<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://www.alterinter.org/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="en">
	<title>Alternatives International</title>
	<link>https://www.alterinter.org/</link>
	<description>We are social and political movements struggling against social injustices, neoliberalism, imperialism and war. We are building solidarity between social movements at the local, national and international level. More...</description>
	<language>en</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://www.alterinter.org/spip.php?id_auteur=822&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>Alternatives International</title>
		<url>https://www.alterinter.org/local/cache-vignettes/L144xH42/siteon0-c616d.png?1749672047</url>
		<link>https://www.alterinter.org/</link>
		<height>42</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="en">
		<title>Les pr&#233;paratifs de guerre</title>
		<link>https://www.alterinter.org/?Les-preparatifs-de-guerre</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.alterinter.org/?Les-preparatifs-de-guerre</guid>
		<dc:date>2007-11-06T14:34:14Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>en</dc:language>
		<dc:creator>Peter Symonds, WSWS</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Peter Symonds fait le point sur les derniers d&#233;veloppements dans la confrontation entre l'administration am&#233;ricaine et l'Iran. Il r&#233;sume &#233;galement un article remarquable du magazine Esquire, qui s'est entretenu avec deux hauts fonctionnaires de la diplomatie am&#233;ricaine. Flynt Leverett et Hillary Mann, qui furent experts aupr&#232;s du Conseil National de S&#233;curit&#233;, ont particip&#233; &#224; des n&#233;gociations secr&#232;tes avec l'Iran de 2001 &#224; 2003. Ils ont racont&#233; &#224; Esquire comment l'aile dure n&#233;oconservatrice avait &#224; l'&#233;poque choisi d'ignorer d&#233;lib&#233;r&#233;ment les ouvertures diplomatiques de T&#233;h&#233;ran.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.alterinter.org/?-L-arc-des-crises-" rel="directory"&gt;L'arc des crises&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Peter Symonds fait le point sur les derniers d&#233;veloppements dans la confrontation entre l'administration am&#233;ricaine et l'Iran. Il r&#233;sume &#233;galement un article remarquable du magazine Esquire, qui s'est entretenu avec deux hauts fonctionnaires de la diplomatie am&#233;ricaine. Flynt Leverett et Hillary Mann, qui furent experts aupr&#232;s du Conseil National de S&#233;curit&#233;, ont particip&#233; &#224; des n&#233;gociations secr&#232;tes avec l'Iran de 2001 &#224; 2003. Ils ont racont&#233; &#224; Esquire comment l'aile dure n&#233;oconservatrice avait &#224; l'&#233;poque choisi d'ignorer d&#233;lib&#233;r&#233;ment les ouvertures diplomatiques de T&#233;h&#233;ran.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La d&#233;cision sans pr&#233;c&#233;dent de l'administration Bush d'accuser le CGRI iranien (Corps des gardes r&#233;volutionnaires islamiques) d'&#234;tre un agent de prolif&#233;ration d'armes et sa force al-Quds d'&#234;tre un &#171; soutien du terrorisme &#187; a exacerb&#233; les tensions avec T&#233;h&#233;ran et sap&#233; les efforts des pays europ&#233;ens en vue de n&#233;gociations, cr&#233;ant les conditions d'une attaque am&#233;ricaine contre l'Iran.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien que la Maison-Blanche pr&#233;tende toujours chercher une solution diplomatique &#224; l'actuelle confrontation, une suite d'articles de presse, constatant la nature de plus en plus belliqueuse du ton employ&#233; par Washington, ont averti de ce que les Etats-Unis semblaient s'&#234;tre d&#233;cid&#233;s &#224; une action militaire contre l'Iran.