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	<title>Alternatives International</title>
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	<description>We are social and political movements struggling against social injustices, neoliberalism, imperialism and war. We are building solidarity between social movements at the local, national and international level. More...</description>
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		<title>Alternatives International</title>
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		<title>Une destruction programm&#233;e</title>
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		<dc:date>2007-09-11T19:50:21Z</dc:date>
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		<dc:language>en</dc:language>
		<dc:creator>Matin Baraki</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;La destruction des structures &#233;tatiques de l'Afghanistan a d&#233;j&#224; d&#233;but&#233; en 1979. L'ancien directeur de la CIA et actuel ministre am&#233;ricain de la D&#233;fense Robert Gates &#233;crit, dans ses m&#233;moires, que les services de renseignements am&#233;ricains ont d&#233;j&#224; commenc&#233; &#224; soutenir les islamistes afghans six mois avant l'intervention sovi&#233;tique fin 1979. Le conseiller &#224; la S&#233;curit&#233; du pr&#233;sident am&#233;ricain Jimmy Carter, Zbigniev Brzezinski, confirmait &#233;galement que celui-ci avait sign&#233; le 3 juillet 1979 la premi&#232;re directive sur le soutien secret de l'opposition islamique contre le r&#233;gime de Kaboul [3]. Ensuite a eu lieu l'intervention sovi&#233;tique et de cette mani&#232;re le conflit afghan s'est internationalis&#233;. Il ne s'agissait plus en premier lieu de l'Afghanistan mais de faire du pays un Vietnam pour l'URSS. L'Afghanistan a &#233;t&#233; victime de cette strat&#233;gie. Pr&#232;s de 30 ans plus tard, il n'y a pas de fin pr&#233;visible &#224; la trag&#233;die afghane.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.alterinter.org/?-L-arc-des-crises-" rel="directory"&gt;L'arc des crises&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La destruction des structures &#233;tatiques de l'Afghanistan a d&#233;j&#224; d&#233;but&#233; en 1979. L'ancien directeur de la CIA et actuel ministre am&#233;ricain de la D&#233;fense Robert Gates &#233;crit, dans ses m&#233;moires, que les services de renseignements am&#233;ricains ont d&#233;j&#224; commenc&#233; &#224; soutenir les islamistes afghans six mois avant l'intervention sovi&#233;tique fin 1979. Le conseiller &#224; la S&#233;curit&#233; du pr&#233;sident am&#233;ricain Jimmy Carter, Zbigniev Brzezinski, confirmait &#233;galement que celui-ci avait sign&#233; le 3 juillet 1979 la premi&#232;re directive sur le soutien secret de l'opposition islamique contre le r&#233;gime de Kaboul [3]. Ensuite a eu lieu l'intervention sovi&#233;tique et de cette mani&#232;re le conflit afghan s'est internationalis&#233;. Il ne s'agissait plus en premier lieu de l'Afghanistan mais de faire du pays un Vietnam pour l'URSS. L'Afghanistan a &#233;t&#233; victime de cette strat&#233;gie. Pr&#232;s de 30 ans plus tard, il n'y a pas de fin pr&#233;visible &#224; la trag&#233;die afghane.