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	<title>Alternatives International</title>
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	<description>We are social and political movements struggling against social injustices, neoliberalism, imperialism and war. We are building solidarity between social movements at the local, national and international level. More...</description>
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		<title>Alternatives International</title>
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		<title>La dette odieuse de l'Irak</title>
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		<dc:date>2006-06-01T20:33:02Z</dc:date>
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		<dc:language>en</dc:language>
		<dc:creator>&#201;ric Toussaint</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Depuis 20 ans, alors que les gouvernements des pays d&#233;biteurs n'ont pas men&#233; bataille sur la question de la dette odieuse, les grandes puissances (qui sont en m&#234;me temps les cr&#233;anciers) se sont bien gard&#233;es de la remettre sur le tapis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Soudain, les 10 et 11 avril 2003, la dette odieuse appara&#238;t dans le discours de l'administration Bush. Celle-ci demande &#224; la France, &#224; l'Allemagne et &#224; la Russie (qui s'&#233;taient oppos&#233;es &#224; la guerre contre l'Irak) de renoncer &#224; leurs cr&#233;ances sur l'Irak. Toute la presse internationale relaie en long et en large. La dette odieuse est explicitement mentionn&#233;e. Apr&#232;s quelques jours, les seuls &#224; continuer d'en parler sont le quotidien financier anglais Financial Times (FT) et quelques autres organes de la presse internationale (International Herald Tribune, Wall Street Journal). Les &#233;ditorialistes du Financial Times r&#233;clament fermement le retrait de cette proposition. Pour le FT, si l'on ressort cette proposition, cela peut &#234;tre &#233;voqu&#233; pour beaucoup de pays du Tiers Monde et de l'ex-bloc sovi&#233;tique. Cela peut donner des id&#233;es aux gouvernements des pays endett&#233;s qui vont finir par r&#233;clamer l'application de cette doctrine et si ce ne sont pas les gouvernements, ce sont les mouvements sociaux de ces pays qui vont le faire (au Br&#233;sil, ou en Afrique du Sud par exemple o&#249; la dette du r&#233;gime de l'apartheid a atteint 24 milliards de dollars). Le FT explique que l'administration Bush joue avec le feu et met en danger les cr&#233;anciers [1].&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.alterinter.org/?-L-arc-des-crises-" rel="directory"&gt;L'arc des crises&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Depuis 20 ans, alors que les gouvernements des pays d&#233;biteurs n'ont pas men&#233; bataille sur la question de la dette odieuse, les grandes puissances (qui sont en m&#234;me temps les cr&#233;anciers) se sont bien gard&#233;es de la remettre sur le tapis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Soudain, les 10 et 11 avril 2003, la dette odieuse appara&#238;t dans le discours de l'administration Bush. Celle-ci demande &#224; la France, &#224; l'Allemagne et &#224; la Russie (qui s'&#233;taient oppos&#233;es &#224; la guerre contre l'Irak) de renoncer &#224; leurs cr&#233;ances sur l'Irak. Toute la presse internationale relaie en long et en large. La dette odieuse est explicitement mentionn&#233;e. Apr&#232;s quelques jours, les seuls &#224; continuer d'en parler sont le quotidien financier anglais Financial Times (FT) et quelques autres organes de la presse internationale (International Herald Tribune, Wall Street Journal). Les &#233;ditorialistes du Financial Times r&#233;clament fermement le retrait de cette proposition. Pour le FT, si l'on ressort cette proposition, cela peut &#234;tre &#233;voqu&#233; pour beaucoup de pays du Tiers Monde et de l'ex-bloc sovi&#233;tique. Cela peut donner des id&#233;es aux gouvernements des pays endett&#233;s qui vont finir par r&#233;clamer l'application de cette doctrine et si ce ne sont pas les gouvernements, ce sont les mouvements sociaux de ces pays qui vont le faire (au Br&#233;sil, ou en Afrique du Sud par exemple o&#249; la dette du r&#233;gime de l'apartheid a atteint 24 milliards de dollars). Le FT explique que l'administration Bush joue avec le feu et met en danger les cr&#233;anciers [1].