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	<title>Alternatives International</title>
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	<description>We are social and political movements struggling against social injustices, neoliberalism, imperialism and war. We are building solidarity between social movements at the local, national and international level. More...</description>
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		<title>Alternatives International</title>
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		<title>Souverainet&#233; p&#233;troli&#232;re, r&#233;formes sociales et ind&#233;pendance financi&#232;re </title>
		<link>https://www.alterinter.org/?Souverainete-petroliere-reformes-sociales-et-independance-financiere</link>
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		<dc:date>2007-06-12T04:51:00Z</dc:date>
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		<dc:language>en</dc:language>
		<dc:creator>Salim Lamrani</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Le Venezuela a termin&#233; le processus de r&#233;appropriation du secteur &#233;nerg&#233;tique, jusque l&#224; aux mains de soci&#233;t&#233;s transnationales. Il a affect&#233; les revenus de la rente p&#233;troli&#232;re au paiement anticip&#233; complet de la dette publique et aux r&#233;formes sociales, telles que le spectaculaire rel&#232;vement des minima sociaux. Une politique de souverainet&#233; nationale et de progr&#233;s social, &#224; contre courant de la globalisation, qui exasp&#232;re Washington.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.alterinter.org/?-Mondialisation-et-resistances-" rel="directory"&gt;Mondialisation et r&#233;sistances&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le Venezuela a termin&#233; le processus de r&#233;appropriation du secteur &#233;nerg&#233;tique, jusque l&#224; aux mains de soci&#233;t&#233;s transnationales. Il a affect&#233; les revenus de la rente p&#233;troli&#232;re au paiement anticip&#233; complet de la dette publique et aux r&#233;formes sociales, telles que le spectaculaire rel&#232;vement des minima sociaux. Une politique de souverainet&#233; nationale et de progr&#233;s social, &#224; contre courant de la globalisation, qui exasp&#232;re Washington.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le 1er mai 2007, le gouvernement v&#233;n&#233;zu&#233;lien a r&#233;cup&#233;r&#233; sa souverainet&#233; &#233;nerg&#233;tique en proc&#233;dant &#224; la nationalisation de la Bande p&#233;trolif&#232;re de l'Or&#233;noque, &#233;conomiquement tr&#232;s lucrative et qui contient les plus importantes r&#233;serves mondiales. D&#233;sormais, l'entreprise p&#233;troli&#232;re d'&#201;tat Petroleos de Venezuela SA (PDVSA) contr&#244;lera au moins 60 % des op&#233;rations de la r&#233;gion. Les multinationales &#233;trang&#232;res auparavant en charge du domaine, telles que la British Petroleum [1], Exxon Mobil [2], Chevron [3], ConocoPhillips, Total et Statoil ASA, pourront participer &#224; l'extraction de p&#233;trole mais seulement en tant que partenaires minoritaires [4].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ouverture p&#233;troli&#232;re au capital &#233;tranger, initi&#233;e il y a plus de 10 ans, avait entra&#238;n&#233; une saign&#233;e &#233;conomique sans pr&#233;c&#233;dent au sein du pays, avec des cons&#233;quences sociales d&#233;sastreuses. Les profits faramineux effectu&#233;s par les transnationales &#233;taient constamment rapatri&#233;s et ne servaient nullement au d&#233;veloppement de la nation. De plus, l'&#201;tat a perdu plusieurs dizaines de millions de dollars car les entreprises p&#233;troli&#232;res priv&#233;es ne payaient pratiquement aucun imp&#244;t. En effet, la taxe sur le profit pendant les ann&#233;es 1980 et 1990 &#233;tait incroyablement basse et ne d&#233;passait pas 1 %. &#192; titre de comparaison, au d&#233;but du 20&#232;me si&#232;cle, sous le gouvernement de Juan Vicente G&#243;mez, l'imp&#244;t &#233;tait d&#233;j&#224; de 3 % [5].