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	<title>Alternatives International</title>
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	<description>We are social and political movements struggling against social injustices, neoliberalism, imperialism and war. We are building solidarity between social movements at the local, national and international level. More...</description>
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		<title>Alternatives International</title>
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		<title>&#171;Oui nous l'avons fait pour le p&#233;trole&#187;...</title>
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		<dc:date>2007-09-26T15:28:11Z</dc:date>
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		<dc:language>en</dc:language>
		<dc:creator>Naomi Klein</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Greenspan r&#233;pond aux questions incisives d'Amy Goodman et Naomi Klein sur les raisons de la guerre d'Irak, la politique &#233;conomique de Bush, le FMI, la crise des subprime.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.alterinter.org/?-L-arc-des-crises-" rel="directory"&gt;L'arc des crises&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Greenspan r&#233;pond aux questions incisives d'Amy Goodman et Naomi Klein sur les raisons de la guerre d'Irak, la politique &#233;conomique de Bush, le FMI, la crise des subprime.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Goodman : Alors que la crise du cr&#233;dit continue &#224; s'&#233;tendre et que le dollar a atteint son niveau le plus bas, nous recevons aujourd'hui l'ancien directeur de la R&#233;serve F&#233;d&#233;rale, Alan Greespan qui a dirig&#233; la Banque Centrale durant presque deux d&#233;cennies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il a &#233;t&#233; nomm&#233; en 1987 par Ronald Reagan et a quitt&#233; son poste en janvier 2006 apr&#232;s avoir d&#233;termin&#233; les taux d'int&#233;r&#234;ts sous quatre pr&#233;sidents diff&#233;rents. Surnomm&#233; Le Maestro, il &#233;tait consid&#233;r&#233; comme l'un des d&#233;cideurs &#233;conomiques les plus importants au monde. Il vient d'&#233;crire un livre de 500 pages o&#249; il raconte ses m&#233;moires, L'Age des Turbulences.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Goodman : C'est un plaisir de vous avoir parmi nous. Vous avez travaill&#233; avec le pr&#233;sident Reagan, les deux pr&#233;sidents Bush, et le pr&#233;sident Clinton, que vous qualifiez de pr&#233;sident R&#233;publicain. Pourquoi ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Greenspan : C'&#233;tait sens&#233; &#234;tre quasiment une plaisanterie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Goodman : Parlez nous de lui&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Greenspan : J'ai d&#233;clar&#233; &#234;tre un R&#233;publicain libertarien [1], ce qui signifie que je crois en un certain nombre d'id&#233;es comme la r&#233;duction de la taille de l'&#233;tat, les contraintes sur le d&#233;ficit public, le march&#233;, la mondialisation, et toute une s&#233;rie d'autres th&#232;mes, comme la r&#233;forme du syst&#232;me de sant&#233;. Comme vous devez vous en souvenir, Clinton &#233;tait pratiquement sur la m&#234;me .... Il appliquait ce m&#234;me programme. Comme il l'a dit nous &#233;tions tous deux comme un vieux couple, car c'est un D&#233;mocrate centriste, ce qui n'est pas tr&#232;s &#233;loign&#233; des libertariens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Goodman : A quel point diriez vous que vous &#233;tiez d'accord avec lui ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Greenspan : Sur les questions &#233;conomiques, je dirais 80%&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Goodman : Et au sujet du pr&#233;sident Bush ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Greenspan : le pr&#233;sident Bush avait cette caract&#233;ristique merveilleuse de savoir qu'il n'&#233;tait pas &#224; son avantage ni au n&#244;tre d'interf&#233;rer avec les actions de la Fed. Et je dois dire que durant toutes ses ann&#233;es il ne s'est jamais ravis&#233; au sujet des actions de la Fed. C'&#233;tait tr&#232;s important pour nous, et nous l'appr&#233;ciions beaucoup.