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	<title>Alternatives International</title>
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	<description>We are social and political movements struggling against social injustices, neoliberalism, imperialism and war. We are building solidarity between social movements at the local, national and international level. More...</description>
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		<title>Alternatives International</title>
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		<title>Causes internes et ing&#233;rences ext&#233;rieures derri&#232;re le conflit au nord</title>
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		<dc:date>2007-09-11T18:05:19Z</dc:date>
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		<dc:language>en</dc:language>
		<dc:creator>Abdoul Karim Saidou </dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Selon Monsieur Abdoul Karim Saidou a fait remarquer que la r&#233;surgence de l'ins&#233;curit&#233; dans le Nord de notre pays constitue un d&#233;fi majeur pour l'Etat, dont les faiblesses structurelles en mati&#232;re s&#233;curitaire sont apparues au grand jour. En abordant le th&#232;me de son intervention, il a pos&#233; comme hypoth&#232;se centrale que la source profonde de la r&#233;currence de l'ins&#233;curit&#233; dans le Nord est &#224; rechercher dans des facteurs internes li&#233;s &#224; la gestion de l'Etat en g&#233;n&#233;ral et &#224; la gestion post confit en particulier.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.alterinter.org/?-L-arc-des-crises-" rel="directory"&gt;L'arc des crises&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Selon Monsieur Abdoul Karim Saidou a fait remarquer que la r&#233;surgence de l'ins&#233;curit&#233; dans le Nord de notre pays constitue un d&#233;fi majeur pour l'Etat, dont les faiblesses structurelles en mati&#232;re s&#233;curitaire sont apparues au grand jour. En abordant le th&#232;me de son intervention, il a pos&#233; comme hypoth&#232;se centrale que la source profonde de la r&#233;currence de l'ins&#233;curit&#233; dans le Nord est &#224; rechercher dans des facteurs internes li&#233;s &#224; la gestion de l'Etat en g&#233;n&#233;ral et &#224; la gestion post confit en particulier.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En partant de cette hypoth&#232;se, M. Abdoul Karim a articul&#233; son intervention autour du bilan du processus de paix au Niger depuis la signature des accords de paix entre le gouvernement et les ex fronts de la r&#233;bellion arm&#233;e en 1995. Le Conf&#233;rencier indique que trois accords de paix ont &#233;t&#233; sign&#233;s, &#224; savoir l'accord de paix du 24 avril 1995, le protocole additionnel d'Alger du 28 novembre 1997 et l'accord de paix de N'djamena du 21 avril 1998.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon le conf&#233;rencier, les accords sont structur&#233;s autour de quatre (4) principaux piliers : la d&#233;centralisation, la gestion de la s&#233;curit&#233; dans les zones touch&#233;es par les conflits, le d&#233;veloppement des r&#233;gions affect&#233;es et l'int&#233;gration et la r&#233;insertion socio&#233;conomique des ex-combattants. Les engagements pris &#224; l'article 12 de l'accord du 24 avril 1995 tournaient autour de l'&#233;laboration de la loi sur la d&#233;centralisation, l'adoption du statut des Unit&#233;s Sahariennes &#224; caract&#232;re militaire et leur mise sur pied, l'ex&#233;cution du programme &#233;conomique d'urgence pour les r&#233;gions touch&#233;es par le conflit et le d&#233;marrage des int&#233;grations dans les diff&#233;rents corps de l'Etat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s analyse du bilan de la mise en &#339;uvre des diff&#233;rents accords de paix, le conf&#233;rencier estime que l'ensemble du dispositif relatif &#224; la d&#233;centralisation est actuellement mis sur pied et des &#233;lections locales ont eu lieu en 2004 ; mais, il souligne que les accords de paix pr&#233;voyaient une d&#233;centralisation jusqu'au niveau r&#233;gional, alors que le sch&#233;ma en vigueur actuellement consiste en une communalisation int&#233;grale. Le conf&#233;rencier note &#233;galement que les quatre (4) compagnies sahariennes de s&#233;curit&#233; cr&#233;&#233;es pour l'A&#239;r, l'Azawak, le Kawar et le Manga sont toutes op&#233;rationnelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur les aspects de