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	<title>Alternatives International</title>
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	<description>We are social and political movements struggling against social injustices, neoliberalism, imperialism and war. We are building solidarity between social movements at the local, national and international level. More...</description>
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		<title>Alternatives International</title>
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		<title>Occup&#233;s mais libres dans nos t&#234;tes</title>
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		<dc:date>2007-05-24T16:56:11Z</dc:date>
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		<dc:creator>Samah Jabr </dc:creator>



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&lt;p&gt;Ahmad, un homme de 46 ans de Ramallah, allait bien jusqu'&#224; sa derni&#232;re d&#233;tention. Mais cette fois, il n'a pu supporter sa longue incarc&#233;ration dans une cellule minuscule, sans pouvoir ni voir ni entendre. D'abord, il a perdu le sens du temps. Puis, il est devenu soucieux de ce qui bougeait dans ses entrailles et a commenc&#233; &#224; croire qu'il devenait &#171; artificiel &#224; l'int&#233;rieur &#187;. Par la suite, il a d&#233;velopp&#233; une pens&#233;e parano&#239;aque, commenc&#233; &#224; entendre des voix et &#224; voir des gens dans sa cellule (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.alterinter.org/?-L-arc-des-crises-" rel="directory"&gt;L'arc des crises&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ahmad, un homme de 46 ans de Ramallah, allait bien jusqu'&#224; sa derni&#232;re d&#233;tention. Mais cette fois, il n'a pu supporter sa longue incarc&#233;ration dans une cellule minuscule, sans pouvoir ni voir ni entendre. D'abord, il a perdu le sens du temps. Puis, il est devenu soucieux de ce qui bougeait dans ses entrailles et a commenc&#233; &#224; croire qu'il devenait &#171; artificiel &#224; l'int&#233;rieur &#187;. Par la suite, il a d&#233;velopp&#233; une pens&#233;e parano&#239;aque, commenc&#233; &#224; entendre des voix et &#224; voir des gens dans sa cellule d'isolement. Aujourd'hui, Ahmad est sorti de sa d&#233;tention mais il reste emprisonn&#233; par l'id&#233;e que tout le monde l'espionne.&lt;br class='autobr' /&gt;
Fatima a pass&#233; plusieurs ann&#233;es &#224; voir des docteurs pour un ensemble de graves maux de t&#234;te, d'estomac, associ&#233;s &#224; des douleurs et diverses dermatoses. Rien ne permettait de penser &#224; une cause organique. En fin de compte, Fatima s'est confi&#233; &#224; notre clinique psychiatrique et a racont&#233; quand tous ses sympt&#244;mes avaient d&#233;but&#233;, quand elle a vu le cr&#226;ne de son fils assassin&#233;, ouvert, sur les marches de sa maison, lors de l'incursion isra&#233;lienne dans son village de Beit Rama, le 24 octobre 2001.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce sont des cas que j'ai vus dans ma clinique. Les &#233;v&#232;nements traumatisants de la guerre ont toujours &#233;t&#233; une cause majeure de troubles psychologiques. En Palestine, la nature de la guerre n&#233;cessite d'&#234;tre entendue afin de se rendre compte de l'impact psychologique sur cette population occup&#233;e depuis si longtemps. La guerre est chronique et constante, elle a domin&#233; la vie d'au moins deux g&#233;n&#233;rations. Elle oppose un Etat &#233;tranger ethniquement, religieusement culturellement, &#224; une population civile apatride. En plus d'une oppression et d'une exploitation quotidiennes, la guerre c'est aussi des op&#233;rations militaires p&#233;riodiques d'une port&#233;e habituellement limit&#233;e. Celles-ci provoquent de temps &#224; autres des r&#233;actions de factions palestiniennes ou d'individus isol&#233;s. La tr&#232;s grande majorit&#233; de la population n'est jamais consult&#233;e sur de telles actions. Bien que son avis ne compte pas, c'est pourtant elle qui doit supporter les agressions pr&#233;ventives ou les punitions collectives des Isra&#233;liens en repr&#233;sailles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;D&#233;placement&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les