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	<title>Alternatives International</title>
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	<description>We are social and political movements struggling against social injustices, neoliberalism, imperialism and war. We are building solidarity between social movements at the local, national and international level. More...</description>
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		<title>Alternatives International</title>
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		<title>Bilan de Bamako</title>
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		<dc:date>2006-05-17T03:29:57Z</dc:date>
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		<dc:creator>Jean NANGA</dc:creator>



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&lt;p&gt;Par Jean Nanga* &lt;br class='autobr' /&gt;
En janvier 2004, le Forum Social Mondial (FSM) s'&#233;tait, pour la premi&#232;re fois, tenu hors du Br&#233;sil : ce sont les altermondialistes de l'Inde qui avaient eu l'honneur de l'organiser &#224; Mumbai. C'est sur cette lanc&#233;e que le Forum social mondial s'est tenu cette ann&#233;e, de fa&#231;on polycentrique, tour &#224; tour, &#224; Bamako (Mali), &#224; Caracas (Venezuela) et va se tenir &#8212; un peu retard&#233; &#224; cause du r&#233;cent tremblement de terre au Cachemire &#8212; &#224; Karachi (Pakistan). L'objectif de cette mobilit&#233; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.alterinter.org/?-Forum-social-mondial-" rel="directory"&gt;Forum social mondial&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Par Jean Nanga*&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En janvier 2004, le Forum Social Mondial (FSM) s'&#233;tait, pour la premi&#232;re fois, tenu hors du Br&#233;sil : ce sont les altermondialistes de l'Inde qui avaient eu l'honneur de l'organiser &#224; Mumbai. C'est sur cette lanc&#233;e que le Forum social mondial s'est tenu cette ann&#233;e, de fa&#231;on polycentrique, tour &#224; tour, &#224; Bamako (Mali), &#224; Caracas (Venezuela) et va se tenir &#8212; un peu retard&#233; &#224; cause du r&#233;cent tremblement de terre au Cachemire &#8212; &#224; Karachi (Pakistan). L'objectif de cette mobilit&#233; c'est l'enracinement de la dynamique altermondialiste parmi les autres peuples confront&#233;s aussi &#224; l'agressivit&#233; du n&#233;olib&#233;ralisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, &#224; la diff&#233;rence des deux autres sites r&#233;gionaux, le Forum Social Mondial Polycentrique de Bamako est une premi&#232;re sur le continent africain. Celui-ci n'avait jusqu'alors connu que des &#233;ditions de la version r&#233;gionale, le Forum Social Africain (FSA). Par ailleurs, ce FSMP de Bamako est aussi le pr&#233;lude &#224; l'&#233;dition 2007 du Forum Social Mondial, qui aura lieu &#224; Nairobi (Kenya). Autrement dit, il s'agissait d'un coup d'essai pour les altermondialistes du continent, en charge de l'organisation et de la mobilisation pour une participation populaire effective et efficiente. Ainsi, quelles impressions en avons-nous gard&#233;es ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;De la participation populaire&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce pays d'Afrique de l'Ouest, o&#249; a &#233;t&#233; initi&#233;e l'organisation de la version r&#233;gionale du Forum Social au lendemain de la premi&#232;re &#233;dition du FSM, et o&#249; se tient depuis 2002 un sommet alternatif au G8, dit Forum des Peuples Africains, le comit&#233; d'organisation esp&#233;rait r&#233;unir 30 000 personnes, surtout du Mali et des pays voisins, des autres r&#233;gions d'Afrique et du reste du monde. La participation a &#233;t&#233; moins importante que pr&#233;vue : les chiffres varient entre 10 000 et 20 000 personnes. Ce qui a &#233;t&#233; annonc&#233; par la manifestation d'ouverture : une marche d'environ 5 000 personnes, sur 2 km, avec un itin&#233;raire en grande partie &#233;loign&#233; des quartiers populaires, voire sans v&#233;ritable manifestation d'adh&#233;sion populaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette faible participation peut s'expliquer, entre autres, par la situation sociale de la population malienne dont 70 % vit sous le seuil de pauvret&#233;. Le temps est ainsi plus consacr&#233; aux tactiques individuelles de survie. Et, les maigres revenus servent plut&#244;t &#224; la satisfaction des besoins &#233;l&#233;mentaires qu'&#224; s'acquitter des droits d'inscription (&#233;quivalant au moins &#224; deux repas) &#224; un Forum de discussion, d'&#233;changes sur l'avenir d'un monde qui semble, par empirisme ordinaire, vou&#233; &#224; la r&#233;p&#233;tition du m&#234;me, sinon au pire. Ce, aussi &#224; la lumi&#232;re de l'histoire locale r&#233;cente, celle de la &#171; falsification de la victoire du 26 mars &#187; : le mouvement populaire ayant chass&#233; la dictature militaire en 1990, au prix de vies humaines, a c&#233;d&#233; la place &#224; un r&#233;gime &#171; d&#233;mocratique &#187;, producteur de milliardaires et incapable d'arr&#234;ter la paup&#233;risation, au contraire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutefois, le peuple de Bamako a choisi de communier massivement avec les altermondialistes, en provenance d'Afrique et des autres pays, pendant le concert, payant (presque autant que l'inscription) au stade Modibo Keita, du chanteur de reggae, l'ivoirien Tiken Jah Fakoly. Concert, au cours duquel ont &#233;t&#233; repris en ch&#339;ur les refrains contre le fardeau de la dette publique ext&#233;rieure et d'autres m&#233;faits du n&#233;olib&#233;ralisme. Une preuve de la sensibilit&#233; des absents aux travaux du FSMP &#224; la critique du n&#233;olib&#233;ralisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une participation sans droits d'inscription aurait-elle drain&#233; plus de monde en g&#233;n&#233;ral, en particulier les jeunes &#233;l&#232;ves, &#233;tudiantes/&#233;tudiants et ch&#244;meurs/ch&#244;meuses ? Le taux d'analphab&#233;tisme &#233;lev&#233; (pr&#232;s de 60 %) a-t-il dissuad&#233; les non &#171; francophones &#187;, craignant d'&#234;tre perdus parmi des &#171; intellectuels &#187; et &#233;trangers, malgr&#233; les spots publicitaires radiot&#233;l&#233;vis&#233;s, en langues locales (bamana, fufuld&#233;&#8230;) ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A la frustration caus&#233;e par cette faible participation des damn&#233;s de la terre du Mali, s'est ajout&#233;e la localisation &#233;clat&#233;e du Forum, sur une dizaine de sites, &#233;tal&#233;s d'une extr&#233;mit&#233; &#224; l'autre d'une ville d&#233;pourvue d'un syst&#232;me de transports en commun ad&#233;quat. Comme si le Comit&#233; d'organisation &#233;tait sans m&#233;moire des d&#233;convenues, en mati&#232;re de d&#233;concentration, du Forum Social Europ&#233;en de Paris-Saint-Denis et de l'avantage de la localisation concentr&#233;e du Forum Social Mondial de Mumbai. Cette d&#233;concentration r&#233;duisait les passages imm&#233;diats d'une conf&#233;rence ou d'un atelier s&#233;lectionn&#233; &#224; un autre et les possibilit&#233;s de rencontres et d'&#233;changes entre participants appartenant &#224; des r&#233;seaux th&#233;matiques diff&#233;rents. Par exemple, peu de gens ont pu passer de la Maison de la Culture, dite &#171; Univers des femmes &#187; au Camp international de la jeunesse &#171; Thomas Sankara &#187;, situ&#233;s aux deux extr&#234;mes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Du caract&#232;re mondial&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette premi&#232;re &#233;dition en terre africaine du Forum Social Mondial n'a pas &#233;t&#233; une &#233;dition bis de la derni&#232;re &#233;dition du FSA, tenue en d&#233;cembre 2005 &#224; Conakry (Guin&#233;e). Car, y &#233;taient pr&#233;sents de nombreuses figures parmi les plus m&#233;diatiques de l'altermondialisation, tels Christophe Aguiton, Samir Amin, Jos&#233; Bov&#233;, Bernard Cassen, Susan George, Fran&#231;ois Houtart, P.K. Murthy, Paul Nicholson, Jacques Nikonoff, Riccardo Petrella, Ignacio Ramonet, Aminata Traor&#233; &#233;videmment&#8230; Mais, et surtout, y ont particip&#233; des d&#233;l&#233;gations et individualit&#233;s d'autres parties du monde que l'Afrique : Belgique, Br&#233;sil, Canada, Catalogne, Finlande, Gr&#232;ce, Inde, Philippines, Uruguay&#8230; La participation non-africaine la plus visible a n&#233;anmoins &#233;t&#233; europ&#233;enne en g&#233;n&#233;ral et, semble-t-il, particuli&#232;rement fran&#231;aise, (No Vox, syndicats Sud, CGT&#8230;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutefois, certaines participations n'ont pas &#233;t&#233; appr&#233;ci&#233;es. Celle, par exemple, de Federico Mayor, ex-directeur g&#233;n&#233;ral de l'UNESCO, qui n'&#233;tait pas &#224; sa premi&#232;re participation, a &#233;t&#233; jug&#233;e incongrue par des participants &#224; une conf&#233;rence du Comit&#233; d'organisation : il a &#233;t&#233; cogestionnaire de la n&#233;olib&#233;ralisation de l'&#233;ducation et de la culture. Il en a &#233;t&#233; de m&#234;me de cette repr&#233;sentante de l'&#201;tat fran&#231;ais, ayant jug&#233; opportun de participer &#224; l'atelier, organis&#233; au Camp international de la jeunesse &#171; Thomas Sankara &#187;, sur le th&#232;me &#171; Quelle jeunesse pour lib&#233;rer l'Afrique de l'imp&#233;rialisme ? Le cas du Mali, d'hier &#224; aujourd'hui &#187;, pour y &#233;voquer la passion africaine de J. Chirac. Son audace a tourn&#233; court : les r&#233;actions non diplomatiques des jeunes d'Afrique, de France et d'ailleurs &#224; ses propos l'ont pouss&#233; &#224; ne pas attendre la fin. Il y a eu, par ailleurs, la pr&#233;sence non moins injurieuse de la banderole de l'USAID &#224; l'entr&#233;e d'un atelier du dit camp.