarisation du r&#233;gime, la violation quotidienne des Droits de l'Homme, les assassinats syst&#233;matiques des opposants politiques, syndicalistes, journalistes, d&#233;fenseurs des Droits de l'Homme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous ne pouvons oublier qu'en Colombie, pr&#232;s de quatre millions de personnes ont &#233;t&#233; d&#233;plac&#233;es de force &#224; l'int&#233;rieur du pays, en majorit&#233; &#224; cause des groupes paramilitaires. Ces groupes, qui agissent seuls ou avec des membres des forces arm&#233;es, ont fait dispara&#238;tre au moins 15.000 personnes ; ils les ont enterr&#233;es dans plus de 3.000 fosses communes ou ils ont jet&#233; leurs cadavres dans les fleuves. Ils ont assassin&#233;s plus de 1.700 indig&#232;nes, 2.550 syndicalistes et plus de 5.000 membres de l'Union Patriotique. R&#233;guli&#232;rement, ils torturent leurs victimes avant de les tuer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entre 1982 et 2005, les paramilitaires ont perp&#233;tr&#233; plus de 3.500 massacres et ils ont vol&#233; plus de six millions d'hectares de terres. Depuis 2002 et leur suppos&#233;e &#034;d&#233;mobilisation&#034;, ils ont assassin&#233; 600 personnes chaque ann&#233;e. Ils ont r&#233;ussi &#224; contr&#244;ler 35% du Parlement. De 2002 &#224; aujourd'hui, des soldats de l'Arm&#233;e r&#233;guli&#232;re ont commis plus de 950 ex&#233;cutions, la plupart en &#034;maquillant&#034; des paysans en gu&#233;rilleros. R&#233;cemment, en janvier 2008, les paramilitaires ont commis 2 massacres, 9 disparitions forc&#233;es, 8 homicides alors que l'Arm&#233;e a perp&#233;tr&#233; 16 ex&#233;cutions extral&#233;gales. Depuis le d&#233;but de cette ann&#233;e, 28 syndicalistes ont &#233;t&#233; assassin&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Colombie, les agents de l'Etat et les paramilitaires violent les Droits de l'Homme et le droit humanitaire. De nombreux groupes paramilitaires ne se sont pas d&#233;mobilis&#233;s. Maintenant ils se font appeler &#034;Aigles Noirs&#034;. De nombreux para politiques ont des charges publiques ou diplomatiques. En septembre 2007, il y avait 39 affaires. Aujourd'hui, en juillet 2008, il y a plus de 60 parlementaires et hauts fonctionnaires mis en cause dont bon nombre sont en prison). Le pr&#233;sident Alvaro Uribe lui-m&#234;me et son entourage sont mis en cause. L'&#233;lection pr&#233;sidentielle de 2006 menace d'&#234;tre invalid&#233;e par une sentence de la Cour supr&#234;me de justice apr&#232;s qu'une parlementaire ait &#233;t&#233; reconnue coupable de subornation par cette m&#234;me cour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec la lib&#233;ration d'Ingrid Betancourt par les militaires, c'est &#034;La Mano Fuerte&#034; qui gagne. Nous ne pouvons que regretter que la guerrilla n'ait pas lib&#233;r&#233;s plus t&#244;t tous les otages. Ou mieux, qu'elle n'ait jamais eu recours aux enl&#232;vements. Cette victoire est un coup tr&#232;s dur pour les guerrilleros, mais c'est surtout un coup terrible pour l'opposition politique d&#233;mocratique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il va &#234;tre encore plus difficile de faire entendre une voix divergente dans ce pays en faveur d'une solution politique du conflit, de l'&#233;change humanitaire des prisonniers, en faveur de la v&#233;rit&#233;, de la justice et de la r&#233;paration int&#233;grale pour les victimes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors oui : Bravo pour Ingrid. Mais nous pleurons pour la Colombie, sans pour autant baisser les bras.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="en">
		<title>In&#233;galit&#233;s et pauvret&#233; : l'urgence de changer de mod&#232;le </title>
		<link>https://www.alterinter.org/?Inegalites-et-pauvrete-l-urgence-de-changer-de-modele</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.alterinter.org/?Inegalites-et-pauvrete-l-urgence-de-changer-de-modele</guid>
		<dc:date>2008-06-30T00:20:52Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>en</dc:language>
		<dc:creator> Raul Zibechi</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;La guerre globale pour les aliments met en &#233;vidence le fait que les plans sociaux sont insuffisants pour pallier la pauvret&#233; et que seul le d&#233;passement de l'actuel mod&#232;le permettra de diminuer les in&#233;galit&#233;s qui s&#233;vissent dans la r&#233;gion.&lt;/p&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La guerre globale pour les aliments met en &#233;vidence le fait que les plans sociaux sont insuffisants pour pallier la pauvret&#233; et que seul le d&#233;passement de l'actuel mod&#232;le permettra de diminuer les in&#233;galit&#233;s qui s&#233;vissent dans la r&#233;gion.