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Apr&#232;s l'expulsion des Talibans en 2001, il existait une chance r&#233;elle de reconstruire l'Etat afghan. Encore pendant la guerre men&#233;e par les USA contre l'Afghanistan, une conf&#233;rence internationale a eu lieu sous l'&#233;gide formelle de l'ONU en 2001 au cours de laquelle le fondement du statut futur du pays a &#233;t&#233; &#233;difi&#233; [4]. Ce n'est pas en Afghanistan par les Afghans mais &#224; Petersberg pr&#232;s de Bonn que l'itin&#233;raire a &#233;t&#233; trac&#233; et qu'un gouvernement a &#233;t&#233; form&#233; sous la pression des repr&#233;sentants am&#233;ricains pr&#233;sents, qui &#233;taient plus de 20, avec la participation de trois islamistes et d'un groupe monarchiste. Hamid Karsai, qui avait entretenu des relations &#233;troites avec la CIA depuis le d&#233;but de la guerre civile afghane et qui se trouvait sur un bateau de guerre am&#233;ricain dans l'oc&#233;an Indien, a &#233;t&#233; nomm&#233; pr&#233;sident interm&#233;diaire. Comme ce gouvernement n'avait ni l&#233;gitimit&#233; ni soutien en Afghanistan, il a &#8211; selon le mod&#232;le colonial &#8211; &#233;t&#233; accompagn&#233; &#224; Kaboul par une &#171; troupe de protection &#187;, la &#171; Force internationale d'assistance &#224; la s&#233;curit&#233; &#187; (FIAS) &#8211; form&#233;e par des soldats issus avant tout des Etats de l'OTAN &#8211; et a aussi &#233;t&#233; prot&#233;g&#233; sur place par cette troupe. Petersberg &#233;tait une conception n&#233;oconservative.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; L'Afghanistan ouvre le chemin aux interventions internationales de la Bundeswehr &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Allemands ont particip&#233; &#224; l'instrumentalisation de l'Afghanistan et ouvert le chemin pour des interventions internationales. Comme dans le pass&#233;, une &#171; solution militaire &#187; du conflit a &#233;t&#233; favoris&#233;e. L'Afghanistan est, lors, depuis devenu une v&#233;ritable place d'entra&#238;nement des USA et de l'OTAN o&#249; les nouvelles armes, parmi lesquelles des armes interdites par le droit international, et la capacit&#233; d'intervention des soldats sont test&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les &#233;lections &#8211; &#171; une action am&#233;ricaine grossi&#232;re &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le peuple afghan a &#233;t&#233; mis ainsi devant un fait accompli. Sur la base de la feuille de route de Petersberg, plusieurs processus &#233;lectoraux ont &#233;t&#233; effectu&#233;s entre 2002 et 2005. En d&#233;cembre 2001, Karsai a pris ses fonctions en tant que Premier ministre et a &#233;t&#233; ensuite &#233;lu en juin 2002 lors d'une Loya Djirga (assembl&#233;e du conseil), o&#249; 24 voix de plus que le nombre de d&#233;put&#233;s pr&#233;sents ont &#233;t&#233; donn&#233;es [5]. A l'entr&#233;e de la tente &#233;lectorale, les repr&#233;sentants ont &#233;t&#233; forc&#233;s par des ministres et des gouverneurs &#224; signer qu'ils allaient voter pour Karsai [6].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pr&#233;alablement &#224; ces &#233;lections, les USA ont d&#233;pens&#233; 10 millions de dollars pour lui acheter des voix. D&#233;but janvier 2004, une constitution a &#233;t&#233; adopt&#233;e lors d'une autre Loya Djirga et l'Afghanistan a &#233;t&#233; proclam&#233; R&#233;publique islamique. En 2004, les &#233;lections pr&#233;sidentielles ainsi que les &#233;lections parlementaires ont &#233;t&#233; organis&#233;es, durant lesquelles la menace, la violence, le meurtre et l'achat de voix &#233;tait de r&#232;gle. Le &#171; New York Times &#187; a d&#233;crit la mani&#232;re dont ces &#233;lections ont eu lieu, soit comme &#171; une action am&#233;ricaine grossi&#232;re &#187; [7]. Lors de toutes ces activit&#233;s, la communaut&#233; internationale &#233;tait pr&#233;sente : Les Nations Unies avec leur envoy&#233; pour l'Afghanistan, Lakhdar Brahimi, l'Union europ&#233;enne avec son repr&#233;sentant, le diplomate espagnol Francesc Vendrell, et les Etats-Unis comme acteur principal