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un commentaire publi&#233; jeudi dernier, le Financial Times britannique d&#233;clarait &#171; la Maison-Blanche semble vouloir, une fois de plus et &#224; tout prix, passer pour moins intelligente devant le jugement de l'opinion publique et peut-&#234;tre aussi vouloir faire un mauvais calcul strat&#233;gique qui pourrait faire ressembler la guerre en Irak &#224; un intermezzo &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le chroniqueur du Financial Times, Philip Stevens notait : &#171; Si M. Bush a l'intention d'agir, il faut qu'il se d&#233;p&#234;che. Le moment propice d'une attaque, comme le veut la sagesse conventionnelle, sera pass&#233; l'ann&#233;e prochaine. M&#234;me ce pr&#233;sident-l&#224; ne pourra pas entra&#238;ner la nation dans une autre guerre de son choix une fois la campagne &#233;lectorale de 2008 commenc&#233;e. Ce compte &#224; rebours co&#239;ncide avec l'affermissement, &#224; Washington et dans une ou deux capitales europ&#233;ennes, de la conception que la diplomatie de la coercition n'a rien fait pour &#233;branler la r&#233;solution de l'Iran &#224; se donner les moyens de produire une bombe. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les affirmations r&#233;p&#233;t&#233;es de Washington selon lesquelles l'Iran aurait un programme de production de l'arme nucl&#233;aire furent contredites par le chef de l'Agence internationale de l'&#233;nergie atomique (AIEA) Mohamed ElBaradei dans un commentaire fait dimanche &#224; CNN. On lui avait demand&#233; s'il avait une preuve quelconque que l'Iran cherchait &#224; produire une bombe atomique. ElBaradei d&#233;clara : &#171; Je n'ai re&#231;u aucune information sur un programme d'arme nucl&#233;aire concret r&#233;alis&#233; &#224; ce moment pr&#233;cis. &#187; Apr&#232;s avoir remarqu&#233; que l'AIEA cherchait &#224; clarifier des questions non encore &#233;lucid&#233;es, il insista &#224; nouveau : &#171; Avons-nous vu l'Iran poss&#233;der le mat&#233;riel pouvant &#234;tre imm&#233;diatement utilis&#233; pour produire une arme ? Non. Avons-nous vu un programme actif de transformation en une arme ? Non. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Craignant de toute &#233;vidence que l'administration Bush n'entende fabriquer un pr&#233;texte pour une guerre, ElBaradei ajouta : &#171; J'ai de grandes inqui&#233;tudes pour ce qui est d'une confrontation, du fait qu'on organise une confrontation, parce que cela conduirait absolument &#224; un d&#233;sastre. Je ne vois pas de solution militaire. La seule solution durable est &#224; travers des n&#233;gociations et des inspections... Ma crainte est que si nous continuons l'escalade des deux c&#244;t&#233;s, nous finirons dans un pr&#233;cipice, nous irons finalement dans l'ab&#238;me. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parlant &#224; la station de radio australienne ABC ce matin, il a dit aussi : &#171; J'esp&#232;re que nous allons arr&#234;ter de gonfler et de d&#233;former la question iranienne &#187; parce que cela pourrait conduire &#224; un &#171; embrasement de proportions majeures... non seulement au niveau r&#233;gional, mais encore au niveau de la plan&#232;te &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un net signe que l'administration Bush n'a aucun int&#233;r&#234;t &#224; une r&#233;solution pacifique de l'affrontement avec l'Iran fut son hostilit&#233; &#224; un accord pass&#233; au mois d'ao&#251;t entre l'AIEA et T&#233;h&#233;ran pour r&#233;pondre syst&#233;matiquement aux questions non r&#233;solues sur le programme nucl&#233;aire iranien. D'un c&#244;t&#233;, la Maison-Blanche insiste pour que l'Iran ferme ses usines d'enrichissement d'uranium comme pr&#233;alable &#224; toute n&#233;gociation, se r&#233;clamant de questions non r&#233;solues quant &#224; ses activit&#233;s nucl&#233;aires pass&#233;es. De l'autre, lorsqu'un processus a &#233;t&#233; &#233;tabli pour r&#233;pondre &#224; ces questions, les Etats-Unis r&#233;primandent ElBaradei, lui