facteurs d&#233;mographiques compliquent le tableau. Ceux qui habitent dans les territoires occup&#233;s repr&#233;sentent juste un tiers des Palestiniens ; le reste est dispers&#233; dans toute la r&#233;gion en Diaspora, nombreux sont ceux dans des camps de r&#233;fugi&#233;s. Presque toutes les familles palestiniennes ont eu &#224; souffrir des d&#233;placements forc&#233;s ou d'une s&#233;paration majeure douloureuse. M&#234;me &#224; l'int&#233;rieur de la Palestine, les gens sont des r&#233;fugi&#233;s, expuls&#233;s en 1948 et devant aller vivre dans des camps. Ce d&#233;placement massif de 70% de la population et la destruction de plus de 400 de ses villages, repr&#233;sentent pour les Palestiniens la Nakba, ou la catastrophe. Ceci perdure en un traumatisme psychologique trans-g&#233;n&#233;rationnel qui marque la m&#233;moire collective palestinienne. Tr&#232;s souvent, vous rencontrerez de jeunes Palestiniens qui se pr&#233;sentent eux-m&#234;mes comme des r&#233;sident des villes et des villages que leurs grands-parents ont d&#251; &#233;vacuer. Ces lieux sont fr&#233;quemment absents de la carte, soit parce qu'ils ont &#233;t&#233; enti&#232;rement ras&#233;s, soit parce qu'ils sont habit&#233;s par les Isra&#233;liens.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour les Palestiniens, la guerre que leur fait Isra&#235;l est un g&#233;nocide national et pour s'y opposer ils donnent naissance &#224; beaucoup d'enfants. Le taux de fertilit&#233; chez les Palestiniens est de 5,8, le plus &#233;lev&#233; de la r&#233;gion. Ceci conduit &#224; une population tr&#232;s jeune (53% a moins de 17 ans) ; une majorit&#233; est vuln&#233;rable au stade crucial de d&#233;veloppement physique et mental. L'enfermement g&#233;ographique des Palestiniens dans des quartiers tr&#232;s petits, avec le mur de s&#233;paration et tout ce syst&#232;me de check-points, favorise les mariages consanguins et donc une pr&#233;disposition g&#233;n&#233;tique aux maladies mentales. Le fait qu'ils soient emmur&#233;s entre amis et voisins op&#232;re un effet n&#233;faste sur la coh&#233;sion de la soci&#233;t&#233; palestinienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais c'est l'environnement de violence dans lequel ils vivent qui est le plus nuisible &#224; l'&#233;quilibre mental des Palestiniens. La densit&#233; de population, surtout &#224; Gaza - avec 3 823 personnes au kilom&#232;tre carr&#233; - est tr&#232;s &#233;lev&#233;e. Des niveaux &#233;lev&#233;s de pauvret&#233; et de ch&#244;mage - respectivement 67% et 40% - sapent tout espoir et alt&#232;rent les personnalit&#233;s. La guerre a cr&#233;&#233; chez nous une communaut&#233; de prisonniers et d'anciens prisonniers estim&#233;e &#224; 650 000 personnes, soient quelque 20% de la population. Les personnes handicap&#233;es et mutil&#233;es repr&#233;sentent 6%. De r&#233;cents d&#233;pistages ont r&#233;v&#233;l&#233; un niveau inqui&#233;tant d'an&#233;mie et de malnutrition, sp&#233;cialement chez les plus jeunes et chez les femmes. L'hostilit&#233; &#233;motionnelle intense provoqu&#233;e par les affrontements avec les soldats isra&#233;liens &#224; la porte de nos maisons est un facteur constant de stress. Beaucoup de gosses palestiniens vivent dans cette violence quotidienne depuis leur naissance. Pour eux, le grondement d'un bombardement est plus familier que le chant des oiseaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;C&#233;cit&#233; soudaine&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant ma formation en facult&#233; de m&#233;decine en diff&#233;rents h&#244;pitaux et cliniques palestiniens, j'ai vu des hommes se plaindre de douleurs chroniques impr&#233;cises une fois qu'ils avaient perdu leur travail comme ouvriers dans les secteurs isra&#233;liens ; j'ai vu des &#233;coliers souffrir d'incontinence apr&#232;s une nuit terrifiante de bombardements. J'ai le souvenir d'une femme, amen&#233;e aux urgences, souffrant d'une c&#233;cit&#233; soudaine d&#233;clanch&#233;e par la vision de son enfant assassin&#233;, une balle &#233;tait entr&#233;e par son &#339;il et &#233;tait ressortie derri&#232;re la t&#234;te, ce souvenir reste toujours aussi