avec leur ambassadeur Zalmay Khalitzad. Toutes les r&#233;solutions d&#233;cisives ont &#233;t&#233; prises soit par le bureau de Karsai soit par l'ambassade am&#233;ricaine. Aussi bien les repr&#233;sentants de l'ONU que ceux de l'UE se sont laiss&#233;s instrumentaliser par les USA et ont fait un signe de t&#234;te approbateur. De cette mani&#232;re, ils ont perdu leur neutralit&#233; et leur cr&#233;dibilit&#233;. Il &#233;tait donc logique, que l'OTAN, lors de son sommet du 28 juin 2004 &#224; Istanbul, ait d&#233;cid&#233; de d&#233;poss&#233;der la &#171; troupe de protection &#187; FIAS de ses pouvoirs, respectivement de la subordonner &#224; son propre commandement. Selon un plan &#233;labor&#233; au quartier g&#233;n&#233;ral de l'OTAN, le pays a &#233;t&#233; divis&#233; entre les occupants en quatre secteurs &#224; peu pr&#232;s &#233;gaux en grandeur [8]. Ainsi, la fonction de surveillance de l'ONU, la souverainet&#233; et l'ind&#233;pendance de l'Afghanistan ont &#233;t&#233; pratiquement abolies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les USA et l'OTAN pr&#233;voient de rester longtemps dans le pays&lt;br class='autobr' /&gt;
Cette humiliation des Afghans est la base de la r&#233;sistance grandissante. Tant que l'occupation militaire et la manipulation par l'&#233;tranger dureront, aucune paix, aucune reconstruction et aucune solution civile au conflit ne sera possible en Afghanistan. Comme les USA et l'OTAN pr&#233;voient de rester tr&#232;s longtemps dans le pays, ils ont cr&#233;&#233; pour cela des conditions politiques et militaires correspondantes. Avant m&#234;me les &#233;lections parlementaires, Karsai avait convoqu&#233; une pr&#233;tendue &#171; conf&#233;rence nationale &#187; o&#249; 100 personnes de son entourage se sont rassembl&#233;es. Elles lui ont donn&#233; le pouvoir de conclure un contrat avec les USA sur la base duquel les troupes &#233;tats-uniennes pouvaient rester pour un temps ind&#233;termin&#233; en Afghanistan.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le cabinet de Kaboul compos&#233; &#224; 50% d'Afghans am&#233;ricains&lt;br class='autobr' /&gt;
Est-ce que l'Afghanistan a un gouvernement souverain et ind&#233;pendant ? Le cabinet actuel de Kaboul comprend plus de 50% d'Afghans am&#233;ricains, le reste sont des Euro-afghans et quelques &#171; Warlords &#187; complaisants. En plus, il y a les conseillers am&#233;ricains, qui sont pr&#233;sents, sans exception, dans tous les minist&#232;res et qui ont un pouvoir d&#233;cisionnel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 11 septembre 2001 est devenu le motif de la guerre contre l'Afghanistan, bien que celle-ci ait &#233;t&#233; planifi&#233;e de longue date, car d&#233;j&#224; en juin 2001 l'administration Bush en avait inform&#233; le Pakistan, son partenaire r&#233;gional, comme l'a confirm&#233; l'ancien ministre des Affaires &#233;trang&#232;res du Pakistan Naiz Naik [9]. Fin septembre 2006, l'ancien pr&#233;sident am&#233;ricain Bill Clinton se vantait d'avoir aussi planifi&#233; une telle guerre contre l'Afghanistan [10]. Sous l'&#233;gide formelle de l'ONU, le pays a &#233;t&#233; d&#233;grad&#233; &#224; l'&#233;tat de protectorat soumis &#224; la communaut&#233; internationale. Depuis le d&#233;but des ann&#233;es 90, la &#171; fiducie &#187; [11] et le &#171; protectorat lib&#233;ral &#187;, qu'on d&#233;signe &#233;galement par &#171; imp&#233;rialisme lib&#233;ral &#187; sont utilis&#233;s de l'ext&#233;rieur comme moyen de propagande en pr&#233;tendant qu'ils sont une chance pour le &#171; nation-building &#187; et la d&#233;mocratisation. Les &#171; failing states &#187; (Etats d&#233;faillants) doivent &#234;tre plac&#233;s pour un certain temps sous l'administration internationale et l'on d&#233;fend la cause d'un &#171; nouvel interventionnisme &#187; des pouvoirs occidentaux avec un mandat militaire &#171; robuste &#187; [12].