reprochant d'outrepasser ses pouvoirs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un article paru dans le Sunday Times britannique et intitul&#233; &#171; Bush va-t-il vraiment bombarder l'Iran ? &#187; remarquait que l'aviation am&#233;ricaine avait fait une demande de financement au Congr&#232;s pour un &#171; besoin op&#233;rationnel urgent de la part du commandement militaire sur le terrain &#187; de 88 millions de dollars afin d'&#233;quiper des bombardiers &#171; B2 Stealth &#187; d'une bombe de plus de 6 tonnes connue sous le nom de MOP (Massive ordinance penetrator). Cette bombe est un &#171; casseur de bunker &#187; sophistiqu&#233;, destin&#233; &#224; d&#233;truire des cibles se trouvant &#224; une grande profondeur sous la terre. Il n'y a pas de sites en Irak ou en Afghanistan qui justifierait la commande &#171; urgente &#187; d'une telle bombe. La cible &#233;vidente sont les sites nucl&#233;aires iraniens, en particulier l'usine d'enrichissement d'uranium de Natanz, situ&#233;e dans une &#233;norme caverne souterraine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Sunday Times r&#233;p&#233;ta les commentaires de Bush il y a une semaine mettant en garde contre les dangers d'une troisi&#232;me guerre mondiale si l'Iran arrivait &#171; &#224; savoir comment fabriquer une arme nucl&#233;aire &#187;. Comme l'observait l'article : &#171; Ceux qui observent l'Iran ont relev&#233; avec int&#233;r&#234;t l'utilisation du mot &#034;savoir&#034;. Il semble que Bush ait r&#233;solu d'agir bien avant que les mullahs n'arrivent m&#234;me &#224; envisager la production d'une v&#233;ritable bombe... Une source de haut rang du Pentagone qui se souvient des roulements de tambours d'avant l'invasion de l'Irak, pense que Bush pr&#233;pare une action militaire avant de quitter ses fonctions en janvier 2009. &#034;C'est pour de bon maintenant. Je pense qu'il signale qu'il va le faire&#034;, dit cette source. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'article &#233;carte l'argument que les Etats-Unis &#233;taient simplement en train de prof&#233;rer des menaces sans cons&#233;quence et destin&#233;es &#224; obtenir des concessions de la part de l'Iran, et conclut ainsi : &#171; L'explication la plus convaincante de ces bruits de guerre est que Bush a pris une ligne d'action pouvant conduire &#224; la guerre, mais il y a de nombreuses &#233;tapes, y compris l'imposition de sanctions plus s&#233;v&#232;res, avant qu'il ne conclue qu'une attaque militaire de l'Iran en vaille le risque....Si la diplomatie nucl&#233;aire peut arr&#234;ter les mullahs, tant mieux. Si elle ne le peut pas, Bush peut d&#233;cider de lancer une attaque comme un des actes finaux de sa pr&#233;sidence &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Des pr&#233;paratifs de guerre bien avanc&#233;s&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une des indications les plus effrayantes que l'administration Bush pr&#233;pare de longue date une guerre contre l'Iran est venue de deux ex-initi&#233;s de l'administration, Flynt Leverett et Hillary Mann, qui travaill&#232;rent en tant que sp&#233;cialistes du Moyen-Orient au Conseil national de s&#233;curit&#233;. Dans une longue interview publi&#233;e la semaine derni&#232;re dans le magazine Esquire, Leverett et Mann ont non seulement soulign&#233; le danger d'une attaque imm&#233;diate, mais ont fait encore remarquer que l'administration Bush n'avait jamais voulu s&#233;rieusement n&#233;gocier avec T&#233;h&#233;ran. Etant donn&#233; que ces deux personnes sont politiquement des conservateurs et acceptent l'affirmation sans fondement de l'existence d'un programme iranien d'arme nucl&#233;aire et de soutien des milices antiam&#233;ricaines en Irak, leurs commentaires en disent long.