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Les gouvernements de la quatri&#232;me R&#233;publique, l'&#233;lite qui a gouvern&#233; le Venezuela dans les ann&#233;es 1980 et 1990 [qui] a offert ces zones o&#249; il n'y a aucun type de risque pour l'exploitation du p&#233;trole &#187; sont les principaux responsables de la spoliation du pays et de la violation de la &#171; souverainet&#233; nationale &#187;, a d&#233;nonc&#233; le pr&#233;sident Hugo Ch&#225;vez [6]. &#171; Nous avons enfin enterr&#233; 10 ans d'ouverture p&#233;troli&#232;re &#187;, a-t-il ajout&#233;. Dor&#233;navant, les ressources naturelles de la r&#233;gion ne seront plus destin&#233;es &#224; enrichir les actionnaires des multinationales mais &#224; construire le &#171; socialisme du 21&#232;me si&#232;cle &#187;. &#171; Aujourd'hui, c'est la fin de l'&#233;poque o&#249; nos richesses naturelles finissaient toujours dans les mains de tous sauf du peuple v&#233;n&#233;zuelien [7] &#187;, a conclu le leader bolivarien, ajoutant qu'il ne pouvait y avoir de projet national si le pays n'avait pas le contr&#244;le de ses richesses, de ses ressources naturelles et de son &#233;conomie [8].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le pr&#233;sident du Venezuela a &#233;galement annonc&#233; que les multinationales pourraient &#234;tre traduites en justice pour avoir viol&#233; les accords sign&#233;s en proc&#233;dant &#224; l'extraction du p&#233;trole hors des zones d&#233;finies, et en n'utilisant pas la vapeur d'eau &#224; cet effet. Ces infractions ont &#171; caus&#233; un pr&#233;judice tr&#232;s grave au patrimoine national &#187; selon le gouvernement. PDVSA ne peut d&#233;sormais plus extraire du p&#233;trole dans certains puits car les conditions initiales de pression et de temp&#233;ratures n'existent plus. Les transnationales &#233;trang&#232;res &#171; puisaient 7 % [du p&#233;trole pr&#233;sent] et changeaient de puits, et ainsi de suite, occupant m&#234;me dans certains cas plus du double de l'extension territoriale convenue dans le contrat, sans en informer personne, sans payer un centime &#187;, a soulign&#233; Ch&#225;vez [9].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces nouvelles nationalisations permettent d&#233;sormais au pays de disposer de plus de 400 000 barils de p&#233;trole de plus par jour produit la Bande p&#233;trolif&#232;re de l'Or&#233;noque, dont la capacit&#233; est de 600 000 barils quotidiens. &#171; Jusqu'&#224; pr&#233;sent, nous ne pouvions pas disposer de ces barils. Ces entreprises nous payaient une mis&#232;re et emportaient le p&#233;trole &#187;, notait le pr&#233;sident, indiquant au passage que ce temps &#233;tait d&#233;sormais r&#233;volu. Ces nouvelles ressources &#233;nerg&#233;tiques renforcent consid&#233;rablement le pouvoir &#233;conomique du pays et vont substantiellement am&#233;liorer le niveau de vie de la population [10].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Lutte contre le latifundio et promotion de l'agriculture&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis sa premi&#232;re &#233;lection en 1998 et conform&#233;ment &#224; la Constitution, le gouvernement Ch&#225;vez a r&#233;cup&#233;r&#233; pr&#232;s de 2 millions d'hectares, soit 28,74 % des terres productives, aux latifundiaires sur les 6,5 millions d'hectares qui doivent &#234;tre nationalis&#233;s. L'objectif est de d&#233;velopper le domaine de l'agriculture et d'atteindre une certaine souverainet&#233; alimentaire. 49 % des terres r&#233;cup&#233;r&#233;es ont &#233;t&#233; redistribu&#233;es aux paysans, 40 % sont destin&#233;es &#224; des projets strat&#233;giques et 11 % ont &#233;t&#233; remises &#224; des coop&#233;ratives. Le pays dispose d'une superficie agricole globale de 30 millions d'hectares dont la majeure partie est concentr&#233;e entre les mains de gros propri&#233;taires [11].