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	<title>Alternatives International</title>
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	<description>We are social and political movements struggling against social injustices, neoliberalism, imperialism and war. We are building solidarity between social movements at the local, national and international level. More...</description>
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		<title>Alternatives International</title>
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		<title>Du capitalisme rentier &#224; quel socialisme pour le XXl si&#232;cle ?</title>
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		<dc:date>2007-07-19T21:04:28Z</dc:date>
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		<dc:language>en</dc:language>
		<dc:creator>Margarita Lopez Maya</dc:creator>



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&lt;p&gt;Le mercredi 21 mars, &#224; l'Ecole de sociologie de l'Universit&#233; Centrale du Venezuela (UCV), un groupe de professeurs a ouvert un atelier-s&#233;minaire sur le th&#232;me : &#171; Socialisme du XXe et du XXIe si&#232;cle en d&#233;bat &#187;. Nous nous sommes fix&#233; les objectifs suivants : ouvrir un lieu de discussion responsable, p&#233;dagogique et critique sur le socialisme du XXIe si&#232;cle... Nous avons souhait&#233; que participent &#224; cet espace de discussion un ensemble divers d'intellectuels, de politiques, d'&#233;tudiants, de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.alterinter.org/?-Mondialisation-et-resistances-" rel="directory"&gt;Mondialisation et r&#233;sistances&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le mercredi 21 mars, &#224; l'Ecole de sociologie de l'Universit&#233; Centrale du Venezuela (UCV), un groupe de professeurs a ouvert un atelier-s&#233;minaire sur le th&#232;me : &#171; Socialisme du XXe et du XXIe si&#232;cle en d&#233;bat &#187;. Nous nous sommes fix&#233; les objectifs suivants : ouvrir un lieu de discussion responsable, p&#233;dagogique et critique sur le socialisme du XXIe si&#232;cle... Nous avons souhait&#233; que participent &#224; cet espace de discussion un ensemble divers d'intellectuels, de politiques, d'&#233;tudiants, de militants des droits humains, de fonctionnaires et de conseillers techniques du gouvernement, afin d'&#233;changer information et r&#233;flexion th&#233;orique et d'avoir un d&#233;bat d'id&#233;es... Et enfin, nous avons voulu que le th&#232;me soit abord&#233; et discut&#233; en faisant un bilan des socialismes du pass&#233;, en particulier des mod&#232;les du XXe si&#232;cle, bilan qui permettrait d'envisager ensuite le type d'avenir que nous voulons construire au Venezuela et dans le reste de l'Am&#233;rique latine sous la d&#233;nomination de &#171; socialisme &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lors de la premi&#232;re session, diff&#233;rents arguments ont &#233;t&#233; avanc&#233;s sur le sens et la pertinence d'un socialisme au XXIe si&#232;cle. Des id&#233;es ont &#233;galement &#233;t&#233; d&#233;velopp&#233;es sur les faiblesses et les contradictions du capitalisme, tels que son irrationnel d&#233;sir de profit, au dessus de toute consid&#233;ration pour l'&#234;tre humain, et sa tendance structurelle &#224; l'in&#233;galit&#233; et &#224; l'injustice sociale. Ont &#233;galement &#233;t&#233; &#233;voqu&#233;es quelques-unes des faiblesses du socialisme du XXe si&#232;cle, &#224; savoir son autoritarisme, son manque de pluralisme et sa faillite en tant que mod&#232;le &#233;conomique. Au-del&#224; de ces points, la n&#233;cessit&#233; de rechercher un type de soci&#233;t&#233; qui transcende le caract&#232;re destructeur de la nature m&#234;me de ces deux &#171; mod&#232;les &#187; a &#233;galement &#233;t&#233; discut&#233;. L'humanit&#233; a besoin de s'&#233;panouir dans une soci&#233;t&#233; qui soit &#233;galitaire, juste, plurielle et &#233;cologiquement durable. Mais ce qui me semble central pour le Venezuela, dans le cadre de cette discussion, c'est d'analyser le capitalisme tout &#224; fait particulier qui est le n&#244;tre au cours de l'histoire du XXe si&#232;cle, un capitalisme qui conditionne tout changement que nous essayerons d'op&#233;rer au XXIe si&#232;cle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous savons que le Venezuela actuel est une soci&#233;t&#233; port&#233;e par une &#233;conomie p&#233;troli&#232;re-renti&#232;re. Il s'agit donc d'un capitalisme paradoxal, puisqu'il ne se nourrit pas prioritairement du travail productif et du profit, mais d'une rente qui est capt&#233;e sur le march&#233; international.