&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Qu'est-ce qu'une dette odieuse ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Si un pouvoir despotique (le r&#233;gime de Saddam Hussein, NDLR) contracte une dette non pas selon les besoins et les int&#233;r&#234;ts de l'Etat, mais pour fortifier son r&#233;gime despotique, pour r&#233;primer la population qui le combat, cette dette est odieuse pour la population de l'Etat entier. Cette dette n'est pas obligatoire pour la nation : c'est une dette de r&#233;gime, dette personnelle du pouvoir qui l'a contract&#233;e ; par cons&#233;quent, elle tombe avec la chute de ce pouvoir &#187; (Alexander Sack, Les effets des transformations des Etats sur leurs dettes publiques et autres obligations financi&#232;res, Recueil Sirey, 1927). La doctrine de la dette &#171; odieuse &#187; s'applique parfaitement au cas de l'Irak.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette doctrine date du 19e si&#232;cle. Elle a &#233;t&#233; utilis&#233;e lors du conflit opposant l'Espagne et les Etats-Unis en 1898. A cette date, Cuba, auparavant colonie espagnole, passe sous le contr&#244;le (protectorat) des Etats-Unis et l'Espagne exige des Etats-Unis qu'ils lui remboursent la dette due par Cuba &#224; son &#233;gard. Les Etats-Unis refusent en d&#233;clarant cette dette odieuse, c'est-&#224;-dire contract&#233;e par un r&#233;gime despotique pour mener des politiques contraires aux int&#233;r&#234;ts des citoyens. Ce qui est important, c'est que cette d&#233;claration, finalement reconnue par l'Espagne, est inscrite dans un trait&#233; international, le Trait&#233; de Paris, qui fait donc jurisprudence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autres cas existent. Les dettes de Bonaparte sont refus&#233;es sous la Restauration en tant que dettes odieuses, contraires aux int&#233;r&#234;ts des Fran&#231;ais. Apr&#232;s la guerre de S&#233;cession aux Etats-Unis, les Nordistes, vainqueurs, refusent d'assumer la dette sudiste qui a &#233;t&#233; contract&#233;e pour d&#233;fendre un syst&#232;me bas&#233; sur l'esclavage. Apr&#232;s la premi&#232;re guerre mondiale, le Trait&#233; de Versailles d&#233;clare que les dettes contract&#233;es par le r&#233;gime allemand du Kaiser pour coloniser la Pologne sont nulles et qu'elles ne peuvent &#234;tre &#224; charge de la nouvelle Pologne reconstitu&#233;e. Le r&#233;gime dictatorial de Tinoco [2] au Costa Rica s'est endett&#233; vis-&#224;-vis de la couronne britannique. Le juge Taft, pr&#233;sident de la Cour supr&#234;me des Etats-Unis d&#233;sign&#233; comme arbitre par les deux pays en litige (Grande Bretagne versus Costa Rica, 1923) d&#233;clare que cette dette est une dette personnelle du despote. Les banquiers cr&#233;anciers qui connaissaient la nature despotique du r&#233;gime de Tinoco ne doivent s'en prendre qu'&#224; eux-m&#234;mes et non au r&#233;gime d&#233;mocratique succ&#233;dant &#224; Tinoco. Le juge Taft ajoute que les cr&#233;anciers n'ont pas &#233;t&#233; en mesure de faire la preuve de leur bonne foi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La doctrine de la dette odieuse a &#233;t&#233; formul&#233;e par Alexander Sack (ancien ministre du Tsar en Russie, &#233;migr&#233; en France apr&#232;s la R&#233;volution de 1917, professeur de droit &#224; Paris) en 1927 dans son recueil sur les transferts de dette en cas de changement de r&#233;gime [3].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les trente derni&#232;res ann&#233;es, &#224; notre connaissance, aucun d&#233;biteur n'a fait valoir cette doctrine afin de r&#233;pudier unilat&#233;ralement ces dettes ou d'en appeler &#224; un arbitrage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le CADTM ainsi que diff&#233;rents auteurs (notamment Jean-Claude Willame, 1986 ; Patricia Adams, 1991) et mouvements (Jubil&#233; Afrique du Sud, Jubil&#233; Sud...) ont depuis longtemps analys&#233; les dettes du Tiers monde sous cet angle du droit : les dettes de Mobutu (Za&#239;re - R&#233;publique d&#233;mocratique du Congo), d'Habyarimana (Rwanda), de Marcos (Philippines), de Suharto (Indon&#233;sie), des g&#233;n&#233;raux de la dictature argentine, de Pinochet au Chili, de la dictature uruguayenne, de la dictature br&#233;silienne, du Nigeria, du Togo, de la R&#233;publique sud-africaine... ont toutes les chances d'entrer dans cette cat&#233;gorie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce ne sont pas de vieilles histoires puisque les peuples de ces pays remboursent aujourd'hui ces dettes odieuses avec