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; Hato Calleja, dans l'&#201;tat de Barinas, un seul individu occupait 24 800 hectares de terres fertiles quasiment laiss&#233;es &#224; l'abandon. Le pr&#233;sident de la R&#233;publique a soulign&#233; que cette situation &#233;tait inacceptable : &#171; Ce sont des latifundios, des terres fertiles et improductives. Ceci est un attentat contre l'int&#233;r&#234;t national, cela viole la Constitution et tous les principes de la justice, du droit, de la s&#233;curit&#233; et de la souverainet&#233; du pays [12] &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En mars 2007, le nouveau Plan int&#233;gral de d&#233;veloppement agricole a &#233;t&#233; lanc&#233; avec comme objectif d'atteindre la pleine souverainet&#233; alimentaire au sein du pays. L'accent a &#233;t&#233; mis sur la culture du riz, de la canne &#224; sucre, du cacao, du caf&#233;, de l'&#233;levage, de la p&#234;che et de l'apiculture, du coton, des tubercules et des fruits et l&#233;gumes. Ch&#225;vez a expliqu&#233; que l'id&#233;e &#233;tait &#171; d'impulser le nouveau mod&#232;le de production sur la base des principes du socialisme agraire et de la propri&#233;t&#233; sociale [13] &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Protection de l'environnement&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parall&#232;lement &#224; cela, le minist&#232;re de l'Environnement a entrepris une politique d'assainissement des bassins fluviaux afin de g&#233;n&#233;raliser l'acc&#232;s &#224; l'eau potable &#224; l'ensemble de la population. Les c&#244;tes et les plages seront &#233;galement nettoy&#233;es afin de favoriser le tourisme, promouvoir l'activit&#233; &#233;conomique et surtout am&#233;liorer la qualit&#233; de vie des V&#233;n&#233;zu&#233;liens. Ces mesures s'inscrivent dans la continuit&#233; des r&#233;formes adopt&#233;es depuis l'arriv&#233;e de Hugo Ch&#225;vez au pouvoir. En 1998, 80 % des habitants des villes avaient acc&#232;s &#224; l'eau potable. Ils sont d&#233;sormais 92 % gr&#226;ce aux &#233;normes investissements effectu&#233;s dans ce secteur. Au niveau rural, des efforts ont &#233;galement &#233;t&#233; accomplis passant de 55% en 1998 &#224; 71% en 2006 [14].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis 1998, le traitement des eaux us&#233;es est pass&#233; de 10 % &#224; 25 %. Certains &#201;tats avant-gardistes comme Nueva Esparta et Isla Margarita atteignent un chiffre de 92 % dans ce domaine. Le Venezuela dispose d&#233;sormais de plus de 100 usines d'&#233;puration. De plus, un grand projet a &#233;t&#233; mis en place afin de nettoyer les grands lacs du pays tels que ceux de Valencia et Maracaibo [15].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;R&#233;formes sociales&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'occasion de la f&#234;te du travail du 1er mai 2007, le pr&#233;sident de la R&#233;publique Bolivarienne du Venezuela a annonc&#233; une hausse spectaculaire de 20 % du salaire minimum, qui devient d&#233;sormais le plus &#233;lev&#233; du continent latino-am&#233;ricain avec 286 dollars mensuels. M&#234;me au Chili, consid&#233;r&#233; comme le mod&#232;le &#233;conomique n&#233;olib&#233;ral, le salaire minimum n'est que de 250 dollars. Dans de nombreux pays du continent, le revenu minimum n'atteint m&#234;me pas 100 dollars. Contrairement aux pr&#233;c&#233;dents gouvernements, Ch&#225;vez a r&#233;guli&#232;rement augment&#233; le revenu de base depuis 1998 o&#249; il stagnait &#224; 118 dollars. Puis il est pass&#233; &#224; 154 dollars en 2003 malgr&#233; le terrible sabotage p&#233;trolier orchestr&#233; par l'opposition qui a co&#251;t&#233; plus de 10 milliards de dollars &#224; l'&#233;conomie du pays. Enfin, en 2005, il a atteint 192 dollars [16].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; titre de comparaison, sous la 4&#232;me R&#233;publique, le salaire de base, dans le meilleur des cas, stagnait et parfois m&#234;me diminuait. En 1996, alors que l'inflation du pays avait atteint un taux vertigineux de 100 %, le salaire minimum &#233;tait de 36 dollars seulement, alors qu'en 1994, il &#233;tait de 101 dollars et en 1992 de 132 dollars [17].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus, les adultes d'un certain &#226;ge n'ayant jamais travaill&#233; disposeront d'un revenu de protection &#233;quivalent &#224; 60 % du salaire minimum. Les femmes seules ainsi que les personnes handicap&#233;es recevront une allocation &#233;quivalente &#224; 80 % du salaire minimum. Les m&#232;res au foyer &#226;g&#233;es de 61 ans recevront d&#233;sormais une pension compl&#232;te avec une priorit&#233; donn&#233;e aux plus pauvres. En plus de la hausse du salaire de base et des aides envers les d&#233;favoris&#233;s, le gouvernement bolivarien a pr&#233;vu de r&#233;duire le temps de travail &#224; 6 heures par jour et 36 heures hebdomadaires &#224; partir de 2010 sans diminution de salaire. Cet important progr&#232;s social est le symbole de la volont&#233; du gouvernement Ch&#225;vez d'am&#233;liorer le sort des plus d&#233;sh&#233;rit&#233;s [18].