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En seulement six mois, il y a eu 10 millions de nouveaux pauvres en Am&#233;rique latine. Bien que dans cette r&#233;gion le prix des aliments ait moins augment&#233; que dans le reste du monde (15 % contre 68 %), la quantit&#233; de pauvres est pass&#233;e de 190 &#224; 200 millions en seulement six mois, selon le sociologue argentin Bernardo Kliksberg, conseiller du Programme des Nations Unies pour le D&#233;veloppement (PNUD). Mais c'est &#224; peine le commencement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon Amartya Sen, prix Nobel d''Economie avec qui Kliksberg vient de publier le livre Les gens d'abord, cela fait trente ans que l'on sait qu'une famine dans les pays producteurs d'aliments peut avoir lieu. La crise alimentaire en cours, fille directe de l'&#233;clatement de la bulle sp&#233;culative immobili&#232;re, coupe court &#224; toute analyse qui pr&#233;tend &#233;luder la responsabilit&#233; du mod&#232;le dans la g&#233;n&#233;ration de pauvret&#233;. Surtout, quand on sait que la r&#233;gion produit des aliments suffisants pour satisfaire une population trois fois sup&#233;rieure &#224; celle qu'elle contient.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;COMBATTRE LES INEGALITES&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Am&#233;rique latine est la r&#233;gion du monde avec le plus d'in&#233;galit&#233;s. Malgr&#233; le fait qu'une bonne partie des pays d'Am&#233;rique du Sud dispose depuis plusieurs ann&#233;es de gouvernements progressistes et de gauche, les in&#233;galit&#233;s continuent de cro&#238;tre, au moins dans le C&#244;ne Sud.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une r&#233;cente &#233;tude de l'Intitut d'Investigation Economique Appliqu&#233;e (IPEA) du Br&#233;sil r&#233;v&#232;le que les 10 % de la population concentre 75,4 % de la richesse. Les politiques sociales du gouvernement de Lula qui s'appliquent depuis 2003 pour all&#233;ger la pauvret&#233; ont l&#233;g&#232;rement am&#233;lior&#233; les in&#233;galit&#233;s, mais si peu que &#224; peine cela se note.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui est grave c'est qu'il s'agit des m&#234;mes niveaux d'in&#233;galit&#233;s qui existaient au XVIIIe si&#232;cle. Marcio Pochman, membre du Parti des Travailleurs (PT) et directeur de l'IPEA, a affirm&#233; que les donn&#233;es d&#233;montrent &#034;comment en d&#233;pit des changements dans le r&#233;gime politique et dans le registre de d&#233;veloppement du pays, la richesse est toujours tr&#232;s mal distribu&#233;e entre les br&#233;siliens&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon Pochman, au XVIIIe si&#232;cle, &#224; Rio de Janeiro, les 10 % les plus riches de la population d&#233;tenaient 68 % de la richesse, tandis qu'aujourd'hui ils en concentrent 63 %. Sao Paulo est devant les autres villes avec 73,4 % de concentration de la richesse par les 10 % les plus riches. Selon l'opinion du directeur de l'IPEA, &#034;aucun pays au monde n'a r&#233;ussi &#224; en finir avec les in&#233;galit&#233;s sociales sans une v&#233;ritable r&#233;forme fiscale&#034;. Il explique que les imp&#244;ts indirects comme la TVA, pr&#233;dominants dans la r&#233;gion, punissent les plus pauvres : les 10 % les plus pauvres au Br&#233;sil paient 44,5 % de plus que les 10 % les plus riches, puisque la charge fiscale repr&#233;sente 33 % des revenus des plus pauvres et seulement 22 % de ceux des plus riches.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;GOUVERNABILITE CONSERVATRICE&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une &#233;tude de l'&#233;conomiste Claudio Lozano, de la Centrale de Travailleurs Argentins (CTA), diffus&#233;e en f&#233;vrier 2008, r&#233;v&#232;le que dans les quatre derni&#232;res ann&#233;es, &#034;de chaque 100 nouveaux pesos qui ont &#233;t&#233; engendr&#233;s, les 30 % les plus riches s'en sont appropri&#233;s 62&#034;. Pour cela, il estime qu'apr&#232;s cinq ans de croissance &#233;conomique (avec un PIB 36 % plus important que celui de 2001), il continue d'y avoir 30 % de pauvres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il s'agit d'un mod&#232;le de concentration, qu'il d&#233;nomme &#034;gouvernabilit&#233; conservatrice&#034; qui commence &#224; bloquer la continuit&#233; de l'expansion et qui emp&#234;che de mettre les bonnes opportunit&#233;s &#224; profit comme celles qui ont exist&#233; dans les cinq derni&#232;res ann&#233;es. Pis encore, parce que le cycle de croissance semble arriver &#224; sa fin, au milieu d'une spirale inflationiste sp&#233;culative. &#034;L'inflation agit comme un m&#233;canisme correcteur et pr&#233;servateur des gains extraordinaires du secteur patronal le plus concentr&#233;&#034;, assure Lozano. A la fois, dans le cas argentin, elle est favoris&#233;e parce que &#034;les riches consomment beaucoup et investissent peu et mal&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le cas uruguayen, pour compl&#233;ter un bref panorama de trois gouvernements surgis comme cons&#233;quence de la grande vague n&#233;olib&#233;rale, n'est pas tr&#232;s