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me la pr&#233;sence de certaines grosses ONG internationales, mieux pourvues financi&#232;rement donc plus visibles, &#224; travers leurs sections africaines, n'a pas manqu&#233; de d&#233;plaire &#224; certains. Telles, ces militantes de mouvements sociaux d'Afrique australe ayant exprim&#233;, &#224; la fin de la marche d'ouverture, leur hostilit&#233; &#224; l'entr&#233;e dans le Stade Modibo Keita, des chameaux (1) portant une banderole favorable au commerce &#233;quitable. Il s'agissait, en fait, d'une hostilit&#233; &#224; l'&#233;gard de l'Oxfam, suppos&#233; avoir mobilis&#233; les chameaux et les chameliers, dont l'opposition &#224; la mondialisation n&#233;olib&#233;rale leur semblait ambigu&#235;&#8230; Il s'av&#232;re, en effet, que certaines ONG dites du Nord, parties prenantes de la dynamique altermondialiste, m&#233;riteraient plut&#244;t la d&#233;nomination d'OPG (organisations para-gouvernementales), &#224; cause de leurs rapports avec les &#201;tats du dit Nord, dont elles attendent quelques changements positifs, moralement motiv&#233;s, concernant leurs relations avec le Sud. Comme s'il &#233;tait possible de mettre un terme aux rapports injustes, caract&#233;ristiques fondamentales de l'ordre mondial persistant, sans remise en cause de la nature de classe de son organisation &#233;conomique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est cette approche presque caritative que peut cacher l'usage assez courant dans la mouvance altermondialiste de la formule &#171; lib&#233;ralisme sauvage &#187; pour caract&#233;riser le n&#233;olib&#233;ralisme. Comme si l'histoire du lib&#233;ralisme, euph&#233;misme de capitalisme (2), des XIXe et XXe si&#232;cles, avait connu un moment de tr&#234;ve dans la pr&#233;dation, la sauvagerie ou la barbarie, pour les peuples du Sud : l'imp&#233;rialisme colonial, les guerres dites mondiales, l'apartheid, les r&#233;publiques banani&#232;res, le n&#233;ocolonialisme, les guerres de basse intensit&#233; au nom de la d&#233;fense du &#171; monde libre &#187; ou lib&#233;ral&#8230; Le pr&#233;fixe &#171; n&#233;o &#187; exprime ainsi plut&#244;t une nouvelle sauvagerie, sans masque et plus &#233;tendue, du capitalisme en mondialisation&#8230; depuis le &#171; commerce triangulaire &#187;, faut-il rappeler.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si R&#233;my Herrera, du Forum mondial des alternatives, a d&#233;clar&#233; &#234;tre &#224; Bamako pour d&#233;fendre deux positions &#8212; &#171; la n&#233;cessit&#233; de passer de la conscience &#224; l'action anti-imp&#233;rialiste&#8230; [et] au-del&#224; de la critique anti-n&#233;olib&#233;rale, la critique plus fondamentale du capitalisme &#187; (3) &#8212; c'est un ton qui n'est pas dominant dans la mouvance altermondialiste en g&#233;n&#233;ral, en Afrique en particulier. Ce qui s'explique, entre autres, par cette d&#233;pendance de certaines ONG locales dites de &#171; d&#233;veloppement &#187; &#8212; sous la pression du quotidien et de l'id&#233;ologie dominante, incluant aussi l'illusion d'un capitalisme de justice sociale, apr&#232;s la faillite du &#171; socialisme r&#233;el &#187; (4) &#8212; &#224; l'&#233;gard de certaines ONG dites du Nord, cens&#233;es guider les peuples du Sud vers ce d&#233;veloppement, capitaliste s'entend (par ailleurs &#233;cologiquement insupportable), qui leur semble interdit, sinon sous la forme de son revers, le sous-d&#233;veloppement. Ce ne sont pas des fondations consid&#233;r&#233;es aussi altermondialistes, &#224; l'instar de France-Libert&#233;s de Danielle Mitterrand &#8212; parmi les h&#244;tes de marque du FSMP &#8212; qui s'opposeraient &#224; la propagation de cette illusion pire que r&#233;formiste&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Du programme : l'universel et le particulier&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La veille de l'ouverture du FSMP &#224; proprement parler, s'est tenue sous l'initiative du Forum du Tiers Monde, du Forum mondial des alternatives etc. la c&#233;l&#233;bration du cinquantenaire de la Conf&#233;rence de Bandung, ayant donn&#233; naissance au mouvement des non-align&#233;s, qui est cens&#233; avoir contribu&#233; &#224; la d&#233;colonisation, particuli&#232;rement de l'Afrique. Malgr&#233; la tr&#232;s faible participation, due aussi &#224; la faible pr&#233;sence dans la capitale malienne des altermondialistes non-maliens, cette rencontre, organis&#233;e en ateliers th&#233;matiques, s'est achev&#233;e par une d&#233;claration dite &#171; Appel de Bamako &#187;, propos&#233;e pour signature aux organisations se reconnaissant dans &#171; la n&#233;cessit&#233; de passer de la conscience collective &#224; la construction des acteurs collectifs &#187;, autrement dit &#224; la construction de &#171; l'internationalisme des peuples du Sud et du Nord face aux ravages engendr&#233;s par la dictature des march&#233;s financiers et par le d&#233;ploiement mondialis&#233; incontr&#244;l&#233; des multinationales&#8230; &#224; la solidarit&#233; des peuples d'Asie, d'Afrique, d'Europe et des Am&#233;riques face aux d&#233;fis du d&#233;veloppement du XXIe si&#232;cle&#8230; [du] consensus politique, &#233;conomique et culturel alternatif &#224; la mondialisation n&#233;olib&#233;rale et militaris&#233;e ainsi qu'&#224; l'h&#233;g&#233;monisme des &#201;tats-Unis et de leurs alli&#233;s &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant au FSMP, il s'est d&#233;roul&#233; selon la tradition, avec une multiplicit&#233; de th&#232;mes tentant de couvrir l'ensemble des aspects de l'existence et des rapports des soci&#233;t&#233;s et des individus affect&#233;s par la mondialisation n&#233;olib&#233;rale. Ainsi, sous la forme de conf&#233;rences, d'ateliers les th&#232;mes furent discut&#233;s (dans le d&#233;sordre) : les guerres et la paix ; l'OMC ; la dette publique ext&#233;rieure des &#201;tats du Tiers Monde ; les questions agraires et paysannes ; &#171; l'Univers des femmes &#187; ; la coop&#233;ration internationale ; la destruction des &#233;cosyst&#232;mes ; les migrations et la criminalisation des migrant/es ; les mati&#232;res premi&#232;res ; les luttes sociales ; la communication et l'information, la culture, l'avenir des FSM ; la bonne gouvernance ; les alternatives ; l'&#233;ducation ; la critique de l'ONU comme outil des puissances imp&#233;rialistes en g&#233;n&#233;ral, des &#201;tats-Unis en particulier ; l'impunit&#233; des dirigeants africains, anciens et en exercice, bourreaux de leurs peuples&#8230; Malgr&#233; l'intention d'&#233;viter quelque hi&#233;rarchisation, certains th&#232;mes ont plus que d'autres attir&#233; l'attention, principalement &#224; cause de leurs impacts sur la vie quotidienne des soci&#233;t&#233;s, africaines surtout. C'est le cas, par exemple, des th&#232;mes de la dette et de leurs cons&#233;quences sur la sant&#233;, l'&#233;ducation, l'emploi&#8230; principalement anim&#233;s par les r&#233;seaux tels le Jubil&#233; Sud ou le Comit&#233; pour l'annulation de la dette du Tiers-Monde (CADTM)&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, de nombreux ateliers ont aussi &#233;t&#233; consacr&#233;s &#8212; quasi-exclusivement sur le site &#171; Univers des femmes &#187; &#8212; aux questions du patriarcat dans le n&#233;olib&#233;ralisme et de l'&#233;mancipation des femmes. Un th&#232;me, classique certes, qui aurait gagn&#233; &#224; &#234;tre aussi, voire plus pr&#233;sent sur les diff&#233;rents sites, vu le degr&#233; d'oppression des femmes sur le continent, que nombreux, voire nombreuses &#8212; h&#233;las ! &#8212; tentent encore de justifier par relativisme ou culturalisme essentialiste. Alors qu'il s'agit bien de nos jours du produit d'une articulation entre les formes pr&#233;-capitalistes (dites traditionnelles, de contr&#244;le des corps et d'exploitation de la force de travail) et des formes capitalistes, n&#233;olib&#233;rales, parmi lesquelles : le renforcement de l'h&#233;t&#233;ronomie &#233;conomique (aussi par le ch&#244;mage des femmes, y compris dipl&#244;m&#233;es) et la d&#233;scolarisation massive des filles (cons&#233;quence des mesures sociales d'ajustement structurel) qui favorisent, entre autres, le d&#233;veloppement de la prostitution des jeunes filles, comme strat&#233;gie individuelle de survie&#8230; Ainsi, certaines, se retrouvent victimes, prisonni&#232;res des r&#233;seaux internationaux de prostitution alimentant les chantiers p&#233;troliers africains, les march&#233;s europ&#233;ens&#8230; La tendance n'est pas, malheureusement, en ce temps de barbarie n&#233;olib&#233;rale, &#224; l'am&#233;lioration de la situation. Ce serait m&#234;me &#224; peine provocateur de dire que la mobilisation pour l'&#233;galit&#233; fondamentale des genres n'est pas encore consid&#233;r&#233;e cardinale par la majorit&#233; de l'altermondialisme africain, &#224; dominante m&#226;le. Ce qui n'est pas, d'ailleurs, une exclusivit&#233; africaine&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il m&#233;rite d'&#234;tre signal&#233;, par ailleurs, qu'un atelier a &#233;t&#233; consacr&#233; &#224; la question des pr&#233;f&#233;rences sexuelles. Car il s'agit d'une question presque taboue, encore, dans la plupart des soci&#233;t&#233;s africaines et sur laquelle les altermondialistes ne sont pas aussi exempts de pr&#233;jug&#233;s. Surtout &#224; l'&#233;gard de l'homosexualit&#233; masculine. L'homophobie s'est illustr&#233;e ces derniers temps en Afrique par la r&#233;pression juridique des homosexuels en Egypte, les propos d&#233;lirants du pr&#233;sident zimbabw&#233;en Robert Mugab&#233;, la campagne de presse contre les homosexuels, listes &#224; l'appui, en cours au Cameroun&#8230; De quoi justifier davantage l'inscription de cette question &#224; l'ordre du jour. Cependant, inscrit au programme par une organisation uruguayenne, rien ne garantit qu'il soit &#224; l'ordre du jour du prochain Forum social africain&#8230;car le poids particulier des pr&#233;jug&#233;s dans les soci&#233;t&#233;s et ce d&#233;ferlement r&#233;pressif ne favorisent nullement l'organisation des homosexuel/les, les confinant ainsi, le plus souvent, dans une quasi-clandestinit&#233; &#233;touffante.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