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Afghanistan, cette &#171; th&#233;orie &#187; a &#233;t&#233; mise en pratique. Comme la communaut&#233; internationale est constitu&#233;e en grande partie par les pays de l'OTAN sous contr&#244;le am&#233;ricain, elle a elle-m&#234;me des pr&#233;jug&#233;s et est partiale. Elle ne peut pas r&#233;soudre les probl&#232;mes du pays &#8211; au contraire, elle est devenue une part du probl&#232;me. Puisque l'ONU a contribu&#233; de mani&#232;re essentielle &#224; la cr&#233;ation du protectorat et s'est ainsi discr&#233;dit&#233;e, elle ne peut plus prendre une fonction de direction ad&#233;quate et cr&#233;dible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme les protectorats sont en fait des colonies, les probl&#232;mes ne peuvent dans le meilleur des cas qu'&#234;tre d&#233;plac&#233;s, dans le pire des cas ils s'aggravent. Comme on le voit pour l'Afghanistan, on n'arrive &#224; aucune solution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;99% de l'ensemble des marchandises sur le march&#233; afghan sont des importations&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est justement &#224; cause du statut de protectorat que l'&#233;conomie afghane a &#233;t&#233; d&#233;truite. Comme le ministre de l'Economie &#224; Kaboul, Mohammad Amin Fahrang, l'a d&#233;clar&#233;, 99% de l'ensemble des marchandises sur le march&#233; afghan sont des importations. Toute chance de d&#233;veloppement est &#244;t&#233;e &#224; l'&#233;conomie indig&#232;ne. Comme les barons de l'h&#233;ro&#239;ne sont int&#233;gr&#233;s dans l'appareil &#233;tatique, ils utilisent le &#171; boom &#233;conomique &#187; pour laver leur argent sale. Ils investissent seulement dans le secteur du luxe &#8211; h&#244;tels, maisons et produits alimentaires &#8211; pour le besoin des &#233;trangers solvables. Une reconstruction pour les couches plus larges de la population n'a pas lieu. Le taux de ch&#244;mage s'&#233;l&#232;ve &#224; environ 70% [13], &#224; certains endroits, avant tout dans l'Est et le Sud, jusqu'&#224; 90%. L&#224;, d&#233;j&#224; 80% de la population sympathisent avec les Talibans [14]. Les habitants d'un village au Sud du pays ont d&#233;clar&#233; qu'on leur avait promis des paysages florissants ; maintenant, ils se rendent compte que depuis presque six ans l'Occident &#171; raconte un tas de mensonge et fait de fausses promesses &#187; [15]. Le programme de retour au pays pour les r&#233;fugi&#233;s afghans, soutenu avec des millions de dollars par l'ONU, est vou&#233; &#224; l'&#233;chec parce que ceux-ci ne trouvent ni travail ni logis. Les 50 000 combattants des meneurs de guerre, lib&#233;r&#233;s dans le cadre de la d&#233;mobilisation, s'ajoutent non seulement &#224; l'arm&#233;e des ch&#244;meurs, mais sont devenus un facteur de d&#233;stabilisation, de criminalit&#233; et de troubles. Comme ils ne peuvent pas trouver d'occupation r&#233;mun&#233;r&#233;e, soit ils retournent vers leurs meneurs de guerre, soit ils rejoignent les Talibans ou Al Kaida. La situation de s&#233;curit&#233; n'a jamais &#233;t&#233; aussi mauvaise que depuis la chute du r&#233;gime des Talibans. Les puissances occupantes r&#233;agissent par des bombardements massifs et sans &#233;gards. Les victimes sont des milliers de personnes civiles, des femmes et enfants, de simples villageois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La population va