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	<title>Alternatives International</title>
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	<description>We are social and political movements struggling against social injustices, neoliberalism, imperialism and war. We are building solidarity between social movements at the local, national and international level. More...</description>
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		<title>Alternatives International</title>
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		<title>Un pays sans &#233;conomie</title>
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		<dc:creator>Adam Novak</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Le Kosovo qui vient de d&#233;clarer son ind&#233;pendance se retrouve devant de nombreux d&#233;fis. Bien que l'on porte surtout attention aux conflits potentiels avec la Serbie et les implications g&#233;opolitiques plus larges, d'autres enjeux se pr&#233;sentent d'une mani&#232;re assez dramatique pour le nouveau pays. Le fait que le Kosovo est assis sur une sorte de vide &#233;conomique. La population globalement pauvre et sans moyen vit des envois de l'immigration, des subsides de la communaut&#233; internationale et des divers trafics qui abondent sur le territoire.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.alterinter.org/?-Mondialisation-et-resistances-" rel="directory"&gt;Mondialisation et r&#233;sistances&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le Kosovo qui vient de d&#233;clarer son ind&#233;pendance se retrouve devant de nombreux d&#233;fis. Bien que l'on porte surtout attention aux conflits potentiels avec la Serbie et les implications g&#233;opolitiques plus larges, d'autres enjeux se pr&#233;sentent d'une mani&#232;re assez dramatique pour le nouveau pays. Le fait que le Kosovo est assis sur une sorte de vide &#233;conomique. La population globalement pauvre et sans moyen vit des envois de l'immigration, des subsides de la communaut&#233; internationale et des divers trafics qui abondent sur le territoire.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le Kosovo est le pays le plus pauvre de l'Europe. Le PNP per capita de $ 1 300 dollars annuellement, soit l'&#233;quivalent du Ghana ou du Burkina Faso. Ce qui repr&#233;sente moins de 10% du PNB des pays les plus pauvres de l'Union europ&#233;enne comme la Bulgarie et la Roumanie. En fin de compte, le niveau de vie actuel au Kosovo est inf&#233;rieur &#224; ce qui pr&#233;valait dans le territoire &#224; l'&#233;poque o&#249; il faisait partie de la Yougoslavie en 1989.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi le Kosovo est pauvre&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsque le Kosovo faisait partie de la Yougoslavie, il &#233;tait d&#233;j&#224; le territoire le plus pauvre de la f&#233;d&#233;ration. Son PNB repr&#233;sentait &#224; peine 10% de celui de la Slov&#233;nie, la partie la plus riche du pays. Mais &#224; cause du syst&#232;me de redistribution qui pr&#233;valait dans la f&#233;d&#233;ration, le Kosovo eut acc&#232;s aux services d'&#233;ducation et de sant&#233;, de m&#234;me qu'&#224; un certain niveau d'industrialisation. &#192; la fin des ann&#233;es 1980, le leader serbe nationaliste Slobodan Milosevic mit fin &#224; l'autonomie r&#233;gionale, ce faisant, propulsant un mouvement de r&#233;sistance non-violent parmi la population majoritairement albanophone du Kosovo. Celle-ci fut pratiquement expuls&#233;e des emplois dans le secteur public. La population se replia sur l'agriculture familiale et sur les rentr&#233;es d'argent provenant de la vaste &#233;migration kosovare en Allemagne, en Suisse et aux Etats-Unis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1989, la guerre men&#233;e par l'OTAN a d&#233;truit l'essentiel de l'industrie et de l'infrastructure sur le territoire de la Serbie et du Kosovo. Ce qui restait debout apr&#232;s la guerre a &#233;t&#233; pill&#233; par la population albanophone contente de prendre sa revenge sur le r&#233;gime yougoslave. Par apr&#232;s, l'ONU a pris l'administration en charge et a transform&#233; de facto le Kosovo en un protectorat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ONU a &#233;chou&#233; &#224; d&#233;velopper l'&#233;conomie du territoire et donc &#224; am&#233;liorer la situation de la population. L'aide humanitaire sous forme de dons alimentaires entre autres a ruin&#233; ce qui restait d'agriculture. Des milliers de paysans ont abandonn&#233; leurs fermes faute de d&#233;bouch&#233;s pour leurs produits. Sous le r&#233;gime de libre &#233;change impos&#233; par l'ONU, le mark allemand est devenu la monnaie courante et de facto, le Kosovo est ainsi devenu partie prenante de la zone euro (depuis 2002). Le Kosovo comme la Bosnie est ainsi devenu totalement ouvert &#224; l'&#233;conomie ouest-europ&#233;enne. Les entrepreneurs locaux se sont retrouv&#233;s incapables de comp&#233;titionner.