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	<title>Alternatives International</title>
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	<description>We are social and political movements struggling against social injustices, neoliberalism, imperialism and war. We are building solidarity between social movements at the local, national and international level. More...</description>
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		<title>Alternatives International</title>
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		<title>Venezuela : la r&#233;volution bolivarienne sans p&#233;trodollars</title>
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		<dc:date>2009-09-09T14:36:34Z</dc:date>
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		<dc:language>en</dc:language>
		<dc:creator>OUALALOU Lamia</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;D&#232;s l'arriv&#233;e &#224; l'a&#233;roport international Simon Bolivar de Caracas, on per&#231;oit la diff&#233;rence. Apr&#232;s le contr&#244;le des passeports, les publicit&#233;s pour les cosm&#233;tiques et les jeux &#233;lectroniques des magasins Duty-Free sont toujours aussi tapageuses, mais les &#233;tag&#232;res sont vides. On ne peut acheter que du rhum ou des cigarettes produits localement. A la sortie, il suffit de faire quelques pas pour se faire accoster par de jeunes hommes, qui proposent leur service de taxi et plus discr&#232;tement de convertir les dollars en bolivars.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.alterinter.org/?-L-arc-des-crises-" rel="directory"&gt;L'arc des crises&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;De notre envoy&#233;e sp&#233;ciale &#224; Caracas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s l'arriv&#233;e &#224; l'a&#233;roport international Simon Bolivar de Caracas, on per&#231;oit la diff&#233;rence. Apr&#232;s le contr&#244;le des passeports, les publicit&#233;s pour les cosm&#233;tiques et les jeux &#233;lectroniques des magasins Duty-Free sont toujours aussi tapageuses, mais les &#233;tag&#232;res sont vides. On ne peut acheter que du rhum ou des cigarettes produits localement. A la sortie, il suffit de faire quelques pas pour se faire accoster par de jeunes hommes, qui proposent leur service de taxi et plus discr&#232;tement de convertir les dollars en bolivars. Les maisons de change ne manquent pourtant pas, mais on y applique le taux officiel : un dollar vaut 2,15 &#171; bolivars forts &#187;, le nouveau nom de la devise v&#233;n&#233;zu&#233;lienne. Sur le trottoir de l'a&#233;roport, on peut obtenir, au noir, un taux deux fois plus avantageux pour le d&#233;tenteur de dollars. Dans le centre-ville, les connaisseurs &#233;changent un dollar contre plus de 6 bolivars, une diff&#233;rence de plus de 200%. L'&#233;cart entre taux officiel et march&#233; parall&#232;le est calcul&#233; tous les jours par plusieurs sites internet h&#233;berg&#233;s &#224; l'&#233;tranger, puisqu'il est ill&#233;gal de le mentionner dans la presse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les observations du nouvel arrivant peuvent sembler anecdotiques - on ne juge pas un syst&#232;me &#233;conomique &#224; son stock de cr&#232;mes et parfums - elles illustrent toutefois les distorsions de l'&#233;conomie v&#233;n&#233;zu&#233;lienne que le gouvernement d'Hugo Chavez peine de plus en plus &#224; corriger. Apr&#232;s avoir pr&#233;tendu, l'ann&#233;e derni&#232;re que &#171; le cours du p&#233;trole pouvait tomber &#224; z&#233;ro sans affaiblir la croissance &#187;, le leader de la &#171; r&#233;volution bolivarienne &#187; a d&#251; se rendre &#224; l'&#233;vidence. La d&#233;pr&#233;ciation de 65% de la valeur du brut v&#233;n&#233;zu&#233;lien depuis le record de juillet 2008 est une catastrophe. Ce premier trimestre, la croissance n'a &#233;t&#233; que de 0,3%, bien trop peu pour absorber une inflation qui a termin&#233; l'ann&#233;e 2008 &#224; 31%.