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	<title>Alternatives International</title>
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	<description>We are social and political movements struggling against social injustices, neoliberalism, imperialism and war. We are building solidarity between social movements at the local, national and international level. More...</description>
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		<title>Alternatives International</title>
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		<title>L'&#233;tranglement des Palestiniens</title>
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		<dc:creator> Pierre Barbancey</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;La suspension des aides a renforc&#233; les partisans du Hamas et ceux d'un dangereux r&#232;glement unilat&#233;ral en Isra&#235;l.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.alterinter.org/?-L-arc-des-crises-" rel="directory"&gt;L'arc des crises&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La suspension des aides a renforc&#233; les partisans du Hamas et ceux d'un dangereux r&#232;glement unilat&#233;ral en Isra&#235;l.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Qu'esp&#232;re l'Union europ&#233;en- ne en cessant son aide &#224; l'Autorit&#233; palestinienne ? Officiellement, elle attend du gouvernement palestinien dirig&#233; par le Hamas la reconnaissance d'Isra&#235;l. Mais personne n'est dupe. M&#234;me James Wolfensohn, &#233;missaire du &#171; quartet &#187; (&#201;tats-Unis, Union europ&#233;enne, Russie et ONU) pour le Proche-Orient, qui vient de pr&#233;senter sa d&#233;mission, le dit dans son rapport final qu'il vient de remettre. Il affirme clairement que les Nations unies et les ONG ne seront pas en mesure de combler le vide qui r&#233;sulterait d'un effondrement de l'Autorit&#233; palestinienne du fait des pressions occidentales. Selon lui, si les aides ne sont pas r&#233;tablies, le taux de ch&#244;mage atteindra les 47 % et la pauvret&#233; les 74 % en 2008 &#171; Cela m'&#233;tonnerait que quelqu'un sorte gagnant de la fin de la scolarisation des enfants ou d'une famine palestinienne. Et je ne crois pas que des membres du &#171; quartet &#187; pensent que cela puisse constituer une politique viable. &#187; Apr&#232;s avoir investi plus d'un milliard de dollars par an en aides aux Palestiniens, notamment dans la construction d'infrastructures et la relance d'une &#233;conomie n&#233;cessaires &#224; l'av&#232;nement d'un &#171; &#201;tat palestinien viable, interroge-t-il, allons-nous tout simplement abandonner ces objectifs ? &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est bien la question. Or l'attitude de l'Union europ&#233;enne n'a fait que renforcer la politique isra&#233;lienne et celle du Hamas. D'ailleurs, Isma&#239;l Hanyeh, le premier ministre palestinien, peut d&#233;clarer sans &#234;tre inqui&#233;t&#233; que &#171; le gouvernement restera fid&#232;le aux droits palestiniens et continuera &#224; rechercher la formule qui prot&#232;ge la population palestinienne. La crise financi&#232;re n'a jamais &#233;t&#233; un facteur de division pour les Palestiniens. Elle sera un facteur d'union &#187;. Quant au gouvernement isra&#233;lien, il ne pouvait r&#234;ver d'une meilleure situation et avance ses pions dans la r&#233;alisation de son projet unilat&#233;ral : l'annexion des grands blocs de colonies et de J&#233;rusalem-Est avec l'ach&#232;vement du mur et la &#171; cantonisation &#187; des territoires palestiniens qui n'auront plus alors de continuit&#233; territoriale. Et quand on &#233;voque l'aide humanitaire, on ne parle plus des droits politiques...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'UE est le principal bailleur de fonds des Palestiniens, avec au total quelque 500 millions d'euros vers&#233;s par an, dont 250 millions vers&#233;s directement par la Commission &#224; Bruxelles et le reste par les &#201;tats membres. Elle travaille maintenant &#224; la cr&#233;ation d'un fonds destin&#233; &#224; aider les Palestiniens sans passer par le gouvernement dirig&#233; par le Hamas, un m&#233;canisme qu'ils esp&#232;rent finaliser en juin si la Banque mondiale accepte d'y participer. L'UE voudrait avoir mis sur pied ce fonds sp&#233;cial d'ici le sommet europ&#233;en des 15 et 16 juin. Le probl&#232;me est maintenant de savoir si la Banque mondiale accepterait de