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un des paradoxes de la s&#233;paration de facto du Kosovo est le fait que ce sont les entreprises serbes qui en ont le plus profit&#233; parce qu'elles sont plus fortes tout simplement que les entreprises locales. La Serbie est ainsi le plus important partenaire commercial du Kosovo, mais ce commerce est &#224; sens unique. En 2007, le Kosovo a import&#233; des biens pour une valeur de 1,7 milliard d'euros, pendant que ses exportations n'atteignaient m&#234;me pas 150 millions d'euros.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fonction de la l&#233;gislation impos&#233;e par l'ONU, le Kosovo est maintenant r&#233;gi par un r&#233;gime fortement n&#233;olib&#233;ral, qui fait en sorte que ses ressources naturelles (charbon, plomb, zinc, nickel) et industrielles peuvent &#234;tre achet&#233;es ou vendues par n'importe qui &#224; n'importe qui. Le r&#233;gime l&#233;gal mis en place par l'ONU favorise aussi les partenariats public-priv&#233; dans les infrastructures de base, ce qui peut profiter potentiellement aux multinationales de ce secteur, y compris dans la sant&#233; et l'&#233;ducation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La crise du secteur de l'&#233;nergie &#233;lectrique est un exemple de ce qui se passe. Le Kosovo est constamment affect&#233; par des cessations de courant. L'entreprise publique produit environ 800 m&#233;gawatts par jour, ce qui correspond &#224; moins de 80% des besoins. Elle ne peut acheter d'&#233;nergie ailleurs, en partie parce que depuis la mise en place de l'administration de l'ONU, presque personne ne paie pour le service. Les experts occidentaux proposent la privatisation de l'entreprise, ce qui permettrait aux prochains propri&#233;taires priv&#233;s d'augmenter les tarifs et de couper le service aux non-payeurs, essentiellement aux pauvres. Il est &#233;galement question d'un nouveau projet de construction d'une centrale au charbon (le Kosovo en a en quantit&#233;s), mais dont la production serait destin&#233;e &#224; l'exportation dans les pays avoisinants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans son hostilit&#233; au secteur public, l'ONU a cr&#233;&#233; au Kosovo une administration qui survit gr&#226;ce aux taxes sur l'importation et sur les ventes et aux subsides de l'Union europ&#233;enne. Avec l'ind&#233;pendance, l'administration de l'ONU sera absorb&#233;e par le gouvernement national. Les employ&#233;s de l'ONU qui re&#231;oivent un salaire conforme aux normes europ&#233;ennes devront accepter d'&#234;tre int&#233;gr&#233;s &#224; l'administration locale avec des revenus de loin inf&#233;rieurs. Comment cette situation pourra &#234;tre g&#233;r&#233;e sans mener &#224; la croissance de la corruption ou &#224; la fuite des travailleurs qualifi&#233;s ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le probl&#232;me est s&#233;rieux, d'autant plus qu'une partie importante de l'administration locale est d&#233;j&#224; dans les mains des chefs de l'UCK, surtout &#224; l'ext&#233;rieur de la capitale, Pristina. Ce sont des secteurs mafieux qui contr&#244;lent l'import-export ainsi que les nombreux trafics ill&#233;gaux. Il est maintenant connu que le Kosovo est l'une des principales voies de transit pour le narcotrafic destin&#233; &#224; l'Europe. Le territoire est &#233;galement une des sources importantes du trafic des personnes destin&#233;es &#224; la prostitution. Avec le Mont&#233;n&#233;gro, le Kosovo est enfin utilis&#233; par les trafiquants de tabac. Dans la plupart des cas, ces lucratifs n&#233;goces sont contr&#244;l&#233;s conjointement par des mafias kosovare et serbe.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il est pr&#233;vu que le gouvernement kosovar va tenter d'affaiblir les mafias qui originent de l'UCK en les embauchant dans l'arm&#233;e, ce qui sera facilit&#233; par l'OTAN et les Etats-Unis qui ont promis d'employer les ex-miliciens dans leurs op&#233;rations militaires en Irak ou en Afghanistan. Ce qui s'inscrirait dans une certaine tradition dans cette partie du monde o&#249; les Albanophones ont &#233;t&#233; utilis&#233;s par divers empires, notamment l'Empire ottoman, comme force mercenaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entre-temps, la population tente de survivre. L'agriculture minifundiaire, la tr&#232;s petite industrie et les services emploient moins de 50% de la population. Un tiers de la population a moins de 14 ans et le Kosovo est le pays d'Europe o&#249; le taux de croissance d&#233;mographique est le plus &#233;lev&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes la minorit&#233; serbe (10% de la population) est encore plus d&#233;munie puisqu'elle a perdu ses acc&#232;s privil&#233;gi&#233;s &#224; l'&#201;tat serbe. Les jeunes quittent s'ils le peuvent. Aujourd'hui, le PNB per capita de la Slov&#233;nie, qui &#233;tait d&#233;j&#224; le d&#233;cuple de celui du Kosovo avant la guerre, est de 16 fois sup&#233;rieur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette situation difficile n'est pas tr&#232;s connue. Une des raisons est le fait que la classe moyenne