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	<title>Alternatives International</title>
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	<description>We are social and political movements struggling against social injustices, neoliberalism, imperialism and war. We are building solidarity between social movements at the local, national and international level. More...</description>
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		<title>Alternatives International</title>
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		<title>Les Palestiniens ne peuvent pas b&#226;tir sur leurs terres</title>
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		<dc:date>2007-12-12T04:07:30Z</dc:date>
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		<dc:creator>Amira Hass</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Amira Haas raconte comment les villageois palestiniens en sont r&#233;duits &#224; br&#251;ler en plein air leurs d&#233;tritus dans des d&#233;charges naus&#233;abondes. L'administration d'occupation leur a interdit de b&#226;tir une installation de traitement - ou toute autre construction - sur les terres class&#233;es depuis l'accord d'Oslo dans la cat&#233;gorie C, sous contr&#244;le isra&#233;lien, soit 60% de la Cisjordanie.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.alterinter.org/?-L-arc-des-crises-" rel="directory"&gt;L'arc des crises&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Amira Haas raconte comment les villageois palestiniens en sont r&#233;duits &#224; br&#251;ler en plein air leurs d&#233;tritus dans des d&#233;charges naus&#233;abondes. L'administration d'occupation leur a interdit de b&#226;tir une installation de traitement - ou toute autre construction - sur les terres class&#233;es depuis l'accord d'Oslo dans la cat&#233;gorie C, sous contr&#244;le isra&#233;lien, soit 60% de la Cisjordanie.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le tableau n'a rien de bucolique : les deux chefs de conseils villageois sont l&#224;, devant le d&#233;p&#244;t d'immondices de l'un des villages, Beit Liqia, et &#233;num&#232;rent toutes les menaces environnementales. Les maisons du village sont &#224; deux cents m&#232;tres. Il y a des gens qui br&#251;lent les d&#233;chets (essentiellement pour r&#233;cup&#233;rer le m&#233;tal des vieux c&#226;bles ou le fer des pneus) et alors, s'&#233;l&#232;ve une fum&#233;e noire qui parvient aux fen&#234;tres des maisons surpeupl&#233;es du village. Tout autour de la d&#233;charge, des plantations d'oliviers. Plus personne n'y cueille encore les olives. Sur la d&#233;charge du village de Beit Anan, on br&#251;le les immondices. Il est vrai qu'elle est relativement &#233;loign&#233;e des maisons du village, mais situ&#233;e elle aussi au milieu des oliviers et en bordure de la route &#233;troite. La fum&#233;e et l'odeur de plastique br&#251;l&#233; et de d&#233;chets organiques accompagnent ceux qui parcourent cette route.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On ne peut accuser les deux chefs des conseils - Hassan Mafarjah de Beit Liqia et Naji Jamhour de Beit Anan - de ne pas &#234;tre conscients de l'importance de la pr&#233;servation de l'environnement. Ils ont suivi des formations, ils ont &#233;tudi&#233; le fonctionnement de d&#233;charges modernes au Japon, ils savent tout sur le tri des ordures et ils savent ce qui arrive aux eaux souterraines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils avaient un r&#234;ve : ouvrir un site convenablement am&#233;nag&#233; et &#233;loign&#233; des zones b&#226;ties, qui aurait servi &#224; sept villages de la r&#233;gion et aurait permis une meilleure protection de l'environnement. Mais l'Administration civile [isra&#233;lienne] a barr&#233; la route qu'ils avaient trac&#233;e jusqu'au site et confisqu&#233; le camion. C'est un territoire de cat&#233;gorie C, leur a-t-on dit. Or l'Administration civile est ma&#238;tresse dans le territoire C ( qui est sous complet contr&#244;le isra&#233;lien) et plus de 95% des terres de ces villages proches de la Ligne Verte sont incluses dans ledit territoire C.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le territoire C (60% de la Cisjordanie, selon ce qui a &#233;t&#233; fix&#233; dans les ann&#233;es Oslo) est exactement le territoire qu'Isra&#235;l lorgne avec l'espoir d'en annexer un bon morceau dans le cadre d'un &#171; accord d&#233;finitif &#187;. Un d&#233;veloppement palestinien de ce territoire menacerait ses chances d'&#234;tre juda&#239;s&#233;. C'est pourquoi Isra&#235;l n'autorise pas les Palestiniens &#224; b&#226;tir sur leurs propres terres, &#224; &#233;largir le plan directeur (c'est comme &#231;a que Beit Liqia a des airs de camp de r&#233;fugi&#233;s) ni &#224; relier des villages au r&#233;seau de distribution de l'eau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant environ quatre ans, les Palestiniens ont men&#233; d'&#233;puisantes n&#233;gociations avec l'arm&#233;e et l'Administration civile, sur l'&#233;tablissement d'une d&#233;charge principale et tr&#232;s perfectionn&#233;e, sous financement allemand, dans le district de Ramallah. Les autorit&#233;s militaires et l'Administration civile ont finalement &#233;t&#233; d'accord pour qu'elle soit &#233;tablie en territoire C non b&#226;ti et non pas juste au milieu des villages en territoire B (sous contr&#244;le administratif palestinien mais contr&#244;le s&#233;curitaire isra&#233;lien). Cette d&#233;charge perfectionn&#233;e ne s'ouvrira pas avant 2010, peut-&#234;tre m&#234;me 2011. Que se passera-t-il d'ici l&#224; ? Dans le district de Ramallah, d'une superficie de 960 km&#178;, il y a environ 85 d&#233;charges, toutes du m&#234;me acabit : autoris&#233;es mais irrespectueuses de l'environnement. Avant septembre 2000, il y avait 45 d&#233;charges locales. Leur nombre a quasiment doubl&#233; du fait de la multiplication des checkpoints et des routes barr&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aller jusqu'au site de Ramallah, plein &#224; ras bord, ou jusqu'&#224; la d&#233;charge d'Al-Azariya &#224; l'est de J&#233;rusalem, ce serait un suicide financier pour les conseils locaux palestiniens. Ils n'ont pour ainsi dire aucun revenu (&#224; cause de l'interdiction de b&#226;tir en territoire C et du manque de rentr&#233;es li&#233;es aux taxes, du fait de l'accumulation des dettes des habitants qui tardent essentiellement &#224; payer les factures d'eau, &#224; cause de l'appauvrissement g&#233;n&#233;ral d&#251; &#224; la politique de bouclage).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, le conseil ne peut financer le trajet d'un camion &#224; ordures sur une distance sup&#233;rieure &#224; 10 km, explique Hassan Mafarjah. Outre que, dans toutes les directions, il y a au moins cinq barrages militaires qui garantissent que le chauffeur du camion ne pourra pas effectuer plus d'un trajet le m&#234;me jour. Il appara&#238;t donc que la convoitise pour les terres palestiniennes l'emporte sur la pr&#233;servation de la qualit&#233; de l'environnement.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Publication originale Haaretz, traduction Michel GHYS pour EuroPalestine, r&#233;vision Contre Info&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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