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	<title>Alternatives International</title>
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	<description>We are social and political movements struggling against social injustices, neoliberalism, imperialism and war. We are building solidarity between social movements at the local, national and international level. More...</description>
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		<title>Alternatives International</title>
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		<title>De la guerre des six jours &#224; la guerre sans fin</title>
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		<dc:date>2007-06-06T14:23:03Z</dc:date>
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		<dc:creator>Claude Cartigny </dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Le lundi 5 juin 1967 &#224; 7h45, l'aviation isra&#233;lienne, volant &#224; tr&#232;s basse altitude pour &#233;viter les radars, attaquait les a&#233;roports &#233;gyptiens et d&#233;truisait au sol la quasi-totalit&#233; des avions militaires de ce pays.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.alterinter.org/?-L-arc-des-crises-" rel="directory"&gt;L'arc des crises&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le lundi 5 juin 1967 &#224; 7h45, l'aviation isra&#233;lienne, volant &#224; tr&#232;s basse altitude pour &#233;viter les radars, attaquait les a&#233;roports &#233;gyptiens et d&#233;truisait au sol la quasi-totalit&#233; des avions militaires de ce pays.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Cette victoire &#233;crasante garantit &#224; Isra&#235;l une sup&#233;riorit&#233; a&#233;rienne absolue pour couvrir les op&#233;rations terrestres qui allaient suivre et gagner la guerre en un temps record, les op&#233;rations se terminant le dimanche 11 juin, soit au bout de six jours seulement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l'&#233;poque, la guerre &#233;tait repr&#233;sent&#233;e par presque tous les m&#233;dias occidentaux comme le combat de David contre Goliath. Le mythe de l'encerclement avait pris forme d&#232;s le d&#233;but des ann&#233;es 50 et avait &#233;t&#233; soigneusement entretenu depuis. Aujourd'hui, cette th&#232;se n'est plus gu&#232;re s&#233;rieusement d&#233;fendue. Les m&#233;moires d'anciens politiques et militaires isra&#233;liens ne laissent pas beaucoup de place au doute. D&#232;s cette &#233;poque, les Isra&#233;liens savaient bien qu'ils pouvaient battre seuls toutes les arm&#233;es arabes r&#233;unies. Comme Menahem Begin le reconnut en 1982, Nasser n'avait pas choisi d'attaquer Isra&#235;l, mais c'&#233;tait Isra&#235;l qui avait choisi d'attaquer Nasser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les pr&#233;mices du conflit&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La situation &#233;tait cependant rest&#233;e assez calme dans la r&#233;gion depuis 1956, m&#234;me si en janvier 1964, le sommet de la Ligue arabe du Caire d&#233;cida de la cr&#233;ation de l'OLP. Le but de la nouvelle organisation &#233;tait de &#171; lib&#233;rer la Palestine &#187;, mais sous &#233;troite tutelle nass&#233;rienne. Le mouvement national palestinien ne s'&#233;tait pas encore constitu&#233; comme acteur autonome.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 1er janvier 1965, une organisation plus radicale se voulant ind&#233;pendante des Etats arabes, le Fath de Yasser Arafat, effectuait sa premi&#232;re op&#233;ration militaire contre Isra&#235;l. S'ouvrit alors une p&#233;riode de plus en plus incertaine. Les attaques de fedayins &#224; partir du territoire jordanien se multipli&#232;rent, malgr&#233; les inqui&#233;tudes du roi Hussein.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant toute la p&#233;riode 1965-1967, les fronti&#232;res isra&#233;lo-syrienne et isra&#233;lo-jordanienne demeur&#232;rent des zones de tensions permanentes. Au cours du premier semestre 1967, le monde fut t&#233;moin d'une escalade verbale et militaire. Nasser multipliait les propos provocateurs alors qu'il n'avait ni l'intention ni les moyens de se lancer dans une guerre. Le 7 avril, un incident de fronti&#232;re d&#233;g&#233;n&#233;ra en bataille a&#233;rienne de grande ampleur au-dessus du Golan. L'aviation syrienne y perdit 7 MIG-21 alors que les Mirage isra&#233;liens all&#232;rent jusqu'&#224; survoler Damas pour bien montrer leur sup&#233;riorit&#233;. Or depuis un an, la Syrie avait conclu avec l'Egypte une alliance militaire qui engageait r&#233;ciproquement les deux pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s lors, tout s'acc&#233;l&#233;ra et un processus d'escalade se mit en place. Le 17 mai, appuy&#233; par la Syrie, Nasser affirma sa volont&#233; de remilitariser le Sina&#239;, et le lendemain 18, il exigea le retrait des forces onusiennes. Les troupes &#233;gyptiennes prirent possession de Charm Al Cheikh et de Ghaza le 21. Le 23 mai, Nasser d&#233;cida la fermeture du d&#233;troit de Tiran, bloquant ainsi l'acc&#232;s des navires isra&#233;liens au golfe d'Akaba et au port d'Eilat. Bien que le port d'Eilat ne repr&#233;sentait qu'environ 5% des &#233;changes isra&#233;liens, cet acte d'hostilit&#233; fut consid&#233;r&#233; par l'Etat h&#233;breu comme un casus belli.