d&#233;veloppement, il mentionne que la table ronde des bailleurs de fonds pr&#233;vue par les accords a eu lieu du 30 au 31 octobre 1995, et que des engagements ont &#233;t&#233; pris par des partenaires au d&#233;veloppement. Certains programmes &#233;labor&#233;s ont &#233;t&#233; pris en compte dans la strat&#233;gie de r&#233;duction de la pauvret&#233; et le Programme sp&#233;cial du Pr&#233;sident de la R&#233;publique. Concernant le chapitre de l'int&#233;gration et de la r&#233;insertion socio-&#233;conomique, le conf&#233;rencier rapporte que 3014 ex-combattants ont &#233;t&#233; int&#233;gr&#233;s dans les diff&#233;rents corps de l'Etat, instituts et Ecoles ; tandis que 4050 ont &#233;t&#233; concern&#233;s par la r&#233;insertion socio-&#233;conomique pour les quatre (4) r&#233;gions (A&#239;r, Azawak, Kawar et Manga).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s analyse de l'&#233;tat de mise en &#339;uvre des accords, il ressort que des efforts importants ont &#233;t&#233; consentis par l'Etat, mais des d&#233;faillances importantes, constituant une source de frustrations, ont &#233;t&#233; constat&#233;es. Il cite entre autres :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	le retard dans la mise en &#339;uvre du processus de r&#233;insertion socio&#233;conomique qui n'a d&#233;marr&#233; que 10 ans apr&#232;s la signature des accords ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	le manque de transparence qui a entour&#233; le processus de recrutement et de r&#233;int&#233;gration des ex-combattants dans les diff&#233;rents corps, soci&#233;t&#233;s et institutions de l'Etat ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	le non recrutement de plusieurs cadres des ex-fronts arm&#233;s, notamment au niveau des soci&#233;t&#233;s mini&#232;res qui leur ont propos&#233; des indemnit&#233;s de 1,2 &#224; 1,5 millions de francs CFA pour renoncer &#224; des postes, alors que certains chefs de front sont nomm&#233;s dans diff&#233;rentes structures ou institutions de l'Etat ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	la mauvaise gestion des carri&#232;res des ex-combattants r&#233;int&#233;gr&#233;s et la m&#233;fiance vis-&#224;-vis des &#233;l&#233;ments int&#233;gr&#233;s dans les forces de d&#233;fense et de s&#233;curit&#233;, dont beaucoup ont d&#233;sert&#233; depuis juin 2006 au niveau du corps des FNIS et d'autres r&#233;voqu&#233;s souvent pour des fautes mineures ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	les in&#233;galit&#233;s cr&#233;&#233;es par les accords qui se sont traduites par l'&#233;mergence des nouveaux riches parmi les chefs rebelles ou autres personnes ayant jou&#233; un r&#244;le important au cours de la r&#233;bellion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En conclusion, le communicateur estime que la r&#233;surgence du conflit arm&#233; dans le Nord de notre pays est en partie l'expression de l'&#233;chec de la gestion post conflit dans ses aspects militaires, &#233;conomiques, sociaux et politiques. Par ailleurs, il note aussi que le Haut Commissariat &#224; la Restauration de la Paix (HCRP) n'a pas joui de toute l'attention et de tout le soutien possible pour mener &#224; bien sa mission. Il a &#233;t&#233; observ&#233;, entre autres, une baisse graduelle des fonds qui lui sont allou&#233;s et aussi une limitation de sa mission &#224; la seule gestion des accords de paix.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avant de terminer, le conf&#233;rencier a &#233;voqu&#233; l'hypoth&#232;se d'une implication de la Libye et de la France &#224; travers AREVA qui, selon lui, ont des int&#233;r&#234;ts &#224; d&#233;fendre dans cette partie du pays. Il a ajout&#233; aussi que la bonne gouvernance et la vision post-conflit devraient &#234;tre des leitmotivs pour les responsables politiques. Enfin, le conf&#233;rencier a interpell&#233; la classe politique, les intellectuels, la soci&#233;t&#233; civile pour que des solutions durables soient apport&#233;es &#224; la situation dans le Nord.