kosovare, celle qui est &#233;duqu&#233;e et qui est employ&#233;e par l'administration de l'ONU, accepte cette situation dont elle b&#233;n&#233;ficie. Les initiatives non-gouvernementales sont souvent contr&#244;l&#233;es par ce m&#234;me groupe davantage soucieux de s&#233;curiser son acc&#232;s aux ressources occidentales que de reconstruire le pays, contrairement &#224; ce qu'on voit dans le reste de l'ex-Yougoslavie o&#249; des ONG sont en campagne permanente contre la mafia, la corruption et la r&#233;pression des droits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;lite kosovare semble obnubil&#233;e par un m&#233;lange d'id&#233;ologie n&#233;olib&#233;rale et un nationalisme hyst&#233;rique et ethniciste qui justifie l'agressivit&#233; contre les minorit&#233;s non-albanophones du pays. Cet ultranationalisme semble &#233;galement cr&#233;er un faux sentiment de s&#233;curit&#233; comme si l'Union europ&#233;enne &#171;devait&#187; aider le Kosovar ind&#233;finiment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes, l'UE devra payer la facture pour une longue p&#233;riode. Mais cette aide ne sera pas gratuite et inclura l'ouverture de l'&#233;conomie aux capitaux europ&#233;ens, ainsi qu'&#224; la r&#233;duction des trafics. Il serait par ailleurs surprenant de voir les capitaux affluer dans une situation aussi pr&#233;caire et en tenant compte du fait que les pays voisins comme l'Albanie, la Gr&#232;ce et la Turquie sont mieux plac&#233;s pour accueillir les investisseurs. Les divers &#201;tats de la r&#233;gion sont tous impliqu&#233;s dans une course effr&#233;n&#233;e pour attirer ces capitaux sur la base de conditions salariales en dessous de tous les standards europ&#233;ens. M&#234;me dans les meilleurs des cas, l'ouverture &#224; l'Europe sera pour le Kosovo d&#233;savantageuse par rapport &#224; ce que le territoire recevait en tant que composante de la f&#233;d&#233;ration yougoslave.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>A country without an economy?</title>
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		<dc:language>en</dc:language>
		<dc:creator>Adam Novak</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Media coverage of Kosovo's recent Unilateral Declaration of Independence has focused on the risk of conflict with Serbia, and the broader geopolitical risks for unresolved separatist struggles in Bosnia and the former Soviet Union. Many in the international peace movement blame the western powers for the violent break-up of former Yugoslavia. But Kosovo's independence reveals another dimension of the west's criminal responsibility in the destruction and re-colonisation of Eastern Europe since 1989. The newly independent state of Kosovo has no economy to speak of, and its poor and undereducated population have few options to improve their lives apart from emigration, smuggling or enlisting in the militias of the clan warlords who dominate the society.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.alterinter.org/?-Globalization-resistance-immigration-" rel="directory"&gt;Globalization, resistance, immigration&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Media coverage of Kosovo's recent Unilateral Declaration of Independence has focused on the risk of conflict with Serbia, and the broader geopolitical risks for unresolved separatist struggles in Bosnia and the former Soviet Union. Many in the international peace movement blame the western powers for the violent break-up of former Yugoslavia. But Kosovo's independence reveals another dimension of the west's criminal responsibility in the destruction and re-colonisation of Eastern Europe since 1989. The newly independent state of Kosovo has no economy to speak of, and its poor and undereducated population have few options to improve their lives apart from emigration, smuggling or enlisting in the militias of the clan warlords who dominate the society.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Newly-independent Kosovo is Europe's poorest country. Its per capita GDP is 760 euros ($1,100), which is about the same as Ethiopia or Zambia, and only one tenth of the level in the poorest countries in the European Union, Bulgaria and Romania. Kosovo's subsistence economy remained virtually unchanged throughout the eight years of UN rule, and the standard of living of its two million people is still lower than before the Serbian government imposed central control of the province in 1989. &lt;br class='autobr' /&gt;
