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	<title>Alternatives International</title>
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	<description>We are social and political movements struggling against social injustices, neoliberalism, imperialism and war. We are building solidarity between social movements at the local, national and international level. More...</description>
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		<title>Alternatives International</title>
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		<title>Double morale</title>
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		<dc:date>2008-01-04T11:18:16Z</dc:date>
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		<dc:language>en</dc:language>
		<dc:creator>Salim Lamrani </dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;En d&#233;cembre 1996, l'Union europ&#233;enne s'alignait sur la position d'ing&#233;rence &#233;tasunienne et exigeait de Cuba &#171; des progr&#232;s tangibles sur la voie d'une transition pacifique vers le pluralisme d&#233;mocratique, le respect des droits de l'homme et des libert&#233;s fondamentales &#187;. C'est ainsi qu'est n&#233;e la position commune europ&#233;enne vis-&#224;-vis de La Havane, qui est devenue le pilier de la politique &#233;trang&#232;re de l'Union europ&#233;enne &#224; l'&#233;gard de Cuba1.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.alterinter.org/?-Mondialisation-et-resistances-" rel="directory"&gt;Mondialisation et r&#233;sistances&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;En d&#233;cembre 1996, l'Union europ&#233;enne s'alignait sur la position d'ing&#233;rence &#233;tasunienne et exigeait de Cuba &#171; des progr&#232;s tangibles sur la voie d'une transition pacifique vers le pluralisme d&#233;mocratique, le respect des droits de l'homme et des libert&#233;s fondamentales &#187;. C'est ainsi qu'est n&#233;e la position commune europ&#233;enne vis-&#224;-vis de La Havane, qui est devenue le pilier de la politique &#233;trang&#232;re de l'Union europ&#233;enne &#224; l'&#233;gard de Cuba1.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Mais l'Europe ne se limitait pas &#224; ces bonnes intentions. Elle r&#233;clamait surtout des efforts &#171; vers des politiques &#233;conomiques permettant d'assurer un redressement durable et d'am&#233;liorer le niveau de vie du peuple cubain &#187;. En un mot, Bruxelles souhaitait que Cuba adopte le syst&#232;me d'&#233;conomie de march&#233; et ouvre ses portes au capitalisme2.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	L'Union europ&#233;enne proposait m&#234;me un accord de coop&#233;ration, mais y int&#233;grait une clause pr&#233;cise : elle se r&#233;servait le droit de le suspendre &#171; en cas de violation grave des dispositions relatives aux droits de l'homme &#187;, sans plus de pr&#233;cisions. Ainsi, la position commune est unique en son genre dans la mesure o&#249; les conditions impos&#233;es &#224; Cuba ne s'appliquent pas aux autres nations ayant des relations avec l'Union europ&#233;enne3.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	En juin 2003, sous l'impulsion de l'ancien Premier ministre espagnol, Jos&#233; Mar&#237;a Aznar, l'Union europ&#233;enne a d&#233;cid&#233; d'imposer des sanctions politiques et diplomatiques &#224; Cuba. Cette d&#233;cision se justifiait, officiellement, en raison de la &#171; situation des droits de l'homme &#187; et suite &#224; l'arrestation de 75 personnes consid&#233;r&#233;es comme des &#171; agents au service d'une puissance &#233;trang&#232;re &#187; par la justice cubaine et comme des &#171; dissidents &#187; par Bruxelles4.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De leur c&#244;t&#233;, Les Etats-Unis ont pr&#233;sent&#233; &#224; l'ancienne Commission des droits de l'homme des Nations unies qui si&#233;geait &#224; Gen&#232;ve, chaque ann&#233;e, de 1987 &#224; 2006, une r&#233;solution contre Cuba d&#233;non&#231;ant les &#171; violations des droits de l'homme &#187;. D'ailleurs, discr&#233;dit&#233;e par ses d&#233;cisions politis&#233;es et partiales, celle-ci a &#233;t&#233; remplac&#233;e en mai 2006 par un nouveau Conseil des droits de l'homme. Durant cette p&#233;riode de pr&#232;s de vingt ans, le seul pays point&#233; du doigt par les diff&#233;rentes administrations &#233;tasuniennes sur le continent am&#233;ricain a &#233;t&#233; Cuba. D&#233;sormais, l'Union europ&#233;enne a embo&#238;t&#233; le pas &#224; Washington en imposant &#233;galement des sanctions &#224; Cuba5.