de plus en plus mal. M&#234;me &#224; Kaboul, ni l'approvisionnement en eau ni en &#233;lectricit&#233; ne fonctionne. A cause de la situation sanitaire catastrophique, des &#233;pid&#233;mies de chol&#233;ra r&#233;p&#233;t&#233;es se d&#233;clarent pendant les mois d'&#233;t&#233;. Seulement une petite minorit&#233; peut se permettre des soins m&#233;dicaux ad&#233;quats. Certes, le traitement dans les h&#244;pitaux publics est officiellement gratuit mais sans bakchichs, il n'y a rien &#224; faire. Le prix des loyers en ville sont devenus exorbitants, m&#234;me pour les personnes qui ont du travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La solution pour la pacification de l'Afghanistan serait la formation d'un gouvernement repr&#233;sentatif&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il existait une alternative &#224; cet itin&#233;raire erron&#233;, d&#233;j&#224; trac&#233; &#224; Petersberg, pourtant elle n'a jamais &#233;t&#233; discut&#233;e. Le seul et meilleur chemin praticable pour la pacification de l'Afghanistan aurait &#233;t&#233; la formation d'un gouvernement repr&#233;sentatif dans le pays et pas dans un endroit &#233;loign&#233;, quelque part &#224; l'&#233;tranger. Les &#233;lections pour une Loya Djirga auraient d&#251; &#234;tre pratiqu&#233;es sous le contr&#244;le tr&#232;s s&#233;v&#232;re, non pas de la &#171; communaut&#233; internationale &#187; mais des Etats non-align&#233;s, de la conf&#233;rence des Etats islamiques, des syndicats internationaux, des organisations pacifiques et de femmes et lors de cette assembl&#233;e repr&#233;sentative, un gouvernement provisoire et des commissions pour l'&#233;laboration d'une constitution ainsi que des lois concernant les partis et les &#233;lections auraient d&#251; &#234;tre &#233;lus. Je suis persuad&#233; qu'un tel proc&#233;d&#233; aurait donn&#233; des r&#233;sultats tout autres que ceux d'aujourd'hui d&#233;coulant de Petersberg. Un gouvernement, &#233;lu par le peuple, aurait &#233;galement peu &#224; craindre &#224; Kaboul. Dans le pire des cas, on aurait pu, si une protection militaire avait &#233;t&#233; n&#233;cessaire &#224; court terme, la demander aupr&#232;s des Etats proches du pays comme les Etats non-align&#233;s et les Etats islamiques. Comme on le sait, l'Afghanistan appartient &#224; ses membres fondateurs [16]. Ainsi, on aurait coup&#233; l'herbe sous les pieds des Islamistes, car l'Afghanistan ne serait pas occup&#233; par les &#171; chr&#233;tiens sans foi &#187; et le &#171; grand Satan &#187;. Ce choix alternatif &#233;tait d&#232;s le d&#233;part, ind&#233;sirable. M&#234;me aujourd'hui, il n'est toujours pas trop tard, de suivre ce chemin et de corriger les erreurs de Petersberg.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les ONG font fonction de gouvernement de substitution et d&#233;truisent l'&#233;conomie afghane&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une reconstruction durable, qui serait un combat contre la faim et qui profiterait &#224; tous les Afghans, doit avoir priorit&#233;. Les milliards de dollars, promis au pays lors de diverses conf&#233;rences internationales par les pays donateurs, d&#233;pos&#233;s sur un compte sp&#233;cial de la Banque mondiale, retournent dans les poches des pays donateurs en passant d'abord par les 2500 &#171; Organisations non-gouvernementales &#187; (ONG) stationn&#233;es &#224; Kaboul et dot&#233;es de tous les pouvoirs et qui &#171; trop souvent travaillent l'une contre l'autre au lieu d'&#339;uvrer main dans la main &#187; [17]. Les ONG font fonction en fait de gouvernement de substitution et d&#233;truisent encore davantage l'&#233;conomie afghane. Les entreprises indig&#232;nes obtiennent d'elles tr&#232;s peu de commandes. L'Afghan fran&#231;ais, Ramazan Bachardoust, na&#239;f et plein d'&#233;nergie, a &#233;t&#233; d&#233;l&#233;gu&#233; &#224; Kaboul selon le v&#339;u du gouvernement fran&#231;ais et nomm&#233; par Karsai ministre de la Planification. Lorsqu'il a voulu d&#233;voiler les machinations des ONG &#8211; qu'il &#171; d&#233;signe comme le nouvel al-kaida en Afghanistan &#187; [18] &#8211; il a &#233;t&#233; cong&#233;di&#233; par Karsai [19].