How is such crushing poverty possible in the heart of Europe?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Kosovo was always the poorest part of former Yugoslavia, with a GDP of about 10% of that of Slovenia, the richest part of the federation. But the socialist system ensured investments in infrastructure and industry, mass education, and the creation of autonomous institutions, all for the first time in Kosovo's modern history. In the late 1980s, Serbian nationalist leader Slobodan Milosevic allowed Kosovo's small Serbian minority to seize these resources and political power, provoking a massive movement of non-violent resistance among the Albanian-speaking majority. Albanians were expelled from industrial and civil service jobs, and most families survived on a mixture of small-scale agriculture and remittances from family members working abroad &#8211; mostly in Germany, Switzerland and the USA.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The NATO war against Serbia in 1999 destroyed most of the industry and infrastructure, either through bombing, or by looting as the Albanian population took their revenge on the Yugoslav regime which had humiliated them. A United Nations administration was rapidly put in place, and ran Kosovo as a protectorate of the western powers until the declaration of independence in mid-February this year.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;This UN administration completely failed to develop economic activities that would lift the population out of poverty. So much western food &#8220;aid&#8221; was dumped into Kosovo that most of the local farmers went bankrupt, and were forced to kill their livestock or abandon their fields. A free trade regime was imposed, and the Yugoslav Dinar replaced as legal currency by the German Mark, (Kosovo therefore became a de facto part of the Eurozone on 1 January 2002). As a result, Kosovo joined the other EU protectorate, Bosnia, as a marginal but easy-to-penetrate market for west European companies, while local companies found themselves unable to compete, and separated from their former markets in the rest of former Yugoslavia.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;One of the paradoxes of Kosovo's de facto separation from Serbia in 1999 is that &#8211; since free trade always benefits the strongest at the expense of the weakest &#8211; Serbian companies have been able to capture a large part of the Kosovo market, even providing the basic foodstuffs which Kosovo used to export to Serbia. Serbia is now Kosovo's largest trading partner, while Kosovo has failed to penetrate either Serbia or any of the other ex-Yugoslav markets. Kosovo has a disasterous balance of payments; in 2007, Kosovo imported 1.5 billion euros worth of goods, but exported only about 150 million euros worth.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;While it did little to help the small farmers and workshops that dominate the Kosovo economy, the UN administration expended considerable effort on the introduction of a textbook-style neoliberal legal system, ensuring that Kosovo's natural resources (coal, lead, zinc, nickel, farmland) and the handful of remaining industrial and food-processing companies can be easily acquired by western investors, that civil infrastructure can only be built by public-private partnerships, and that private investors will be able to take over the most profitable part of public services like health and education.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The electricity sector illustrates the economic dilemma facing Kosovo. The territory has persistent power cuts and &#8216;brown-outs.' The electric company produces 800 megawatts of electricity each day, about 80 percent of what is needed. It can't afford to buy more from neighbouring countries, because, during the years of conflict and UN administration, almost everybody stopped paying, and many homes and business are connected to the power grid illegally. Western advisors have proposed a four-prong strategy: privatise the electricity supplier, so that private companies will be responsible for enforcing payment &#8211; and for cutting off poor people's heat and light - allow foreign companies to build a modern coal-fired power station, increase mining of the estimated 15 billion tons of brown coal lying in the earth beneath Kosovo, and create a regional energy market to swap surpluses (Kosovo could import from Balkan countries with hydroelectric power at high season, and export back to them when water levels are lower).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;It would be better for Kosovo to build up a state utility, ensuring that non-renewable resources are used in the national interest, (The ground is also though to contain 20 billion tons of lead and zinc and 15 billion tons of nickel). Only a public utility could ensure that the painful move towards enforcement of energy bill collection is socially responsible. In private hands, the energy company may provoke a massive non-payment campaign, as followed utility privatisations in South Africa and Bolivia. Investors are therefore trying to get the government to guarantee payment for minimum supply to local households, and to allow the privatised utility to double production, but sell all of the extra capacity abroad, effectively ignoring the needs of the people who the coal belongs to.