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rien &#224; voir avec les performances des cinq derni&#232;res ann&#233;es : 10,4% en moyenne, qui ont permis une forte r&#233;duction de la pauvret&#233;. Depuis 2003, le syst&#232;me &#233;conomique fonctionne gr&#226;ce &#224; des injections croissantes d'argent public (28% du PIB en 2008). Pour l'essentiel, ce sont des allocations, accord&#233;es &#224; travers les &#171; missions &#187;, ces programmes sociaux atypiques dans l'&#233;ducation et la sant&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'effet d'entrainement sur le reste de l'&#233;conomie a &#233;t&#233; remarquable. Pour la premi&#232;re fois, les V&#233;n&#233;zu&#233;liens les plus d&#233;favoris&#233;s ont d&#233;couvert la consommation. Les besoins de base, tout d'abord, c'est-&#224;-dire des aliments, puis le superflu. &#171; On a battu tous les records en termes de vente de d&#233;odorants, rouges &#224; l&#232;vres... comme nulle part ailleurs dans la r&#233;gion &#187;, confirme un haut cadre du g&#233;ant fran&#231;ais de la distribution Casino, pr&#233;sent au Venezuela depuis 2000. Au sein du gouvernement, on reconna&#238;t le ph&#233;nom&#232;ne : &#171; entre les aides distribu&#233;es via les missions et le plus haut salaire minimum d'Am&#233;rique Latine, on a r&#233;pondu &#224; l'urgence, mais aussi stimul&#233; une consommation de classe moyenne chez les plus pauvres de mani&#232;re artificielle &#187;, confie un &#233;conomiste du gouvernement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le secteur priv&#233; choisit le plus souvent de contourner la loi&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais si la demande s'emballe, l'offre patine. Car le deuxi&#232;me pilier de la politique &#233;conomique du gouvernement est un contr&#244;le des prix de 400 produits et services de base, combin&#233; &#224; la mise en place d'un syst&#232;me de distribution parall&#232;le, &#224; travers la mission &#171; Mercal &#187;. Inspir&#233; par la mobilisation de l'arm&#233;e qui assura l'approvisionnement des secteurs populaires durant la gr&#232;ve patronale de d&#233;cembre 2002 &#224; f&#233;vrier 2003 - l'objectif &#233;tait de provoquer un soul&#232;vement contre Hugo Chavez - le syst&#232;me consiste &#224; &#233;parpiller des supermarch&#233;s de toutes les tailles dans les quartiers d&#233;favoris&#233;s, avec des denr&#233;es dont le prix est inf&#233;rieur de 40% &#224; ceux des surfaces commerciales classiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Edis Vielma Sosa, qui travaille depuis 25 ans dans des coop&#233;ratives alimentaires, souligne l'effet pervers de Mercal. &#171; Bien s&#251;r, il y a des interm&#233;diaires qui s'en mettent plein les poches, et c'est pour cela qu'il faut un contr&#244;le, mais dans certains secteurs, le prix de vente final est inf&#233;rieur au co&#251;t de production. R&#233;sultat, plusieurs entreprises refusent de vendre leurs produits &#187;, raconte-t-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un app&#233;tit de consommation et une production frileuse : le cocktail est explosif. Les produits &#224; prix contr&#244;l&#233;s se font rares sur les &#233;tals, ou sont rationn&#233;s. On les trouve &#224; prix prohibitifs sur le march&#233; noir, entretenant une inflation de plus de 40% pour le secteur alimentaire, selon les estimations officielles. Viande, poulet, sucre, lait, huile, mayonnaise disparaissent p&#233;riodiquement, le temps d'un bras de fer entre le gouvernement et les producteurs. &#171; Le gouvernement refuse de remonter les prix contr&#244;l&#233;s alors que l'inflation depuis 2005 est de 125% &#187;, d&#233;nonce l'&#233;conomiste Orlando Ochoa, ouvertement d'opposition.