L'actualit&#233; br&#251;lante : l'immigration, la terre, l'or, le chemin de fer&#8230;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi les th&#232;mes &#224; l'ordre du jour, particuli&#232;rement en phase avec l'actualit&#233; africaine, ceux portant sur les politiques de la migration. Le pays h&#244;te du FSMP est un grand pays de migration vers d'autres pays africains et hors du continent. De ce fait, le drame de Ceuta et Mellila (m&#233;diatis&#233; de fa&#231;on tr&#232;s ambigu&#235;) a plan&#233; sur maints ateliers comme symbole de la criminalisation, particuli&#232;rement par les &#201;tats occidentaux, de certaines cat&#233;gories de migrants, fuyant la mis&#232;re, les guerres, les r&#233;gimes r&#233;pressifs qui d&#233;coulent de la n&#233;olib&#233;ralisation. Ce qui favorise, par ailleurs, la production des &#171; sans-papiers &#187; dont &#171; l'ill&#233;galit&#233; &#187; permet l'exploitation &#224; souhait. Quoi de mieux que les &#171; sans-papiers &#187; pour le patronat en qu&#234;te de surprofit et presque nostalgique de la main- d'&#339;uvre esclave des premiers temps de la mondialisation. Voire &#224; l'&#233;poque du lib&#233;ralisme colonial, au cours de laquelle sont aussi arriv&#233;s en m&#233;tropole les premiers migrants maliens, essentiellement parmi les &#171; tirailleurs s&#233;n&#233;galais &#187;, main-d'&#339;uvre arm&#233;e de la premi&#232;re guerre inter-imp&#233;rialiste, dite mondiale. Aujourd'hui, il y aurait ainsi en France, 80 000 immigr&#233;s maliens, dont pr&#232;s de la moiti&#233; plac&#233;s dans &#171; l'ill&#233;galit&#233; &#187;, donc contraints &#224; travailler &#171; au noir &#187;, pour le bonheur de leurs employeurs, et expos&#233;s &#224; la violence de l'expulsion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pour d&#233;noncer cette politique de violation du droit &#224; la migration &#8212; dont jouissent librement les oiseaux, a rappel&#233;, dans un atelier, une Maghr&#233;bine, militante immigr&#233;e en Espagne &#8212; ainsi que le racisme, revigor&#233; dans les &#171; d&#233;mocraties &#187; occidentales, &#224; l'&#233;gard des immigr&#233;s, que le r&#233;seau international des &#8220;sans&#8221;, No-vox, de concert avec des associations d'immigr&#233;s, d'expuls&#233;s et d'autres mouvements sociaux, ont appel&#233;, la veille de la cl&#244;ture du FSMP, &#224; une marche pacifique, du Centre International des Conf&#233;rences de Bamako (CICB) &#224; l'ambassade de France, &#171; pour exiger le retour des sans-papiers expuls&#233;s par le gouvernement fran&#231;ais &#187; (5). Mais, la mobilisation, qui s'annon&#231;ait tr&#232;s massive au d&#233;but, a &#233;t&#233; affect&#233;e par la vigueur avec laquelle Aminata Traor&#233;, incarnation m&#233;diatique de l'altermondialisme africain et malien, en cela repr&#233;sentante influente du Comit&#233; d'organisation, est intervenue pour la d&#233;noncer, r&#233;duisant ainsi la participation malienne, sans pour autant parvenir &#224; l'annuler. C'est un impressionnant barrage policier, &#224; mi-parcours, qui a fini par avoir raison des manifestants, ainsi oblig&#233;s de rebrousser chemin, en d&#233;non&#231;ant ce qui leur paraissait une trahison par cette incarnation de l'altermondialisme africain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui illustre aussi l'ambigu&#239;t&#233; de certaines &#233;lites de l'altermondialisme. Ainsi, certains n'ont pas manqu&#233; de rappeler que le Forum Social Africain, dont elle est la principale animatrice, ne s'&#233;tait pas associ&#233; &#224; l'organisation du contre-sommet contre la Fran&#231;Afrique, alternatif au Sommet des Chefs d'&#201;tat de France et d'Afrique de d&#233;cembre 2005, &#224; Bamako. Sommet France-Afrique au cours duquel, le pr&#233;sident fran&#231;ais avait d'ailleurs ouvertement assum&#233; la politique d'attribution plus restrictive des visas, exception faite pour certaines cat&#233;gories sociales dites sup&#233;rieures, recueillant ainsi les applaudissements du gratin africain pr&#233;sent. Une r&#233;action bien logique de la part des repr&#233;sentants d'&#201;tats dont nombreux pratiquent une politique d'immigration de m&#234;me nature &#224; l'&#233;gard des ressortissants d'autres pays africains.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi les manifestant/es les plus d&#233;&#231;us, les centaines de participants maliens &#224; la Conf&#233;rence paysanne et ouvri&#232;re qui, pour participer &#224; la marche, avaient suspendu leurs travaux. Cette conf&#233;rence, organis&#233;e en grande partie gr&#226;ce au r&#233;seau des radios communautaires Kayira, semblait en marge du FSMP, par son emplacement : une grande paillote n&#233;anmoins discr&#232;te dans la cour du CICB. Cependant, elle a &#233;t&#233; un espace d'information et d'&#233;changes sur la situation sociale des zones rurales. Elle permit aussi l'&#233;laboration des formes &#224; venir des solidarit&#233;s et des luttes, men&#233;es depuis quelque temps par les petites paysannes et petits paysans. Ceux dont le droit de travailler sur les terres de l'Office du Niger soit a &#233;t&#233; perdu, soit est menac&#233; au profit d'une couche de bureaucrates, au nom de la r&#233;forme agraire n&#233;olib&#233;rale. Comme les petits producteurs et les petites productrices de coton oppos&#233;s &#224; la privatisation programm&#233;e de la Compagnie malienne de d&#233;veloppement des textiles (CMDT) et &#224; la campagne discr&#232;te d'imposition des semences g&#233;n&#233;tiquement modifi&#233;es. Et aussi les ouvriers des mines d'or d&#233;fendant leurs droits viol&#233;s par les patrons fran&#231;aise sud-africains et frapp&#233;s par la r&#233;pression de leurs dirigeants syndicaux, parfois contraints &#224; la clandestinit&#233;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l'issue de cette conf&#233;rence, un pas de plus, en mati&#232;re de coordination, semble avoir &#233;t&#233; accompli. La petite paysannerie malienne a b&#233;n&#233;fici&#233; du soutien des d&#233;l&#233;gu&#233;s paysans d'autres pays, africains en particulier, dont plus d'un r&#233;seau a &#233;t&#233; pr&#233;sent pour d&#233;noncer aussi bien l'imposition des semences g&#233;n&#233;tiquement modifi&#233;es, l'ins&#233;curit&#233; alimentaire que l'expulsion des terres. Situation g&#233;n&#233;rale dans laquelle les femmes sont, dans plusieurs cas, confront&#233;es &#224; l'inexistence du droit &#224; la terre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De leur c&#244;t&#233;, les ouvri&#232;res et les ouvriers maliens ont pu &#233;changer avec les syndicalistes d'ailleurs, en lutte &#233;galement contre les mesures de flexibilisation, les privatisations et leurs cons&#233;quences. La lutte de ces damn&#233;s de la terre est particuli&#232;rement symbolis&#233;e, au Mali, par la lutte du Collectif Citoyen pour la Restitution et le D&#233;veloppement Int&#233;gr&#233; du Rail (COCIDIRAIL), victimes de la privatisation du chemin de fer. Ainsi, par exemple, des rencontres pour l'&#233;laboration des solidarit&#233;s concr&#232;tes avec certaines luttes contre des capitaux fran&#231;ais, ont &#233;t&#233; organis&#233;es en France, quelques semaines apr&#232;s le FSMP.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certains altermondialistes d'Afrique du Sud ont, quant &#224; eux, attir&#233; l'attention sur la mise en place d'un v&#233;ritable r&#233;seau international pour le droit &#224; l'emploi, inexistant sur le continent, dans lequel s'inscrirait leur campagne nationale &#171; Make unemployment history. Demand the right to work &#187; (Rendre l'histoire du ch&#244;mage, exiger le droit au travail) (6). Mais, le ch&#244;mage sans allocation, dans le Tiers-monde en g&#233;n&#233;ral, en Afrique en particulier, semble compromettre l'effectivit&#233; et l'efficience d'un tel r&#233;seau. La prise en charge p&#233;cuniaire des d&#233;placements et des rencontres semble hors de port&#233;e. D&#233;j&#224;, la pr&#233;sence des sans-emploi du Mali au FSMP de Bamako, n'a pas &#233;t&#233; effective. Un tel r&#233;seau, interpellant les pouvoirs publics sur le droit fondamental de chacun &#224; un emploi d&#233;cent, semble ne pas int&#233;resser les grosses ONG de d&#233;veloppement, altermondialistes, qui relaient souvent (malgr&#233; elles ?) le principe n&#233;olib&#233;ral de l'incomp&#233;tence &#233;conomique des pouvoirs publics et du salut par l'initiative priv&#233;e capitaliste qui en d&#233;coule&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;De la n&#233;cessit&#233; d'un courant radical&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce sont aussi des altermondialistes d'Afrique Australe en g&#233;n&#233;ral, d'Afrique du Sud en particulier, qui ont remis &#224; l'ordre du jour la critique du NEPAD, comme projet. Elles et ils insistaient sur le r&#244;le particulier de l'Afrique du Sud, dont le chef de l'&#201;tat, Thabo Mbeki, est un promoteur du NEPAD, comme relais principal de l'imp&#233;rialisme en Afrique (7). Depuis la pr&#233;sidence de Mandela, mais surtout sous Thabo Mbeki, l'&#201;tat sud-africain perp&#233;tue sa nature de commis du capital sud-africain. Comme si la fin officielle de l'apartheid devrait, pour les multinationales sud-africaines, favoriser une sorte &#171; d'Afrique aux capitalistes Sud-Africains &#187; &#8212; du &#171; Cap au Caire &#187; dirait Cecil Rhodes &#8212; dans les secteurs o&#249; elles se consid&#232;rent &#171; comp&#233;titives &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant cette expansion africaine du capital sud-africain, &#224; travers le NEPAD, a trouv&#233; des d&#233;fenseurs, parmi les participants. A l'instar du pr&#233;sident des organisations de la soci&#233;t&#233; civile de Guin&#233;e, Elhadj Farouck Tafsir Souhmah, qui a plut&#244;t d&#233;fendu le panafricanisme du NEPAD, en plaidant n&#233;anmoins la n&#233;cessit&#233; d'un suppl&#233;ment d'&#226;me social, &#224; travers l'implication de la &#171; soci&#233;t&#233; civile &#187; africaine &#224; sa r&#233;alisation. Ce qui est encore une expression de l'influence de l'id&#233;ologie n&#233;olib&#233;rale. En l'occurrence, la conception d'une &#171; soci&#233;t&#233; civile &#187; homog&#232;ne et essentiellement positive, &#233;mancipatrice, plut&#244;t que champ de la lutte des int&#233;r&#234;ts, o&#249; les &#234;tres humains, les cat&#233;gories sociales se comportent encore comme des loups.