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Having refused all forms of state ownership, the UN has created a Kosovo state administration that lives from import duties, a sales tax, and subsidies from the European Union. Independence will allow a merger between the UN and national administrations, but with former UN employees (ie most educated Kosovars who can speak English) used to much higher wages than in the national administration, their integration is likely to increase the corruption of the civil service, as they try desperately to maintain their western lifestyle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Regional warlords, bosses of the UCK militia which confronted the Serbs during the NATO war, are responsible for the implementation of state functions in most of the territory outside the capital, Prishtina. They also control the most lucrative export industries, which are all illegal. Kosovo is part of the main transit route for drugs entering the European Union, and is a major element in the trafficking of women into the European sex industry &#8211; some studies suggest that 30% of trafficked women worldwide are controlled by Balkan gangs. Kosovo (and the neighbouring post-Yugoslav state of Montenegro) are also the main centres of smuggling of tax-free cigarettes into the EU. As many Kosovars observe cynically, all these areas of activity depend on cooperation between Kosovar and Serbian gangs, and show that, at the top, there is a willingness to forget the war and work together.&lt;br class='autobr' /&gt;
The central government will try to weaken the warlords by incorporating some militias into a Kosovo army, which has already been promised to the US and NATO for any missions abroad. This mercenary role (which harks back to the Albanian role within the Ottoman empire) offers the west, particularly the USA, a motivated and dependable force of pro-western Moslems, for potential use in Afghanistan, Iraq, or in a future move against Iran.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Meanwhile, the population continues to get by as best it can, in an economy dominated by small-scale trading, subsistence agriculture, smuggling and crime. The largest employer is the public sector, the private sector consists mainly of shops and most businesses employ only two or three people at minimum wage. Remittances from emigrant workers make up about 40% of GDP. One third of Kosovo's two million residents are under the age of 14, and the birth rate is the highest in Europe. This means that landholdings are getting smaller and smaller, and since the terrain is too hilly for mechanisation, productivity is too low to compete with imported &#8211; Serbian and EU food products.&lt;br class='autobr' /&gt;
The Serbian minority in Kosovo (about 10% of the total population) is the worst off, because it has lost its former privileges, and lacks contacts to Kosovo's new bosses. Many young Serbs have already emigrated to Serbia proper, and the remaining population would probably do the same, if they could find a buyer for their farmland.&lt;br class='autobr' /&gt;
In economic terms, the NATO-Serbia war and UN protectorate over Kosovo has meant a decade of stagnation. In 1989, the GDP per capita in richest part of Yugoslavia, Slovenia, was 10 time higher than in Kosovo. Today Slovenia is part of the EU, with a GDP per capita 16 times higher than Kosovo, and five times higher than Serbia.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Few voices have been raised against this outrageous failure of the west. And yet, Kosovo has a small, but well educated and westernised middle class, based in the civil administration set up by the UN mission, and the army of private contractors and &#8220;Non-Governmental Organisations&#8221; which the west used to reorganize the society and provide a social base for its continued presence. Profoundly opportunistic, these middle class layers would prefer to work for the foreign donors, who pay better and are less violent, but, as independence approached, many have attached themselves to one or the other of the warlord factions. Unlike the rest of former Yugoslavia, very few of these NGO activists have tried to organize or represent the disadvantaged majority in society, let alone resist the twin predators of neoliberalism and mafia.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;This westernized middle class has had a central role in articulating and transmitting the dominant ideology in today's Kosovo, a mixture of neo-liberal obsession with private enterprise, coupled with a xenophobic and clannish ultra-nationalism that justifies aggression against Kosovo's national minorities, and legitimizes the various illegal traffics. By expelling Albanians from the civil service and socially-owned enterprises, Serbia's &#8220;communist&#8221; regime definitively severed Albanian attachment to the social benefits of the Yugoslav system, and accelerated a return to pre-WWII self-reliance and clan-based solidarity.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Kosovo nationalism also includes a massive sense of entitlement, with most people believing that the European Union should provide massive and indefinite financial support to Kosovo, to make up for its failure to protect Kosovars in the past.