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au milieu du XXe si&#232;cle, on avait obtenu dans notre pays un consensus social et politique pour essayer de construire un mod&#232;le industriel dont le moteur serait initialement cette rente p&#233;troli&#232;re. Ce mod&#232;le dit de &#171; substitution des importations &#187; a cherch&#233;, comme dans d'autres pays d'Am&#233;rique latine, &#224; cr&#233;er une &#233;conomie capitaliste. Nos gouvernements, &#224; travers des plans nationaux, ont utilis&#233; la rente pour &#233;tablir les conditions n&#233;cessaires pour commencer &#224; produire dans le pays ce qui jusqu'alors &#233;tait import&#233;. On a commenc&#233; par des biens de consommation durables, puis par des biens de consommation interm&#233;diaires, puis, finalement, par des biens de capitaux. On supposait qu'&#224; un certain moment, l'industrie n'aurait plus besoin de l'appui de la rente p&#233;troli&#232;re et qu'elle d&#233;collerait alors vers la croissance auto soutenue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce mod&#232;le industriel s'est d&#233;velopp&#233; jusqu'&#224; son entr&#233;e en crise au cours des ann&#233;es 1980. Selon les analystes d'alors, le mod&#232;le pr&#233;sentait une faille profonde, puisqu'il ne parvenait pas &#224; ce que l'appareil productif industriel devienne ind&#233;pendant des rentes produites par le secteur primaire exportateur. Le premier gouvernement de Carlos Andr&#233;s P&#233;rez (1974-1979), en raison du boom des prix p&#233;troliers sur le march&#233; mondial, s'est obstin&#233; &#224; injecter de l'argent dans une industrie et dans un mod&#232;le qui avait d&#233;j&#224; fourni la preuve dans d'autres pays - et ce bien avant que cela ne se passe chez nous - qu'il &#233;tait incapable de se soutenir. La rente p&#233;troli&#232;re a cr&#233;&#233; une &#233;conomie aux pieds d'argile, mais de cela nous avons pris beaucoup de temps &#224; nous rendre compte. Et, au-del&#224; de l'&#233;conomie elle-m&#234;me, la rente p&#233;troli&#232;re a aussi model&#233; une soci&#233;t&#233;, une culture, un type d'Etat et un syst&#232;me politique rentiers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notre capitalisme &#233;tant un capitalisme sui generis, de quelle mani&#232;re influencera-t-il le socialisme que l'on cherche &#224; construire ? La rentre p&#233;troli&#232;re a permis qu'en quelques d&#233;cennies seulement, nous soyons pass&#233;s d'une soci&#233;t&#233; rurale et arri&#233;r&#233;e &#224; une soci&#233;t&#233; urbaine et tr&#232;s moderne en apparence. Cette rente nous a dot&#233;s d'une classe moyenne ayant des mod&#232;les de consommation et un pouvoir d'achat comparables &#224; ceux des Etats-Unis : voitures, appareils &#233;lectrom&#233;nagers, voyages, alimentation sur base de &#171; d&#233;licatesses &#187; import&#233;s. Ces habitudes de consommation se sont g&#233;n&#233;ralis&#233;es &#224; tous les secteurs sociaux.&lt;br class='autobr' /&gt;
On nous a inculqu&#233;, par exemple, une alimentation centr&#233;e sur le bl&#233; : pain, spaghetti, et cachitos ; cela pour nous qui vivons dans un pays tropical incapable de produire efficacement cette c&#233;r&#233;ale !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autre part, le p&#233;tro-Etat n'a jamais eu besoin de convaincre la population de la n&#233;cessit&#233; de payer des imp&#244;ts comme contribution des int&#233;r&#234;ts priv&#233;s &#224; des projets publics de bien commun, quelque chose qui est crucial pour les capitalismes qui ont &#233;rig&#233; lesdits Etats-providence en Europe. Nous, nous finan&#231;ons les services publics avec les revenus de la rente p&#233;troli&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela a conduit au fait que des normes d'efficience, de responsabilit&#233;, de prudence et d'obligation de rendre des comptes soient des faiblesses notoires de nos gouvernements et de notre soci&#233;t&#233; en g&#233;n&#233;ral.