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme l'a reconnu plus tard Itzhak Rabin, alors chef d'&#233;tat-major de l'arm&#233;e, Isra&#235;l &#233;tait pr&#234;t &#224; la guerre d&#232;s le 18 mai. L'arm&#233;e n'attendait plus que la d&#233;cision du pouvoir politique. Parti pour Washington pour sonder les Am&#233;ricains, le ministre des Affaires &#233;trang&#232;res, Abba Eban, y entendit des propos incitant plut&#244;t &#224; la prudence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au m&#234;me moment, le pr&#233;sident du Conseil des ministres sovi&#233;tique, A. Kossyguine, donnait &#224; Nasser les m&#234;mes conseils. Les Sovi&#233;tiques, forts de leur exp&#233;rience des ann&#233;es 1956-1958, quand Nasser avait voulu les entra&#238;ner plus loin qu'ils ne le d&#233;siraient, ne le soutiendraient que s'il n'apparaissait pas comme l'agresseur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En recevant Abba Eban le 24 mai, de Gaulle avait &#233;cart&#233; les arguments isra&#233;liens sur le d&#233;troit de Tiran : la navigation y &#233;tait de faible importance et ne valait pas une guerre. &#171; Ne faites pas la guerre, c'est le conseil d'un ami et de quelqu'un qui conna&#238;t les cons&#233;quences des choses... Surtout n'attaquez pas, vous en supporteriez les cons&#233;quences. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une &#171; guerre-&#233;clair &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il fut clair pour les dirigeants isra&#233;liens que les Etats-Unis ne s'impliqueraient pas dans une aventure militaire pour rouvrir le d&#233;troit de Tiran. Un cabinet dit d'union nationale fut form&#233; avec l'entr&#233;e au gouvernement du g&#233;n&#233;ral Dayan comme ministre de la D&#233;fense et du leader de la droite extr&#234;me, Menahem Begin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En trois vagues d'assaut d&#233;vastatrices, l'aviation isra&#233;lienne d&#233;truisit l'aviation et les a&#233;rodromes &#233;gyptiens, ce qui eut aussi pour cons&#233;quence de priver les forces terrestres de toute couverture a&#233;rienne. Les Isra&#233;liens n'avaient laiss&#233; chez eux que 18 de leurs chasseurs, ce qui montre &#224; quel point ils croyaient peu &#224; une attaque des pays arabes. Dans le Sina&#239;, les forces &#233;gyptiennes durent battre en retraite dans le plus grand d&#233;sordre sous les coups de boutoir de l'arm&#233;e isra&#233;lienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais la guerre avait aussi impliqu&#233; d'autres Etats de la r&#233;gion. Le 30 mai, le roi Hussein de Jordanie avait conclu avec l'Egypte un trait&#233; de d&#233;fense mutuelle, qui s'ajoutait donc au trait&#233; &#233;gypto-syrien. Isra&#235;l fut trop heureux de profiter des circonstances pour concr&#233;tiser un vieux r&#234;ve, r&#233;aliser l'unit&#233; de la ville de J&#233;rusalem en conqu&#233;rant sa partie est. Malgr&#233; un combat acharn&#233;, les troupes jordaniennes durent finalement abandonner le terrain. Du m&#234;me &#233;lan, Isra&#235;l fit la conqu&#234;te de toutes les collines surplombant la ville et occupa la Cisjordanie, c'est-&#224;-dire les territoires situ&#233;s &#224; l'ouest du Jourdain c&#233;d&#233;s au royaume de Transjordanie par l'armistice de f&#233;vrier 1949.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux jours plus tard, le 7 juin, Isra&#235;l se retourna contre un autre de ses voisins, la Syrie. Pendant 12 heures, les hauteurs du Golan subirent un d&#233;luge de feu. Le conflit atteignit alors un degr&#233; tel que, surtout dans le contexte de la guerre froide, son internationalisation &#233;tait in&#233;luctable. L'URSS rompit ses relations diplomatiques avec Isra&#235;l et avertit qu'elle ne pourrait pas rester sans rien faire si l'agression contre la Syrie se prolongeait. Politiquement et militairement, la Syrie &#233;tait en effet consid&#233;r&#233;e par les Sovi&#233;tiques comme un alli&#233; plus s&#233;rieux que l'Egypte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le &#171; message &#187; sovi&#233;tique fut compris des Am&#233;ricains, qui firent pression sur les Isra&#233;liens pour qu'ils cessent leurs op&#233;rations. Ceux-ci s'efforc&#232;rent toutefois de gagner du temps afin de conqu&#233;rir encore quelques kilom&#232;tres, car leur but sur le Golan n'&#233;tait pas tant d'emp&#234;cher les tirs syriens que d'ouvrir de nouveaux territoires &#224; la colonisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsque Johnson et Kossyguine se rencontr&#232;rent &#224; Glassboro du 23 au 25 juin, ils ne purent se mettre d'accord sur une sortie de crise, mais le Premier ministre sovi&#233;tique mit en avant une exigence qui serait finalement retenue dans la r&#233;solution 242 du Conseil de s&#233;curit&#233; de l'ONU le 22 novembre 1967, &#224; savoir le retrait des territoires occup&#233;s pendant la guerre et le retour aux fronti&#232;res internationalement reconnues.