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;While the EU can be expected to bankroll the Kosovo state in the foreseeable future, this will be conditional on the economy remaining open to western investment in land, industry and services, and on a partial reduction in smuggling and criminal activities. The EU will also subsidise infrastructure projects (there is still no decent road link between landlocked Kosovo and the Albanian port of Durres), but it will be difficult for Kosovo firms to win more than a minor share of these contracts. Outside mining and electricity production, the only other potential investments are likely to be in the footware and textile sectors - Turkish and Greek companies are already investing in neighbouring Albania, and the Kosovo government can be expected to set its minimum wage so low as to attract some of this business. East European governments are already engaged in a &#8216;race to the bottom,' with successive rounds of cuts to tax and business regulations to attract investors. Though it is hard to see how Kosovo can compete with neighbouring Macedonia, which offers a 10% flat tax and VAT rate, with generous tax holidays, excellent road and rail links to Europe, and lower levels of corruption and extortion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;While the EU will insist that Kosovo opens its economy to western investment, it will continue to prevent legal migration of Kosovars into the EU labour market, creating an explosive social situation for the government of the newly-independent country.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In any case, the economic benefits of integration into the European space will be less than those lost by the division and destruction of the Yugoslav economic space. But the EU has always been more interested in increasing its domination of each of the Balkan countries than in supporting their regional integration and development.&lt;br class='autobr' /&gt;
END&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="en">
		<title>Les enjeux de la privatisation du p&#233;trole</title>
		<link>https://www.alterinter.org/?Les-enjeux-de-la-privatisation-du-petrole</link>
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		<dc:date>2007-03-31T14:27:32Z</dc:date>
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		<dc:creator>Adam Novak</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;La cl&#233; de vo&#251;te de la strat&#233;gie am&#233;ricaine en Irak semble en bonne voie d'&#234;tre compl&#233;t&#233;e. Une nouvelle loi du gouvernement irakien pourrait bient&#244;t placer l'extraction, le raffinage et la vente du p&#233;trole entre les mains d'une poign&#233;e de multinationales am&#233;ricaines ou britanniques. Et la vive opposition des syndicats et des mouvements sociaux en Irak survient peut-&#234;tre trop tard.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.alterinter.org/?-L-arc-des-crises-" rel="directory"&gt;L'arc des crises&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La cl&#233; de vo&#251;te de la strat&#233;gie am&#233;ricaine en Irak semble en bonne voie d'&#234;tre compl&#233;t&#233;e. Une nouvelle loi du gouvernement irakien pourrait bient&#244;t placer l'extraction, le raffinage et la vente du p&#233;trole entre les mains d'une poign&#233;e de multinationales am&#233;ricaines ou britanniques. Et la vive opposition des syndicats et des mouvements sociaux en Irak survient peut-&#234;tre trop tard.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le ministre irakien du p&#233;trole, Hussein al-Shahristani a confi&#233; &#224; l'agence de presse Reuter que seules les multinationales occidentales poss&#232;dent la technologie, l'exp&#233;rience et les capacit&#233;s financi&#232;res colossales - entre 20 et 30 milliards de dollars - pour moderniser l'industrie p&#233;troli&#232;re en Irak. Mais pour leur donner le champ libre, il lui faut trouver un moyen de contourner la Constitution irakienne, qui pr&#233;vient la vente des ressources p&#233;troli&#232;res du pays &#224; des int&#233;r&#234;ts &#233;trangers. Ce sera peut-&#234;tre chose faite avec le projet de loi sur les hydrocarbures, dont certaines dispositions pourraient autoriser les compagnies am&#233;ricaines et irakiennes &#224; signer des contrats secrets leur permettant de faire main basse sur le p&#233;trole irakien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les compagnies &#233;trang&#232;res choisies disposeraient d'un acc&#232;s privil&#233;gi&#233; &#224; une s&#233;rie de zones d'extraction p&#233;troli&#232;re pour une dur&#233;e de 25 ans. Mieux, elles payeraient moins de 10 % de redevances &#224; l'&#201;tat, tout en pouvant conserver tous les profits. Une v&#233;ritable aubaine, qui ne serait assortie d'aucune obligation d'employer des Irakiens ou de maintenir dans le pays des activit&#233;s g&#233;n&#233;rant d'importantes retomb&#233;es &#233;conomiques, comme le raffinage et la mise en march&#233;. De plus, les multinationales pourraient &#233;dicter leurs propres