piloter ce fonds. Or cette derni&#232;re ne s'engagera que lorsqu'elle sera certaine du soutien total des Am&#233;ricains &#224; ce m&#233;canisme, ce qui n'est pas encore acquis. Ce qui permet aux Isra&#233;liens de d&#233;clarer qu'ils sont pr&#234;ts &#224; d&#233;bloquer une partie des avoirs fiscaux palestiniens qu'ils retiennent, mais seulement lorsque ce m&#233;canisme sera en place. En attendant, la population palestinienne voit ses conditions de vie se d&#233;grader chaque jour un peu plus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce contexte, l'initiative du dirigeant palestinien du Fatah, Marwan Barghouti, toujours en prison, qui a abouti &#224; l'&#233;laboration d'un &#171; document de consensus national &#187; et sign&#233; par les repr&#233;sentants emprisonn&#233;s du Hamas, du Djihad islamique, du Front populaire pour la lib&#233;ration de la Palestine (FPLP) et du Front d&#233;mocratique pour la lib&#233;ration de la Palestine (FDLP), est d'une importance capitale. Le document reconna&#238;t l'OLP comme &#171; seul repr&#233;sentant l&#233;gitime &#187; du peuple palestinien et appelle &#224; sa r&#233;activation d&#232;s lors que le Hamas et le Djihad en seront devenus membres. Il parle d'un &#201;tat palestinien dans les fronti&#232;res de 1967, invite le pr&#233;sident Abbas &#224; n&#233;gocier sur la base du plan de paix arabe de 2002 qui parle de la Palestine aux c&#244;t&#233;s d&#235;l. On est loin de la ligne officielle du Hamas, mais le document, sign&#233; par des personnalit&#233;s respect&#233;es et appr&#233;ci&#233;es par les Palestiniens, permet justement un dialogue des factions palestiniennes, apte &#224; d&#233;bloquer l'impasse politique et &#224; d&#233;jouer les plans isra&#233;liens unilat&#233;raux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mahmoud Abbas a &#171; pleinement endoss&#233; &#187; le document. Un porte-parole du gouvernement Hamas l'a qualifi&#233; de &#171; bonne base de d&#233;part pour un dialogue national, mais qui n&#233;cessite encore des tractations &#187;. Au lieu d'asphyxier financi&#232;rement le peuple palestinien, ce qui risque d'amener le chaos, voire la relance d'une nouvelle Intifada, il para&#238;t plus important d'aider &#224; l'&#233;mergence de cette force et pouvoir reprendre un processus de paix moribond. Ce qui suppose la fin de l'occupation et du bouclage des territoires palestiniens, l'arr&#234;t de la construction du mur et la politique du fait accompli, notamment dans l'annexion de J&#233;rusalem-Est.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pierre Barbancey&lt;br class='autobr' /&gt;
L'Humanit&#233;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>SOS Palestine</title>
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		<dc:language>en</dc:language>
		<dc:creator> Pierre Barbancey</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Voyage sur une terre palestinienne exsangue o&#249; la situation ne cesse de se tendre depuis la suspension, apr&#232;s l'&#233;lection du Hamas, des aides des &#201;tats-Unis et de l'Europe.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.alterinter.org/?-L-arc-des-crises-" rel="directory"&gt;L'arc des crises&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les rues de Naplouse sont &#233;trangement vides en cette fin de matin&#233;e. Cette grande ville marchande du nord de la Cisjordanie a pourtant appris &#224; vivre avec le blocus, impos&#233; de fa&#231;on quasi permanente par l'arm&#233;e isra&#233;lienne, et les incursions militaires meurtri&#232;res. Comme l'ensemble des cit&#233;s palestiniennes, &#233;trangl&#233;es par l'occupation et le mur qui les transforme en bantoustans. Mais la fin de l'aide financi&#232;re d&#233;cid&#233;e par la communaut&#233; internationale frappe de plein fouet la population. Les 165 000 fonctionnaires de l'Autorit&#233; palestinienne (AP) ne sont plus pay&#233;s depuis deux mois, ce qui signifie que pr&#232;s d'un million de personnes n'ont plus rien pour vivre. C'est ce que confirme Nasser Abou Jeash, maire de Beit Dajan (&#224; l'est de Naplouse) et des sept villages environnants. &#171; Nous n'arrivons plus &#224; payer l'&#233;lectricit&#233; qui vient d'Isra&#235;l parce que les gens n'ont plus d'argent et ne paient plus leurs factures, insiste-t-il. Nous nous attendons &#224; une coupure tr&#232;s rapidement. Nous avons le m&#234;me souci avec l'eau et surtout pour le