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le pr&#233;sident Ch&#225;vez a &#233;galement annonc&#233; que l'&#201;tat proc&#232;derait au paiement r&#233;troactif des pensions pour l'ann&#233;e 2006. Cette mesure devrait b&#233;n&#233;ficier &#224; pr&#232;s de 88 000 retrait&#233;s. Le service de s&#233;curit&#233; sociale disposait de comptes de pensions congel&#233;s depuis 10 ans. Le leader bolivarien s'est insurg&#233; contre cette situation : &#171; Cela fait partie de la remise en ordre nationale et la lutte contre tant de vices et de corruption existants dans le secteur public et priv&#233; [19] &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au niveau de l'&#233;ducation, le gouvernement inaugurera pr&#232;s de 2 379 nouvelles &#233;coles bolivariennes &#224; travers le pays en 2007. Ces installations viendront s'ajouter aux 5 875 &#233;coles bolivariennes d&#233;j&#224; existantes sur le territoire national. &#171; Nous devons fournir les plus grands efforts possibles pour le th&#232;me &#233;ducatif &#187; car, comme le soulignait Sim&#243;n Bol&#237;var, &#171; les nations marcheront vers la grandeur avec le m&#234;me pas que marchent leur &#233;ducation &#187;, notait Hugo Ch&#225;vez. Pour lui, l'&#233;cole doit &#234;tre l'&#233;picentre du travail social et communautaire [20].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'universalisation de l'acc&#232;s &#224; l'&#233;ducation &#233;labor&#233;e depuis 1998 a eu des r&#233;sultats exceptionnels. En 2007, le Venezuela compte pr&#232;s de 12,7 millions d'enfants scolaris&#233;s sur une population de 26 millions d'habitants. Le nombre d'inscrits n'a cess&#233; d'augmenter depuis l'arriv&#233;e de Ch&#225;vez au pouvoir. En 2001, il &#233;tait de 6,9 millions ; en 2002, il a atteint le chiffre de 9,5 millions pour se stabiliser &#224; 11,3 millions en 2004. En 2005, il y avait 11,8 millions de scolaris&#233;s et 12,1 millions en 2006. Cette augmentation r&#233;guli&#232;re et massive souligne l'efficacit&#233; de la politique &#233;ducative du gouvernement bolivarien. La massification de l'&#233;ducation a &#233;galement &#233;t&#233; accompagn&#233;e par une sensible am&#233;lioration de la qualit&#233; de l'enseignement [21].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La faillite du FMI et de la Banque mondiale et l'espoir de la Banque du Sud&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 13 avril 2007, Anoop Singh, Directeur du d&#233;partement pour l'H&#233;misph&#232;re occidental du FMI a fait part de sa volont&#233; de rencontrer le gouvernement v&#233;n&#233;zu&#233;lien afin de discuter du probl&#232;me de l'inflation qui frappe le pays : &#171; Je voudrais non seulement faire une recommandation mais &#233;galement avoir une discussion avec les autorit&#233;s &#187;. Mais il est peu probable que le d&#233;sir de Singh soit assouvi [22].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, le FMI est le principal responsable des crises dramatiques qui ont ravag&#233; les &#233;conomies latino-am&#233;ricaines dans les ann&#233;es 1990 et 2000. Cens&#233; officiellement &#171; lutter contre la pauvret&#233; &#187;, il ne fait en r&#233;alit&#233; que perp&#233;trer la colonisation &#233;conomique dont sont victimes les pays sous-d&#233;velopp&#233;s. Les accords sign&#233;s avec l'organisation internationale et les plans d'ajustement structurel impos&#233;s ont ruin&#233; les populations du continent. Ses pr&#234;ts &#224; taux d'usurier, au lieu de d&#233;velopper l'&#233;conomie, ne servaient qu'&#224; piller les richesses de ces nations au bord de l'ab&#238;me, &#233;cras&#233;es par une dette ill&#233;gitime et impayable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus, ses recettes draconiennes, qui constituent un affront inacceptable &#224; la souverainet&#233; des nations latino-am&#233;ricaines, sont la cause du d&#233;sastre &#233;conomique, social et humain qui frappe le Nouveau monde. Le