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est contre ce panafricanisme aveugle (&#224; dessein ?) &#224; la nature de classe des &#201;tats africains et &#224; l'h&#233;t&#233;rog&#233;n&#233;it&#233; des int&#233;r&#234;ts sociaux, souvent conflictuels, de la soci&#233;t&#233; civile africaine, que semble s'inscrire l'id&#233;e de ces jeunes altermondialistes d'Afrique, avec la solidarit&#233; de jeunes en provenance d'ailleurs, de d&#233;nommer leur camp &#171; Thomas Sankara &#187; (8). Celui-ci, en d&#233;pit de ses fautes (tel le licenciement de 1500 syndicalistes enseignants, gr&#233;vistes du 22 mars 1984) et de ses limites, demeure dans une partie de la jeunesse africaine la derni&#232;re figure anti-imp&#233;rialiste et int&#232;gre des dirigeants politiques africains&#8230; en plus de l'inoxydable Che (9) !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, au cours d'un symposium (conf&#233;rences, film, exposition de livres&#8230;), il a &#233;t&#233; question aussi bien de l'appel solitaire de Sankara &#224; la r&#233;pudiation de la dette publique ext&#233;rieure &#8212; au cours d'un sommet des Chefs d'&#201;tat de l'Organisation de l'Unit&#233; Africaine (OUA), en juillet 1987 &#8212;, que de sa critique de la coop&#233;ration n&#233;ocoloniale, lors de la r&#233;ception, le 17 novembre 1986, du Chef de l'&#201;tat fran&#231;ais, Fran&#231;ois Mitterrand, &#224; Ouagadougou (Burkina Faso ), que de son combat concret pour l'&#233;mancipation des femmes du Burkina Faso, victimes de la phallocratie (10)&#8230; C'est cette dissonance dans le monde n&#233;ocolonial de la Fran&#231;Afrique qui explique son assassinat en octobre 1987. Pour ces jeunes, c'&#233;tait un altermondialiste africain avant l'heure. D'aucuns ont envisag&#233;, toutefois, de ne pas se limiter &#224; Sankara dans cette entreprise de refondation m&#233;morielle d'une radicalit&#233; dans la jeunesse altermondialiste en Afrique. Ainsi il a &#233;t&#233; question de mettre &#224; l'honneur, une fois prochaine, le dirigeant du Parti Africain pour l'Ind&#233;pendance de la Guin&#233;e-Bissau et du Cap-Vert (PAIGC), Amilcar Cabral, une autre grande figure radicale de l'Afrique des quatre derni&#232;res d&#233;cennies, dont l'esprit avait contribu&#233; au d&#233;clenchement de la R&#233;volution des &#339;illets au&#8230; Portugal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le d&#233;sir de radicalit&#233; exprim&#233; par ces jeunes &#8212; qui n'est pas partag&#233; par d'autres, dont certains s'identifient, malgr&#233; tout, &#224; l'Union Africaine &#8212; est en phase avec la volont&#233; exprim&#233;e par certains altermondialistes africains de d&#233;velopper des perspectives radicales. Une option qui s'av&#232;re n&#233;cessaire pour &#233;viter que ne se d&#233;veloppe dans l'altermondialisme en Afrique le pouvoir de ceux et celles qui s'opposent subtilement &#224; un altermondialisme voulant s'attaquer &#224; la racine du mal, plut&#244;t qu'uniquement &#224; son actuelle apparence qu'est le n&#233;olib&#233;ralisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce courant dominant de l'altermondialisme, qui souvent se comporte comme si la situation sociale des peuples du Sud &#233;tait semblable &#224; celle des petites bourgeoisies du Nord, voire du Sud, a malheureusement marqu&#233; un point &#224; Bamako, avec la tr&#232;s faible participation &#8212; environ une cinquantaine de personnes &#8212; &#224; l'Assembl&#233;e des Mouvements Sociaux et la non-adoption de la d&#233;claration des Mouvements sociaux. L'Assembl&#233;e a &#233;t&#233; programm&#233;e la veille de la cl&#244;ture du FSMP, en m&#234;me temps que des ateliers et conf&#233;rences int&#233;ressant aussi les mouvements sociaux (11). Car l'Assembl&#233; des Mouvements sociaux, faut-il le rappeler, est, au-del&#224; de la tentation nombriliste de certains r&#233;seaux, le principal cadre global de discussion et de d&#233;cision sur l'agenda des mobilisations, des luttes communes &#224; mener, prescrites dans la D&#233;claration finale. Mais, dont les d&#233;cisions ne doivent pas &#234;tre consid&#233;r&#233;es comme &#233;tant celles du &#171; Forum en tant que Forum &#187;, selon sa Charte. Et ce, par respect de la diversit&#233; des contenus &#8212; pouvant &#234;tre incompatibles (12) &#8212; que les altermondialistes mettent dans le slogan &#171; Un autre monde est possible &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette limitation &#224; la r&#233;flexion plut&#244;t qu'&#224; la d&#233;cision consensuelle et globale, semble favoriser au mieux, l'obtention de quelques annonces de r&#233;formettes sectorielles, en trompe-l'&#339;il. A l'instar de la pr&#233;tendue annulation de la dette des &#201;tats engag&#233;s dans l'initiative Pays pauvres tr&#232;s endett&#233;s (PPTE), qui se r&#233;v&#232;le en m&#234;me temps, par les conditionnements qui accompagnent ladite annulation, une consolidation de l'emprise du n&#233;olib&#233;ralisme. Cette orientation du FSM risque de lasser davantage les militants altermondialistes confront&#233;s quotidiennement &#224; la violence cynique et arrogante du lib&#233;ralisme. Au FSM de Mumbai, s'&#233;tait d&#233;j&#224; pos&#233;e la question de savoir si les Forums Sociaux ne courent pas le risque de n'&#234;tre qu'une manifestation de la soci&#233;t&#233; du spectacle (13)&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour que la question de l'articulation de la r&#233;flexion et du passage &#224; l'action soit plus audible lors des prochaines &#233;ditions du Forum Social Mondial, il reste donc beaucoup &#224; faire. Le prochain rendez-vous de Nairobi pourra &#234;tre une &#233;tape dans la clarification du processus. Quant aux altermondialistes d'Afrique, leur processus de clarification va passer par les Forums sociaux nationaux, sous-r&#233;gionaux (Afrique australe, Afrique de l'Ouest, Maghreb&#8230;), le Forum des Peuples, le Forum social africain mais aussi par les luttes et mobilisations quotidiennement men&#233;es sur le continent contre l'exploitation, les oppressions diverses, la r&#233;pression, les injustices diverses&#8230; Ainsi, la mise en route concr&#232;te vers un autre monde d'&#233;galit&#233; humaine et de justice sociale fondamentales d&#233;pend du degr&#233; de participation et d'organisation de la conscience (14) des damn&#233;s de la terre, de partout, rythm&#233;e localement et mondialement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* Jean Nanga est le correspondant d'Inprecor en Afrique subsaharienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1. Ce sont ces chameaux qu'&#233;voque Susan George, d'habitude mieux inspir&#233;e, en parlant de trois chameaux &#171; dignes, avec des Touaregs dessus &#187;, dans son texte &#171; De retour de Bamako &#187; qui comprend d'autres perles, dignes du paternalisme n&#233;o-colonial &#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2. Sans entrer dans la distinction entre p&#233;riodes de protectionnisme, de lib&#233;ralisme&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3. &#171; Cette journ&#233;e est une journ&#233;e contre l'imp&#233;rialisme &#187;, in Terraviva, quotidien ind&#233;pendant du Forum Social Mondial Polycentrique de Bamako n&#176; 1, du 20 janvier 2006. Cependant dans le m&#234;me entretien, R. Herrera parle des &#171; bourgeoisies du Sud qui servent les int&#233;r&#234;ts, non pas de leurs peuples, mais de l'establishment du Nord &#187;. Ce qui n'est pas sans rappeler l'illusion, critiqu&#233;e par Fanon, sur l'existence possible de bourgeoisies &#233;mancipatrices ou progressistes dans les pays du Sud en g&#233;n&#233;ral, en Afrique en particulier. Les bourgeoisies du Nord, servent-elles en ce moment les int&#233;r&#234;ts de leurs peuples ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4. Sans &#234;tre regrettable, ledit &#171;socialisme r&#233;el &#187;, selon l'une des justifications de sa th&#233;orie h&#233;t&#233;rodoxe du capitalisme par J.M. Keynes, a contribu&#233; &#224; la &#171; mod&#233;ration&#187; de l'injustice capitaliste au centre, voire &#224; la fin de la colonisation directe dans certains empires coloniaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5. D&#233;claration des &#171; sans &#187; du FSM de Bamako. Sans toutefois cautionner le matraquage id&#233;ologique de l'ONU et des institutions financi&#232;res internationales sur les transferts d'argent des migrants comme facteur de d&#233;veloppement &#8212; capitaliste d&#233;pendant, bien entendu &#8212; il n'est pas inutile de rappeler que ceux-ci d&#233;passent largement, annuellement, le total de l'apport de la &#171; coop&#233;ration internationale &#187;. Par ailleurs, le rang du Mali, en mati&#232;re d'indicateurs du d&#233;veloppement humain, du PNUD, prouve que ni les transferts des migrants ni la pr&#233;sence massive des ONG de d&#233;veloppement, m&#234;me &#171; durable &#187;, ne peuvent remplacer une politique structurelle de justice sociale bas&#233;e sur l'&#233;galit&#233; fondamentale des humains, sans exploitation et sans oppression des uns par les autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;6. Pour plus d'informations, cf. AIDC, Alternatives, Vol. 3-n&#176; 17, november 2005, ou sur la toile : &lt;span class='ressource'&gt;&lt;&lt;a href=&#034;http://www.aidc.org.za&amp;gt&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.aidc.org.za&amp;gt&lt;/a&gt;;&lt;/span&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;7. Ishmael Lesufi, NEPAD and South African Imperialism, Jubilee South Africa, 2006, p. 37. La brochure a &#233;t&#233; &#233;dit&#233;e avec le soutien de la Fondation Rosa Luxemburg.