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais comme je l'ai dit dans mon livre, il ne s'est pas oppos&#233;, comme je le pensais n&#233;cessaire, &#224; un congr&#232;s R&#233;publicain indisciplin&#233;, qui je le crois s'est &#233;gar&#233;, et a commenc&#233; &#224; d&#233;penser et &#224; cr&#233;er toutes sortes de d&#233;ficits budg&#233;taires. Sur le fond, ce que je crois, c'est que le gouvernement aurait pu faire beaucoup mieux si le droit de veto pr&#233;sidentiel avait &#233;t&#233; utilis&#233;. Comme vous vous en souvenez il n'a pas utilis&#233; du tout son droit de veto. Cela aurais je le crois conduit &#224; des travaux plus &#233;quilibr&#233; au Congr&#232;s, et en ce sens, c'est &#224; mon avis un bilan mitig&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La guerre d'Irak&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Goodman : parlons de la guerre en Irak. Vous avez d&#233;clar&#233; ce qui pour beaucoup, dans les cercles ou vous &#233;voluez, est inavouable. Que la guerre en Irak &#233;tait pour le p&#233;trole. Pouvez-vous vous expliquer ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Greenspan : L'argument que je soulevais, c'est que s'il n'y avait pas eu de p&#233;trole sous les sables d'Irak, Saddam Hussein n'aurait jamais &#233;t&#233; en mesure d'accumuler les ressources qui lui permettaient de menacer ses voisins, l'Iran, le Kowait, l'Arabie Saoudite. L'ayant observ&#233; durant trente ans, j'&#233;tais effray&#233; &#224; l'id&#233;e que s'il parvenait &#224; obtenir une arme nucl&#233;aire - je crois qu'il &#233;tait tr&#232;s capable d'en acheter une - il aurait tent&#233; et serait peut-&#234;tre parvenu a contr&#244;ler le flux du p&#233;trole via le d&#233;troit d'Ormuz. C'est le chenal par lequel passent 18 ou 19 millions de barils par jour sur les 85 millions de la production mondiale. S'il avait d&#233;cid&#233; de bloquer, disons 7 millions de barils, ce qu'il aurait pu faire en contr&#244;lant le d&#233;troit, il aurait &#233;galement bloqu&#233; une partie significative de l'activit&#233; &#233;conomique mondiale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ampleur de la menace qu'il repr&#233;sentait, telle que j'en percevais l'&#233;mergence, &#233;tait effrayante. Donc le chasser de ses fonctions, le chasser de la position de pouvoir qu'il avait, c'&#233;tait essentiel. Que cela soit fait d'une fa&#231;on ou d'une autre n'avait pas d' importance. Mais pour moi il est clair que s'il n'y avait pas de ressources p&#233;troli&#232;res en Irak, l'aspect global de l'&#233;volution de cette r&#233;gion du Moyen Orient aurait &#233;t&#233; diff&#233;rent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Klein : Je me demande si cela d&#233;range M. Greenspan que toutes ces guerres pour les ressources dans des pays &#233;trangers soient en fait ill&#233;gales. M. Greenspan d&#233;fend l'&#233;tat de droit, l'importance de l'&#233;tat de droit, dans son livre. Mais dans ses d&#233;clarations sur les raisons pour lesquelles cette question n'a pas &#233;t&#233; soulev&#233;e en public, il dit que cela n'&#233;tait pas politiquement opportun. M. Greenspan, &#234;tes vous conscient que selon les trait&#233;s de la Haye et la convention de Gen&#232;ve, il est ill&#233;gal d'envahir un pays pour ses ressources naturelles ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Greespan : Non, ce que je disais c'est que le probl&#232;me qui pr&#233;occupait, comme vous le savez, la plupart des gens en faveur de la guerre c'&#233;tait celui des armes de destructions massives. Personnellement, je pensais que Saddam se comportait de telle mani&#232;re qu'il avait probablement, pratiquement certainement, des armes de destruction