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	<title>Alternatives International</title>
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	<description>We are social and political movements struggling against social injustices, neoliberalism, imperialism and war. We are building solidarity between social movements at the local, national and international level. More...</description>
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		<title>Alternatives International</title>
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		<title>La catastrophe sanitaire</title>
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		<dc:date>2007-04-06T14:49:42Z</dc:date>
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		<dc:language>en</dc:language>
		<dc:creator>Bert De Belder </dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Apr&#232;s quatre ann&#233;es d'occupation, la situation de la sant&#233; en Irak est tout simplement catastrophique. Elle a empir&#233; &#224; un niveau que le pays n'avait plus connu depuis les ann&#233;es 1950, d&#233;clare Joseph Chamie, ancien directeur du d&#233;partement Population des Nations unies et sp&#233;cialiste de l'Irak .[1]&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.alterinter.org/?-L-arc-des-crises-" rel="directory"&gt;L'arc des crises&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Apr&#232;s quatre ann&#233;es d'occupation, la situation de la sant&#233; en Irak est tout simplement catastrophique. Elle a empir&#233; &#224; un niveau que le pays n'avait plus connu depuis les ann&#233;es 1950, d&#233;clare Joseph Chamie, ancien directeur du d&#233;partement Population des Nations unies et sp&#233;cialiste de l'Irak .[1]&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La mortalit&#233; des enfants&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du fait de la combinaison des sanctions, de la guerre et de l'occupation, l'Irak montre l'&#233;volution la plus n&#233;gative dans la mortalit&#233; des enfants de moins de cinq ans: de 50 par 1000 en 1990, elle a d&#233;gringol&#233; &#224; 125 par 1000 en 2005. Cela signifie une aggravation annuelle de 6,1 %: un triste record du monde, puisque les chiffres d&#233;passent m&#234;me ceux du Botswana, un pays extr&#234;mement pauvre et, de plus, durement touch&#233; par le sida.[2] Au d&#233;but de la guerre, en 2003, le gouvernement Bush promettait de r&#233;duire la mortalit&#233; infantile de moiti&#233; pour 2005. Mais, d'apr&#232;s le minist&#232;re irakien de la Sant&#233; publique, la situation a continu&#233; de r&#233;gresser, avec une mortalit&#233; infantile atteignant 130 par 1000 en 2006 .[3]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;tat de sant&#233; de la population est d&#233;termin&#233; pour une part bien plus importante par les facteurs sociaux, &#233;conomiques et environnementaux que par les soins m&#233;dicaux. Ce n'est pas vraiment une surprise si, durant l'occupation, tous ces facteurs ont r&#233;gress&#233;. Une &#233;tude r&#233;cente, r&#233;alis&#233;e avec le soutien du PDNU (Programme de D&#233;veloppement des Nations unies), r&#233;v&#232;le qu'un tiers des Irakiens vivent dans la pauvret&#233;, avec un revenu inf&#233;rieur &#224; 2 dollars par jour. Plus de 5 % vivent m&#234;me dans l'extr&#234;me pauvret&#233;, c'est-&#224;-dire avec moins de 1 dollar par jour. Le rapport fait remarquer que cela contraste tr&#232;s fortement avec la situation d'&#233;conomie florissante et le revenu national moyen que le pays connaissait dans les ann&#233;es 1970 et 1980.[4] Mais les chiffres de l'&#233;tude du PDNU constituent sans doute encore une sous-estimation grossi&#232;re. D'autres rapports pr&#233;tendent que 8 des 28 millions d'Irakiens vivent dans l'extr&#234;me pauvret&#233;.[5] Plus de 500.000 habitants de Bagdad ne disposent de l'eau courante que durant deux ou trois heures par jour. Les Irakiens n'ont de l'&#233;lectricit&#233; en moyenne que trois heures par jour, contre vingt heures par jour avant la guerre.