de nouveaux emprunts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le cas de la R&#233;publique d&#233;mocratique du Congo est tr&#232;s clair : en 2003, la dette d'environ 13 milliards de dollars qu'on lui r&#233;clamait correspondait grosso modo &#224; l'int&#233;gralit&#233; de la dette contract&#233;e par Mobutu puisqu'il n'y a eu quasiment aucun nouvel emprunt entre sa chute en 1997 et 2003.. L'enti&#232;ret&#233; de la dette de la RDC aurait donc d&#251; &#234;tre annul&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pourquoi l'administration G. W. Bush a-t-elle remis sur le tapis la dette odieuse ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les 10 et 11 avril 2003, les ministres des Finances du G8 se r&#233;unissent &#224; Washington et John Snow, le secr&#233;taire d'Etat au Tr&#233;sor des Etats-Unis, demande en particulier &#224; la Russie, la France et l'Allemagne d'annuler la dette odieuse de l'Irak. Les Etats-Unis lancent cette exigence, non pour qu'elle soit satisfaite int&#233;gralement, mais en guise de marchandage : un chantage pour faire monter les ench&#232;res envers les pays oppos&#233;s &#224; la guerre. Il s'agit de convaincre la France, l'Allemagne et la Russie de changer de position et de l&#233;gitimer la guerre. Il s'agit aussi de leur demander de faire un effort pour que les pays qui ont assum&#233; les d&#233;penses concernant les op&#233;rations militaires puissent entamer la reconstruction en utilisant au plus vite les ressources p&#233;troli&#232;res de l'Irak. Plus la dette ant&#233;rieure &#224; la guerre de 2003 sera &#233;lev&#233;e, plus les Etats-Unis et leurs alli&#233;s devront attendre pour &#234;tre rembours&#233;s des frais qu'ils engagent dans la reconstruction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Allemagne annonce tout de suite lors de cette r&#233;union qu'il ne sera pas question d'annulation en ce qui la concerne mais que la dette irakienne sera r&#233;&#233;chelonn&#233;e. Les Etats-Unis poursuivent le marchandage afin de convaincre la France, la Russie et l'Allemagne de faire un effort s&#233;rieux en terme d'annulation. En &#233;change de leur bonne volont&#233;, les entreprises de ces pays pourraient b&#233;n&#233;ficier de contrats li&#233;s &#224; la reconstruction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Manifestement, les Etats-Unis ont obtenu par la suite des concessions de la part de la France et de la Russie. En effet, le 22 mai 2003, le Conseil de s&#233;curit&#233; de l'ONU l&#232;ve les sanctions contre l'Irak et confie la gestion du p&#233;trole (jusque l&#224; sous son contr&#244;le [4]) &#224; l'administrateur civil de l'Irak d&#233;sign&#233; par les Etats-Unis, &#224; savoir Paul Bremer.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le Conseil de s&#233;curit&#233; de l'ONU (y compris donc des pays comme la France, la Russie, la Chine qui s'&#233;taient oppos&#233;s &#224; la guerre) l&#233;gitime l'occupation et accorde la gestion du p&#233;trole aux Etats-Unis par 14 voix pour et z&#233;ro contre (la Syrie est sortie au moment du vote pour ne pas prendre position).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ONU d&#233;signe Sergio Vieira de Mello comme son repr&#233;sentant sur place (il sera tu&#233; en ao&#251;t 2003 dans un attentat contre le si&#232;ge de l'ONU &#224; Bagdad qui fit 24 morts) avec un statut tout &#224; fait inf&#233;rieur &#224; Paul Bremer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lever les sanctions contre l'Irak signifie que dor&#233;navant les entreprises, &#224; commencer par celles des Etats-Unis, peuvent refaire du business en Irak (le Financial Times titre le 23 mai 2003 : &#171; UN removal of sanctions clears way for business &#187;). Cela veut dire aussi que tous les avoirs de Saddam Hussein et de l'Irak qui avaient &#233;t&#233; gel&#233;s &#224; l'&#233;tranger (notamment aux Etats-Unis) pendant plus de 12 ans sont &#171; d&#233;gel&#233;s &#187;, ce qui permet aux Etats-Unis de s'en servir pour se rembourser sur l'effort de guerre et de reconstruction : ces avoirs ne sont donc pas r&#233;troc&#233;d&#233;s au peuple Irakien. Le Financial Times &#233;crit : &#034; Cela (la lev&#233;e de la sanction contre l'Irak par le Conseil de S&#233;curit&#233;, NDLR) va lib&#233;rer du contr&#244;le de l'ONU des milliards de dollars qui &#233;taient gel&#233;s et mettre &#224; la disposition des forces coalis&#233;es et du comit&#233; int&#233;rimaire Irakien les revenus futurs du p&#233;trole afin de payer la reconstruction&#034; (FT, 23 mai 2003).