ramassage des ordures m&#233;nag&#232;res, avec toutes les cons&#233;quences sanitaires que cela comporte. &#187; Il explique que, &#171; en tant que Palestiniens, nous ne sommes pas &#233;tonn&#233;s par la position des &#201;tats-Unis qui sont toujours avec Isra&#235;l. Mais on ne comprend pas l'Union europ&#233;enne (UE). Je suis contre le Hamas mais les Europ&#233;ens doivent se rendre compte du r&#233;sultat de leur blocage. C'est la population qui en subit les cons&#233;quences &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mise en place d'une coop&#233;rative&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Motaz Assayed, professeur de math&#233;matiques &#224; Naplouse, en sait quelque chose. Il n'est plus pay&#233; alors que &#171; l'accord &#233;tait que l'UE nous aide jusqu'&#224; la cr&#233;ation d'un &#201;tat palestinien. Or il y a toujours occupation. Pensez-vous que nous soyons contents de mendier ainsi l'aide internationale ? &#187;. Pour s'en sortir, lui et ses coll&#232;gues font jouer la solidarit&#233;. Ils ont mis en place une sorte de coop&#233;rative et vont s'adresser aux commer&#231;ants pour obtenir des cr&#233;dits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; La situation est tr&#232;s difficile &#187;, avoue Abou Mohammed, qui poss&#232;de une grande &#233;picerie dans le centre de Naplouse. Six de ses conteneurs de marchandises sont bloqu&#233;s par les Isra&#233;liens au port d'Ashdod, sans raison, ce qui lui co&#251;te plusieurs milliers de shekels par jour, pour rien. &#171; Les achats des gens ont&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;diminu&#233; de 50 %. Ils n'ach&#232;tent que le strict n&#233;cessaire, huile, farine, pois chiches, et le moins cher possible. Regardez, il n'y a personne dans mon magasin ni dans la rue alors que nous sommes dans une art&#232;re commer&#231;ante. Les checks-points emp&#234;chent tout mouvement et il est difficile de distribuer la marchandise dans les villages alentour. &#187; M&#234;me tonalit&#233; dans l'&#233;choppe de Lotfi qui dit vendre &#171; 85 % de moins qu'avant. Je vends quelques sandwichs et du tabac. Mais les gens n'ach&#232;tent plus de bonbons ou de chocolat &#187;. Encore plus significatif peut-&#234;tre est ce que raconte Swail, vendeur et r&#233;parateur de montres : &#171; L'autre jour une personne est venue vendre sa montre parce qu'elle devait aller chez le docteur et n'avait pas d'argent. La montre ne valait rien, alors je l'ai accompagn&#233;e et j'ai pay&#233; le m&#233;decin. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; La situation sanitaire est particuli&#232;rement d&#233;sastreuse, souligne le docteur Nasri, secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral adjoint du syndicat des dentistes en Cisjordanie. Nous manquons de mat&#233;riel et de m&#233;dicaments, surtout pour les maladies chroniques. Il y a des cas qu'on ne peut traiter nulle part dans les territoires palestiniens, alors il faut envoyer les malades en Jordanie ou en Isra&#235;l. Mais depuis la victoire du Hamas, les Isra&#233;liens font payer le double du prix normal, qu'ils d&#233;duisent de ce qu'ils doivent &#224; l'Autorit&#233; palestinienne. &#187; Il suffit de parcourir les couloirs des &#233;tablissements hospitaliers palestiniens pour se rendre compte de l'&#233;tendue du d&#233;sastre. Les centres de dialyse sont particuli&#232;rement affect&#233;s parce qu'ils demandent beaucoup de mat&#233;riel. Zoher Loubbadi a &#233;t&#233; pr&#233;venu, &#224; Naplouse, que ses s&#233;ances de dialyse n'auraient plus lieu trois fois mais deux fois par semaine seulement. &#171; Quand on est dialys&#233;, on ne peut pas vraiment travailler. Sans aide on ne s'en sortira pas &#187;, dit-il. &#192; l'h&#244;pital Shifa de Naplouse, le stock de filtres disponibles pour les dialyses permettra de tenir encore une semaine, selon le docteur Mazen El Alouni. Sur les 28 machines disponibles, six ne marchent plus et les Isra&#233;liens bloquent le passage des pi&#232;ces de rechange. Mazen parle aussi de cette femme, atteinte d'un cancer du sein, envoy&#233;e dans un premier temps en Isra&#235;l et renvoy&#233;e &#224; Gaza apr&#232;s la victoire du Hamas : elle est morte la veille de cet entretien par faute de soins. &#171; Depuis deux mois nous ne pratiquons plus de chimioth&#233;rapie &#187;, explique le praticien. Saleh Dali, infirmi&#232;re-chef, raconte ainsi la