[6]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'alimentation est naturellement essentielle pour la sant&#233;. Selon l'Unicef, un enfant irakien sur dix a un poids insuffisant pour son &#226;ge (ce qui r&#233;v&#232;le une sous-alimentation grave) et un sur cinq est en outre trop petit pour son &#226;ge (sous-alimentation chronique). Mais pour Claire Hajaj, du Point d'appui de l'Unicef &#224; Amman (Jordanie), il ne s'agit encore que de la partie visible de l'iceberg. &#171;Bien des enfants souffrent &#233;galement d'une &#8216;faim cach&#233;e'&#187;, d&#233;clare-t-elle. &#171;Ils connaissent une carence en vitamines et min&#233;raux importants, qui constituent les fondements m&#234;mes du d&#233;veloppement physique et intellectuel de l'enfant. Ces carences sont difficilement mesurables, mais elles rendent l'enfant plus vuln&#233;rable aux maladies et font qu'il lui est plus malais&#233; d'obtenir de bons r&#233;sultats scolaires .&#187;[7] Cela explique pourquoi Hayder Hussainy, un responsable du minist&#232;re irakien de la Sant&#233; publique, d&#233;clare qu'environ la moiti&#233; des enfants irakiens souffrent d'une forme ou l'autre de sous-alimentation.[8]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Important &#233;galement, l'impact psychologique de la guerre et de l'occupation. L'Association irakienne des Psychologues (AIP) a interview&#233; 2000 personnes dans les 18 provinces du pays sur les effets psychologiques de la guerre. 92 % ont d&#233;clar&#233; qu'elles craignaient d'&#234;tre tu&#233;es dans une explosion et 60 % ont affirm&#233; qu'en raison de la violence, elles souffraient d'acc&#232;s de panique et n'osaient pas sortir par crainte d'&#234;tre les prochaines victimes.[9] L'AIP a &#233;galement enqu&#234;t&#233; aupr&#232;s de 1000 enfants et en a conclu que 92 % avaient des difficult&#233;s d'&#233;tude imputables en grande partie au climat de peur et d'ins&#233;curit&#233;. &#171;Les seules choses auxquelles ils pensent, ce sont des fusils, des balles, la mort et la peur de l'occupation am&#233;ricaine&#187;, d&#233;clare Maruan Abdullah, de l'AIP.[10]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Des h&#244;pitaux sans moyens&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 19 janvier 2007, une centaine d'&#233;minents m&#233;decins britanniques adressaient &#224; Tony Blair une lettre dans laquelle ils exprimaient leur extr&#234;me inqui&#233;tude &#224; propos du sort des enfants en Irak. Ils &#233;crivaient entre autres: &#171;Nous sommes inquiets du fait qu'en Irak, des enfants meurent par manque de soins m&#233;dicaux. Des centaines d'enfants malades et bless&#233;s qui, normalement, pourraient &#234;tre sauv&#233;s &#224; l'aide de moyens simples, sont actuellement condamn&#233;s &#224; mort du fait qu'ils n'ont pas d'acc&#232;s aux m&#233;dicaments essentiels et autres soins. Des enfants qui ont perdu une main, un pied ou une jambe ne peuvent disposer d'une proth&#232;se. Des enfants pr&#233;sentant de graves probl&#232;mes psychologiques ne re&#231;oivent aucun traitement .&#187;[11]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Association irakienne des M&#233;decins dit que 90 % des quelque 180 h&#244;pitaux irakiens manquent d'importants &#233;quipements m&#233;dicaux.[12] &#192; l'h&#244;pital Yarmouk, l'un des h&#244;pitaux les plus fr&#233;quent&#233;s de Bagdad, cinq personnes meurent en moyenne chaque jour parce que les docteurs et le personnel infirmier ne peuvent disposer du mat&#233;riel pour traiter des maladies et blessures simples, d&#233;clare le docteur Husam Abud. Cela repr&#233;sente annuellement plus de 1800 d&#233;c&#232;s &#233;vitables et ce, pour un seul h&#244;pital [13]. Hassan Abdullah, un haut responsable des soins de sant&#233; dans la province de Bassora, explique que, selon ses informations, quelque 90 enfants sont morts &#224; Bassora, entre janvier et juillet 2006, par manque de m&#233;dicaments. C'est bien plus que l'ann&#233;e pr&#233;c&#233;dente: dans la m&#234;me p&#233;riode, 40 enfants &#233;taient d&#233;c&#233;d&#233;s pour la m&#234;me raison. Marie Fernandez, porte-parole de l'ONG Saving Children from War, dont le si&#232;ge est &#224; Vienne, confirme le manque de mat&#233;riel n&#233;cessaire, surtout des perfusions intraveineuses et des pochettes de sang. &#171;Les enfants meurent parce qu'il n'y a pas de pochettes de sang disponibles&#187;, d&#233;clare-t-elle [14].