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La dette impayable de l'Irak&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A combien s'&#233;l&#232;ve la dette Irakienne ? Selon une &#233;tude du d&#233;partement de l'&#233;nergie de l'Administration Bush datant de 2002, elle s'&#233;l&#232;verait &#224; 62 milliards de dollars [5]. Selon une &#233;tude conjointe de la Banque mondiale et de la Banque des r&#232;glements internationaux, elle s'&#233;l&#232;verait &#224; 127 milliards, dont 47 milliards d'int&#233;r&#234;ts de retard [6].&lt;br class='autobr' /&gt;
Selon un bureau d'&#233;tude priv&#233; bas&#233; &#224; Washington, l'ensemble des obligations financi&#232;res de l'Irak (dettes, r&#233;parations et contrats en cours) s'&#233;levait d&#233;but 2003 &#224; 383 milliards de dollars dont 127 milliards de dettes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Etats cr&#233;anciers sont r&#233;partis en deux grandes cat&#233;gories selon qu'ils sont ou non membres du Club de Paris. Le Club de Paris qui regroupe 19 Etats cr&#233;anciers auxquels s'ajoutent quelques invit&#233;s (Br&#233;sil, Cor&#233;e), selon l'humeur des 19 premiers, d&#233;clare pouvoir r&#233;clamer &#224; l'Irak 21 milliards de dettes auxquels s'ajoutent la m&#234;me somme sous forme d'int&#233;r&#234;ts de retard, soit 42 milliards (source : FT, 12-13 juillet 2003). Selon le Club de Paris, la dette de l'Irak &#224; l'&#233;gard de ses membres s'&#233;l&#232;ve &#224; 38,9 milliards de dollars &#224; la fin 2004.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A ce propos, il vaut la peine d'analyser les montants r&#233;clam&#233;s par les membres du Club de Paris au sein duquel se trouvent les principaux protagonistes des deux camps qui se sont form&#233;s dans les mois qui ont pr&#233;c&#233;d&#233; la guerre. Il est bon d'avoir en m&#233;moire qu'au moment de la fameuse r&#233;union tenue par les ministres des finances du G7 les 10 et 11 avril 2003 &#224; Washington [7], les medias ont affirm&#233; que la Russie, la France et l'Allemagne &#233;taient les principaux cr&#233;anciers de la dette odieuse de l'Irak. La r&#233;alit&#233; est plus nuanc&#233;e comme le montre clairement le tableau ci-dessous. Voyons comment les dettes se r&#233;partissent entre pays bellicistes et pays du &#171; camp de la paix &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Tableau 1. Dette de l'Irak &#224; l'&#233;gard du Club de Paris (en millions de dollars)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Camp de la paix &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Russie (3.450), France (3.000), Allemagne (2.400), Canada (560), Br&#233;sil (200), Belgique (180), Pays-Bas (100), Danemark (30). Total (9.790)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bellicistes&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Japon (4.100), Etats-Unis (2.200), Italie (1.720), Grande-Bretagne (930), Australie (500), Espagne (320).&lt;br class='autobr' /&gt;
Total (9.900)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Tableau r&#233;alis&#233; par l'auteur sur la base du Financial Times, 12-13 juillet 2003.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce tableau permet de voir que les pays bellicistes ont une cr&#233;ance odieuse plus importante que le &#171; camp de la paix &#187;, ce que ne laissait pas entendre le discours de l'administration de Georges W. Bush au moment de son chantage du mois d'avril 2003.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La seconde cat&#233;gorie comprend la Turquie, des pays arabes (Emirats Arabes Unis, Kowe&#239;t, Egypte, Jordanie, Maroc, Arabie Saoudite) et certains pays de l'ex-bloc sovi&#233;tique (Pologne, Bulgarie, Hongrie, Roumanie) devenus aujourd'hui des alli&#233;s fid&#232;les des Etats-Unis. Ils r&#233;clament &#224; l'Irak environ 55 milliards de dettes. Plus de la moiti&#233; de cette somme (30 milliards) est r&#233;clam&#233;e par les Emirats du Golfe (Kowe&#239;t non compris) mais cela fait l'objet d'un litige d&#233;j&#224; ancien entre l'Irak et les cr&#233;anciers concern&#233;s. L'Irak pr&#233;tend que ces 30 milliards constituaient un don pour mener la guerre contre l'Iran alors que les Etats concern&#233;s affirment qu'il s'agissait de pr&#234;ts.