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un lourd bilan&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;pisode de la guerre des Six-Jours marqua aussi la fin du partenariat privil&#233;gi&#233; entre la France et Isra&#235;l, qui avait commenc&#233; d&#232;s la cr&#233;ation de cet Etat. La politique fran&#231;aise se tourna d&#232;s lors plus r&#233;solument vers les pays arabes. La politique fran&#231;aise dans la r&#233;gion du Proche-Orient fut compl&#232;tement r&#233;&#233;valu&#233;e et il s'ensuivit dans les ann&#233;es &#224; venir un ensemble de pratiques politiques qui fut th&#233;oris&#233; sous le vocable de &#171; politique arabe &#187; de la France.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour Isra&#235;l, le bilan paraissait dans l'imm&#233;diat positif d'un strict point de vue militaire. Isra&#235;l multipliait par quatre l'&#233;tendue des territoires qu'il contr&#244;lait. Mais cette victoire &#233;tait lourde de conflits futurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le peuple palestinien conna&#238;t une nouvelle nakba - catastrophe - faisant suite &#224; celle de 1948. A nouveau, des centaines de milliers de r&#233;fugi&#233;s allaient se retrouver parqu&#233;s dans des camps aux conditions de vie inhumaines, parfois &#224; quelques centaines de m&#232;tres, voire de dizaines de m&#232;tres de ce qui avait &#233;t&#233; leurs maisons et leurs villages.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis cette &#233;poque, Isra&#235;l n'a jamais voulu entendre parler d'un &#171; droit au retour &#187;, m&#234;me selon des modalit&#233;s n&#233;goci&#233;es. Les r&#233;solutions de l'ONU rest&#232;rent lettre morte. La r&#233;solution 242 pr&#233;voyait le droit &#224; l'existence et &#224; la s&#233;curit&#233; d'Isra&#235;l, mais aussi &#171; le retrait des forces arm&#233;es isra&#233;liennes des territoires occup&#233;s &#187;. Mais la traduction anglaise &#171; from occupied territories &#187; laisse entendre qu'Isra&#235;l pourrait se retirer &#171; de &#187; territoires occup&#233;s, selon son choix, et non des autres. Les Am&#233;ricains ont &#233;videmment largement abus&#233; de cette interpr&#233;tation abusive.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;solution 338 adopt&#233;e au lendemain de la guerre du Kippour, le 22 octobre 1973, appelait &#224; nouveau les parties en conflit &#171; &#224; commencer &#224; appliquer la r&#233;solution 242 dans toutes ses dispositions &#187;. Dans le m&#234;me temps, si les dirigeants isra&#233;liens avaient eu la sagesse de comprendre qu'ils pouvaient d&#233;sormais &#233;changer les territoires contre la paix, une issue aurait pu &#234;tre trouv&#233;e. Ce fut l&#224; en r&#233;alit&#233; la base du processus d'Oslo, lanc&#233; en 1993.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis cette date, &#224; de multiples reprises, l'OLP et l'Autorit&#233; palestinienne ont r&#233;p&#233;t&#233; leur reconnaissance de l'Etat d'Isra&#235;l et leur volont&#233; de construire un Etat palestinien viable et entretenant des relations de bon voisinage avec Isra&#235;l. L'Egypte et la Jordanie ont sign&#233; depuis longtemps des trait&#233;s de paix avec Isra&#235;l, qui ne peut plus aujourd'hui se pr&#233;senter comme &#171; encercl&#233; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En d&#233;pit de ces gages de bonne volont&#233;, les dirigeants isra&#233;liens rejettent toute reconnaissance, sous quelque forme que ce soit, des droits nationaux du peuple palestinien. Le mensonge, l'occupation, l'&#233;tranglement &#233;conomique, l'usage cynique et illimit&#233; de la violence restent le lot quotidien du peuple palestinien. Cette situation dramatique est l'h&#233;riti&#232;re directe de la &#171; guerre des Six-Jours &#187;, une guerre qui para&#238;t parfois sans fin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Claude Cartigny est collaborateur de la revue Recherches internationales&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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