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;8. Le capitaine Thomas Sankara (1949-1987) a dirig&#233; l'&#201;tat du Burkina Faso (pays des hommes int&#232;gres, ex-Haute-Volta) de 1984 &#224; 1987. Il a &#233;t&#233; assassin&#233;, le 17 octobre 1987, lors d'un putsch fran&#231;africain dirig&#233; par son n&#176; 2, Blaise Compaor&#233;, qui l'a ainsi remplac&#233; &#224; la t&#234;te de l'&#201;tat burkinab&#233; jusqu'&#224; ce jour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;9. Pour certains Africains le Che est aussi celui qui a quitt&#233; le confort relatif de dirigeant &#224; La Havane pour aller risquer sa vie dans la gu&#233;rilla des lumumbistes &#224; l'Est du Congo-L&#233;opolville&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;10. Dans son discours du 8 mars 1987 &#8212; disponible sur &lt;span class='ressource spip_out'&gt;&lt;&lt;a href=&#034;http://thomassankara.net&#034; class=&#034;spip_url spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://thomassankara.net&lt;/a&gt;&gt;&lt;/span&gt;
) &#8212; il est dit : &#171; la condition de la femme est (&#8230;) le n&#339;ud de toute la question humaine, ici, l&#224;-bas et partout. Elle a donc un caract&#232;re universel (&#8230;) On ne saurait jeter assez de lumi&#232;re vive sur la mis&#232;re des femmes, d&#233;montrer avec assez de force qu'elle est solidaire de celle des prol&#233;taires (&#8230;) Toutefois, cette solidarit&#233; dans l'exploitation sociale dont hommes et femmes sont victimes (&#8230;) ne doit pas faire perdre de vue le fait sp&#233;cifique de la condition f&#233;minine. La condition de la femme d&#233;borde les entit&#233;s &#233;conomiques en singularisant l'oppression dont elle est victime. &#187;. Cf. aussi, Poussi Sawadogo, Thomas Sankara et la condition f&#233;minine : une vision r&#233;volutionnaire ?, m&#233;moire de ma&#238;trise en sciences et techniques de la communication, Universit&#233; de Ouagadougou, 1999.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;11. La traditionnelle d&#233;claration a &#233;t&#233; remplac&#233;e par la Contribution de l'assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale des mouvements sociaux au Forum social mondial de Bamako&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;12. Par exemple : &#224; la fin de la c&#233;r&#233;monie d'ouverture du FSMP de Bamako, au stade Modibo Keita, les d&#233;l&#233;gations marocaine et sahraouie ont failli en arriver aux mains. La d&#233;l&#233;gation sahraouie descendue sur le terrain, pour d&#233;ployer sa banderole contre la &#171; colonisation &#187; marocaine a &#233;t&#233; rejointe par la d&#233;l&#233;gation marocaine qui d&#233;non&#231;ait la d&#233;tention par le Front Polisario de Marocains. Il a fallu une laborieuse interposition de la police malienne&#8230; Ainsi, si le FSMP avait eu lieu au Maroc, comme pr&#233;vu au d&#233;part, pour faire contrepoids au FSMP de Caracas, les altermondialistes sahraouies n'auraient pu y participer&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;13. Dans l'acception situationniste de la formule.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;14. Dans l'acception de Marx et Engels : La conscience, c'est l'&#234;tre conscient. Et l'&#234;tre de l'homme c'est le processus de vie r&#233;el. (Cf. L'id&#233;ologie allemande).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="en">
		<title>Mali and Niger: Neoliberal Globalisation vs the Poor</title>
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		<dc:date>2006-03-25T20:42:34Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>en</dc:language>
		<dc:creator>Jean NANGA</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;The year that has just ended has been rich in promises concerning the future of Africa. The big institutions of the capitalist metropolises have proclaimed their generous intentions: from Tony Blair's Commission for Africa to Bush's Millennium Challenge Corporation; from the World Bank under the leadership of Paul Wolfowitz to the G8 meeting at Gleneagles; from the UN Millennium Development Goals to the Japanese commitment at the Asia-Africa Summit (April 2005, Djakarta). The most publicised manifestation of this generosity was the announcement of the writing off of 40 billion dollars of multilateral debt for 18 of the world's poorest countries, nearly all of them African.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.alterinter.org/?-Globalization-resistance-immigration-" rel="directory"&gt;Globalization, resistance, immigration&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;The year that has just ended has been rich in promises concerning the future of Africa. The big institutions of the capitalist metropolises have proclaimed their generous intentions: from Tony Blair's Commission for Africa to Bush's Millennium Challenge Corporation; from the World Bank under the leadership of Paul Wolfowitz to the G8 meeting at Gleneagles; from the UN Millennium Development Goals to the Japanese commitment at the Asia-Africa Summit (April 2005, Djakarta). The most publicised manifestation of this generosity was the announcement of the writing off of 40 billion dollars of multilateral debt for 18 of the world's poorest countries, nearly all of them African.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;However, all this generosity seems to have no effect on reality. Sub-Saharan Africa remains subject to the ravaging mechanisms of neoliberal globalisation. We will demonstrate this from the cases of Niger and Mali, two of the poorest countries on the planet, according to the UN Programme for Development.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Niger, the poorest country&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;During the first half of 2005, three million people of all ages were exposed to famine and abandoned to their fate in Niger. As deaths mounted due to drought and an invasion of locusts that destroyed the fields, the government of this Sahelian country was unable to do anything about the situation and was reluctant even to accept the reality of it. As for the &#8220;international community&#8221; it waited months before mobilising, despite the alarm raised by local associations and by a number of observers.&lt;br class='autobr' /&gt;
Rice field workers in Mali&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The drought and locust invasion have only served to aggravate a situation that was already deplorable due to social-economic policies carried out by the various neo-colonial regimes that have succeeded each other since independence. The passage from the classic neo-colonialism of the first three decades to a neoliberalism that was presented as the solution has in no way produced the effects promised. On the contrary, despite being put under the tutelage of the Bretton Woods institutions, in the form of structural adjustment programmes, since 1981, Niger is today the poorest country on the planet, according to the Human Development Indicators (HDI) of the UNDP. 63% of the population live below the poverty threshold, around 83% are illiterate and infant mortality is at 121.69.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The burden of the foreign debt, which in 2005 stood at 1.27 billion euros, or 66.3% of the nominal GDP, is one of the reasons for Niger's inability to avoid or escape from this social catastrophe. If it was objectively impossible to make the rains come, at least the struggle against the locust invasion could have been pursued more effectively if Niger had not had as its priority repayment of the debt, which accounted for 22.4% of budgetary receipts in 2004. Involved in the Heavily Indebted Poor Countries (HIPC) Initiative, which is supposed to reduce the debt burden, Niger has never in recent years been late in its servicing of the debt (with the exception of the year 2001).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;This has been to the detriment of areas like health and education where cutbacks have led to the massive recruitment of untrained and poorly paid volunteers in place of trained and qualified personnel. Responding to the food crisis would have run counter to the demands of the programme for the reduction of poverty and for growth, of which Niger is the &#8220;beneficiary&#8221;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Neoliberal humanism&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The victims of this famine did not correspond to the profile of the poor sketched by the IMF and the World Bank. So media coverage was necessary to explain the demand for the free distribution of provisions to those affected. A sensible demand which seemed an enormity for the government and its partners in the &#8220;international community&#8221; (US, EU), who proposed instead the sale of provisions at &#8220;moderate&#8221; prices or their exchange for work.