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les deux cat&#233;gories de dettes pr&#233;cit&#233;es (97 milliards de dollars) sont des dettes bilat&#233;rales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du c&#244;t&#233; des banques priv&#233;es, avant l'invasion de l'Irak, elles ont dissimul&#233; le fait qu'elles avaient pr&#234;t&#233; beaucoup d'argent au r&#233;gime de Saddam Hussein. On ne parlait en 2002-2003 que d'environ 2 milliards de dollars (Bank of New York et JP Morgan &#233;taient les principales banques cr&#233;anci&#232;res connues). Mais au fil du temps, les banquiers se sont ragaillardis et ont clam&#233; qu'on leur devait 18 milliards de dollars.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant &#224; la Banque mondiale et au FMI, les dettes de l'Irak &#224; leur &#233;gard ne d&#233;passent pas 200 millions de dollars.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En r&#233;sum&#233;, en terme de dettes proprement dites, on peut consid&#233;rer que la n&#233;gociation entre les cr&#233;anciers et l'Irak a port&#233; sur une somme de d&#233;part tournant autour de 115 milliards de dollars : 38,9 (Club de Paris) + 55 (autres cr&#233;anciers bilat&#233;raux) + 18,4 (banques) + 0,2 (Bm et FMI). Cette somme ne comprend pas les demandes de r&#233;parations non satisfaites (environ 160 milliards de dollars qui se rapportent &#224; 1990-1991), les contrats en cours juste avant le d&#233;clenchement de la guerre (90 milliards de dollars) et surtout les nouvelles dettes contract&#233;es depuis mars-avril 2003.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En r&#233;alit&#233;, la n&#233;gociation principale a eu lieu entre cr&#233;anciers, mais pas entre ceux-ci et les autorit&#233;s Irakiennes mises en place ill&#233;galement par les Etats-Unis. Les cr&#233;anciers se battent autour de la question : qui fera un effort en renon&#231;ant &#224; une partie de ses pr&#233;tentions de mani&#232;re &#224; rendre soutenable le paiement de la dette par l'Irak ? &#171; Soutenable &#187; signifie, pour les cr&#233;anciers, que la dette pourra &#234;tre pay&#233;e aux &#233;ch&#233;ances pr&#233;vues. Pas question pour les cr&#233;anciers de d&#233;terminer la soutenabilit&#233; du paiement de la dette &#224; l'aune des besoins de la population d'Irak.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En octobre 2004, les Etats-Unis ont obtenu apr&#232;s un an et demi de pression que leurs coll&#232;gues du Club de Paris renoncent en trois &#233;tapes &#224; 80% de leurs cr&#233;ances (capital et int&#233;r&#234;ts) [8]. Sur cette base les autorit&#233;s Irakiennes ont men&#233; des n&#233;gociations bilat&#233;rales avec les pays arabes, la Turquie, le Br&#233;sil, la Roumanie, la Pologne, la Bulgarie, la Hongrie, l'Indon&#233;sie et le Pakistan afin que ces pays appliquent la m&#234;me r&#233;duction que celle accord&#233;e par le Club de Paris. De m&#234;me, les autorit&#233;s Irakiennes ont men&#233; des n&#233;gociations avec les banques commerciales qui avaient octroy&#233; des pr&#234;ts au r&#233;gime de Saddam Hussein. Ces n&#233;gociations ont abouti en avril 2006 : les banques renoncent aussi &#224; 80% de leur cr&#233;ances [9]. De son c&#244;t&#233;, le gouvernement Irakien leur garantit un remboursement &#233;chelonn&#233; sur 23 ans &#224; un taux d'int&#233;r&#234;t fixe de 5,8%.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rappelons qu'au d&#233;but de la n&#233;gociation, les chiffres de la dette ont &#233;t&#233; d&#233;lib&#233;r&#233;ment gonfl&#233;s et fauss&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, le Club de Paris revendiquait le double de la dette qui lui est due : il r&#233;clame 38.900 millions de dollars et non 21.000. Pourquoi ? Parce que le Club de Paris ajoute les int&#233;r&#234;ts de retard depuis 1991. C'est absurde car suite aux sanctions, l'Irak ne disposait pas de son p&#233;trole ; c'est l'ONU qui g&#233;rait les revenus du p&#233;trole. D'autre part les avoirs de l'Irak &#224; l'ext&#233;rieur &#233;taient bloqu&#233;s. Il &#233;tait donc impossible &#224; l'Irak de rembourser sa dette. Le Club de Paris a pourtant comptabilis&#233; les int&#233;r&#234;ts (ainsi que la plupart des autres cr&#233;anciers bilat&#233;raux) et la dette se retrouve doubl&#233;e. L'annulation de 80% dissimule donc une part de manipulation statistique...