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	<title>Alternatives International</title>
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	<description>We are social and political movements struggling against social injustices, neoliberalism, imperialism and war. We are building solidarity between social movements at the local, national and international level. More...</description>
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		<title>Alternatives International</title>
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		<title>Triste 8 mars pour les Irakiennes</title>
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		<dc:date>2007-03-07T18:15:41Z</dc:date>
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		<dc:creator>Congr&#232;s des libert&#233;s en Irak</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Les Etats-Unis d'Am&#233;rique se pr&#233;sentent volontiers, au regard de l'opinion publique internationale, comme les d&#233;fenseurs de la d&#233;mocratie et des droits des femmes face &#224; l'islamisme. La situation irakienne fournit pourtant un exemple flagrant de soutien am&#233;ricain &#224; l'islam politique, en d&#233;pit de son action contre la r&#233;sistance arm&#233;e. Les &#233;lections de d&#233;cembre 2005 viennent confirmer ce processus engag&#233; avant m&#234;me le d&#233;clenchement de la seconde guerre du Golfe, tandis que dans la rue, les milices islamistes font d&#233;j&#224; appliquer leur loi. Face &#224; cela, une r&#233;sistance civile et f&#233;ministe se met en place.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.alterinter.org/?-L-arc-des-crises-" rel="directory"&gt;L'arc des crises&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les Etats-Unis d'Am&#233;rique se pr&#233;sentent volontiers, au regard de l'opinion publique internationale, comme les d&#233;fenseurs de la d&#233;mocratie et des droits des femmes face &#224; l'islamisme. La situation irakienne fournit pourtant un exemple flagrant de soutien am&#233;ricain &#224; l'islam politique, en d&#233;pit de son action contre la r&#233;sistance arm&#233;e. Les &#233;lections de d&#233;cembre 2005 viennent confirmer ce processus engag&#233; avant m&#234;me le d&#233;clenchement de la seconde guerre du Golfe, tandis que dans la rue, les milices islamistes font d&#233;j&#224; appliquer leur loi. Face &#224; cela, une r&#233;sistance civile et f&#233;ministe se met en place.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une longue d&#233;gradation des droits des femmes&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'image de la situation des femmes irakiennes est prise dans un faisceau de contradictions. Le r&#233;gime de Saddam Hussein avait la r&#233;putation d'&#234;tre la&#239;que et reste per&#231;u ainsi au sein de la gauche internationale. De fait, d&#232;s la fin des ann&#233;es 1950, l'Irak &#233;tait consid&#233;r&#233; comme l'un des pays les plus avanc&#233;s du Moyen-Orient en ce qui concerne les droits des femmes. Les Irakiennes qui ont v&#233;cu leurs jeunes ann&#233;es durant cette p&#233;riode ont conserv&#233; le souvenir d'une certaine libert&#233;, bien qu'elles n'aient jamais connu l'&#233;galit&#233; des droits. Cette situation, issue des luttes f&#233;ministes men&#233;es depuis les ann&#233;es 1930, est inscrite dans le code de la famille de 1958 &#8211; donc, avant la prise du pouvoir par le &#171; Baas &#187;, de son nom complet Parti de la renaissance socialiste arabe. Celui-ci, qui se pr&#233;sentait alors comme progressiste, ne fit pas obstacle &#224; l'am&#233;lioration de la situation &#233;conomique et sociale des femmes : la constitution de 1970 &#233;rigeait l'&#233;galit&#233; hommes-femmes en principe, m&#234;me si le droit de vote ne fut accord&#233; aux femmes qu'en 1980 &#8211;d'une faible utilit&#233;, au demeurant, dans un syst&#232;me totalitaire.