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'issue des d&#233;bats qui ont sanctionn&#233; la communication de Monsieur Abdoul Karim Saidou, les id&#233;es forces suivantes ont &#233;t&#233; d&#233;gag&#233;es :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	Si nombre des participants &#224; la journ&#233;e de r&#233;flexion sont d'avis qu'il ne faut point exclure l'hypoth&#232;se d'une ing&#233;rence ext&#233;rieure dans le conflit arm&#233; au Nord, il importe de souligner que personne n'a pr&#233;tendu en d&#233;tenir la preuve intangible. Ce qui laisse croire que cette hypoth&#232;se s'appuie surtout sur la pr&#233;somption de bonne foi des autorit&#233;s nig&#233;riennes, notamment du Pr&#233;sident de la R&#233;publique, et sur les ant&#233;c&#233;dents historiques de certains des protagonistes d&#233;sign&#233;s de cette crise, notamment la France, via la compagnie AREVA, et la Jamahiriya Libyenne. Certains participants ont estim&#233; que les &#233;l&#233;ments d'accusation, s'ils existent vraiment, m&#233;ritent d'&#234;tre port&#233;s &#224; la connaissance du public.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	Au sujet des ing&#233;rences ext&#233;rieures, il a &#233;t&#233; rapport&#233; que, dans une lettre adress&#233;e au Ministre des affaires &#233;trang&#232;res du Niger, la Libye r&#233;clame 30.000Km2 au Niger dans sa partie Nord. Le Pr&#233;sident de la R&#233;publique a confirm&#233; cette information, tout en indiquant que le diff&#233;rend sera port&#233; au niveau de la Cour Internationale de La Haye. Si cette option est consid&#233;r&#233;e comme juste, il reste que les autorit&#233;s doivent accorder une grande importance &#224; la question de d&#233;limitation des fronti&#232;res nationales. Les moyens ad&#233;quats doivent &#234;tre d&#233;ploy&#233;s pour que les services comp&#233;tents puissent produire des &#233;tudes et des donn&#233;es intangibles lors des discussions avec les pays voisins. Sur ce point, plusieurs t&#233;moignages ont fait cas des lacunes constat&#233;es dans la gestion des probl&#232;mes frontaliers, en particulier le peu d'empressement des autorit&#233;s &#224; mettre assez de ressources &#224; la disposition de la commission nationale de d&#233;limitation des fronti&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	Qu'elle soit fond&#233;e ou non, l'hypoth&#232;se d'une ing&#233;rence ext&#233;rieure ne doit pas conduire &#224; &#233;luder le fait que l'&#233;clatement du conflit arm&#233; dans le Nord est li&#233; avant tout &#224; l'affaiblissement de l'Etat et surtout aux carences d'un vrai cadre d&#233;mocratique. Cette situation r&#233;sulte &#233;galement des politiques n&#233;olib&#233;rales appliqu&#233;es par les r&#233;gimes successifs, et qui se sont traduites par une d&#233;liquescence totale des services sociaux (sant&#233;, &#233;ducation, eau potable, etc.) et le ch&#244;mage massif des jeunes, tant dipl&#244;m&#233;s que non dipl&#244;m&#233;s. Les frustrations sont grandes dans toutes les r&#233;gions de notre pays, &#224; cause aussi de l'ampleur que prend la corruption, qui gangr&#232;ne aujourd'hui toutes les sph&#232;res de l'Etat. Les ressources publiques sont mal g&#233;r&#233;es ou simplement d&#233;tourn&#233;s par une poign&#233;e d'individus, alors que les services sociaux de base se meurent faute d'allocations cons&#233;quentes. L'exemple le plus patent est l'affaire dite du MEBA, qui est aujourd'hui purement et simplement class&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	Au regard de la d&#233;gradation continue des conditions de vie des populations, des nombreux participants estiment que la r&#233;bellion arm&#233;e aurait pu &#233;clater dans n'importe quelle r&#233;gion de notre pays ; car, s'il est vrai que des progr&#232;s importants ont &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;s dans la mise en place des institutions d&#233;mocratiques, il n'en demeure pas moins que les conditions sociales ne se sont gu&#232;re am&#233;lior&#233;es pour la majorit&#233; des citoyens. A titre illustratif, outre le probl&#232;me crucial du ch&#244;mage des jeunes, la d&#233;liquescence sans pr&#233;c&#233;dent du syst&#232;me &#233;ducatif et l'ins&#233;curit&#233; alimentaire chronique ont &#233;t&#233; &#233;voqu&#233;es par plusieurs intervenants, qui estiment qu'il ne saurait y avoir de paix durable dans notre pays tant que ces probl&#232;mes sociaux n'auront pas trouv&#233; de solutions appropri&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	Apr&#232;s plus de 16 ans de d&#233;mocratisation, la culture de l'&#201;tat de droit ne s'est pas encore solidement enracin&#233;e dans notre pays. La parfaite illustration de cette situation nous est donn&#233;e par les dysfonctionnements et insuffisances du syst&#232;me judiciaire, qui devrait constituer un des piliers de l'Etat de droit et un recours contre