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Those families who still had some emaciated cattle sold them at derisory prices. Others went into debt, lacking the strength to work. &#8220;Trade, not aid&#8221; was the principle of the policy of &#8220;cooperation&#8221; on which USAID is based, supported by the EU and the World Food Programme. The famine presented the opportunity to consolidate commodity relation in Niger's society, together with the individualism that accompanies them, amplified in the neoliberal era.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;It is obvious that this neoliberal humanism can only reduce the breadth of the disaster, not bring about a radical solution. The oft-repeated project of the &#8220;international community&#8221; is the long term &#8220;reduction of poverty&#8221;, not its eradication, although the latter is objectively possible. Thus the food crisis persists. &#8220;The prices are still very high on the markets, which prevents many families from buying food, because of the decapitalization suffered during the crisis: to repay the debts contracted, the families tap into the October harvest, while only 2/3 of the land has been able to be cultivated through lack of seeds and labour, which increases their vulnerability and the risk of malnutrition. The effects of the crisis will continue during 2006. (1)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In some regions, the situation for children has even worsened. The &#8220;international community&#8221; lacks the will to raise the 80 million dollars that the situation demands: only 16 million dollars were raised in the first half of 2005, while the Iraq and Afghanistan wars now cost 5.6 million dollars per month, or, virtually the equivalent of the gross domestic product of Niger in one year.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;One is tempted to speak of &#8220;neoliberal famine&#8221; as the writer Mike Davis speaks of &#8220;colonial famines&#8221;. Indeed, a famine represents a possible future market for the generous &#8220;donors&#8221;. In classic fashion, the focus is on changing the dietary habits of the stricken For example, to a population traditionally consumers of millet, the &#8220;donors&#8221; offered maize or rice that would thus become subsequently a consumer product to import.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;However, more importantly, the famine is seen as an opportunity to boost the profile of genetically modified products. The position of Niger's government on the question has gone through a fairly rapid change since the official recognition of the food crisis. Whereas the National Biosecurity Framework, drawn up in 2005, expressed a certain prudence, in November 2005, Niamey, the capital of Niger, was the site for a regional seminar on &#8220;Media coverage of Agricultural Biotechnology - Constraints and Opportunities for the Press in Western Africa &#8220;. This was organised by the International Institute for Research on Cultures in Tropical and Semi-Arid Zones (ICRISAT), the International Service for Acquisition of Agribiotech Applications (ISAAA) and UNESCO.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The ISAAA is a body devoted to the struggle against hunger and poverty in the so-called developing countries, above all through the promotion of transgenic cultures. Its main financiers are Cargill, Dow AgroSciences, Monsanto, Pioneer Hi-Bred, and Syngenta which are also the main GMO multinationals. During this operation aimed at the indoctrination of journalists, those who attended the seminar visited the ICRISAT research station, some kilometres from Niamey, where experimentation on genetically modified cereals takes place.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Thus, this food crisis will legitimate a process of accentuated food dependence in the area of seeds for Niger's peasantry; indeed the disappearance of the poorest peasants as small farmers swell the ranks of the lumpen-proletariat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Meanwhile, France's Compagnie g&#233;n&#233;rale des mati&#232;res nucl&#233;aires (Cogema, from the Areva group), which has been significantly dependent on uranium from Niger, has had its misdeeds publicly exposed thanks to the relative local &#8220;democratic opening&#8221; and to the development of anti-nuclear consciousness, through the local NGO Agherin'man (&#8220;Shield of the soul&#8221;), the Commission for Research and Independent Information on Radioactivity (CRIIRAD, France) and the Sherpa Association (lawyers opposed to the impunity enjoyed by the multinationals in the area of the violation of workers' rights in particular, and human rights and ecology in general)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;This exposure of working conditions in the mines (low pay, exposure of workers to radioactivity without any real system of protection and medical control), of pollution with its noxious effects on neighbouring peoples and the environment could lead to a reduction of profits in order to conform with international standards.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Neoliberalism has brought about an unwinding of Franco-African relations. For example, Vivendi has taken control of water distribution. However, the privatisation of Niger's telecommunications has benefited the Chinese company ZTE, which has an increasing presence on the African market. This despite Niger's belonging to the monetary zone of the Franc CFA. This competition is being expressed in the future exploitation of gold, phosphates and oil. Keen on repairing its eroded position, France seemed to accord a great importance to the organisation of the Fifth Games of Francophonie (December 7-17, Niamey). Francophonie is in fact the cultural window of a distinctly political-economic business for the state that represents French capital.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Privatisation in Mali&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In the words of a leading figure in &#8220;Action Against Hunger&#8221;: &#8220;Mali and Niger are countries forgotten by the international community, which reacts to crises in a punctual rather than a long term manner&#8221; (2) Mali was less affected by the locust invasion and low rainfall in the region. Nonetheless, it shares with Niger nearly all the same Human Development Indicators, which make it 174th out of 177 countries. (3)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Which is also explained by their common status as heavily indebted countries obliged to scrupulously respect debt repayment schedules. Thus, the social crisis is also the consequence of the policy of the Malian state during the preceding neo-colonial phase, when it was placed under the heel of the IMF and World Bank. A decade of &#8220;democracy&#8221; has in no way improved the social situation inherited from the so-called non-democratic period. Much to the contrary.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The succession of elected governments is also the continuity of the state in the area of neoliberal structural adjustment, despite the difference of rhythms concerning privatisation and liberalisation of markets and the other neoliberal precepts of the World Bank and IMF. The current governing team, led by General Amadou Toumani Tour&#233;, seems more determined than its predecessor to satisfy the managing institutions of neoliberalism, despite the serious social consequences.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In the framework of this neoliberal turn, the state-owned railway company, R&#233;gie des Chemins de Fer du Mali (RCFM) has been privatised. The majority shareholder of the new Transrail SA company is initially a French-Canadian consortium Canac-Getma. A privatisation which is characteristic enough of imperialist relations of domination - the RCFM, valued at 105 billion FCFA (160 million euros) was sold off at 5 billion (7.622 million euros).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;As the new company is bent on maximizing its rate of profit, priority has been given to the transport of commodities rather than travellers. This has led to the closure of 26 of the 36 railway stations around which life has been organized for more than a century. Many of the stations are effectively villages and the inhabitants are thus distraught: the travellers and the rail workers' families constituted the clientele for their products. Transrail has thus contributed to the development of poverty in the rural areas. Moreover, 612 rail workers have been dismissed and workers' social gains, for example retirement pensions paid to widows, have been reduced or suppressed.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;All this has led to indignation and a movement for a return of Malian rail to state ownership. A citizen collective for the restitution and integrated development of Malian rail (Cocidirail) has emerged. But repression has not been slow in coming. Its main leader, an engineer named Ti&#233;coura Traor&#233;, was simply dismissed, in flagrant violation of labour legislation. Cocidirail has not however been demobilised.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Agrarian counter-reform&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Other significant sectors of the Malian economy have been victims of this neoliberal restructuring, with serious consequences for the lives of the peasant peoples. Such is the case with the Niger Office, a hydro-agricultural project in central Mali, which has been a producer of rice since the colonial period. Nationalised after &#8220;independence&#8221;, it has been subjected to a rampant privatisation since 1984, under the direction of the World Bank, with a compression of the workforce of 70%.