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les Etats-Unis embourb&#233;s dans la guerre en Irak&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelques jours apr&#232;s le d&#233;but de l'invasion de l'Irak, le 20 mars 2003, par les troupes des Etats-Unis, de Grande Bretagne et d'Australie, George W. Bush a estim&#233; devant le Congr&#232;s que le co&#251;t de la guerre pour le Tr&#233;sor US s'&#233;l&#232;verait &#224; 80 milliards de dollars. Le 7 septembre 2003, George W. Bush annon&#231;ait au Congr&#232;s qu'il demandait 87 milliards de dollars suppl&#233;mentaires. Selon le PNUD et Unicef, 80 milliards de dollars, c'est pr&#233;cis&#233;ment la somme suppl&#233;mentaire n&#233;cessaire chaque ann&#233;e pendant dix ans &#224; l'&#233;chelle de la plan&#232;te pour garantir l'acc&#232;s universel &#224; l'eau potable, &#224; l'&#233;ducation de base, aux soins de sant&#233; primaire (y compris la nutrition) et aux soins gyn&#233;cologiques et d'obst&#233;trique (pour toutes les femmes). Cette somme qu'aucun sommet mondial des derni&#232;res ann&#233;es n'est parvenu &#224; r&#233;unir (&#224; G&#234;nes, le G7 en 2001 n'a permis de r&#233;unir qu'un peu moins d'un milliard de dollars pour le fonds de lutte contre le sida, la malaria et la tuberculose), le gouvernement des Etats-Unis r&#233;alisait la prouesse de la r&#233;unir et de la d&#233;penser en quelques mois. Les 80 milliards obtenus par G. W. Bush au Congr&#232;s (auxquels s'ajoutent dor&#233;navant 87 milliards suppl&#233;mentaires) constituaient les fonds n&#233;cessaires pour d&#233;truire un certain nombre d'infrastructures et de vies humaines en Irak et assurer l'occupation du territoire jusqu'au 31 d&#233;cembre 2003.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Affrontant une r&#233;sistance qu'ils n'avaient pas pr&#233;vue, ils &#233;prouvent les pires difficult&#233;s. Bien s&#251;r, ils dominent de tr&#232;s haut la sc&#232;ne internationale. Certes, ils occupent le pays. Mais ils sont d&#233;test&#233;s par une grande partie de la population. Leurs troupes font l'objet d'un harc&#232;lement permanent. Le co&#251;t de l'occupation militaire est beaucoup plus &#233;lev&#233; que pr&#233;vu : il s'&#233;l&#232;ve environ &#224; 4 milliards de dollars par mois (48 milliards par an) pour plus de 130.000 soldats pr&#233;sents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela n'emp&#234;che pas certaines firmes des Etats-Unis et d'ailleurs de faire du business.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s le deuxi&#232;me trimestre 2003, la firme Halliburton (Texas) &#233;tait sur place pour les r&#233;parations d'urgence de l'appareil de production p&#233;troli&#232;re pour un contrat de 7 milliards de dollars. Richard Cheney, vice-pr&#233;sident des Etats-Unis, en &#233;tait PDG jusqu'en ao&#251;t 2000. La firme concurrente Bechtel (responsable des conflits concernant l'eau &#224; Cochabamba en Bolivie), qui a obtenu un contrat de 680 millions de dollars pour remettre en &#233;tat la distribution d'eau et d'&#233;lectricit&#233; ainsi que certaines voies de communication a convoqu&#233; une r&#233;union &#224; Washington en mai 2003 sur le th&#232;me &#171; Comment une entreprise US peut-elle participer &#224; la reconstruction &#187;. Les 1.800 PME pr&#233;sentes ont &#233;t&#233; refroidies quand on leur a pr&#233;cis&#233; qu'elles devraient elles-m&#234;mes assurer la s&#233;curit&#233; de leurs biens et de leurs hommes. Bechtel a fait le m&#234;me type de r&#233;union &#224; Londres et &#224; Kowe&#239;t City.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entre 2004 et 2006, les firmes des Etats-Unis ont mis la main sur la plupart des contrats li&#233;s &#224; la reconstruction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
L'Irak dans le cercle vicieux de la dette et de l'ajustement n&#233;olib&#233;ral&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'elle s'&#233;l&#232;ve &#224; 50 ou &#224; 100 milliards, la dette r&#233;clam&#233;e &#224; l'Irak va relancer le cercle vicieux de l'endettement et la relation de subordination par rapport aux cr&#233;anciers qui continueront de piller ses r&#233;serves p&#233;troli&#232;res, les Etats-Unis se servant les premiers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les pays du Sud savent bien que la dette ne va pas sans ajustement structurel et r&#233;formes &#233;conomiques favorables aux plus puissants. L'Irak n'&#233;chappe pas &#224; la r&#232;gle. Tr&#232;s vite, avant m&#234;me l'arriv&#233;e sur place du FMI et de la Banque mondiale, les Etats-Unis sont sur... le pied de guerre pour