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171;Les h&#244;pitaux sont devenus de v&#233;ritables &#8216;champs de massacre'&#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171;La Convention de Gen&#232;ve stipule qu'un h&#244;pital doit &#234;tre et demeurer une zone neutre, accessible &#224; tous et &#224; coup s&#251;r aux civils. Mais quand des groupes arm&#233;s ou l'arm&#233;e occupent un h&#244;pital, les gens n'y ont plus librement acc&#232;s&#187;, d&#233;clare Cedric Turlan, du Comit&#233; pour la Coordination des ONG en Irak (NCCI). Ses propos sont confirm&#233;s par des rapports &#233;manant de diverses sources et endroits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au cours de la premi&#232;re semaine de novembre 2006, 13 civils ont &#233;t&#233; tu&#233;s par des tireurs embusqu&#233;s en voulant entrer &#224; l'h&#244;pital de Ramadi (&#224; 115 km &#224; l'ouest de Bagdad). Des militaires sous commandement am&#233;ricain ont alors fait irruption &#224; plusieurs reprises dans l'h&#244;pital, tant le jour que la nuit, &#224; la recherche des tireurs positionn&#233;s sur le toit. Depuis lors, les gens ne se rendent plus que rarement &#224; l'h&#244;pital, par crainte d'&#234;tre abattus ou arr&#234;t&#233;s. Selon d'autres rapports parvenus au NCCI, des militaires ont &#233;galement occup&#233; l'h&#244;pital de Mossoul et des ambulances sont r&#233;guli&#232;rement attaqu&#233;es &#224; Najaf, Fallujah et autres endroits de la province d'Anbar.[15]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 7 d&#233;cembre 2006, une nouvelle attaque des troupes am&#233;ricaines avait lieu contre l'H&#244;pital g&#233;n&#233;ral de Fallujah, qui avait d&#233;j&#224; d&#251; subir des attaques similaires en avril et en novembre 2004, durant le si&#232;ge de la ville par les troupes am&#233;ricaines. Des t&#233;moins oculaires ont affirm&#233; que les militaires am&#233;ricains avaient entrepris un raid sur l'h&#244;pital &#171;comme s'il s'agissait d'un objectif militaire&#187;. Des m&#233;decins et des membres des &#233;quipes m&#233;dicales avaient &#233;t&#233; arr&#234;t&#233;s, rudoy&#233;s et catalogu&#233;s de terroristes. Un employ&#233; de l'h&#244;pital a d&#233;clar&#233; que c'&#233;tait la troisi&#232;me fois que des soldats am&#233;ricains lui passaient les menottes, ajoutant qu'ils &#171;intervenaient avec plus de brutalit&#233; encore contre le personnel m&#233;dical que contre les autres personnes, parce qu'ils nous consid&#232;rent comme les premiers sympathisants de ceux qu'ils d&#233;signent comme &#233;tant des terroristes&#187;. Le lieutenant-colonel am&#233;ricain Bryan Salas, porte-parole des forces de combat multinationales en Irak, tenait pr&#234;te une tout autre explication: &#171;Les troupes de la coalition ont inspect&#233; l'h&#244;pital pour s'assurer qu'il pouvait rester un endroit s&#251;r pour les citoyens de Fallujah, de sorte qu'ils puissent recevoir les soins m&#233;dicaux auxquels ils ont droit.&#187; Mais ce &#224; quoi il ont eu droit, c'est &#224; la fermeture de l'h&#244;pital durant plusieurs jours, suite au raid militaire.[16]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'actuel ministre de la Sant&#233; publique, Ali Al-Shimari, appartient au mouvement politique de Moqtada Al-Sadr. La branche militaire de ce mouvement, l'Arm&#233;e du Mahdi, poursuit impun&#233;ment ses exactions dans les h&#244;pitaux. Des malades et des bless&#233;s sont enlev&#233;s et assassin&#233;s. C'est pourquoi de plus en plus d'Irakiens &#233;vitent les h&#244;pitaux. &#171;Nous pr&#233;f&#233;rons encore mourir que d'aller &#224; l'h&#244;pital&#187;, d&#233;clare Abu Nasr, un habitant de Bagdad. &#171;Les h&#244;pitaux sont devenus de v&#233;ritables &#8216;champs de massacre' .