diff&#233;rent. Celui de Tabar&#233; Vazquez est le seul gouvernement qui a mis en application une importante r&#233;forme fiscale, progressive, qui gr&#232;ve plus ceux qui ont de plus grands revenus. Mais elle ne gr&#232;ve pas le capital. Ainsi, les donn&#233;es avalisent la croissance des in&#233;galit&#233;s m&#234;me dans les trois ann&#233;es de gouvernement progressiste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'indice Gini, avec lequel on mesure les in&#233;galit&#233;s, s'est d&#233;t&#233;rior&#233; en Uruguay dans les 20 derni&#232;res ann&#233;es, c'est &#224; dire depuis l'implantation du mod&#232;le n&#233;olib&#233;ral. Et il le fait de mani&#232;re consistante, en p&#233;riodes de crise ou de croissance, sous des gouvernements de droite ou de gauche. En 1991, il &#233;tait de 41,1 %, pour passer &#224; 45 % en 2002, au plus fort de la crise &#233;conomico-financi&#232;re. En 2005, quand a assum&#233; Tabar&#233; Vazquez, il est descendu &#224; 44,1 % pour se situer en 2007 &#224; 45,7 %. M&#234;me sous le gouvernement de gauche, et dans un pays qui pr&#233;sente le plus faible indice d'in&#233;galit&#233;s du continent, 20 % de la population continuent de concentrer de plus en plus de revenus, 46,4 % en 2001, 50,3 % en 2002, et 51,1 % en 2007, apr&#232;s la r&#233;forme fiscale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il semble &#233;vident, comme le remarque le rapport cit&#233; plus haut des &#233;conomistes Veronica Amarante et Andrea Vogorito, qu'on &#034;ne peut pas s'attendre &#224; ce que les politiques de transferts de revenus r&#233;solvent par elles seules&#034; les probl&#232;mes de pauvret&#233; et d'indigence. Elles se rapportent aux plans sociaux en vigueur en Uruguay, mais aussi au Br&#233;sil et en Argentine, plans qui ont all&#233;g&#233; la pauvret&#233; jusqu'&#224; ce que la sp&#233;culation avec les aliments ait commenc&#233; &#224; revertir les petites progressions des cinq derni&#232;res ann&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* * *&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il semble hors de doute que ce qui est en question est la continuit&#233; du mod&#232;le n&#233;olib&#233;ral dans sa phase d'appropriation des biens communs (travail des mines, forestation, soja, canne &#224; sucre pour agrocombustibles). Jusqu'&#224; pr&#233;sent, l'exclusion et la pauvret&#233; qu'il engendre s'adoucissaient avec les plans sociaux, qui dans le cas du Br&#233;sil concernent 25 % de la population. Mais la voracit&#233; du capital impose un changement de direction. Les r&#233;formes des imp&#244;ts et des plans sociaux continueront d'&#234;tre des instruments n&#233;cessaires. Mais la pauvret&#233; et les in&#233;galit&#233;s ne baisseront de mani&#232;re significative seulement quand l'actuel mod&#232;le d'accumulation par le vol et la sp&#233;culation sera abandonn&#233; et que sera mis en application un autre, assis sur la croissance endog&#232;ne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;*Raul Zibechi, journaliste uruguayen, enseignant, &#233;crit dans l'hebdomadaire uruguayen Brecha, le journal m&#233;xicain La Jornada et la revue italienne Carta. Il a publi&#233; &#034;G&#233;n&#233;alogie de la r&#233;volte&#034; (2003), (disponible en francais aux &#233;ditions CNT-RP) sur les luttes argentines de la derni&#232;re d&#233;cennie, &#034;Le regard horizontal - mouvements sociaux et &#233;mancipation&#034; (1999) et &#034;Les ruisseaux quand ils baissent - les d&#233;fis du zapatisme&#034; (1995). Ces livres ont aussi &#233;t&#233; &#233;dit&#233;s dans Italie, Equateur et Espagne. Il collabore avec plusieurs organisations sociales de plusieurs pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://alainet.org/active/24806&amp;lang=es&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://alainet.org/active/24806&amp;lang=es&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;View online : &lt;a href="http://amerikenlutte.free.fr" class="spip_out"&gt;http://amerikenlutte.free.fr&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="en">
		<title>Zimbabwe's election: an African appeal</title>
		<link>https://www.alterinter.org/?Zimbabwe-s-election-an-African-appeal</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.alterinter.org/?Zimbabwe-s-election-an-African-appeal</guid>
		<dc:date>2008-06-19T22:19:52Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>en</dc:language>