&lt;br class='autobr' /&gt; C'est au nom de l'effort de guerre, durant le conflit contre l'Iran (1980-88), que vinrent les premi&#232;res attaques. Pendant que le d&#233;veloppement du culte de la personnalit&#233; mettait &#224; l'honneur l'image virile et paternelle du Ra&#239;s, Saddam Hussein d&#233;cr&#233;ta que, pour soutenir la patrie, les femmes devaient rester dans leur foyer et s'occuper de leurs &#233;poux. Il s'agissait d'un sursaut patriarcal face &#224; la place pr&#233;pond&#233;rante que les femmes &#233;taient en train de prendre dans le monde du travail et dans les administrations publiques, pendant que les hommes &#233;taient envoy&#233;s sur le front. D&#232;s la fin du conflit, la plupart des employ&#233;es des minist&#232;res furent renvoy&#233;es. La mesure la plus symbolique de cette nouvelle politique fut sans doute, en 1990, la quasi-l&#233;galisation du &#171; crime d'honneur &#187;, c'est-&#224;-dire du droit pour un p&#232;re, un fr&#232;re ou un mari de tuer sa fille, sa s&#339;ur ou son &#233;pouse s'ils la soup&#231;onnent d'adult&#232;re ou d'avoir &#233;t&#233; viol&#233;e. Cette pratique, pr&#233;sent&#233;e comme &#171; traditionnelle &#187; et sans fondements religieux, a connu depuis une recrudescence not&#233;e par tous les observateurs.&lt;br class='autobr' /&gt; Cette politique patriarcale dirig&#233;e contre les femmes pr&#233;c&#232;de le tournant traditionaliste et religieux du r&#233;gime de Saddam Hussein &#224; partir de la premi&#232;re guerre du Golfe (1991-2003). A partir de ce moment, le baasisme se fait de plus en plus conservateur, revitalisant les institutions tribales qu'il d&#233;non&#231;ait auparavant comme archa&#239;ques et f&#233;odales. En rendant aux tribus, fond&#233;es sur le pouvoir masculin et les alliances familiales, une puissance sociale qu'elles avaient perdue, le r&#233;gime baasiste cherche &#224; s'appuyer sur les fondements traditionnels de la soci&#233;t&#233; irakienne, &#224; contre-courant de son &#233;volution au cours du XXe si&#232;cle. Afin de s'attirer le soutien du monde musulman, Saddam Hussein multiplie les r&#233;f&#233;rences religieuses et fait &#233;voluer le discours baasiste vers une synth&#232;se islamo-nationaliste, qui va jouer un r&#244;le important dans la situation actuelle. Des initiatives telles que la &#171; campagne de la fid&#233;lit&#233; &#187; (2000), au cours de laquelle 130 femmes, dont plusieurs opposantes politiques, avaient &#233;t&#233; d&#233;capit&#233;es sous pr&#233;texte de prostitution, sont suppos&#233;es accr&#233;diter le ralliement &#224; l'Islam du leader irakien.&lt;br class='autobr' /&gt; Il faut remarquer que dans la zone kurde autonome, dirig&#233;e de 1991 &#224; 2003 par les nationalistes &#8211; dont l'Union patriotique du Kurdistan (UPK) de l'actuel pr&#233;sident irakien Jalal Talabani &#8211; les crimes d'honneur ont b&#233;n&#233;fici&#233; de la m&#234;me tol&#233;rance : la l&#233;gislation baasiste y a &#233;t&#233; maintenue jusqu'en 2000. La m&#234;me ann&#233;e &#224; Suleimania, capitale r&#233;gionale du Kurdistan irakien, le centre d'h&#233;bergement pour les femmes menac&#233;es de crime d'honneur, mis en place par l'Organisation des femmes ind&#233;pendantes, a &#233;t&#233; ferm&#233; par le parti au pouvoir (UPK). Plusieurs r&#233;sidentes furent assassin&#233;es par leur famille dans les jours qui suivirent, et les militantes durent prendre les chemins de l'exil. A Arbil, deux ans plus t&#244;t, c'est un groupe islamiste qui avait &#8211; sans aucune r&#233;action du Parti d&#233;mocratique