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La perspective &#233;conomique de l'Afghanistan repose dans le d&#233;couplage des structures &#233;conomiques quasi-coloniales et dans une orientation vers une coop&#233;ration r&#233;gionale avec les pays voisins plus d&#233;velopp&#233;s au niveau industriel, notamment l'Inde, la Chine, l'Iran et le Pakistan, ainsi que dans une coop&#233;ration avec les pays du Sud.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En tant que protectorat soumis &#224; l'OTAN, l'Afghanistan n'a pas de perspective politique ni &#233;conomique, encore moins un avenir pacifique. De plus, la &#171; solution militaire &#187; favoris&#233;e par l'OTAN ne peut se faire. M&#234;me si elle existait, elle serait un &#171; avaleur de ressources &#187; gigantesque et elle se trouverait en d&#233;saccord &#233;clatant avec une solution politique. Depuis 2002, 82,5 milliards de dollars ont &#233;t&#233; d&#233;pens&#233;s en Afghanistan pour la guerre, contre seulement 7,3 milliards pour la reconstruction. &#171; Ainsi les d&#233;penses militaires d&#233;passent de 900% les d&#233;penses accord&#233;es &#224; l'aide. [20] &#187; La sup&#233;riorit&#233; de l'OTAN concernant la technique des armes en Afghanistan a conduit &#224; une barbarisation de la guerre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;lite afghane s'est d&#233;j&#224; vendue &#224; divers degr&#233;s aux puissances occupantes. Les fondations internationales sont vraiment &#224; la recherche de l'intelligentsia politique qui se laisse acheter. Ainsi, le &#171; National Democratic Institute for International Affairs &#187; (Institut national d&#233;mocratique pour les Affaires internationales) de l'ancienne ministre des Affaires &#233;trang&#232;res Madeleine Albright s'est charg&#233; des parlementaires de Kaboul ayant un pass&#233; de gauche. A l'exception de la Rosa-Luxemburg-Stiftung (fondation Rosa Luxembourg), toutes les autres fondations allemandes li&#233;es aux partis politiques ont leurs activit&#233;s &#224; Kaboul.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un proverbe afghan dit : &#171; L'arbre dit &#224; la hache, si ton manche n'&#233;tait une partie de moi, tu n'aurais pas pu m'abattre. &#187; Les USA essaient maintenant de vaincre les peuples avec leurs propres armes. Nous vivons maintenant &#171; dans un monde, o&#249; la soumission est consid&#233;r&#233;e comme vertu ou du moins comme une preuve de talent, dans un monde o&#249; est lou&#233; ce qui ne se vend pas &#187;, comme l'&#233;crivain uruguayen Eduardo Galeano l'a constat&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les n&#233;oconservateurs se trouvent devant les ruines de leur doctrine militaire. En Afghanistan, les puissances imp&#233;riales n'ont pu dans le pass&#233; remporter aucune victoire. Les nouvelles puissances ne pourront pas non plus s'&#233;tablir durablement dans l'Hindou Kouch. Il est grand temps que l'Occident remette en question sa strat&#233;gie pour pr&#233;server l'Afghanistan contre la spirale de la violence incontr&#244;l&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[1] Cf. Les R&#233;v&#233;lations d'un Ancien Conseiller de Carter, &#171; Oui, la CIA est entr&#233;e en Afghanistan avant les Russes &#8230; &#187;, Le Nouvel Observateur 15&#8211;21/1/1998, p. 76.