vif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Palestine, de tels cas ne sont pas consid&#233;r&#233;s comme des blessures de guerre et ne sont pas trait&#233;s convenablement. C'est cette r&#233;alit&#233; qui m'a fait me sp&#233;cialiser en psychiatrie. C'est l'un des domaines de la m&#233;decine les moins d&#233;velopp&#233;s en Palestine. Pour une population de 3,8 millions d'habitants, nous sommes 15 psychiatres et nous manquons du personnel qualifi&#233;, tels qu'infirmi&#232;res, psychologues et assistantes sociales. Nous n'avons que 3% du personnel qu'il nous faudrait. Nous avons deux h&#244;pitaux psychiatriques, l'un &#224; Bethl&#233;hem et l'autre &#224; Gaza, mais il est tr&#232;s difficile d'y aller &#224; cause des check-points. Il y a sept centres de consultations psychiatriques. Dans les pays en voie de d&#233;veloppement comme la Palestine occup&#233;e, la psychiatrie est la sp&#233;cialit&#233; m&#233;dicale la plus stigmatis&#233;e et la moins r&#233;mun&#233;ratrice financi&#232;rement. Les psychiatres travaillent sur des cas d&#233;sesp&#233;r&#233;s et, aux yeux de leurs communaut&#233;s, ils sont loin de recueillir les lauriers des autres sp&#233;cialit&#233;s m&#233;dicales. Ce qui fait que les m&#233;decins comp&#233;tents et dou&#233;s choisissent rarement la psychiatrie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je trouve que la psychiatrie est une profession qui humanise et honore, notamment parce qu'elle m'aide &#224; faire face personnellement &#224; la violence et aux d&#233;ceptions qui m'entourent. Je me rends de Ramallah &#224; J&#233;richo pour rencontrer les malades relevant de la psychiatrie. En une journ&#233;e de travail, je voix entre 40 et 60 patients ; 10 fois le nombre que j'avais l'habitude de voir pendant ma formation dans les centres parisiens. J'observe le comportement d&#233;rang&#233; de mes patients, j'&#233;coute leurs histoires accablantes et je r&#233;ponds avec mes moyens : quelques paroles, en les aidant &#224; rassembler leurs id&#233;es d&#233;cousues ; quelques comprim&#233;s qui peuvent les aider &#224; r&#233;organiser leur pens&#233;e, &#224; calmer leurs d&#233;lires et hallucinations, ou qui leur permettre de dormir ou de s'apaiser. Mais les paroles et les comprim&#233;s ne feront pas revenir un enfant assassin&#233; &#224; ses parents, un p&#232;re emprisonn&#233; &#224; ses enfants, ni reconstruire une maison d&#233;molie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La v&#233;ritable solution pour la psychiatrie en Palestine est entre les mains des politiciens, pas des psychiatres. Aussi, jusqu'&#224; ce qu'ils fassent leur travail, nous, dans les professions de sant&#233;, nous continuons &#224; proposer des traitements symptomatiques et des th&#233;rapies palliatives - et &#224; sensibiliser le monde sur ce qui se passe en Palestine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;R&#233;sistance&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, les Palestiniens subissent toutes sortes de pressions pour qu'ils capitulent une fois pour toutes et on leur demande de reconna&#238;tre Isra&#235;l. Nous sommes pri&#233;s d'accepter, de nous r&#233;signer et de b&#233;nir les violations de nos vies par Isra&#235;l. Le fait que notre patrie soit occup&#233;e ne signifie pas, en lui-m&#234;me, que nous ne sommes libres. Nous rejetons l'occupation dans nos t&#234;tes, dans la mesure o&#249; nous pouvons l'affronter ; nous apprenons comment vivre en d&#233;pit de l'occupation, et non pas &#224; nous y adapter. Mais, si nous reconnaissions Isra&#235;l, nous serions alors mentalement occup&#233;s - et cela, je le pr&#233;tends, est incompatible avec notre bien-&#234;tre, tant comme individu que comme nation. R&#233;sistance &#224; l'occupation et solidarit&#233; nationale sont tr&#232;s importantes pour notre sant&#233; psychologique. Les exercer peut nous prot&#233;ger de la d&#233;pression et du d&#233;sespoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Isra&#235;l perp&#233;tue des actes affreux sur le terrain. Ce qui nous reste de la Palestine, c'est une pens&#233;e, une id&#233;e devenue la conviction d'avoir le droit &#224; vivre libre et &#224; une patrie. Quand on demande aux Palestiniens de reconna&#238;tre