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Esquire explique : &#171; Ils ont quitt&#233; la Maison-Blanche, car ils &#233;taient devenus de plus en plus inquiets, l'administration Bush non seulement se dirigeait tout droit vers une guerre avec l'Iran, mais elle poursuivait ce cours depuis des ann&#233;es. C'est ce que les gens ne r&#233;alisaient pas. C'&#233;tait exactement comme pour l'Irak ; la Maison-Blanche avait alors montr&#233; un tel z&#232;le pour la guerre qu'elle ne pouvait cacher son impatience &#224; voir les inspecteurs de l'ONU quitter le pays. Il y eut beaucoup de pas franchis de fa&#231;on persistante et ils conduisaient tous dans la m&#234;me direction. Et &#224; pr&#233;sent la situation est pire. On se rapproche de plus en plus de la guerre. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Leverett a dit au magazine : &#171; L'aile dure renforce sa pression sur le D&#233;partement d'Etat. Fonci&#232;rement ils disent : &#034;Vous avez essay&#233; depuis plus d'un an maintenant de trouver le contact avec l'Iran et qu'est ce que vous avez obtenu ? Ils continuent de construire des centrifugeuses [pour enrichir l'uranium], ils envoient ces IED [dispositifs explosifs de circonstance] en Irak qui tuent des soldats am&#233;ricains, la situation politique int&#233;rieure est devenue plus r&#233;pressive en ce qui concerne les droits de l'Homme - qu'avez-vous &#224; faire valoir comme succ&#232;s de votre strat&#233;gie du contact ?&#034; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon Leverett et Mann un &#233;chec &#224; obtenir de nouvelles sanctions par l'ONU plus une poursuite de l'enrichissement d'uranium et une &#171; ing&#233;rence &#187; iranienne en Irak, d&#233;clencheraient une r&#233;action militaire de la part de la Maison-Blanche. &#171; Si tous ces &#233;l&#233;ments sont r&#233;unis, disons dans la premi&#232;re moiti&#233; de 2008, que va faire le pr&#233;sident ? Je pense que le risque qu'il d&#233;cide d'ordonner une attaque des &#233;quipements nucl&#233;aires iraniens et probablement une attaque de plus grande envergure, est tr&#232;s r&#233;el &#187; dit Leverett.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Si l'Irak est un d&#233;sastre, une attaque de l'Iran pourrait, elle, pr&#233;cipiter l'Am&#233;rique dans une guerre avec l'ensemble du monde musulman &#187; ajouta Mann. En tant que responsable de haut niveau du Conseil national de s&#233;curit&#233;, elle a pris part, &#224; la suite des attentats du 11-Septembre, &#224; des discussions secr&#232;tes avec des diplomates iraniens. Bien qu'on ait d&#233;j&#224; parl&#233; de ces n&#233;gociations dans la presse, Mann est le premier responsable &#224; confirmer que des discussions r&#233;guli&#232;res ouvrant la perspective d'un rel&#226;chement des tensions entre les Etats-Unis et le r&#233;gime iranien, &#224; la t&#234;te duquel se trouvait alors le pr&#233;sident &#171; mod&#233;r&#233; &#187; Mohammed Khatami, ont eu lieu entre 2001 et 2003.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mann faisait partie d'une &#233;quipe de responsables am&#233;ricains ayant rencontr&#233; des diplomates iraniens en 2001 afin de discuter sur quelle base T&#233;h&#233;ran coop&#233;rerait &#224; l'intervention am&#233;ricaine en Afghanistan. L'Iran accepta de porter assistance &#224; tout avion am&#233;ricain abattu sur son territoire, pour permettre aux Etats-Unis d'acheminer des vivres par l'Iran et aussi de r&#233;fr&#233;ner les &#233;l&#233;ments antiam&#233;ricains en Iran, comme le chef de milice Gulbuddin Hekmatyar. Pendant la campagne de bombardement am&#233;ricaine, un responsable des services secrets iraniens indiquait des cibles &#224; l'aviation am&#233;ricaine. Apr&#232;s la chute des talibans, l'Iran aida les Etats-Unis &#224; installer le gouvernement fantoche dirig&#233; par le pr&#233;sident Karza&#239;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Loin d'offrir en retour un rel&#226;chement des tensions, l'administration Bush bloqua toute n&#233;gociation avec l'Iran