		<dc:creator>Pierre BEAUDET</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;African civil-society leaders, uniting to call for a free election process and an end to violence in Zimbabwe, invite members of the global public to support an open letter.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.alterinter.org/?-Espace-Associatif-" rel="directory"&gt;Espace Associatif&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;African civil-society leaders, uniting to call for a free election process and an end to violence in Zimbabwe, invite members of the global public to support an open letter.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;It is crucial for the interests of both Zimbabwe and Africa that the elections on 27 June 2008 are free and fair.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Zimbabweans fought for liberation in order to be able to determine their own future. Great sacrifices were made during the liberation struggle. To live up to the aspirations of those who sacrificed, it is vital that nothing is done to deny the legitimate expression of the will of the people of Zimbabwe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;As Africans we consider the forthcoming elections to be critical. We are aware of the attention of the world. More significantly we are conscious of the huge number of Africans who want to see a stable, democratic and peaceful Zimbabwe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Consequently, we are deeply troubled by the current reports of intimidation, harassment and violence. It is vital that the appropriate conditions are created so that the presidential run-off is conducted in a peaceful, free and fair manner. Only then can the political parties conduct their election campaigning in a way that enables the citizens to express freely their political will.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In this context, we call for an end to the violence and intimidation, and the restoration of full access for humanitarian and aid agencies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;To this end it will be necessary to have an adequate number of independent electoral observers, both during the election process and to verify the results.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Whatever the outcome of the election, it will be vital for all Zimbabweans to come together in a spirit of reconciliation to secure Zimbabwe's future.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;We further call upon African leaders at all levels - pan-African, regional and national - and their institutions to ensure the achievement of these objectives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;All the initial signatories of this letter have added their names in a personal capacity rather than in their organisational role. All individual members of the global public, and civil-society groups, are invited to endorse the letter here. This appeal is an African initiative supported by the Mo Ibrahim Foundation The signatories are:&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Abdusalami Alhaji Abubakar, former president of Nigeria (1998-99)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Kofi Annan, former secretary-general of the United Nations (1997-2007), Nobel laureate and member of The Elders&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Kwame Appiah, Laurence S. Rockefeller professor of philosophy at Princeton University&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Boutros Boutros-Ghali, former secretary-general of the United Nations (1992-97)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lakhdar Brahimi, former United Nations special representative for Afghanistan, Haiti, Iraq and South Africa, and member of The Elders&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pierre Buyoya, former president of Burundi (1987-93, 1996-2003)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Joaquim Chissano, former president of Mozambique (1986-2005)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Achmat Dangor, author and chief executive of the Nelson Mandela Children's Fund&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;John Githongo, former permanent secretary for governance and ethics in Kenya&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Richard Goldstone, former judge of the Constitutional Court of South Africa&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mo Ibrahim, founder of Celtel International and founder of the Mo Ibrahim Foundation&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sam Jonah Former, chief executive of the Ashanti Goldfields Corporation&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;William Kalema, chairman of the Uganda Investment Authority&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Among openDemocracy's many articles on Zimbabwe under Robert Mugabe:&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bev Clark, &#034;Mass evictions in Zimbabwe&#034; (13 June 2005),&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Netsai Mushonga, &#034; Two nights in Harare's police cells&#034; (5 December 2005),&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Andrew Meldrum, &#034; Zimbabwe between past and future&#034; (23 June 2006),&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Conor O'Loughlin, &#034; Zimbabwean travails&#034; (13 September 2006),&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Wilf Mbanga, &#034; Happy birthday, Robert Mugabe&#034; (21 February 2007),&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Stephen Chan, &#034; Farewell, Robert Mugabe&#034; (20 March 2007),&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Michael Holman, &#034; Dizzy worms in Zimbabwe&#034; (13 September 2007), The Zimbabwean,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034; Zimbabwe votes - and waits&#034; (31 March 2008), Wilf Mbanga,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034; Zimbabwe's unfolding drama&#034; (7 April 2008), Roger Southall,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034; South Africa and Zimbabwe: the end of &#8216;quiet diplomacy'?