massive. J'ai &#233;t&#233; surpris, comme la plupart, qu'il n'en ait pas. Mais ce que je disais, c'est que ma raison d'&#234;tre r&#233;joui de voir Saddam chass&#233; du pouvoir n'avait rien a voir avec les armes de destruction massive. Elle avait &#224; voir avec la menace potentielle qu'il pouvait exercer sur le reste du monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Klein : Oui, je comprends cela. Mais il n'a pas &#233;t&#233; simplement chass&#233;. Les USA ont envahi l'Irak, l'ont occup&#233; et ont pris le contr&#244;le de ses ressources. Selon les lois internationales, c'est ill&#233;gal de mener une guerre pour obtenir le contr&#244;le des ressources naturelles d'un pays souverain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Greenspan : Oui, non. Je suis tout &#224; fait conscient du fait qu'il s'agit l&#224; d'un probl&#232;me hautement, terriblement important. Comme je l'ai dit dans d'autres circonstances, j'ai toujours pens&#233; que la question &#233;tait celle de l'action pr&#233;ventive, souvent appel&#233;e pr&#233;-emptive, de la part de certains pays pour s&#233;curiser des ressources, ou autre chose de m&#234;me nature. C'est un probl&#232;me qui remonte &#224; la guerre froide, lorsque nous &#233;tions confront&#233;s au dilemme moral de ce qu'il convient de faire quand vous pensez qu'un missile vient vers vous, sans que vous soyez s&#251;r s'il s'agisse d'un accident ou pas. C'est un probl&#232;me moral important pour les soci&#233;t&#233;s civilis&#233;es. (...)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Klein : vous vous &#234;tes aussi fait l'avocat des th&#233;rapies &#233;conomiques de choc, et vous avez soutenu les programmes du FMI qui ont transform&#233; tr&#232;s tr&#232;s rapidement des &#233;conomies. Vous dites aussi que vous d&#233;fendez l'&#233;tat de droit. Mais je me demande comment, pour un pays comme la Russie, il pourrait y avoir un &#233;tat de droit quand il subit une transformation acc&#233;l&#233;r&#233;e de ce type.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Greenspan : souvenez vous que le march&#233; ne na&#238;t pas simplement de l'&#233;limination de la planification centralis&#233;e. Souvenez vous, lorsque le mur de Berlin est tomb&#233; et que l'Union Sovi&#233;tique s'est d&#233;sint&#233;gr&#233;e, il n'y avait pas d'&#233;conomie de march&#233;. Essentiellement c'&#233;tait une &#233;conomie de march&#233; noir. Ils ont tent&#233; de d&#233;velopper les institutions d'une soci&#233;t&#233; d&#233;mocratique et ce n'&#233;tait pas quelque chose qu'ils avaient depuis des g&#233;n&#233;rations. Comme vous pouvez l'observez maintenant, il y a un autoritarisme accru. C'est une soci&#233;t&#233; travers&#233;e par diff&#233;rents mouvements, &#224; diff&#233;rents niveaux. Je ne sais pas exactement o&#249; ils vont, mais je n'aime pas la direction qu'ils ont pris ces derni&#232;res ann&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;9 milliards de dollars &#233;vapor&#233;s en Irak&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;je voudrais revenir en arri&#232;re sur l'Irak, et vous demandez votre avis au sujet d'un article de Jim Steele et Don Barlett publi&#233; par Vanity Fair, o&#249; ils parlent des milliards perdus en Irak. Ils commencent leur article en disant &#171; D'avril 2003 &#224; juin 2004, [12 milliards] de dollars US, la plupart appartenant au peuple irakien, ont &#233;t&#233; exp&#233;di&#233; de la Fed &#224; Bagdad, o&#249; ils ont &#233;t&#233; remis &#224; l'Autorit&#233; Provisoire de la Coalition. Une partie de cette somme a &#233;t&#233; utilis&#233;e pour des projets et maintenir &#224; flot les minist&#232;res, mais de fa&#231;on incroyable, au moins 9 milliards ont &#233;t&#233; perdus, ont disparu, en paroxysme de mauvaise gestion et d'avidit&#233;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alan Greespan, quand vous dirigiez la Fed, quelle connaissance avez-vous eu de ces faits ? Avez-vous