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;For some time, a land reform has been mooted which threatens peasants enjoying usufruct rights on Niger Office land, and would put them into competition with big investors. This they have resisted: &#8220;They say that we are in a state of law, but we, the cultivators, don't see it. We are considered as slaves. At the Niger Office, only corruption, fiddling and injustice prevail. We have paid the rental charges legally within the time limit fixed by the President of the Republic. And our rice fields are being taken away to be given to new beneficiaries who will harvest our products. We prefer to die rather than lose our fields. If the authorities do not take their responsibilities, anything could happen&#8221;.(4)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Those peasants who have worked and lived legally on these lands for decades reject being thrown off their lands and replaced by big investors. They are moreover faced with an increase of more than 200% in the cost of agricultural inputs. Only the most comfortable financially will survive in the neoliberal jungle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;This financial reform takes place at a time when a mobilisation of peasant women for access to land is developing. What makes this struggle harder is that the men tend to consider it secondary, instead of supporting it to better advance the common cause.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Along with the Niger Office, the other target of neoliberalism in the agricultural sector is the Compagnie malienne de d&#233;veloppement et des textiles (CMDT -Malian Company for Textile Development). This is the cotton company; Mali was the main producer of cotton in the sub-region. Its privatisation is an apple of discord between the Bretton Woods institutions and the Malian government which fears the social and electoral consequences, given the place of the cotton in rural life and beyond. More than a quarter of the Malian population, or around 3.5 million people, live directly and indirectly from cotton. As two sexagenarians put it during the Forum of Peoples in Fana, &#8220;If it is necessary to sell our hope by privatising the CMDT, we are truly not agreed&#8221;.(5)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The everyday life of small peasant producers of cotton will thus experience the fate of their compatriots in the railway stations and those confronting the Niger Office. It is around the CMDT that social life and infrastructures are organized. But the French partner, Dagris (currently shareholder at 60 %) is refusing to contribute to financing the deficit of the CMDT, to better accelerate its complete privatisation. Because, if the price of cotton for producers has been falling in recent years, cotton from the FCFA region, of which Mali was the main producer up until 2004, is being absorbed at 60% by the Chinese market. Which is in itself an attraction for any investors who can rid themselves of various social charges, through complete privatisation which is a commitment made by the Malian state in the context of the initiative for debt reduction. The current Malian government has been able to obtain its 2009 report from the World Bank and IMF in 2008, for the year 2007 is an electoral year in Mali. The last mission of the World Bank in Mali developed the modalities of privatisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Another aspect of this restructuring of the cotton sector, which is damaging to the small peasantry, is the introduction of genetically modified seeds that the small producers participating in the Forum of the Peoples in Fana vigorously denounced. Indeed, in collaboration with the World Bank, USAID, the multinational producers of genetically modified seeds Dow AgroSciences, Monsanto, Syngenta (Novartis), have initiated a Project COTI-2 of &#8220;Development of the culture of genetically modified cotton in Mali&#8221;. Under pretext of putting technological progress at the service of the poor the dependency and marginalisation of the most deprived or their transformation into a simple agricultural, super-exploited proletariat is in fact being prepared.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Labour legislation in danger&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In exchange for debt reduction, including the much-publicized writing off of the multilateral debt, Mali, like Niger, is obliged to improve the conditions of realisation of profit. In the words of the spokesperson for the Malian government, Ousmane Thiam, during his visit to Paris, in September 2005, Mali is preparing &#8220;a simplification of procedures and formalities linked to the creation of companies; the reworking of the Investment Code, which is not only more attractive, but which puts the foreign entrepreneur on the same foot of equality as the &#8220;Malian&#8221;(6).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;It is not just about confronting the Malian small entrepreneur to the multinationals, but also reducing to the minima the social protection of workers. This is quasi-explicitly suggested by the US government, which says that &#8220;labour laws are too restrictive in Mali and the difficulty of hiring and firing are supplementary obstacles&#8221;(7). The goal is a generalisation of what has happened at the RCFM against workers organised for the defence of their rights.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The criminalisation of the defence of workers' rights is a principle of neoliberalism experienced also by trades unionists at the Soci&#233;t&#233; malienne d'exploitation (Somadex). In this gold mining company in Morila, which belongs to Bouygues, the workers are demanding principally the payment of a productivity bonus. Gold is Mali's main export (57% of exports) and the country is the third biggest African producer after South Africa and Ghana. Somadex has produced, in three years, 83 tons of gold instead of the 33 tonnes envisaged by the operating agreement. which also indicates an extensive exploitation of the labour force.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The workers are also demanding the establishment of real labour contracts instead of contracts, and 300 have been dismissed without payment of their fees and indemnities. In July 2005 a strike broke out; the response of the management, with the complicity of certain local authorities, was repression. To legitimise this in the eyes of public opinion, various acts of violence committed in the village have been attributed to striking workers. Thus, about 30 workers have been imprisoned by the police. Around 20 were subsequently released in October 2005, but at the same time the administrative secretary of the trade union committee, Karim Guindo was arrested.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;To escape this repression, the other union leaders, including the general secretary, Amadou Nioutama, have been forced underground.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The arrogance of these companies has ultimately tired even the Malian government whose prospects at the next elections could be jeopardized by the non-respect, by Bouygues, through its subsidiary Saur International, of the contract of partnership with Energie du Mali (EDM) drawn up in 2000. Saur proved itself more interested in short term profits (increased water and electricity rates) than in the investments that it had agreed to make to extend the water and electricity distribution networks.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In October 2005 Mali was obliged to remove it from its status of majority shareholder in EDM, thus violating the sacrosanct neoliberal principle of reducing the economic patrimony of states, while the meeting of finance ministers of the Franc Zone (September 19-20, 2005, in Paris) had just recommended that Mali &#8220;pursue the implementation of the economic and financial programme supported by the FRPC, notably the structural reforms in the cotton and electricity sectors&#8221;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;This electorally motivated act has earned Mali a special mission from the World Bank and the IMF, whose anti-poverty programme does not include the lowering of water and electricity tariffs in favour of the poor, still less by a majority state enterprise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Inter-imperialist competition&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;It is also an awkward operation for the Malian government, organiser of the 23rd Africa-France Summit. Above all in a period characterised by a US offensive on the continent, in the oil sector in particular, within the framework of the AGOA *8 The 4th Africa-US Forum (July 2005 in Dakar) marked one of the phases of the US advance on the continent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The US Agriculture Secretary, Mike Johanns, talked there of the community of interests allegedly existing between the USA and sub-Saharan Africa at the WTO, against Europe: &#8220;we should close our ranks to say to the Europeans and others that it is time to open their markets to our products. &#8220; The promotion of GMOs also takes place in the framework of this common cause against Europe, as little concerned as the US with the fate of the poor and stricken of sub-Saharan Africa. Already in his opening discourse, the Senegalese head of state, neoliberal economist Abdoulaye Wade, said with assurance: &#8220;The AGOA symbolises a new vision of international relations (...) the road which leads Africa towards globalisation&#8221; (9).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mali and Niger are among the countries sensitive to the US offensive. As future oil producers, they enter into what Washington considers as the field of national security of the US. Thus, the US government has integrated them, for example through &#8220;Operation Flintock 2005&#8221; in its programme of &#8220;struggle against terrorism&#8221;. Nonetheless these different aspects of US &#8220;cooperation&#8221; remain based on respect for the precepts of neoliberalism by the African &#8220;partner&#8221; states. Submission to the Washington Consensus remains the key condition.&lt;br class='autobr' /&gt;