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[2] Cf. Les R&#233;v&#233;lations d'un Ancien Conseiller de Carter, &#171; Oui, la CIA est entr&#233;e en Afghanistan avant les Russes &#8230; &#187;, Le Nouvel Observateur 15&#8211;21/1/1998, p. 76.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[3] Cf. Les R&#233;v&#233;lations d'un Ancien Conseiller de Carter, &#171; Oui, la CIA est entr&#233;e en Afghanistan avant les Russes &#8230; &#187;, Le Nouvel Observateur 15&#8211;21/1/1998, p. 76.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[4] Baraki, Matin : Afghanistan nach &#171; Petersberg &#187;, in : Bl&#228;tter f&#252;r deutsche und internationale Politik, Bonn, 47e ann&#233;e, 2002, n&#176; 2, p. 147&#8211;150.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[5] Cf. &#171; Karsai fordert Einigkeit und Opferbereitschaft &#187;, ds. Frankfurter Rundschau, 14/6/2002, p. 2.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[6] Cf. Pohly, Michael : Am Anfang war der Wahlbetrug, in : Bedrohte-V&#246;lker-Pogrom, G&#246;ttingen, N&#176; 218 (2/2003), p. 8.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[7] Cit&#233; d'apr&#232;s : Paasch, Rolf : Stunde der Strippenzieher, ds. : Frankfurter Rundschau, 19/6/02, p. 3.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[8] Cf. Nato hofft auf baldige Ausweitung von Isaf, in : Frankfurter Allgemeine Zeitung, 29.10.2004, S. 7.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[9] Cf. Hahn, Dorothea : Vergebliche Suche nach der &#171; goldenen Br&#252;cke &#187;, in : TAZ, 3&#8211;4/11/01&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[10] Cf. Leyendecker, Hans : &#171; Ich habe es versucht &#187;, ds. : S&#252;ddeutsche Zeitung, 25/9/06, p. 2.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[11] Ulrich Menzel de l'Universit&#233; de Braunschweig est un fervent partisan de cette &#171; th&#233;orie &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[12] Cette &#171; th&#233;orie &#187; est d&#233;fendue par le Professeur Menzel de l'Universit&#233; technique de Braunschweig et par le Professeur Franz Nuscheler de l'Universit&#233; de Duisbourg.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[13] L&#252;ders, Michael : Nur die Milliarden aus dem Ausland halten Karsai an der Macht, ds : Frankfurter Rundschau, 24/4/06, p. 6.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[14] Cf. M&#246;llhoff, Christine : &#171; Westen hat in Afghanistan versagt &#187;, ds. Frankfurter Rundschau, 14/9/06.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[15] op. cit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[16] D'autres membres fondateurs des Etats non-align&#233;s &#233;taient l'Egypte, l'Inde, l'Indon&#233;sie et la R&#233;publique F&#233;d&#233;rale de Yougoslavie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[17] Fischer, Karen : Afghanistan kommt nicht zur Ruhe, ds. Hintergrund Politik, Deutschlandfunk, 26/6/06, 18h40.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[18] Busse, Nikolas : B&#246;se Blicke, ds. Frankfurter Allgemeine Zeitung, 4/6/05, p. 3.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[19] Cf. Koelbl, Susanne : &#171; Versickernde Milliarden &#187;, ds. : Der Spiegel, n&#176; 13, 26/3/05, p. 117.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[20] M&#246;llhoff, Christine : &#171; Westen hat in Afghanistan versagt &#187;, op. cit.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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