FMI est d&#233;sormais une institution honnie sur le continent et ne dispose quasiment plus d'aucune influence. En effet, contr&#244;l&#233; en majorit&#233; par Washingon et utilis&#233; pour promouvoir les int&#233;r&#234;ts des multinationales &#233;tasuniennes, il a perdu toute cr&#233;dibilit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La banqueroute morale du FMI et de la Banque mondiale est telle que le Venezuela, qui a rembours&#233; toutes ses dettes vis-&#224;-vis de ces institutions, vient de formaliser son retrait de ces entit&#233;s. &#171; Messieurs de la Banque mondiale, messieurs du Fonds mon&#233;taire international, au revoir. Le Venezuela est libre et souverain &#187;, a annonc&#233; Rodrigo Cabezas, ministre des Finances. En remboursant par anticipation sa dette qui courrait jusqu'en 2012, le pays a &#233;conomis&#233; 8 millions de dollars. Le FMI a d'ailleurs ferm&#233; ses bureaux au Venezuela &#224; la fin de l'ann&#233;e 2006. &#171; Nous fermons un cycle historique d'endettement avec les organismes multilat&#233;raux &#187;, a ajout&#233; Cabezas [23].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les plans d'ajustement structurel impos&#233;s par le FMI en 1989 au Venezuela avaient entra&#238;n&#233; une inflation sans pr&#233;c&#233;dents et une mis&#232;re qui avait, &#224; son tour, amen&#233; la population au d&#233;sespoir. La seule r&#233;ponse du gouvernement de l'&#233;poque avait &#233;t&#233; d'envoyer l'arm&#233;e r&#233;primer f&#233;rocement le peuple, faisant des centaines de victimes [24].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'exemple v&#233;n&#233;zu&#233;lien&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La d&#233;cision du Venezuela constitue sans aucun doute un exemple pour l'Am&#233;rique latine et les nations endett&#233;es du Tiers-monde. Le Br&#233;sil, l'Argentine et l'Uruguay ont suivi Caracas en r&#233;glant par anticipation leurs dettes au FMI. L'&#201;quateur est en passe de suivre le m&#234;me chemin. En plus de cela, le Venezuela a lanc&#233; l'id&#233;e de cr&#233;er &#224; partir de juin 2007 une Banque du Sud destin&#233;e &#224; d&#233;velopper les nations latino-am&#233;ricaines et &#224; promouvoir une int&#233;gration &#233;conomique r&#233;gionale. Contrairement au FMI et &#224; la Banque mondiale, la logique ne sera plus financi&#232;re, destructrice et spoliatrice mais &#233;mancipatrice, constructive et solidaire [25].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le pr&#233;sident br&#233;silien, Luiz Inacio Lula Da Silva, a rendu hommage &#224; Hugo Ch&#225;vez qu'il a qualifi&#233; &#171; d'alli&#233; exceptionnel au niveau politique et commercial &#187;. Les tentatives de l'administration Bush de cr&#233;er des tensions entre les deux grandes nations sud-am&#233;ricaines se sont sold&#233;es par un &#233;chec. &#171; Avant Ch&#225;vez, le Venezuela &#233;tait quasiment totalement d&#233;pendant des &#201;tats-Unis. Hugo Ch&#225;vez est un pr&#233;sident latino-am&#233;ricain visant &#224; donner une priorit&#233; &#224; la question latino-am&#233;ricaine. Le Venezuela se montre aux yeux du monde comme un pays souverain, avec un potentiel et une plus grande capacit&#233; d'aider &#187;, a salu&#233; Lula [26].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Venezuela constitue la parfaite illustration du renouveau latino-am&#233;ricain o&#249; les peuples ont port&#233; &#224; la t&#234;te de plusieurs nations des leaders repr&#233;sentatifs de l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral, avec une r&#233;elle volont&#233; politique de mettre un terme aux in&#233;galit&#233;s qui d&#233;vastent le continent. Au-del&#224; des r&#233;sultats extraordinaires qu'a obtenus le gouvernement bolivarien depuis 1998, Ch&#225;vez est porteur d'une alternative cr&#233;dible au n&#233;olib&#233;ralisme sauvage d&#233;fendu par Washington. Son influence et son exemple d&#233;passent les fronti&#232;res du continent pour inonder le reste du monde et m&#234;me certains secteurs des pays d&#233;velopp&#233;s. C'est ce qui explique l'obsession fr&#233;n&#233;tique et extr&#234;mement inqui&#233;tante de l'administration Bush vis-&#224;-vis de Caracas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[1] &#171; BP-Amoco, coalition p&#233;troli&#232;re anglo-saxonne &#187;, par Arthur Lepic, R&#233;seau Voltaire, 10 juin 2004.