normes en mati&#232;re de sant&#233;, de s&#233;curit&#233; au travail ou de protection de l'environnement sur &#171; leurs &#187; champs de p&#233;trole. Au diable les lois irakiennes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Parlement irakien ne serait pas tenu inform&#233; des contrats qui seront sign&#233;s. Et les diff&#233;rends qui ne manqueront pas de surgir entre le gouvernement et les compagnies &#233;trang&#232;res devront &#234;tre tranch&#233;s par les m&#233;canismes d'arbitrage internationaux. Surtout pas par les tribunaux irakiens. Aucun autre pays du Moyen-Orient, m&#234;me parmi les alli&#233;s inconditionnels des &#201;tats-Unis dans le Golfe, n'avait encore c&#233;d&#233; de mani&#232;re aussi massive sa souverainet&#233; sur une ressource naturelle aussi strat&#233;gique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'aide au service de la privatisation&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Irak poss&#232;de la troisi&#232;me r&#233;serve de p&#233;trole en importance du monde. De plus, son p&#233;trole se r&#233;v&#232;le g&#233;n&#233;ralement de tr&#232;s grande qualit&#233;, en plus d'&#234;tre relativement facile &#224; extraire. Et pourtant, en d&#233;finitive, le pays pourrait en retirer un prix inf&#233;rieur &#224; ce que le Canada obtient pour le p&#233;trole extr&#234;mement co&#251;teux &#224; extraire et &#224; raffiner des sables bitumineux de l'Athabasca. Pire, si le gouvernement parvient &#224; atteindre son objectif de faire passer sa production de 1,6 millions de barils par jour &#224; cinq millions de barils par jour, les quelques multinationales chanceuses pourraient r&#233;ussir &#224; pomper les r&#233;serves irakiennes jusqu'&#224; la derni&#232;re goutte avant la fin des contrats de 25 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sans compter que l'afflux du p&#233;trole irakien sur le march&#233; international briserait le pouvoir de l'Organisation des pays exportateurs de p&#233;trole (OPEP) et de pays comme l'Iran ou le Venezuela, qui tentent de freiner la production mondiale pour maintenir les prix relativement &#233;lev&#233;s. Le Parlement irakien a examin&#233; pour la premi&#232;re fois le projet de loi sur les hydrocarbures il y a quelques semaines. Mais les articles cruciaux du projet rel&#232;vent d'un plan strat&#233;gique mis sur pied bien avant l'invasion de l'Irak, et raffin&#233;s depuis par des experts britanniques et am&#233;ricains, qui servent souvent de conseillers aupr&#232;s des minist&#232;res irakiens du P&#233;trole ou de la Planification.&lt;br class='autobr' /&gt;
Selon le quotidien The Independent, le gouvernement britannique a m&#234;me puis&#233; dans son budget destin&#233; &#224; l'aide internationale pour payer l'Institut Adam Smith et d'autres think tanks de droite qui &#233;taient charg&#233;s de &#171; restructurer &#187; certains minist&#232;res devant assurer la privatisation. &#171; Le Fonds mon&#233;taire international a m&#234;me fait de l'adoption d'une loi d&#233;r&#233;glementant les hydrocarbures une condition pour annuler environ 6 % de la monstrueuse dette de l'Irak &#187;, s'est indign&#233; l'hebdomadaire am&#233;ricain The Nation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La plupart des Irakiens sont bien trop occup&#233;s &#224; tenter de survivre pour prendre note des transformations massives que pr&#233;pare &#171; leur &#187; gouvernement. Les m&#233;dias irakiens, qui refl&#232;tent le plus souvent les points de vue sectaires de politiciens ou d'hommes d'affaires en vue, ont fait d&#233;vier les d&#233;bats sur d'autres questions. Par exemple, ils se sont beaucoup demand&#233; si ce sont les provinces ou le gouvernement central qui devraient signer les contrats d'exploitation p&#233;troli&#232;re. Ou encore, ils ont beaucoup discut&#233; de la repr&#233;sentation des diverses communaut&#233;s ethniques et religieuses au sein des diff&#233;rentes commissions gouvernementales qui doivent superviser le processus. Peu importe. Les multinationales sont toujours pr&#233;sent&#233;es comme des partenaires incontournables et indispensables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une rare unanimit&#233;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Contre toute attente, dans un rare &#233;lan d'unit&#233;, les principaux syndicats irakiens ont forc&#233; le gouvernement &#224; reporter sa loi, dont les &#201;tats-Unis esp&#233;raient l'adoption durant l'ann&#233;e 2006. Les syndicats ont fait valoir que la privatisation du p&#233;trole constituait une ligne rouge qu'aucun gouvernement irakien n'avait os&#233; franchir depuis l'expulsion d'une nu&#233;e de compagnies britanniques et am&#233;ricaines, au moment de l'ind&#233;pendance du pays. &#171; Le p&#233;trole doit demeurer une ressource nationale, (...) partout o&#249; cela est possible, a expliqu&#233; Hassan Jumaa Awad al Assadi, le pr&#233;sident de la F&#233;d&#233;ration des syndicats irakiens du P&#233;trole. La production doit demeurer entre les mains de compagnies irakiennes, pour