&#187;[17]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il s'av&#232;re que le minist&#232;re se livre &#233;galement &#224; des discriminations, dans la fourniture des stocks. Tariq Hiali, un responsable de la sant&#233; &#224; Baqouba (&#224; 60 km au nord-est de Bagdad), se plaint de ce que &#171;le minist&#232;re de la Sant&#233; publique ne nous fournit pas les m&#233;dicaments et le mat&#233;riel m&#233;dical n&#233;cessaires &#8211; il nous consid&#232;re comme des terroristes.&#187; Un employ&#233; de la banque du sang de Baqouba, Jamal Qadoori, ajoute que &#171;les ambulances que nous envoyons &#224; Bagdad sont retenues par l'Arm&#233;e du Mahdi &#187;.[18]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le service des urgences de l'H&#244;pital universitaire de Bassora est rest&#233; ferm&#233; durant cinq mois apr&#232;s que plusieurs m&#233;decins qui y travaillaient eurent &#233;t&#233; assassin&#233;s par des assaillants non identifi&#233;s. De nombreux docteurs et membres du personnel infirmier refusent d'encore y travailler, par crainte pour leur vie [19]. Des cliniques ont &#233;galement &#233;t&#233; ferm&#233;es &#224; Ramadi, Hit, Haditha et Fallujah. L'Institute for War and Peace fait savoir que, pour des raisons de s&#233;curit&#233;, la plupart des m&#233;decins qui ont encore leur cabinet &#224; Bagdad ont d&#233;m&#233;nag&#233; et se sont install&#233;s dans des quartiers r&#233;sidentiels ou &#224; l'int&#233;rieur de complexes m&#233;dicaux. Ils ne donnent plus leurs consultations que le matin, en raison du couvre-feu et de l'ins&#233;curit&#233;.[20]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Des travailleurs m&#233;dicaux sont arr&#234;t&#233;s, enlev&#233;s et assassin&#233;s&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'article 18 de la Quatri&#232;me Convention de Gen&#232;ve stipule: &#171;Les h&#244;pitaux civils qui sont organis&#233;s pour accueillir des malades et des bless&#233;s ne peuvent en aucun cas faire l'objet d'une attaque, mais doivent &#234;tre en tout temps respect&#233;s et prot&#233;g&#233;s par toutes les parties du conflit.&#187; H&#233;las ! en Irak, aujourd'hui, la r&#233;alit&#233; est tout autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171;Un probl&#232;me important qui touche le secteur irakien de la sant&#233; est sans aucun doute la situation s&#233;curitaire d&#233;sesp&#233;r&#233;e qui r&#232;gne dans le pays&#187;, d&#233;clare Nada Doumani, porte-parole du Comit&#233; international de la Croix-Rouge (CICR). &#171;Des hommes arm&#233;s font irruption dans la salle d'op&#233;ration pour forcer les m&#233;decins &#224; d'abord traiter leurs patients. Certains patients conservent leurs armes &#224; port&#233;e de main et restent masqu&#233;s pendant qu'on les soigne. Cela cr&#233;e une situation traumatisante pour les m&#233;decins&#187;, ajoute-t-elle.[21]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce ne sont pas les exemples qui manquent. Le Dr Washdi Mahmoud travaille &#224; l'h&#244;pital Ibn Al-Nafees, le plus grand centre cardio-vasculaire de Bagdad. Le 27 f&#233;vrier 2006, par t&#233;l&#233;phone depuis Bagdad, le Dr Washdi raconte: &#171;Hier au matin, nous avons &#233;t&#233; menac&#233;s par des membres de la famille des patients. Ils ont m&#234;me mis un revolver sur la tempe d'un m&#233;decin ! Le service de surveillance de l'h&#244;pital n'est pas intervenu et c'est la raison pour laquelle nous nous sommes mis en gr&#232;ve.[22]&#187; Le Dr Salam Ismael, de la Doctors for Iraq Society, explique: &#171;Nous sommes surtout embarrass&#233;s par les milices de certains partis politiques. Les autorit&#233;s se gardent bien de les importuner. Ils entrent avec leurs armes dans les chambres des patients, insultent les m&#233;decins et menacent de les tuer .