enqu&#234;t&#233; ? Etiez-vous alert&#233; &#224; ce sujet ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Greenspan : Nous &#233;tions principalement impliqu&#233;s dans les efforts pour cr&#233;er une devise viable pour la Banque Centrale d'Irak. Ce que nous avons fait, avec succ&#232;s me semble-t-il, c'est de cr&#233;er un syst&#232;me financier viable, m&#234;me dans les circonstances actuelles. Il y a eu, pour autant que le puisse en juger, d'&#233;normes fuites de ressources dans des zones que personne aujourd'hui ne parvient &#224; comprendre ou &#224; suivre. Cela n'a rien &#224; voir avec la Banque Centrale. Nos relations avec elle nous agissions au plus comme un interm&#233;diaire pour les aider &#224; cr&#233;er un syst&#232;me, qui existe aujourd'hui, fonctionnant raisonnablement bien, malgr&#233; tous les probl&#232;mes. Le probl&#232;me auquel vous faites r&#233;f&#233;rence n'a rien &#224; voir avec la Fed, et ses relations avec la Banque Centrale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Goodman : Ils parlent par exemple d'un jour o&#249; un semi remorque a charg&#233;, au centre d'op&#233;ration d'East Rutheford de la Banque F&#233;d&#233;rale de New York, situ&#233; au 100 Orchard Street. Bien qu'ils soient accoutum&#233;s &#224; recevoir et exp&#233;dier de grandes quantit&#233;s d'argent, les coffres n'avaient jamais trait&#233; une commande de cette ampleur : 2,4 milliards en billets de 100 dollars. Mais au bout du compte, encore une fois, 9 milliards sur 12 ont disparu en Irak.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Greenspan : je n'ai pas connaissance de ces circonstances. Et cela n'a certainement pas &#233;t&#233; port&#233; &#224; mon attention. Franchement,je trouve tr&#232;s peu vraisemblable que ces ordres de grandeur ait &#233;t&#233; impliqu&#233;s par les chiffres sur lesquels nous travaillions. Il faudrait &#234;tre s&#251;r de cela. Il y a eu beaucoup de confusion au sujet de ces pertes, et des gens ont utilis&#233; le dinar, la devise irakienne, en pensant que c'&#233;taient des dollars US. Evidemment cela donne une vue tr&#232;s fausse. J'ai vu r&#233;cemment plusieurs articles tr&#232;s r&#233;cents, dans lesquels ce type d'erreur &#233;tait faite. Ce que je peux vous dire c'est que de tels chiffres, de l'ordre de ceux dont vous parlez, n'ont jamais &#233;t&#233; soumis &#224; la Fed.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Goodman : C'est bas&#233; sur un article qui a &#233;t&#233; prim&#233;, publi&#233; par Vanity Fair,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Greenspan : Les prix ne donnent pas n&#233;cessairement...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Goodman : Non, je veux dire Don Barlett et Jim Steele qui sont des journalistes qui ont re&#231;u le Pulitzer. Je suis s&#251;r que vous connaissez leur travail. Mais revenons &#224; Naomi Klein&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Klein : j'ajouterai simplement que je trouve plut&#244;t surprenant que M. Greenspan ne soit pas inform&#233; de ce scandale concernant les milliards manquant en Irak, car Paul Bremer a du t&#233;moigner devant le Congr&#232;s et a &#233;t&#233; interrog&#233; directement au sujet de ces milliards manquants. Ils ont fait l'objet d'enqu&#234;te &#224; un haut niveau. Il y a un &#233;norme dossier &#224; ce sujet. Donc ce n'est absolument pas un secret, et ce n'est pas une question qui serait confin&#233;e &#224; Vanity Fair.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Greenspan : Je ne dis pas que les pertes ne sont pas r&#233;elles. Je crois qu'elles le sont car, de fa&#231;on &#233;vidente, nous ne pouvons justifier de l'ensemble des revenus du p&#233;trole. Je dis simplement que ce n'est pas quelque chose qui &#233;tait directement li&#233; &#224; l'action de la Fed de New York dont nous parlions. (...)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les critiques de Krugman&lt;br class='autobr' /&gt;