donner de l'emploi &#224; nos ouvriers, &#224; nos techniciens et &#224; nos ing&#233;nieurs. Et si nous n'en avons pas assez, nous n'avons qu'&#224; en former ! &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'influent mouvement des femmes irakiennes s'est joint r&#233;cemment &#224; la campagne contre la privatisation, en faisant valoir que seul un contr&#244;le national peut assurer des revenus suffisants pour financer des programmes de lutte contre la pauvret&#233;. Le mouvement attirait tout particuli&#232;rement l'attention sur les pensions accord&#233;es aux veuves, qui constituent d&#233;sormais les pauvres parmi les pauvres, en Irak. &#171; Peut-&#234;tre qu'une certaine forme de coop&#233;ration avec les multinationales &#233;trang&#232;res est in&#233;vitable, a expliqu&#233; la pr&#233;sidente de la Ligue des femmes irakiennes. Mais l'Irak doit demeurer l'actionnaire principal, et le gouvernement ne doit pas perdre de vue les besoins fondamentaux des citoyens. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les craintes entourant la privatisation se sont &#233;tendues aux &#233;tudiants irakiens, qui insufflent d&#233;sormais beaucoup d'&#233;nergie dans la campagne contre la Loi sur les Hydrocarbures. Un repr&#233;sentant de l'Union g&#233;n&#233;rale des &#233;tudiants irakiens, qui se trouvait r&#233;cemment au Canada, a ainsi r&#233;sum&#233; la situation. &#171; En Irak, nous avons d&#233;sormais 40 syndicats d'&#233;tudiants, tous divis&#233;s en fonction des partis politiques, des croyances religieuses, des origines ethniques ou des sensibilit&#233;s r&#233;gionales. Mais la plupart des &#233;tudiants refusent de voir que leur pays s'enfonce dans des luttes sectaires, et ils veulent que leurs syndicats s'unissent pour d&#233;fendre l'int&#233;r&#234;t public. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
Les pressions exerc&#233;es par les mouvements sociaux commencent &#224; modifier la strat&#233;gie du Parti communiste irakien, le seul groupe parlementaire ouvertement oppos&#233; aux privatisations et &#224; la division de l'&#201;tat sur des bases religieuses. Depuis la chute de Saddam Hussein, les parlementaires communistes se sont m&#234;me alli&#233;s &#224; des &#171; lib&#233;raux &#187; pour former un bloc parlementaire d&#233;mocratique oppos&#233; aux partis ethniques ou islamistes.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il faut dire que la r&#233;sistance du Parlement et de l'opinion publique &#233;tait aussi parvenue &#224; d&#233;faire les premi&#232;res tentatives des &#201;tats-Unis pour s'approprier le p&#233;trole irakien. Iyad Allawi, l'ex-premier ministre qu'avaient nomm&#233; les &#201;tats-Unis, voulaient ainsi permettre aux compagnies &#233;trang&#232;res d'acqu&#233;rir la propri&#233;t&#233; de certaines nappes de p&#233;trole souterraines. Une aberration, selon The Nation. pour qui &#171; ce genre d'arrangement n'existe qu'aux &#201;tats-Unis. Dans tous les autres pays, le p&#233;trole est une propri&#233;t&#233; de l'&#201;tat, m&#234;me si ce sont des compagnies priv&#233;es qui en font l'extraction et la vente. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
De tout temps, quand il s'agit de privatisation, les opposants peuvent compter sur l'appui de certains fonctionnaires du minist&#232;re irakien du P&#233;trole. &#171; Ces gens ont r&#233;ussi &#224; administrer tr&#232;s convenablement l'industrie durant les ann&#233;es de sanctions internationales, a expliqu&#233; Rafiq Latta, de la firme de consultants Argus Energy, lors d'une entrevue avec The Nation. Ils ont fait un travail impressionnant, et ils sont fiers de &#171; leur &#187; p&#233;trole. Toute la culture du minist&#232;re est contraire &#224; la privatisation. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'appui &#224; la campagne contre la privatisation gagne aussi de l'ampleur &#224; l'&#233;tranger, particuli&#232;rement dans des pays comme la Grande-Bretagne et l'Italie, o&#249; les gouvernements avaient support&#233; l'invasion de l'Irak, en 2003. Paola Gasparoli, du groupe italien Un Ponte Per, r&#233;sume : &#171; permettre la vente de l'industrie du p&#233;trole irakien &#224; des int&#233;r&#234;ts &#233;trangers tout en exp&#233;diant de l'argent en Irak pour l'aide humanitaire et la reconstruction, ce n'est pas seulement une farce macabre, c'est compl&#232;tement immoral. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
Plus pr&#232;s de nous, aux &#201;tats-Unis, la campagne prendra pour cible Chevron, l'une des compagnies qui auraient le plus &#224; gagner d'une &#233;ventuelle privatisation du p&#233;trole irakien. Qui sait ? En tordant le bras au gouvernement irakien pour qu'il fasse adopter l'impopulaire loi sur les Hydrocarbures par le Parlement, les &#201;tats-Unis sont peut-&#234;tre all&#233;s trop loin. Au point de r&#233;ussir le tour de force d'unir pour une fois tous les Irakiens autour d'une m&#234;me cause ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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