&#034; (29 April 2008) &lt;br class='autobr' /&gt;
Kenneth David Kaunda, former president of Zambia (1964-91)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Angelique Kidjo, musician and Unicef goodwill ambassador&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Wangari Maathai, founder of the Green Belt Movement and Nobel laureate&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gra&#231;a Machel, president of the Foundation for Community Development and member of The Elders&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Thabo Cecil Makgoba, Anglican Archbishop of Cape Town&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ketumile Masire, former president of Botswana (1980-98)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Moeletsi Mbeki, deputy chairman of the South African Institute of International Affairs&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Benjamin William Mkapa, former president of Tanzania (1995-2005)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Festus Mogae, former president of Botswana (1998-2008)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ant&#243;nio Mascarenhas Monteiro, former president of Cape Verde (1991-2001)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elson Bakili Muluzi, former president of Malawi (1994-2004)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ali Hassan Mwinyi, former president of Tanzania (1985-95)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Kumi Naidoo, secretary-general of Civicus&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Domitien Ndayizeye, former president of Burundi (2003 - 05)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Babacar Ndiaye, former president of the African Development Bank&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Youssou N'Dour, musician and Unicef goodwill ambassador&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Njongonkulu Ndungane, former Archbishop of Cape Town and founder of the African Monitor&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Moustapha Niasse, former prime minister of Senegal (1983, 2000-01)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Loyiso Nongxa, vice-chancellor and principal of the University of the Witwatersrand&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Karl Offmann, former president of Mauritius (2002-03)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mamphela Ramphele, former managing director of the World Bank and former vice-chancellor of the University of Cape Town&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jerry John Rawlings, former President of Ghana (1993-2001)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Johann Rupert, chairman of Remgro Limited&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mohammed Sahnoun, former UN/OAU special representative for the Great Lakes region of Africa and former assistant secretary-general of the OAU&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Salim Ahmed Salim, former prime minister of Tanzania (1994-95) and former secretary-general of the OAU (1989-2001)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;John Sentamu, Archbishop of York&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nic&#233;phore Dieudonn&#233; Soglo. former president of Benin (1991-96)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Miguel Trovoada, former president of S&#227;o Tom&#233; &amp; Pr&#237;ncipe (1991-2001)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Desmond Tutu, Nobel laureate and chairman of The Elders&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cassam Uteem, former president of Mauritius (1992-2002)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Zwelinzima Vavi, general-secretary of the Congress of South African Trade Unions (Cosatu)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Joseph Sinde Warioba, former prime minister of Tanzania (1985-90)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Repenser le syst&#232;me alimentaire</title>
		<link>https://www.alterinter.org/?Repenser-le-systeme-alimentaire</link>
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		<dc:date>2008-06-19T01:14:03Z</dc:date>