&#187;[23]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Doctors for Iraq a re&#231;u l'information disant que, le 9 mai 2006, un groupe d'hommes arm&#233;s avait fait irruption &#224; l'h&#244;pital de Talafar, dans le nord-ouest de l'Irak. Ils ont menac&#233; le personnel et les patients qui attendaient leur traitement. Un m&#233;decin a expliqu&#233; comment l'un des hommes arm&#233;s avait plac&#233; un pistolet contre sa tempe en exigeant qu'il cesse de soigner un enfant bless&#233; et qu'il s'occupe plut&#244;t d'un homme qui avait &#224; la jambe une blessure superficielle due &#224; un &#233;clat d'obus. Les hommes arm&#233;s ont &#233;galement d&#233;truit des &#233;quipements m&#233;dicaux. Ils s'en sont pris au chauffeur d'une ambulance et lui ont cass&#233; un bras d'un coup de crosse de fusil. Un autre chauffeur a re&#231;u des coups au visage. Trois hommes ont attaqu&#233; le pharmacien de l'h&#244;pital et l'ont tour &#224; tour tabass&#233; &#224; coups de poing et de pied. L'un des hommes arm&#233;s a tir&#233; plusieurs balles juste au-dessus de la t&#234;te d'un m&#233;decin, ce qui a provoqu&#233; encore plus de panique et d'hyst&#233;rie dans l'h&#244;pital.[24]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 28 septembre, les m&#233;decins de l'h&#244;pital Yarmouk de Bagdad se sont mis en gr&#232;ve apr&#232;s que la police irakienne y eut fait irruption et, en agitant leurs armes, forc&#233; les m&#233;decins &#224; soigner un coll&#232;gue bless&#233;. Les docteurs ont appel&#233; le minist&#232;re de l'Int&#233;rieur pour demander qu'on fasse respecter l'interdiction compl&#232;te des armes &#224; feu dans les h&#244;pitaux.[25] Au d&#233;but novembre, le Dr Ibrahim Abdel-Sattar, cardiologue &#224; Bagdad, faisait savoir: &#171;Il y a quinze jours, mon confr&#232;re a &#233;t&#233; tu&#233; alors qu'il traitait un patient. Une bande arm&#233;e a fait irruption dans sa clinique, l'a abattu et s'en est all&#233;e sans la moindre explication .&#187;[26] Le 17 d&#233;cembre, des hommes en uniformes de l'arm&#233;e ont fait irruption dans les bureaux du CICR &#224; Bagdad et ont enlev&#233; 42 personnes. 26 employ&#233;s du CICR, tant chiites que sunnites, ont &#233;t&#233; rel&#226;ch&#233;s plus tard.[27]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme si la violence quotidienne ne suffisait pas dans le chaos et le d&#233;sordre qui r&#232;gnent en Irak, des travailleurs m&#233;dicaux sont &#233;galement victimes d'enl&#232;vements contre ran&#231;on. Un m&#233;decin irakien qui travaille en Grande-Bretagne, Peter Kandela, a interview&#233; des travailleurs m&#233;dicaux irakiens qui se sont r&#233;fugi&#233;s en Jordanie et en Syrie. Il parle d'un chirurgien des reins qui a &#233;t&#233; enlev&#233; par un groupe d'hommes arm&#233;s. La premi&#232;re chose qu'ils ont faite a &#233;t&#233; de feuilleter son carnet d'adresses &#224; la recherche d'une prochaine victime ! &#171;Ils ont m&#234;me eu le culot de sugg&#233;rer qu'en &#233;change d'un meilleur traitement durant ma d&#233;tention, je pouvais leur indiquer d'autres personnes &#224; kidnapper&#187;, explique le chirurgien. Finalement, il avait &#233;t&#233; lib&#233;r&#233; apr&#232;s que sa femme eut vers&#233; 250.000 dollars de ran&#231;on.[28] Le Dr Kandela explique aussi que &#171;dans l'Irak nouveau, on a son prix en fonction de sa position et de son statut. Les m&#233;decins qui sont rest&#233;s dans le pays savent ce qu'ils valent pour les kidnappeurs. Aussi font-ils en sorte que leur famille ait acc&#232;s aux fonds n&#233;cessaires pour les lib&#233;rer rapidement une fois qu'on en est arriv&#233; &#224; ce point .&#187;[29] Le 9 novembre, le chef du Croissant-Rouge irakien, le Dr Anas Al-Azawi, &#233;tait enlev&#233; devant sa maison par des hommes en uniformes bleus de la police. Au d&#233;part, le montant de sa ran&#231;on avait &#233;t&#233; fix&#233; &#224; 750.000 dollars, mais on le lib&#233;ra finalement apr&#232;s paiement d'une ran&#231;on sensiblement inf&#233;rieure.[30]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Dr Omer, un chirurgien cardio-vasculaire, a quitt&#233; son travail &#224; Bagdad et travaille aujourd'hui dans une petite clinique en Syrie. &#171;Que pouvais-je faire d'autre ?&#187; demande-t-il. &#171;&#192; mon h&#244;pital, j'&#233;tais menac&#233; par les milices arm&#233;es. Trois chirurgiens avaient d&#233;j&#224; &#233;t&#233; assassin&#233;s et nous n'&#233;tions plus que trois. Je ne pouvais pas me permettre d'&#234;tre la prochaine cible, car j'ai un enfant &#224; &#233;lever.