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[2] &#171; Exxon-Mobil, fournisseur officiel de l'Empire &#187;, par Arthur Lepic, R&#233;seau Voltaire, 26 ao&#251;t 2004.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[3] &#171; Chevron-Texaco, premier m&#233;c&#232;ne de la vie politique &#233;tats-unienne &#187;, par Arthur Lepic, R&#233;seau Voltaire, 24 mars 2005.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[4] Associated Press, &#171; Ch&#225;vez reta a transnacionales petroleras &#187;, 13 avril 2007 ; Agencia Bolivariana de Noticias, &#171; Venezuela recupera soberan&#237;a petrolera sobre convenios en Faja del Orinoco &#187;, 25 avril 2007&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[5] Agencia Bolivariana de Noticias, &#171; Apertura petrolera provoc&#243; p&#233;rdida de millones de d&#243;lares al pa&#237;s &#187;, 1 mai 2007&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[6] Ibid&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[7] Agencia Bolivariana de Noticias, &#171; Venezuela recupera plena soberan&#237;a petrolera &#187;, 1 mai 2007&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[8] Natalie Obik Pearson, &#171; Gobierno venezolano toma control de faja petrolera &#187;, Assiociated Press, 1 mai 2007&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[9] Ibid&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[10] Agencia Bolivariana de Noticias, &#171; Ch&#225;vez : El petr&#243;leo es nuestro gracias a la Revoluci&#243;n Bolivariana &#187;, 1 mai 2007&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[11] Agencia Bolivariana de Noticias, &#171; Casi 2 millones de hect&#225;reas han sido recuperadas del latifundismo &#187;, 25 mars 2007&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[12] Agencia Bolivariana de Noticias, &#171; Ch&#225;vez : Combate al latifundio se intensifica con intervenci&#243;n de 16 hatos &#187;, 25 mars 2007&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[13] Agencia Bolivariana de Noticias, &#171; Ch&#225;vez anunci&#243; ejecuci&#243;n de Plan Integral de Desarrollo Agr&#237;cola 2007-2008 &#187;, 25 mars 2007&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[14] Agencia Bolivariana de Noticias, &#171; Venezuela sanea las cuencas de sus r&#237;os para reducir escasez de agua &#187;, 21 mars 2007&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[15] Ibid&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[16] Agencia Bolivariana de Noticias, &#171; Venezuela con el salario m&#237;nimo m&#225;s alto de Latinoam&#233;rica &#187;, 20 avril 2007&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[17] Ibid&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[18] Agencia Bolivariana de Noticias, &#171; Jornada laboral de 6 horas a partir de 2010 &#187;, 30 avril 2007&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[19] Agencia Bolivariana de Noticias, &#171; Presidente anunci&#243; el pago retroactivo de las pensiones del a&#241;o 2006 &#187;, 30 avril 2006&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[20] Agencia Bolivariana de Noticias, &#171; M&#225;s de 2 mil 300 nuevas escuelas bolivarianas crear&#225; el Gobierno en 2007 &#187;, 24 avril 2007&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[21] Agencia Bolivariana de Noticias, &#171; Matr&#237;cula escolar lleg&#243; a 12,7 millones de estudiantes en 2007 &#187;, 24 avril 2007&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[22] Nestor Ikeda, &#171; FMI : Argentina y Venezuela deben combatir inflaci&#243;n &#187;, Associated Press, 13 avril 2007&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[23] Associated Press, &#171; Venezuela dice &#8216;chao' al FMI y Banco Mundial &#187;, 14 avril 2007&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[24] Ibid&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[25] Ibid&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[26] Associated Press, &#171; Lula : Ch&#225;vez es un aliado excepcional &#187;, 26 avril 2007&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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