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		<dc:language>en</dc:language>
		<dc:creator>Le Forum de la Soci&#233;t&#233; Civile </dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;A l'aube de la Conf&#233;rence de Haut Niveau sur la S&#233;curit&#233; Alimentaire Mondiale, les paysans, les p&#234;cheurs, les peuples autochtones et les organisations non-gouvernementales (ONG) ont d&#233;clar&#233; l'&#233;tat d'urgence populaire.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.alterinter.org/?-Espace-Associatif-" rel="directory"&gt;Espace Associatif&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;A l'aube de la Conf&#233;rence de Haut Niveau sur la S&#233;curit&#233; Alimentaire Mondiale, les paysans, les p&#234;cheurs, les peuples autochtones et les organisations non-gouvernementales (ONG) ont d&#233;clar&#233; l'&#233;tat d'urgence populaire.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#034;Les Gouvernements et les organisations intergouvernementales doivent imm&#233;diatement mettre fin &#224; toutes les politiques qui conduisent &#224; des violations du droit &#224; l'alimentation des hommes et des femmes&#034;, a d&#233;clar&#233; Maryam Rahmanian de l'organisation iranienne, CENESTA.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Au fil du temps, les politiques de libre-&#233;change ont s&#233;rieusement endommag&#233; le syst&#232;me alimentaire, conduisant &#224; la crise actuelle.&#034; Parall&#232;lement &#224; la conf&#233;rence officielle, les organisations de la soci&#233;t&#233; civile ont organis&#233; un forum de cinq jours afin de faire entendre leurs voix et leurs propositions pour sortir de la crise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans leur d&#233;claration &#171; Ne r&#233;p&#233;tons pas les &#233;checs habituels &#187;, 800 organisations de part le monde ont appel&#233; &#224; un changement radical des politiques agricoles pour qu'elles soient fond&#233;es sur la capacit&#233; des petits paysans et paysannes &#224; se nourrir et &#224; nourrir les populations de leurs pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Nous voyons l'urgence alimentaire comme le sympt&#244;me d'un &#233;chec plus profond de l'ensemble du syst&#232;me - expulsion de communaut&#233;s locales, commerce d&#233;r&#233;gul&#233;, changement climatique de grande ampleur, promotion de la production &#224; grande &#233;chelle des agrocarburants, sp&#233;culation et main mise des multinationales sur le syst&#232;me alimentaire&#034;, explique Ndougou Fall du ROPPA, r&#233;seau des organisations paysannes de l'Afrique de l'Ouest. &#034;Le risque est grand de voir l'ordre du jour des Nations Unies kidnapp&#233; par les grandes entreprises qui veulent nous faire avaler les m&#234;mes solutions que celles qui ont &#233;chou&#233;es depuis des d&#233;cennies, comme la &#171; nouvelle r&#233;volution verte &#187; en Afrique.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Nous rejetons l'appel de le Banque mondiale et de l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC) &#224; lib&#233;raliser encore plus le commerce international&#034;, ajoute Alberto Gomez, membre mexicain du mouvement international paysan La Via Campesina. &#034;Ces politiques ont submerg&#233; nos pays de nourriture bon march&#233;, elles ont mis &#224; mal notre souverainet&#233; alimentaire et d&#233;vast&#233; nos capacit&#233;s &#224; produire de la nourriture pour nous-m&#234;mes. Cela nous a conduit &#224; une d&#233;pendance totale envers les march&#233;s internationaux. Maintenant que les prix s'envolent, nous ne pouvons plus acheter d'aliments &#224; l'ext&#233;rieur.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Thomas Kocherry, membre indien du Forum Mondial des Peuples P&#234;cheurs explique que le mod&#232;le industriel de production alimentaire a &#233;galement transform&#233; la p&#234;che. &#034;L'aquaculture commerciale &#224; grande &#233;chelle menace dangereusement d 'an&#233;antir la p&#234;che mondiale&#171; , affirme-t-il. &#187;Les petits p&#234;cheurs ne mettent pas seulement du poisson dans notre assiette, ils augmentent le niveau des stocks de poissons et prot&#232;gent les &#233;cosyst&#232;mes qui eux, nous prot&#232;gent des catastrophes.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Nous appelons les gouvernements qui se r&#233;unissent &#224; Rome dans les prochains jours &#224; respecter leurs obligations vis-&#224;-vis des droits de l'homme et &#224; &#233;couter les propositions des populations car elles sont directement touch&#233;es&#034;, conclut Sarojeni Rengam, du r&#233;seau d'actions Asie Pacifique contre les pesticides. &#034;Les paysans sont &#233;galement des experts en agriculture et ils doivent pouvoir &#234;tre aux commandes du d&#233;veloppement agricole. Les paysans et les paysannes ont le futur dans leurs mains.&#034;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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