Resistance&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The reproduction of poverty is not a necessity. The year just finished has also been a year of resistance to the order being imposed on the peoples by the masters of neoliberal globalisation and their local satraps. To the general indifference of international public opinion, certain organisations in Nigerian civil society have come together to mobilise, despite intimidation and repression, against increases in the cost of living symbolised by the setting of a VAT rate of 19% on basic necessities.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;If the current sitting president of the African Union, the head of the Nigerian state, General Olosegun Obasanjo, does not have the cynical frankness of his Senegalese colleague Abdoulaye Wade in expressing his adhesion to the values of US capital, he is nonetheless a partisan thereof. That much is obvious from his confiding of the department of economy and finance to a World Bank technocrat, as well as his perseverance in the project of increasing the prices of petrol and paraffin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;This, despite the success of appeals for mobilisation, launched through unions allied to the democratic movement (11), against this measure resulting from an alienation of oil resources to the benefit of the multinationals and some Nigerian private capital and which can only worsen the poverty of the majority of the Nigerian population. As for Thabo Mbeki, his re-election in 2004 did not stop the popular opposition to his social policy, including from the Cosatu trade union federation, allied to the ANC. He has even envisaged sending the police to deal with the social demands of the township, which has brought back memories of the recent past. Thus, behind his nationalist discourse on the &#8220;African Renaissance&#8221; is revealed a project of integration of a part of the black elite in the circuits of neoliberal capital (12).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The African governing elites apply the precepts of neoliberalism also for their private interests. They prepare to asphyxiate the small peasantry by articulating neoliberal land reforms and the introduction of GM seeds, which the peasant associations present in the Forum of the Peoples in Fana, an alternative summit to the G7 (June, Mali) have vigorously denounced Unfortunately, representation from peasant associations in other regions of Africa, beyond West Africa, was weak.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The same goes for the African trade unions and other components of the African Social Forum, which is nonetheless a member of the Forum of Peoples, a forum with a continental emphasis held in the rural zone, which allows peasants from the chosen locality to be present rather than be represented, to exchange with those from elsewhere. Activists in Mali and Niger should consolidate permanent solidarity, to extend throughout the sub-region, where often the same multinationals are involved in water and electricity distribution, mining operations, or the sale of GMOs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Thus, for example, solidarity could be built between railworkers in Mali and Senegal against their states and the private purchasers of the national railways. This could take its cue from the way the African dockers' unions, from South Africa to Nigeria, have coordinated the struggle against flags of convenience.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The organisation in Mali of an alternative summit to that of the 23rd France-Africa summit is an initiative that should be pursued. Not only against the summit, but also against the other organisations determined to pauperise the peoples. Against the favourable opinion enjoyed by the AGOA in certain circles, which seems to illustrate the dialogue of the confederation of the NGOs of Senegal (Congad) with the AGOA, it should be remembered that the nature of US capital is no less imperialist or socially criminal than that of French capital. For example, the recent US intervention in Liberia, against the oligarchic regime of warlord Charles Taylor, who benefited from the support of French capital, favoured the operations of Firestone, who exploit a quasi-slave workforce employed in the plantation of hevea, 6,000 of them children (13).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;It is then against the different facets of this order that we need to organise. For another possible world free of exploitation of human beings by other, of all oppression, it is necessary to build permanent solidarity, above all with the poorest, for a radical alternative. A radical African movement for global justice in solidarity with radicalism outside Africa, without the hierarchies inherited from a past of colonialism and slavery. But the alternative to racism cannot be a form of racialism. Thus, a project like that of the African People's Socialist Party, appealing for an African Socialist International seems to us still very marked by the pan-Negroism of Marcus Garvey and could feed racialism, rather than socialism as the democratic alternative to the multidimensional order of Capital (14).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The organisation of the polycentric World Social Forum in Bamako, by geographical proximity, is an opportunity to seize, to organise the collective and democratic discussion on permanent solidarity, for a movement for global justice and a radical African alternative.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;View online : &lt;a href="http://www.internationalviewpoint.org/" class="spip_out"&gt;International View Point&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Footnotes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1. Amador Gomez (technical director of Action Against Hunger, Spain), &#8220;Pas de r&#233;pit pour le Niger: la malnutrition infantile continue d'augmenter&#8221;, Press communiqu&#233;, November 14, 2005.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2. Action contre la faim, &#8220;Mali/Niger: un silencieux scandale&#8221;. Press dossier, 2005.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3. Population below poverty level: 63.8%; life expectancy at birth: 48.6%; infant mortality: 116.79; illiteracy: 53.6% (Source: &#8220;CIA, The World Factbook&#8221;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4. Oumar Traor&#233;, 63, spokesperson of the peasants of Niono, in the region of S&#233;gou, during a press conference on August 4, 2005, at the headquarters of the SADI party and of Radio Kayira, in Bamako.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5. Awa and Kadia Coulibaly in &#8220;Le Messager de Fana&#8221;, newspaper of the Forum, June 2005.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;6.. &#8216;Les investisseurs seront toujours bien re&#231;us au Mali&#8221;, &#8220;March&#233;s tropicaux&#8221;, number 3122, October 7, 2005.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;7. AGOA, Competitiveness Report, p. 23.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;8. The African Growth and Opportunity Act is a trade agreement which links 40 countries of sub-Saharan Africa to the USA until 2015.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;9. The French weekly &#8220;L'Express&#8221; of November 10, 2005 published an interview with the Senegalese president. Wade says here, &#8220;I have always been a great admirer of the United States. They provide Africa with a model of rapid development that neither France nor Europe can offer it. But that has nothing to do with the traditional link which unites us with France, and which remains&#8221;..&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;10. Joint military manoeuvres of the US army with the armies of eight Sahelian states including Mali, Niger and Senegal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;11. The last social mobilisation organised in mid-September was by the Labour and Civil Society Coalition (Lasco) regrouping the union federations (Nigeria Labour Congress, Trade Union Congress, Congress of Free Trade Union) and organisations of civil society (Joint Action Forum). Political organisations like the Democratic Socialist Movement, Nigerian section of the Committee for the Workers' International have supported calls for a general strike. The Nobel Prize for Literature winner, Wole Soyinka, has also appealed for and participated in this mobilisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;12. William Mervin Gumede's book on Mbeki &#034;(Thabo Mbeki and the Battle for the Soul of the ANC&#034;, Zebra Press, Cape Town 2005) is instructive on this subject.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;13. &#034;Labour group sues Bridgestone on Liberia rubber plantation&#034;, Reuters, November 18, 2005. &lt;br class='autobr' /&gt;
(&lt;a href=&#034;https://www.za.today.reuters.com&#034; class=&#034;spip_url spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;www.za.today.reuters.com&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;14. Omali Yeshitila, Africa for Africans at home and Abroad. Build the African Socialist International, circulated by Kenya Socialist Web, August 2005. (&lt;a href=&#034;https://www.kenyasocialist.org&#034; class=&#034;spip_url spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;www.kenyasocialist.org&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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