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Tout comme les Etats-Unis, le seul pays du continent am&#233;ricain condamn&#233; par l'Union europ&#233;enne et victime de telles sanctions est Cuba, ce qui rend d'autant plus incompr&#233;hensible la position de Bruxelles. Seuls quatre autres pays du monde subissent le m&#234;me sort : la Birmanie, l'Irak, le Nigeria et le Zimbabwe. De plus, de nombreux soup&#231;ons &#233;mergent quant aux r&#233;els motifs de cette stigmatisation. Pourquoi Cuba ? Et surtout, pourquoi seulement Cuba ? Ce pays a-t-il un statut sp&#233;cifique au niveau du respect des droits de l'homme ? Viole-t-on les droits de l'homme uniquement &#224; Cuba ? Qu'en est-il de la situation dans les autres pays du monde ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi Bruxelles se range-t-elle de fa&#231;on si d&#233;vote sur la position &#233;tasunienne ? Il est en effet difficile de concevoir qu'une puissance aussi importante que l'Europe des 25 s'aligne de mani&#232;re docile et disciplin&#233;e sur la politique &#233;trang&#232;re de Washington vis-&#224;-vis du petit archipel des Cara&#239;bes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est pas la premi&#232;re fois que l'Union europ&#233;enne adopte ainsi la politique agressive des Etats-Unis contre La Havane. Par exemple, le 14 avril 2005, la r&#233;solution pr&#233;sent&#233;e par Washington contre Cuba &#224; la Commission des droits de l'homme de Gen&#232;ve avait &#233;t&#233; co-parrain&#233;e par l'Union europ&#233;enne. Celle-ci a ainsi montr&#233;, une fois de plus, qu'elle se trouvait dans l'incapacit&#233; d'adopter une position souveraine, pr&#233;f&#233;rant s'inf&#233;oder aux man&#339;uvres politiciennes &#233;tasuniennes6.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Un autre exemple est &#233;difiant. Toujours en avril 2005, &#224; Gen&#232;ve, une autre r&#233;solution, adopt&#233;e par une grande majorit&#233; (35) des 50 membres de la Commission, a &#233;t&#233; rejet&#233;e par l'Union europ&#233;enne, et bien s&#251;r par Washington. La r&#233;solution condamnait &#171; l'utilisation de mercenaires pour violer les droits de l'homme et le droit des peuples &#224; l'autod&#233;termination &#187;. L'UE s'est refus&#233;e &#224; adopter un texte condamnant les pratiques de la Maison-Blanche, notamment &#224; l'&#233;gard de Cuba7.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Mais au-del&#224; de cet alignement inconditionnel sur Washington, il convient de se questionner sur la l&#233;gitimit&#233; d'imposer des sanctions &#224; Cuba pour violations des droits de l'homme. Ainsi, le 12 juin 2005, le Conseil de l'Europe, r&#233;uni alors au Luxembourg, a constat&#233; l'absence &#171; de progr&#232;s satisfaisants concernant le respect des droits de l'homme &#224; Cuba &#187;. Le Conseil a insist&#233; sur le fait que &#171; la question des droits de l'homme devra &#234;tre &#233;voqu&#233;e par chaque visiteur de haut niveau8 &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette attitude est &#233;minemment discutable. Il ne s'agit pas de soutenir qu'il n'y a aucune violation des droits de l'homme dans la plus grande &#238;le antillaise : selon plusieurs organismes internationaux, certaines violations des droits de l'homme persistent &#224; Cuba. Cependant, pour pouvoir s'&#233;riger en p&#232;re moralisateur, il faut &#234;tre irr&#233;prochable dans ce domaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Il existe un moyen relativement simple de se faire une id&#233;e de la situation des droits de l'homme &#224; travers le monde, et ce pour n'importe quel pays. Amnesty International, une organisation de d&#233;fense des droits de l'homme r&#233;put&#233;e pour son s&#233;rieux et son travail remarquable, publie chaque ann&#233;e un rapport sur ce sujet. Il suffit donc de consulter le rapport 2006, qui couvre la p&#233;riode allant de janvier &#224; d&#233;cembre 2005, pour conna&#238;tre le degr&#233; de respect des droits fondamentaux dans les diverses nations de la plan&#232;te.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Dans cet ouvrage, la situation des droits de l'homme au sein de l'Union europ&#233;enne est diss&#233;qu&#233;e et compar&#233;e &#224; celle de Cuba. Le continent am&#233;ricain, du Canada jusqu'en Argentine, est &#233;galement pass&#233; &#224; la loupe. Cette &#233;tude est int&#233;ressante &#224; plusieurs &#233;gards. Tout d'abord, elle d&#233;montre que la repr&#233;sentation id&#233;ologique que l'on se fait de certains pays est souvent diff&#233;rente de la r&#233;alit&#233;. Ensuite, elle met en question l'autorit&#233; morale de l'Union europ&#233;enne, qui se pose en juge supr&#234;me en mati&#232;re des droits de l'homme. Enfin, elle remet en cause la l&#233;gitimit&#233; des sanctions contre Cuba officiellement dues &#224; la &#171; situation des droits de l'homme &#187; dans ce pays. Le constat est simple : la cr&#233;dibilit&#233; de l'Europe sur cette &#233;pineuse question est relativement faible, pour ne pas dire inexistante.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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