du Kurdistan, au pouvoir dans cette r&#233;gion &#8211; qui avait menac&#233; de mort six dirigeantes de l'Organisation des femmes ind&#233;pendantes. Ils n'avaient pas h&#233;sit&#233; &#224; ouvrir le feu sur une manifestation de soutien &#224; ces militantes, tuant deux dirigeants du Parti communiste-ouvrier d'Irak alors qu'ils prenaient la parole. Surma Hamid se souvient : &#171; Les islamistes affich&#232;rent nos portraits sur les murs de la ville assortis d'un texte rappelant notre immoralit&#233;. Le r&#233;sultat fut que nous, les six femmes, nous nous cachions. Je me suis cach&#233;e chez des amis, dans leur maison. Je suis rest&#233;e 4 mois dans leur cave &#187;. La d&#233;fense des traditions kurdes et la religion servent alternativement de pr&#233;texte aux institutions patriarcales.&#8232;Si on ajoute &#224; cela la chute vertigineuse de l'alphab&#233;tisation des femmes, pass&#233;e de 75% &#224; 25% durant les douze ann&#233;es de l'embargo, on comprend que leur situation ait &#233;t&#233; particuli&#232;rement fragilis&#233;e au moment o&#249;, en mars 2003, les troupes coalis&#233;es sont entr&#233;es dans Bagdad.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'occupation militaire&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lors de la campagne de pr&#233;paration de la seconde guerre du Golfe (2003- ?), le gouvernement am&#233;ricain n'h&#233;sita pas &#224; enr&#244;ler, comme il l'avait fait en Afghanistan, les droits des femmes dans son argumentaire &#171; d&#233;mocratique &#187; contre le r&#233;gime de Saddam Hussein. Dans cette perspective, il a financ&#233;, d&#232;s l'entr&#233;e des troupes en Irak, un certain nombre de fondations, d'organisations non-gouvernementales ou de personnalit&#233;s f&#233;minines irakiennes. Son action vise principalement la formation de cadres f&#233;minins de haut niveau pour l'administration et les entreprises irakiennes. Mais cette op&#233;ration, qui sert &#224; l&#233;gitimer une op&#233;ration militaire, trouve ses limites &#233;videntes dans le soutien apport&#233; par les USA aux partis traditionalistes actuellement au pouvoir.&#8232;Les autorit&#233;s d'occupation mirent en place un conseil de gouvernement int&#233;rimaire, o&#249; si&#233;geaient les partis d'opposition &#8211; des communistes aux islamistes &#8211; qui avaient soutenu le d&#233;clenchement de la seconde guerre du Golfe. R&#233;unis &#224; la conf&#233;rence de Londres (2002) avant le d&#233;clenchement des op&#233;rations militaires, ils avaient accept&#233; de collaborer au nouveau pouvoir. D&#232;s les premiers mois, ce conseil de gouvernement annon&#231;a sa d&#233;cision de remplacer le code du statut personnel, qui r&#233;git les droits des femmes, par une nouvelle loi inspir&#233;e de la charia. Cette conception allait au-del&#224; de la l&#233;gislation baasiste, dans laquelle la charia n'&#233;tait applicable que dans les cas non express&#233;ment pr&#233;vus par la loi. La f&#233;ministe anglo-irakienne Houzan Mahmoud en conclut : &#171; Saddam n'a pas r&#233;ussi &#224; imposer la Charia mais ces &#233;migr&#233;s politiques ont failli le faire au bout de 3 ou 4 mois, alors qu'ils n'&#233;taient m&#234;me pas &#233;lus &#187;.