lib&#233;raliser l'&#233;conomie irakienne et rendre disponibles ses ressources p&#233;troli&#232;res. Les premi&#232;res mesures prises par Paul Bremer, d'ailleurs vivement contest&#233;es dans le pays, concernent le licenciement de 500 000 fonctionnaires (8% de la population active, dont 400 000 employ&#233;s des forces arm&#233;es irakiennes), une modification de la l&#233;gislation sur les investissements &#233;trangers qui fait de l'Irak l'une des &#233;conomies les plus lib&#233;rales et l'interdiction intol&#233;rable pour les paysans irakiens de r&#233;cup&#233;rer et planter des graines d'une ann&#233;e sur l'autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis le FMI et la Banque mondiale sont arriv&#233;s et cette logique a atteint son paroxysme : leurs conditions ont &#233;t&#233; impos&#233;es avec fermet&#233;. En &#233;change, en septembre 2004, le FMI a accord&#233; un premier pr&#234;t &#224; l'Irak, et en juillet 2005, ce fut au tour de la Banque mondiale (pour la premi&#232;re fois depuis 1973). L'une des mesures symboliques fut l'incroyable augmentation des prix des carburants en d&#233;cembre 2005 (400% pour l'essence et le k&#233;ros&#232;ne, 800% pour le diesel), ayant d'ailleurs entra&#238;n&#233; des &#233;meutes violentes, notamment &#224; Bassora, et la d&#233;mission du ministre du P&#233;trole en janvier 2006... Cette d&#233;cision implique en cascade l'augmentation des prix de la plupart des denr&#233;es, puisqu'ils sont li&#233;s au co&#251;t de leur transport sur le march&#233; local. D'autres mesures tout aussi dramatiques ont suivi : privatisation de toutes les entreprises publiques &#224; l'exception des entreprises p&#233;troli&#232;res ; fin programm&#233;e des subventions aux produits alimentaires de base et des rations alimentaires subventionn&#233;es ; licenciements suppl&#233;mentaires et des gels de salaires dans le secteur public ; retrait de la loi sur les retraites qui pr&#233;voit que les pensions sont fix&#233;es &#224; 80% du dernier salaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pour l'annulation de la dette odieuse de l'Irak, pour le paiement de r&#233;parations&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est pas parce que les Etats-Unis ont utilis&#233; de mani&#232;re opportuniste la notion de &#171; dette odieuse &#187; qu'il nous faut refuser d'en exiger l'application pour garantir la justice et les droits fondamentaux du peuple irakien. Il faut en cons&#233;quence soutenir la perspective d'un pouvoir l&#233;gitime en Irak qui r&#233;pudierait la dette. Il faut &#233;galement ouvrir le droit &#224; r&#233;paration : on a avanc&#233; des chiffres pour le co&#251;t de l'agression mais pas pour celui des r&#233;parations. Ce co&#251;t devra tenir compte des dommages que les Etats-Unis et autres agresseurs ne prendront jamais en compte : les dommages individuels, les pillages culturels, etc. dont pourtant ils sont responsables puisqu'ils doivent assurer la s&#233;curit&#233; des biens et des personnes en tant que forces d'occupation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'application &#224; l'Irak de la doctrine de la dette odieuse serait de toute premi&#232;re importance pour le futur de la population irakienne et au-del&#224;, pour la majeure partie des populations des pays endett&#233;s dits &#171; en d&#233;veloppement &#187;. Les citoyens de ces pays sont parfaitement en droit d'exiger qu'une partie importante de la dette de leur pays soit d&#233;clar&#233;e nulle en application de la doctrine de la dette odieuse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il revient au mouvement pour une autre mondialisation de mettre en avant la revendication de l'annulation de la dette ext&#233;rieure publique de l'Irak, combin&#233;e &#224; d'autres revendications telles que le retrait des troupes d'occupation, l'exercice plein et entier de la souverainet&#233; par les Irakiens eux-m&#234;mes (ce qui inclut la pleine jouissance de leurs ressources naturelles), le versement aux Irakiens de r&#233;parations pour les destructions et les pillages subis au cours de la guerre d&#233;clench&#233;e par la coalition dirig&#233;e par les Etats-Unis en violation de la charte de l'ONU,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est &#233;galement n&#233;cessaire de poursuivre en justice et de condamner G. W. Bush et tous les dirigeants des pays ayant particip&#233; &#224; l'invasion militaire de mars 2003, en tant que responsables