les injustices. La justice nig&#233;rienne est aujourd'hui moins cr&#233;dible qu'elle ne l'&#233;tait sous le r&#233;gime d'exception. L'&#233;galit&#233; des citoyens devant la loi et la pr&#233;somption d'innocence, qui sont des principes &#233;l&#233;mentaires dans un Etat de droit, ne sont pas souvent respect&#233;s par les juges. Cette situation explique la d&#233;saffection des citoyens vis-&#224;-vis d'un appareil judiciaire jug&#233; corrompu et inique. Si rien n'est fait dans l'imm&#233;diat pour restaurer la cr&#233;dibilit&#233; de la justice, les cons&#233;quences sur la pr&#233;servation du cadre d&#233;mocratique seront immenses : &#171; Un peuple peut prosp&#233;rer dans la m&#233;cr&#233;ance, mais pas dans l'injustice &#187;, dit un Hadith du Proph&#232;te Mohamed, PSL.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	S'il est ind&#233;niable pour certains que le conflit arm&#233; dans le Nord du pays est li&#233; principalement aux carences du cadre d&#233;mocratique et &#224; la mal-gouvernance, d'autres soutiennent que ces deux facteurs ne peuvent pas &#224; eux seuls expliquer cette situation. Ils rappellent que des grandes d&#233;mocraties telles que la France et l'Espagne connaissent aussi des situations similaires. Ces deux pays sont en proie, depuis des dizaines d'ann&#233;es, &#224; des irr&#233;dentismes identitaires (Corses et basques notamment). Le Niger pourrait s'inspirer des exp&#233;riences de ces pays d&#233;mocratiques, qui sont confront&#233;s &#224; des revendications s&#233;paratistes ; mais, sans pour autant ignorer sa propre exp&#233;rience sous les r&#233;gimes ant&#233;rieurs, notamment durant la 1&#232;re R&#233;publique, bas&#233;e sur le &#171; patronage &#187; et le &#171; client&#233;lisme &#187;. Les autorit&#233;s peuvent s'inspirer &#233;galement des m&#233;canismes traditionnels plus anciens, tels que l'assembl&#233;e des tribus de l'Air au cours de laquelle sont discut&#233;s et r&#233;solus tous les probl&#232;mes de s&#233;curit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	La r&#233;surgence du conflit arm&#233; dans le Nord de notre pays n'est certainement pas li&#233;e aux lacunes constat&#233;es dans la mise en &#339;uvre des accords paix sign&#233;s avec les ex-fronts de la r&#233;bellion arm&#233;e qui, pour l'essentiel, ont &#233;t&#233; appliqu&#233;s. En outre, s'il est vrai que quelques combattants int&#233;gr&#233;s dans les Unit&#233;s Sahariennes de S&#233;curit&#233; (USS) ont rejoint le MNJ, il convient de noter que des &#233;l&#233;ments int&#233;gr&#233;s dans les forces r&#233;guli&#232;res et ceux r&#233;ins&#233;r&#233;s dans le cadre des micro-projets initi&#233;s en leur faveur demeurent sur place. Sur un autre plan, il y a lieu de relever que les actions de d&#233;veloppement pr&#233;conis&#233;es dans le cadre de ces accords n'ont pas tenu compte du processus de d&#233;sarticulation de l'&#233;conomie des zones affect&#233;es par ces r&#233;bellions. La vocation pastorale de ces zones n'a pas &#233;t&#233; suffisamment prise en compte ; et tout indique que les probl&#232;mes auxquels sont confront&#233;s les populations de ces zones ont &#233;t&#233; mis au second plan. Ce qui am&#232;ne &#224; d&#233;plorer un manque de suivi des accords de paix et de leur &#233;valuation par l'Etat, les partis politiques, les organisations de la soci&#233;t&#233; civile et par des intellectuels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	Le Haut Commissariat &#224; la Restauration de la Paix a &#233;t&#233; cantonn&#233; dans un simple r&#244;le de suivi des accords de paix, et cela sans grands moyens. Par ailleurs, il a d'autres missions qui consistent &#224; cr&#233;er les conditions d'une paix durable entre tous les Nig&#233;riens. Il ne peut remplir cette mission que lorsqu'il sera dot&#233; des organes de r&#233;flexion et d'analyse socio&#233;conomique, culturel et politique. Il y a lieu alors d'envisager une restructuration de cette Institution en int&#233;grant des cadres de r&#233;flexion sur la gestion politique, gestion militaire et sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'auteur est chercheur avec le Commissariat &#224; la Restauration de la Paix (HCRP)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;View online : &lt;a href="https://www.alternative.ne" class="spip_out"&gt;www.alternative.ne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
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