mort il y a une semaine de Razak El Sawir, vingt-deux ans, &#171; parce qu'il ne pouvait plus faire de chimio. Si &#231;a continue tous les patients vont mourir &#187;. Au centre des nouveau-n&#233;s, plusieurs b&#233;b&#233;s sont dans les couveuses. Majdia Jouda, la directrice, montre une liste des fournitures manquantes, des antibiotiques aux tubes de connexion d'oxyg&#232;ne et pour la ventilation des b&#233;b&#233;s, qui s'ajoutent &#224; la p&#233;nurie de coton, de drains et au d&#233;part de nombreux personnels non pay&#233;s. &#171; Pourquoi l'Union europ&#233;enne ne nous aide-t-elle pas ? demande, angoiss&#233;e, Abdelhadi El Ahr, en pleine s&#233;ance de dialyse. &#192; cause de cette maladie, je ne peux pas travailler et je n'ai pas d'argent. Sans les aides, je ne pourrai plus me soigner. Pourquoi nous punissez-vous ? Vous parlez toujours de d&#233;mocratie, c'est ce que nous avons fait. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; Deir El-Ballah, dans le centre de la bande de Gaza, l'usine de biscuits Alawda tourne au ralenti. &#171; Ces deux derniers mois nous n'avons travaill&#233; en tout et pour tout qu'une dizaine de jours car nous ne pouvons plus exporter en Cisjordanie et nous manquons de mati&#232;re pour la fabrication &#187;, indique Ahmed, en charge de l'administration. R&#233;sultat, les 300 salari&#233;s se retrouvent au ch&#244;mage technique et ne sont pay&#233;s que pour les heures qu'ils font r&#233;ellement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pay&#233; huit euros par jour&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est le cas de Mohammed Al Lowah qui travaille l&#224; depuis quinze ans et vient tous les jours pour savoir s'il y a de l'embauche. Mari&#233;, p&#232;re de huit enfants, il gagnait jusqu'&#224; maintenant 30 shekels par jour (environ 8 euros) et se demande tous les jours &#171; comment ramener du pain &#224; la maison &#187;. &#171; Je fais comme tout le monde, explique-t-il simplement. J'emprunte de l'argent &#224; droite &#224; gauche. Je ne peux plus acheter de viande, plus de v&#234;tements pour les enfants, je ne leur donne plus un shekel lorsqu'ils partent (ce qui est une tradition chez les Palestiniens - NDLR), on ne fait m&#234;me plus de sorties en famille parce que je ne peux m&#234;me pas leur payer une glace. &#187; Raed, un pompier de vingt-quatre ans, est maintenant oblig&#233; de faire des petits boulots pour nourrir sa famille. &#171; J'ai des cr&#233;dits que je dois rembourser &#224; la banque, environ 10 000 dollars. Abou Rahna, boucher de son &#233;tat, fait ses comptes : &#171; Je vends moiti&#233; moins de viande qu'il y a trois mois. Les gens n'ont plus d'argent. Si &#231;a continue, ce sera le chaos. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Anwar Abou-Eisheh, professeur de droit &#224; l'universit&#233; Al-Qods (J&#233;rusalem), qui n'a touch&#233; que 20 % de son salaire, ne cache pas son agacement : &#171; On parle de l'aide de la communaut&#233; internationale, mais la moiti&#233; de celle-ci finit dans les poches des Isra&#233;liens. Notre &#233;conomie est d&#233;pendante &#224; 100 %, toute importation passe par Isra&#235;l avec des conditions isra&#233;liennes. 80 % de ce que nous consommons est isra&#233;lien. &#187; Pour lui, il y a une sorte d'hypocrisie &#224; parler de soutien aux Palestiniens. &#171; Pourquoi l'occupant n'assume-t-il pas ses responsabilit&#233;s ? C'est pourtant ce que pr&#233;voient les conventions internationales. L'Autorit&#233; palestinienne est sans autorit&#233;, il n'y a pas d'&#201;tat, pas de libert&#233;, pas de s&#233;paration. &#187; Le docteur Issa Janineh, directeur d'un l'h&#244;pital pr&#232;s de Bethl&#233;em qui s'inqui&#232;te de la p&#233;nurie dans son &#233;tablissement, ne pense pas pouvoir tenir plus de deux semaines. &#171; L'Union europ&#233;enne a un grand r&#244;le &#224; jouer, la proposition fran&#231;aise est bonne. M&#234;me si je pense que nous devons faire pression nous aussi sur notre gouvernement pour qu'il accepte les r&#233;solutions internationales, notamment la 242 et la 338, ce n'est pas en nous affamant et en laissant mourir nos malades que ce but sera atteint. Au contraire. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pierre Barbancey&lt;br class='autobr' /&gt;
L'Humanit&#233;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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