&#187; Et il ajoute: &#171;Je ne suis pas heureux dans mon boulot, ici. Je suis un sp&#233;cialiste et je travaille d&#233;sormais comme g&#233;n&#233;raliste. C'est comme si on demandait &#224; un officier de remplir les t&#226;ches d'un soldat .&#187;[31]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'exode des travailleurs m&#233;dicaux&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En mars 2006, l'ONG britannique Medact &#233;crivait que 18.000 des 34.000 m&#233;decins de l'Irak avaient quitt&#233; le pays depuis le d&#233;but de la guerre. Ce chiffre provenait de l'Association irakienne des M&#233;decins (IMA). Farouk Najji, un clinicien, membre de l'IMA, explique: &#171;Depuis 2003, environ 2000 m&#233;decins ont &#233;t&#233; assassin&#233;s. La violence s'est encore aggrav&#233;e et, chaque jour, nous perdons des membres parmi les meilleurs. Dans certains cas, les ambulances doivent ramasser les bless&#233;s sans personnel m&#233;dical &#224; bord, dit Najji. Il n'y a tout simplement plus assez de travailleurs m&#233;dicaux. Ceux qui restent &#224; l'h&#244;pital, s'ing&#233;nient &#224; chercher comment ils peuvent traiter les patients dans des salles d'op&#233;ration improvis&#233;es&#187;, ajoute-t-il.[32]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une p&#233;nurie de m&#233;decins et de personnel soignant s&#233;vit &#233;galement &#224; Bassora. Selon un responsable m&#233;dical, Hassan Abdullah, il n'y a pas de statistiques fiables sur le nombre de m&#233;decins, de dentistes, de pharmaciens et d'infirmier(e)s ayant quitt&#233; la r&#233;gion, mais des sources non officielles font &#233;tat d'un chiffre d'au moins deux cents personnes, entre janvier et juillet 2006.[33] Certains essaient de se procurer un boulot plus s&#251;r ailleurs en Irak. Rezan Sayda, une fonctionnaire du minist&#232;re de la Sant&#233; publique du gouvernement r&#233;gional du Kurdistan, disait en d&#233;cembre 2006 que son minist&#232;re employait d&#233;sormais quelque 600 m&#233;decins qui avaient fui les r&#233;gions moins s&#251;res du pays et que 320 autres figuraient sur une liste d'attente.[34]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le manque de personnel m&#233;dical a de lourdes cons&#233;quences pour la sant&#233; des patients. Dans le British Medical Journal, les docteurs Bassim Al-Sheibani et deux de ses confr&#232;res de la facult&#233; de m&#233;decine de Diwaniyah &#233;crivent que &#171;l'&#233;quipe m&#233;dicale admet que la moiti&#233; des d&#233;c&#232;s auraient pu &#234;tre &#233;vit&#233;s si on avait dispos&#233; de personnel bien form&#233; et exp&#233;riment&#233; &#187;.[35]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La reconstruction sous l'occupation: un &#233;chec complet&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quatre ans apr&#232;s que les &#201;tats-Unis ont entam&#233; les hostilit&#233;s contre l'Irak, les soins de sant&#233; de ce dernier pays connaissent toujours un d&#233;labrement indescriptible. La plupart des h&#244;pitaux manquent du mat&#233;riel le plus &#233;l&#233;mentaire, des dizaines de cliniques restent &#224; moiti&#233; termin&#233;es et des &#233;quipements co&#251;teux de haute technologie sont en train de rouiller dans des entrep&#244;ts. Depuis 2003, les &#201;tats-Unis ont pourtant investi un milliard de dollars dans les soins de sant&#233;, mais il n'en est pas sorti de nouveaux h&#244;pitaux et on n'a jusqu'&#224; pr&#233;sent construit qu'une petite poign&#233;e de cliniques.[36]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon Amar Al-Saffar, du minist&#232;re de la Sant&#233; publique, o&#249; il est responsable de la reconstruction, aucun h&#244;pital n'a plus &#233;t&#233; construit en Irak depuis que l'h&#244;pital Al-Khadimiyah a ouvert ses portes &#224; Bagdad&#8230; en 1986.[37] D&#233;but 2006, un projet de 200 millions de dollars pr&#233;voyant la construction de 142 centres de soins de premi&#232;re ligne s'est retrouv&#233; sans argent. Seuls vingt centres ont &#233;t&#233; termin&#233;s, un r&#233;sultat qualifi&#233; de choquant par l'Organisation mondiale de la sant&#233;.