et son alli&#233; syrien. Stephen Hadley, qui &#233;tait alors vice-conseiller national pour la S&#233;curit&#233;, r&#233;digea un bref m&#233;moire &#224; la fin de 2001 dans le but de d&#233;finir tout contact. Ce m&#233;moire fut connu sous le nom de Directives Hadley. Elles sont d&#233;crites comme suit dans Esquire : &#171; Si un Etat comme la Syrie ou l'Iran offre une assistance sp&#233;cifique, nous l'accepterons sans offrir quoi que ce soit en &#233;change. Nous l'accepterons sans conditions ni promesses. Nous ne nous en servirons pas comme point de d&#233;part pour autre chose. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;ponse de Bush &#224; l'aide fournie par l'Iran fut de d&#233;noncer celui-ci, avec l'Irak et la Cor&#233;e du Nord, comme une partie de &#171; l'Axe du mal &#187; dans son discours sur l'&#233;tat de l'Union en 2002. Comme l'explique Mann, le discours avait profond&#233;ment choqu&#233; T&#233;h&#233;ran qui avait n&#233;anmoins poursuivi, pendant un an encore, les discussions mensuelles. Bien que cela ne soit pas rapport&#233; dans l'article d'Esquire, le r&#233;gime iranien a fourni de l'aide &#224; l'arm&#233;e am&#233;ricaine au cours de son invasion criminelle de l'Irak en 2003.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un an apr&#232;s le d&#233;but de l'invasion de l'Irak, T&#233;h&#233;ran avait offert aux Etats-Unis, via l'ambassadeur de Suisse, des n&#233;gociations pour une r&#233;solution d&#233;finitive de tous les probl&#232;mes existant entre les deux pays. Un m&#233;moire fut envoy&#233; par fax comprenant des propositions sur toutes les questions r&#233;guli&#232;rement &#233;voqu&#233;es par la Maison-Blanche comme raisons pour traiter l'Etat iranien en paria : ce m&#233;moire contenait des offres d'&#171; action d&#233;cisive &#187; contre tous les terroristes en Iran, de mettre fin au soutien des organisations palestiniennes Hamas et Djihad islamique, de cessation des programmes nucl&#233;aires et d'accord en vue d'une reconnaissance d'Isra&#235;l.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'administration Bush &#233;carta cependant d'embl&#233;e l'offre iranienne. Un m&#233;moire r&#233;dig&#233; par Mann et conseillant l'envoi d'une r&#233;ponse rapide et positive par les Etats-Unis fut bloqu&#233;. Condoleezza Rice, alors conseill&#232;re de la Maison-Blanche pour la S&#233;curit&#233; nationale, nia par la suite avoir m&#234;me eu connaissance du m&#233;moire iranien. Le secr&#233;taire d'Etat de l'&#233;poque, Colin Powell, loua Mann en priv&#233; pour son m&#233;moire, mais lui dit : &#171; Je n'ai pas pu le voir &#224; la Maison-Blanche. &#187; On a r&#233;agi par la censure et la menace aux tentatives de Leverett et Mann de rendre l'offre iranienne publique apr&#232;s avoir quitt&#233; leurs emplois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le refus cat&#233;gorique de l'administration Bush d'approuver des n&#233;gociations avec l'Iran donne certes du poids aux avertissements de Leverett et Mann sur les dangers d'une nouvelle guerre am&#233;ricaine avec l'Iran. Mais bien qu'ils consid&#232;rent une telle attaque comme de la folie, ces deux anciens responsables du gouvernement Bush ne peuvent pas expliquer pourquoi la Maison-Blanche est r&#233;solue &#224; poursuivre une telle ligne d'action. Comme pour les occupations de l'Irak et de l'Afghanistan, les Etats-Unis cherchent &#224; imposer leur domination absolue sur les r&#233;gions riches en &#233;nergie du Moyen-Orient et de l'Asie centrale. L'Iran qui, avec ses &#233;normes r&#233;serves de p&#233;trole et de gaz, se trouve dans une position strat&#233;gique, est une cible &#233;vidente pour ces plans irresponsables.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;View online : &lt;a href="https://www.contreinfo.org" class="spip_out"&gt;www.contreinfo.org&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