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela a &#233;galement cr&#233;&#233; dans notre culture une difficult&#233; &#224; faire clairement la distinction entre ce qui est public et ce qui est priv&#233;, entre ce qui est &#224; soi et ce qui est &#224; l'autre. Cela a eu des r&#233;percussions importantes sur le comportement tant de fonctionnaires d'Etat que de citoyens priv&#233;s. En termes de syst&#232;me politique, notre d&#233;mocratie s'est construite en se basant sur des pactes et des concertations, et personne, sauf les coffres de l'Etat, n'a sacrifi&#233; ses int&#233;r&#234;ts particuliers. Cela a cr&#233;&#233; des &#233;lites &#233;go&#239;stes et extr&#234;mement insensibles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le socialisme, ou la soci&#233;t&#233; alternative, qui commence &#224; faire l'objet de discussion au Venezuela, doit passer par la compr&#233;hension des m&#233;canismes profond&#233;ment enracin&#233;s que ce capitalisme rentier a incrust&#233;s dans l'&#233;conomie, la culture et la politique. Il suffit de regarder autour de nous pour percevoir ce &#171; rentisme &#187; pr&#233;sent partout : dans nos valeurs et nos habitudes de consommation ; dans l'inefficacit&#233; galopante de l'administration publique et priv&#233;e ; dans l'incapacit&#233; des fonctionnaires de l'Etat &#224; faire la diff&#233;rence entre l'argent public - qui appartient &#224; tout le monde - et leur argent priv&#233; ; dans la facilit&#233; avec laquelle on croit que l'on peut avancer vers une transformation int&#233;grale de notre soci&#233;t&#233; parce qu'on a beaucoup d'argent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La rente p&#233;troli&#232;re est un bien pr&#233;cieux qui, si elle avait &#233;t&#233; administr&#233;e avec prudence, nous aurait peut-&#234;tre permis de parvenir &#224; une soci&#233;t&#233; d&#233;mocratique et &#233;galitaire au cours du si&#232;cle pass&#233;. Mais ce que nous avons atteint est bien au-dessous de nos attentes. Maintenant, nous sommes &#224; nouveau en train de faire l'effort pour utiliser cette rente au service d'une soci&#233;t&#233; juste et libre pour le XXIe si&#232;cle. Cependant, dans beaucoup de strat&#233;gies et de routines quotidiennes de l'Etat, du gouvernement, des politiciens et des citoyens, la mentalit&#233; renti&#232;re continue &#224; pr&#233;dominer, mentalit&#233; selon laquelle tout peut trouver une solution avec de la volont&#233; et de l'argent, sans que personne n'ait &#224; se sacrifier. D&#233;battons donc de la mani&#232;re de profiter de la rente pour qu'un socialisme &#171; rentier &#187; ne d&#233;&#231;oive une fois de plus nos attentes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;******&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qui a pay&#233; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Samedi 24 mars, dans ce m&#234;me journal (Miradas Criticas), et sur cinq pages diff&#233;rentes, une publicit&#233; d'un tiers de page appelait &#224; la fondation du Parti Socialiste Uni du Venezuela (PSUV). Qui a pay&#233; ces annonces publicitaires ? L'Etat, le gouvernement, les citoyens fondateurs de ce parti ? Lors des &#233;lections de d&#233;cembre 2006, diverses instances nationales et internationales d'observation ont attir&#233; l'attention sur l'utilisation flagrante, ill&#233;gale et ill&#233;gitime de deniers publics dans la campagne des deux candidats &#224; la pr&#233;sidence. La publicit&#233; de ce parti naissant a-t-elle &#233;t&#233; pay&#233;e avec l'argent de tous les V&#233;n&#233;zu&#233;liens ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En cas de reproduction de cet article, veuillez indiquer les informations ci-dessous:&lt;br class='autobr' /&gt;
RISAL - R&#233;seau d'information et de solidarit&#233; avec l'Am&#233;rique latine&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Source : Aporrea (&lt;a href=&#034;http://www.aporrea.org&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.aporrea.org&lt;/a&gt;), 1er avril 2007.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Traduction : revue A l'Encontre (&lt;a href=&#034;http://www.alencontre.org&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.alencontre.org&lt;/a&gt;), Traduction par l'&#233;quipe du RISAL.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les opinions exprim&#233;es et les arguments avanc&#233;s dans cet article demeurent l'enti&#232;re responsabilit&#233; de l'auteur-e et ne refl&#232;tent pas n&#233;cessairement ceux du R&#233;seau d'Information et de Solidarit&#233; avec l'Am&#233;rique Latine (RISAL).&lt;br class='autobr' /&gt; Site h&#233;berg&#233; par DOMAINE PUBLIC, r&#233;alis&#233; avec SPIP, sous LICENCE DE LOGICIEL LIBRE(GPL),&lt;br class='autobr' /&gt;
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