[38]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un rapport tr&#232;s critique, CorpWatch &#233;reinte la reconstruction des infrastructures m&#233;dicales irakiennes par les entreprises am&#233;ricaines. Ces entreprises, parmi lesquelles Parsons Global, Abt Associates et Bechtel, n'ont gu&#232;re fait plus que ramasser des tas d'argent avant de&#8230; plier bagages.[39] Elles avaient d&#233;croch&#233; d'&#233;normes contrats pour la reconstruction: 70 millions de dollars pour Parsons, 43 millions pour Abt et 50 millions pour Bechtel. Ici, des institutions des Nations unies aussi exp&#233;riment&#233;es que l'Unicef et l'Organisation mondiale de la sant&#233; avaient &#233;t&#233; &#233;vinc&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En avril 2006, le corps des ing&#233;nieurs de l'arm&#233;e am&#233;ricaine, responsable de la construction de 150 centres de soins de premi&#232;re ligne, d&#233;cidait d'en laisser tomber 130. Parsons Global se voyait confier le projet. Au moment o&#249; l'arm&#233;e r&#233;silia le contrat de Parsons, six petites cliniques &#224; peine &#233;taient pr&#234;tes. Entre-temps, 150 ensembles d'&#233;quipements m&#233;dicaux avaient &#233;t&#233; command&#233;s pour les centres et stock&#233;s &#224; Abu Ghra&#239;b. 130 de ces ensembles on&#233;reux &#233;taient donc destin&#233;s &#224; des cliniques qui ne seront jamais construites. Mais ce n'est&#8230; pas grave car il s'av&#232;re aujourd'hui que 46 % de ces ensembles sont incomplets, endommag&#233;s et qu'ils ont &#233;t&#233; mal ou pas du tout &#233;tiquet&#233;s&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Abt Associates s'est vu confier un contrat de remise &#224; neuf des h&#244;pitaux irakiens d&#233;j&#224; existants, mais pas grand-chose n'a &#233;t&#233; fait en ce sens. &#192; son tour, l'entreprise a confi&#233; le travail &#224; des sous-traitants locaux qui se sont r&#233;v&#233;l&#233;s d&#233;nu&#233;s de la moindre exp&#233;rience et compl&#232;tement corrompus. En 2004, lorsque la situation de la s&#233;curit&#233; s'est gravement d&#233;t&#233;rior&#233;e en Irak, le personnel d'Abt a quitt&#233; le pays. Pas avant, toutefois, que 20,7 millions de dollars des contribuables am&#233;ricains ne soient venus remplir les poches des patrons de la firme, via USAID.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; La construction d'un h&#244;pital ultramoderne pour enfants &#224; Bassora, un projet de prestige de l'&#233;pouse du pr&#233;sident am&#233;ricain, Laura Bush, n'a gu&#232;re eu meilleure suite. L'h&#244;pital, dont la construction avait &#233;t&#233; confi&#233;e &#224; Bechtel, &#233;tait cens&#233; compter 94 lits ainsi que des suites priv&#233;es pour les petits canc&#233;reux, des scanners CAT (tomographie axiale informatis&#233;e) et autres &#233;quipements de haute technologie pour la lutte contre le cancer chez les enfants, dans une r&#233;gion qui, &#224; l'issue de la premi&#232;re guerre du Golfe, avait &#233;t&#233; durement touch&#233;e par l'uranium appauvri. Le co&#251;t de l'h&#244;pital est pass&#233; de 50 &#224; 170 millions de dollars mais, en juillet 2006, il fut demand&#233; &#224; Bechtel de se retirer du projet en raison de probl&#232;mes s&#233;curitaires. Depuis, le b&#226;timent est demeur&#233; &#224; l'&#233;tat de chantier&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quatre ans apr&#232;s l'invasion, il est plus &#233;vident que jamais que la guerre et l'occupation de l'Irak par les Am&#233;ricains ont provoqu&#233; une &#233;norme catastrophe pour la sant&#233; publique. Cette tendance &#224; la d&#233;g&#233;n&#233;rescence de la situation de la sant&#233; ne pourra &#234;tre invers&#233;e que s'il est mis un terme &#224; cette occupation. (Edit&#233; par A l'encontre)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* Bert De Belder est le coordinateur de M&#233;decine pour le Tiers Monde, l'une des asbl (Association sans but lucratif, selon le droit belge) partenaires d'intal (International Action for Liberation). Cet article est de m&#234;me publi&#233; par Al Ahram Weekly du 5-11 avril 2007.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1. Los Angeles Times, 15 Novembre 2006.