directs de crime d'agression (selon la d&#233;finition donn&#233;e par la charte de l'ONU) et de crime de guerre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ce qui concerne les propositions pour la dette de l'Irak, il faudrait s'orienter vers les points suivants :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; la dette contract&#233;e sous le r&#233;gime de Saddam Hussein est une dette odieuse ; elle est donc nulle ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; un r&#233;gime d&#233;mocratique succ&#233;dant &#224; ce r&#233;gime devrait refuser de l'assumer, il serait en droit de r&#233;pudier ces dettes ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; les dettes nouvelles dues &#224; l'agression et aux co&#251;ts de la reconstruction sont &#233;galement odieuses donc nulles ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; les victimes de Saddam Hussein, celles de l'agression US, celles des pillages et de l'occupation actuelle (individus, groupes...) ont droit &#224; des r&#233;parations ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; au niveau de l'action citoyenne et de l'action des pouvoirs publics, il faut participer aux mobilisations d'ensemble, mais aussi, r&#233;clamer des audits de la part des pouvoirs publics (et sans les attendre, les citoyens devraient les organiser) sur les dettes que les cr&#233;anciers r&#233;clament de l'Irak. De quoi s'agit-il ? Tout cr&#233;ancier qui r&#233;clame de l'Irak le remboursement de dettes doit r&#233;pondre aux questions des citoyens sur la nature de ces dettes : Dans quel contrat sont-elles d&#233;finies ? Quelles &#233;taient les parties contractantes ? De quoi s'agissait-il (armement ? &#233;quipement civil ?) ? Quels &#233;taient les termes du contrat ? Quels montants ont d&#233;j&#224; &#233;t&#233; rembours&#233;s ? Faire le travail de recherche peut contribuer &#224; faire la preuve du caract&#232;re odieux des dettes en question.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;******&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[1] L'annulation des dettes odieuses de toute fa&#231;on ne provoquerait pas la faillite des grandes banques car les cr&#233;ances odieuses repr&#233;sentent, en moyenne, moins de 5 % de leurs actifs. Mais les banquiers et autres cr&#233;anciers consid&#232;rent en g&#233;n&#233;ral que leur droit de pr&#234;ter &#224; qui ils veulent est sacr&#233;, tout comme le droit de se faire rembourser quelles que soient les circonstances dans lesquelles se trouvent les d&#233;biteurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[2] Voir Damien Millet, Eric Toussaint, &#171; 50 questions /50 r&#233;ponses sur la dette, le FMI et la Banque mondiale &#187;, co&#233;d. CADTM / Syllepse, Bruxelles / Paris, 2002, p. 163 &#224; 179 et 184 &#224; 187.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[3] Alexandre Sack &#233;tait convaincu que les dettes devaient en g&#233;n&#233;ral pouvoir &#234;tre transmises d'un r&#233;gime &#224; l'autre sauf en cas de dette odieuse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[4] Entre 1991 et le 22 mai 2003, la gestion du p&#233;trole avait &#233;t&#233; confi&#233;e &#224; l'ONU.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[5] U.S. Department of Energy, Energy Information Administration, Irak Country Analysis Brief, Oct. 2002, &lt;a href=&#034;http://www.eia.doe.gov/emeu/cabs/Irak.html..&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.eia.doe.gov/emeu/cabs/Irak.html..&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[6] Cit&#233; par David Chance, Regime Change Could Benefit Iraki Creditors,&#8221; REUTERS NEWS WIRE, Sept. 13, 2002.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[7] Aux r&#233;unions financi&#232;res des grandes puissances, la Russie n'est pas invit&#233;e jusqu'ici. Il s'agit donc du G7 et pas du G8.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[8] L'accord a &#233;t&#233; confirm&#233; et sign&#233; une ann&#233;e plus tard le 27 octobre 2005.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[9] &lt;a href=&#034;http://www.portalIrak.com/news/Irak..&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.portalIrak.com/news/Irak..&lt;/a&gt;. et &lt;a href=&#034;http://www.jubileeIrak.org/blog/200..&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.jubileeIrak.org/blog/200..&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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