Isra&#235;l, on nous demande en fait d'abandonner cette pens&#233;e et de renoncer &#224; tout ce que nous avons et &#224; tout ce que nous sommes. Ceci ne ferait que nous enfoncer plus profond&#233;ment dans une d&#233;pression collective pour toujours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s plusieurs ann&#233;es pass&#233;es &#224; Paris, j'ai retrouv&#233; un peuple palestinien fatigu&#233;, qui avait faim, d&#233;chir&#233; par des conflits fractionnels autant que par le mur de s&#233;paration. Les Palestiniens sont surtout d&#233;moralis&#233;s par les affrontements internes qui ont lieu dans les rues de Gaza, mais orchestr&#233;s depuis l'ext&#233;rieur afin de remettre en cause le r&#233;sultat des &#233;lections d&#233;mocratiques de l'ann&#233;e derni&#232;re. Ceux qui ont bloqu&#233; tout aide financi&#232;re &#224; la Palestine nous envoient, en effet, des fusils &#224; la place du pain. Ils encouragent des gens appauvris psychologiquement et spirituellement &#224; tuer leurs voisins, leurs cousins et leurs anciens camarades de classe. M&#234;me si les factions se mettaient d'accord, la soci&#233;t&#233; palestinienne resterait avec un grave probl&#232;me de r&#232;glements de compte entre familles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Nous triompherons&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est difficile de ne pas se demander si le ciblage des Palestiniens par Isra&#235;l ne vise pas d&#233;lib&#233;r&#233;ment &#224; cr&#233;er une g&#233;n&#233;ration traumatis&#233;e, passive, confuse et incapable de r&#233;sister. J'en sais assez au sujet de l'oppression pour diagnostiquer les blessures qui ne saignent pas et reconna&#238;tre les signes pr&#233;curseurs d'une difformit&#233; psychologique. Je m'inqui&#232;te pour une communaut&#233; qui est oblig&#233;e de tirer la vie de la mort et la paix de la guerre. Je m'inqui&#232;te pour des jeunes qui vivent leur vie dans des conditions inhumaines ; et pour les b&#233;b&#233;s qui ouvrent les yeux sur un monde de sang et d'armes. Je suis pr&#233;occup&#233;e par la torpeur in&#233;vitable que l'exposition chronique &#224; la violence peut engendrer. J'ai peur aussi de cette mentalit&#233; de revanche, du d&#233;sir instinctif de perp&#233;tuer sur vos oppresseurs le mal qu'on vous a fait.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il faut une &#233;tude &#233;pid&#233;miologique globale sur les troubles psychologiques en Palestine. Et, en d&#233;pit de tout ce qui publi&#233; sur la psychopathologie palestinienne en rapport avec la guerre, mon impression est que la maladie mentale reste une exception en Palestine. R&#233;sister et faire face sont toujours la norme dans notre peuple. Malgr&#233; toutes les d&#233;molitions de maisons et l'extr&#234;me pauvret&#233;, ce n'est pas en Palestine que vous trouverez des gens dormant dans la rues ou mangeant en fouillant les poubelles. Cette d&#233;termination est bas&#233;e sur des assises familiales, sur une t&#233;nacit&#233; sociale et une conviction spirituelle et id&#233;ologique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, nous avons nos cas d'urgence en psychiatrie. Des services sont pr&#233;vus (besoins urgents ?) pour les gens qui souffrent et ont des crises de sorte qu'ils peuvent retrouver leurs pouvoirs de r&#233;cup&#233;ration et leurs capacit&#233;s &#224; faire face. C'est crucial si on veut qu'ils ne craquent pas quand finalement la paix viendra, comme cela se produit souvent dans les p&#233;riodes d'apr&#232;s-guerre. Ce n'est pas seulement un petit nombre de personnes qui sont touch&#233;es, mais une soci&#233;t&#233; toute enti&#232;re bless&#233;e qui a besoin de soins. Notre traumatisme a &#233;t&#233; chronique et grave, mais en identifiant notre souffrance et en la traitant avec confiance et compassion, nous triompherons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Samah Jabr est psychiatre en Palestine occup&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Nouvel Internationaliste - mai 2007&lt;br class='autobr' /&gt;
traduction : JPP pour &#034;Les Amis de Jayyous&#034;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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