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2. UNICEF, The State of the World's Children, 2007.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3. Los Angeles Times, 15 Novembre 2006.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4. &lt;a href=&#034;http://siteresources.worldbank.org/IRFFI/Resources/ExSumLivingStandardIraq3.pdf&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://siteresources.worldbank.org/IRFFI/Resources/ExSumLivingStandardIraq3.pdf&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5. Los Angeles Times, 15 Novembre 2006.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;6. IRIN [UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs], 28 January 2007.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;7. IDEM, 5 Mars 2007.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;8. MEDACT, Iraq Health Update, Mars 2006.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;9. IRIN, 31 Janvier 2007.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;10. WILSON (David) , The Collapse of Iraq's Health Care System, Octobre 14-15, 2006.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;11. The Independent, 20 Janvier 2007.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;12. IPS, [Inter Press Service News Agency] , 26 Novembre 2006.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;13. Los Angeles Times, 15 Novembre 2006.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;14. IRIN, 9 juillet 2006.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;15. IDEM, 13 f&#233;vrier 2007.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;16. IPS, 14 Decembre 2006.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;17. The Washington Post, 30 ao&#251;t 2006.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;183. Los Angeles Times, 15 Novembre 2006.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;19. IRIN, 9 Juillet 2006.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;20. IPS, 14 D&#233;cembre 2006.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;21. IRIN, 28 Janvier 2007.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;22. Concersation t&#233;l&#233;phonique avec l'auteur le 27 f&#233;vrier 2006.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;23. Ibidem.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;24. SALAM (Isma&#235;l), Talafar Hospital Equipments smashed by angry armed gunmen, in Health Now Website, 22 juin 2006.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;25. San Francisco Chronicle, 30 September 2006.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;26. IRIN, 7 Novembre 2006.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;27. UN Assistance Mission for Iraq (UNAMI), Human Rights Report: 1 November-31 December 2006.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;28. The Independent, 20 octobre 2006.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;29. The Times, 20 octobre 2006.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;30. UN Assistance Mission for Iraq (UNAMI), op. cit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;31. Mailcommunicatie van de auteur met Dr. Salam Ismael, 26 fevrier 2007.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;32. IRIN, 7 novembre 2006.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;33. IRIN, 9 juillet 2006.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;34. IPS, 6 d&#233;cembre 2006.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;35. British Medical Journal, 20 octobre 2006.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;36. Los Angeles Times, 15 novembre 2006.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;37. The Times, 21 octobre 2006.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;38. The Independent, 20 octobre 2006.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;39. CHATTERJEE (Pratap), High-Tech Healthcare in Iraq, Minus the Healthcare, in website van Corpwatch, 8 janvier 2007.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(6 avril 2007)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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