Goodman : je voudrais aborder votre travail &#224; la t&#234;te de la Fed, et vous interroger sur l'article de Paul Krugman titr&#233; &#171; Sad Alan Lament &#187; (Les lamentations du triste Alan) qui aborde la question du soutien aux baisses d'imp&#244;ts de Bush. Krugman &#233;crit &#171; M. Greenspan vient de publier un livre o&#249; il fustige le gouvernement Bush pour son irresponsabilit&#233; en mati&#232;re fiscale. D&#233;sol&#233;, mais ces critiques viennent six ans et mille milliards trop tard. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; M. Greenspan d&#233;clare maintenant qu'il ne pensait pas avoir donn&#233; le feu vert aux baisses d'imp&#244;ts et qu'il &#233;tait &#233;tonn&#233; par les r&#233;actions politiques provoqu&#233;es par ces remarques &#187; (...)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Si quiconque avait des doutes au sujet de la d&#233;termination de M. Greenspan &#224; ne pas g&#234;ner le gouvernement Bush, ces doutes s'envolaient deux ans plus tard, lorsque le gouvernement proposait une nouvelle baisse, alors m&#234;me que le budget &#233;tait en d&#233;ficit &#233;lev&#233;. Et devinez quoi ? L'ancien grand pr&#234;tre de la discipline fiscale n'objectait pas. &#187; (...)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Votre r&#233;ponse Alan Greenspan ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Greenspan : je trouve cela tr&#232;s f&#226;cheux. Paul est un bon &#233;conomiste. Je le connais depuis des ann&#233;es. Il a tort fondamentalement sur nombre de faits, de fait probablement tous ceux que vous avez cit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'abord, j'&#233;tais en faveur des baisses d'imp&#244;ts de n'importe quelle nature, en accord avec tous les experts, quand nous &#233;tions potentiellement face &#224; un accroissement des surplus. Si nous avions autoris&#233; ces surplus quand la dette des USA tendait vers z&#233;ro, nous aurions laiss&#233; le gouvernement f&#233;d&#233;ral accumuler d'&#233;normes montants de ressources venant des entreprises. (...)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La crise des sub-prime&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Goodman : au sujet de la crise des sub-prime &#224; laquelle nous assistons aujourd'hui, de nombreuses personnes disent que vous y avez s&#233;rieusement contribu&#233;, que vous en avez jet&#233; les fondations en maintenant les taux d'int&#233;r&#234;ts bas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Greespan : la crise des sub-prime est un r&#233;sultat des taux d' int&#233;r&#234;ts bas. Ces taux, si on observe le contexte de l'augmentation des prix dans l'immobilier au niveau mondial, sont clairement un probl&#232;me mondial. C'est le r&#233;sultat des changements fondamentaux qui r&#233;sultent de la fin de guerre froide. Cette bulle immobili&#232;re existe dans une dizaine de pays dans le monde, ce qui plaide en faveur d'une explication globale, pas locale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons essentiellement tent&#233; aux USA d'augmenter les taux des emprunts immobiliers et de ralentir la bulle. Souvenez vous, c'est la bulle qui a cr&#233;&#233; une bonne part des probl&#232;mes que nous avons eu dans le march&#233; des sub-prime. Nous avons &#233;chou&#233;. Cela nous indique qu'il y a des forces mondiales qui sont &#224; l'&#339;uvre. (...)&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Publication originale Democracy Now, traduction Contre Info&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;[1] Le courant libertarien rassemble les membres de la droite am&#233;ricaine les plus vigoureusement oppos&#233;s &#224; l'intervention de l'&#233;tat dans la vie sociale, qui se veulent les h&#233;ritiers de l'esprit des pionniers. Dans sa version extr&#234;miste il peut prendre la forme d'un anarchisme de droite qui a donn&#233; naissance aux milices patriotiques&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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