&#8232;L'Organisation pour la libert&#233; des femmes en Irak, lance une campagne contre ce projet, malgr&#233; les menaces de morts adress&#233;es par l'Arm&#233;e des compagnons du proph&#232;te &#224; sa porte-parole, Yanar Mohammed. Cette ceinture noire de karat&#233;, qui ne se d&#233;place jamais son revolver, d&#233;cide malgr&#233; cela d'organiser une manifestation de femmes contre la charia, en plein Bagdad : &#171; C'&#233;tait une nouvelle pratique pour ces femmes, aucune d'entre elles n'avaient encore os&#233; ou m&#234;me pens&#233; &#224; chanter un slogan. Quelques-unes d'entre elles portaient bel et bien le voile. Je leur demandais si elles avaient quelques mots d'ordre pour la manifestation. Elles me r&#233;pondirent que non. Je d&#233;marrais alors avec : &#171; Oui aux femmes&#8230; oui &#224; l'&#233;galit&#233; &#187;. Autour de moi, certaines le reprenaient avec une voix discr&#232;te. Apr&#232;s quelques minutes, plus d'une centaine de femmes commenc&#232;rent &#224; reprendre le slogan &#187;. &lt;br class='autobr' /&gt; Le projet de loi fut finalement repouss&#233;. Apr&#232;s cette victoire du mouvement f&#233;ministe, les d&#233;bats sur le processus de d&#233;mocratisation amen&#232;rent &#224; poser la question de la proportion obligatoire de femmes &#224; l'assembl&#233;e nationale. Elle fut finalement fix&#233;e &#224; 25%, ce qui est &#233;videment mieux qu'en France (10,9 %, malgr&#233; le syst&#232;me de parit&#233;), mais insuffisant : &#224; partir du moment o&#249; l'on accepte un principe de quota, il aurait fallu tenir compte du fait que, apr&#232;s un quart de si&#232;cle de guerre, la soci&#233;t&#233; irakienne compte 56 % de femmes. Les premi&#232;res &#233;lections amen&#232;rent donc des femmes &#224; l'assembl&#233;e, mais la majorit&#233; d'entre elles figuraient sur les listes islamistes et n'&#233;taient pas sp&#233;cialement connues pour leurs activit&#233;s f&#233;ministes. En outre, plusieurs femmes politiques furent assassin&#233;es par la r&#233;sistance arm&#233;e, dont Akila al-Hashimi, membre du conseil de gouvernement, ou encore la d&#233;put&#233;e Lamiya Abed Khaddour.&#8232;Au cours du d&#233;bat sur la constitution irakienne, la question de la charia r&#233;apparut &#224; l'assembl&#233;e. Bien s&#251;r, elle n'avait cess&#233; d'&#234;tre la revendication principale des mouvements religieux, qu'ils soient au gouvernement ou dans l'opposition, comme on le verra plus loin. Il est symptomatique que les deux questions les plus discut&#233;es aient &#233;t&#233; celle du partage des ressources p&#233;troli&#232;res et celle de la r&#233;f&#233;rence &#224; l'Islam. L'assembl&#233;e &#224; dominante islamiste finit par aboutir &#224; une double formulation, au terme de laquelle la loi ne devait &#234;tre contraire, ni aux principes de l'Islam, ni &#224; ceux de la d&#233;mocratie &#8211; m&#234;me si pour nombre d'Irakiennes, la contradiction sautait aux yeux. La fiction d'un Irak la&#239;que &#233;tait enterr&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La r&#233;alit&#233; quotidienne de la charia&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si la charia est &#224; l'ordre du jour &#224; l'assembl&#233;e, c'est d'abord parce qu'elle est d&#233;j&#224; mise en application dans la rue. Branche militaire du Conseil supr&#234;me de la r&#233;volution islamique en Irak (CSRII), les brigades Badr ont officiellement quitt&#233; leurs camps iraniens pour int&#233;grer l'arm&#233;e r&#233;guli&#232;re irakienne. Mais, au nom de la protection des chiites, ils sont devenus une milice particuli&#232;rement violente, accus&#233;e d'assassinats de personnalit&#233;s sunnites. Les Brigades Badr sont officieusement dirig&#233;es par le ministre de l'int&#233;rieur Ba&#239;ane Djabor.&lt;br class='autobr' /&gt; Quand &#224; l'Arm&#233;e du mahdi de Moqtada al-Sadr, elle contr&#244;le des villes enti&#232;res dont la capitale du sud, Bassorah. Elle s'est particuli&#232;rement illustr&#233;e en mai dernier en s'attaquant &#224; des &#233;tudiants qui participaient &#224; un pique-nique jug&#233; &#171; immoral &#187;, car organis&#233; par des jeunes gens des deux sexes. L'assassinat d'un jeune homme par les miliciens alors qu'il essayait d&#233;fendre l'une de ses camarades contre une agression sexuelle, avait provoqu&#233; une gr&#232;ve de l'universit&#233;, r&#233;prim&#233;e par les sadristes sans que les troupes anglaises stationn&#233;es sur place ne jugent utile d'intervenir. L'une des responsables de la gr&#232;ve, Thikra Faisal explique : &#171; Le premier jour, nous sommes rest&#233;s dans l'universit&#233;. Les islamistes ont essay&#233; de nous en emp&#234;cher, mais ils n'y ont pas r&#233;ussi. Alors, le deuxi&#232;me jour, on a d&#233;cide de sortir, parce qu'on &#233;tait beaucoup plus nombreux, et d'aller manifester devant les buildings du gouvernement. Les filles avaient peur, &#224; cause des menaces des islamistes, qui avaient effectivement captur&#233; plusieurs d'entre elles. Elles ont pr&#233;f&#233;r&#233; rester dans l'universit&#233;, sauf un petit groupe qui a suivi de loin la manifestation, discr&#232;tement. On &#233;tait plus que deux, moi et une fille musulmane, &#224; manifester avec les gar&#231;ons, &#224; chanter des slogans pour la libert&#233; et contre l'Islam &#224; l'universit&#233; &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt; Mais cet &#233;v&#233;nement n'est que l'un des &#233;pisodes de la v&#233;ritable guerre aux femmes men&#233;e par les milices islamistes. Le port du hejab, qui n'&#233;tait plus de mise, est obligatoire dans la rue. Comme en Tch&#233;tch&#233;nie, en Alg&#233;rie ou en Afghanistan, tout ce qui semble contraire &#224; la religion est susceptible d'&#234;tre attaqu&#233; : coiffeurs, marchands d'alcool, femmes v&#234;tues de jeans&#8230; Mais les principales cibles sont les femmes qui &#233;tudient ou travaillent &#224; l'ext&#233;rieur. Les femmes m&#233;decin, assistantes sociales, enseignantes, sont particuli&#232;rement vis&#233;es : assassinats par balles ou pat d&#233;capitation. Aux prescriptions propres &#224; l'islam fondamentaliste, s'ajoute un anti-occidentalisme qui formait jadis le fond du discours de la gauche moyenne-orientale.&lt;br class='autobr' /&gt; A Bassora, la gr&#232;ve &#233;tudiante d&#233;j&#224; &#233;voqu&#233;e a permis d'obtenir l'&#233;vacuation des islamistes qui faisaient r&#233;gner &#171; l'ordre &#187; &#224; l'universit&#233; et voulaient interdire aux &#233;tudiantes d'assister aux cours. Mais &#224; Bagdad, cette surveillance existe toujours dans plusieurs &#233;coles et facult&#233;s. Enfin, il faut rappeler la manifestation de femmes en faveur de la charia, dans le plus pur style khomeyniste, organis&#233;e par Moqtada al-Sadr. Le programme islamiste est d&#233;j&#224; entr&#233; dans la r&#233;alit&#233; irakienne.&lt;br class='autobr' /&gt; Cette situation de violence politique contre les femmes donne libre cours aux violences priv&#233;es. Ainsi, si la r&#233;v&#233;lation des tortures dans la prison d'Abou Ghra&#239;b, en particulier celle des viols, a eu un vaste &#233;cho international, l'assassinat de plusieurs de ces femmes viol&#233;es par leur famille, afin de &#171; laver l'honneur &#187;, a &#233;t&#233; r&#233;v&#233;l&#233; par l'Organisation pour la libert&#233; des femmes en Irak. Violence dans la violence, il t&#233;moigne tristement de la situation actuelle des femmes irakiennes. Si les viols perp&#233;tr&#233;s sur les d&#233;tenues a &#233;t&#233; consid&#233;r&#233; comme insupportable, c'est moins pour ce qu'ont subi les femmes elles-m&#234;mes que pour l'atteinte faite &#224; la fiert&#233; nationale et familiale.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;View online : &lt;a href="https://www.ifcongress.org" class="spip_out"&gt;www.ifcongress.org&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
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