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le secteur priv&#233; choisit le plus souvent de contourner la loi. Puisque le gouvernement impose un prix plafond pour le riz blanc, les producteurs d&#233;cident de privil&#233;gier les riz complets ou parfum&#233;s, sur lesquels la valse des &#233;tiquettes est autoris&#233;e. Cons&#233;quence, le produit de base devient introuvable. En avril dernier, le gouvernement a tap&#233; du poing sur la table en d&#233;cr&#233;tant des quotas minimaux de production. Le riz blanc devra repr&#233;senter au moins 80% de la fili&#232;re. La mesure s'&#233;tend &#224; l'huile, au sucre, &#224; la sauce tomate, au fromage, au lait, aux p&#226;tes, &#224; la margarine et &#224; la mayonnaise, la base de l'alimentation v&#233;n&#233;zu&#233;lienne. Les patrons r&#233;calcitrants connaissent la sanction : l'expropriation. C'est ce qui s'est pass&#233; avec le g&#233;ant am&#233;ricain de l'agroalimentaire Cargill, qui a perdu le contr&#244;le d'une fabrique de riz en mars, et de p&#226;tes en mai.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le risque de nationalisation et la limitation des gains agissent comme une douche froide sur l'investissement priv&#233; national. Quant aux capitaux internationaux, ils prennent la poudre d'escampette : les flux d'investissements directs &#233;trangers ont chut&#233; de 56% entre 2008 et 2007. &#171; Etablir un contr&#244;le des prix, c'est tr&#232;s bien pour maintenir un panier de la m&#233;nag&#232;re accessible. Mais il faut l'actualiser en permanence, et avoir une id&#233;e r&#233;elle de la structure des co&#251;ts des entreprises &#187;, souligne un cadre de l'&#233;quipe &#233;conomique de Chavez, qui d&#233;plore la pauvret&#233; des outils &#233;conomiques du gouvernement. &#171; On ne prend pas en compte les fluctuations des tarifs des transports, engrais, frais logistiques et autres. On sait qu'il y a plein de profiteurs dans la cha&#238;ne, mais on ne sait pas lesquels, du coup, on prend le risque de se tromper, et d'imposer un prix minimum intenable &#187;, poursuit-il.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
L'Etat, dont les finances sont saines, va pouvoir s'endetter mais ce n'est pas suffisant&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Le secteur priv&#233; n'est pas plus encourag&#233; &#224; produire pour l'exportation. Parall&#232;lement au contr&#244;le des prix, Caracas a mis en place un contr&#244;le des changes, troisi&#232;me pilier du syst&#232;me, avec un taux fixe pour le bolivar. Si la mesure a permis de freiner la fuite des capitaux, elle bute aujourd'hui sur la survalorisation de la devise v&#233;n&#233;zu&#233;lienne. A 2,15 bolivars pour un dollar, l'industrie v&#233;n&#233;zu&#233;lienne n'est pas comp&#233;titive sur les march&#233;s ext&#233;rieurs. Une nouvelle raison de r&#233;duire la voilure, et une offre nationale encore diminu&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant cinq ans, Caracas a ignor&#233; le probl&#232;me en important toujours plus, gr&#226;ce aux formidables exc&#233;dents d&#233;gag&#233;s par la production p&#233;troli&#232;re. Viande, fruits, m&#233;dicaments, pi&#232;ces d&#233;tach&#233;es viennent des Etats-Unis, de Colombie, d'Equateur, du Br&#233;sil et de Chine, sans d&#233;stabiliser une balance commerciale exc&#233;dentaire. La chute des cours du p&#233;trole, au dernier trimestre 2008 jette une lumi&#232;re crue sur le revers de la m&#233;daille : les exportations non-p&#233;troli&#232;res p&#233;riclitent depuis des ann&#233;es, alors que le Venezuela est plus d&#233;pendant que jamais de son secteur p&#233;trolier. L'or noir g&#233;n&#232;re plus 90% des recettes d'exportation du pays ainsi que la moiti&#233; des rentr&#233;es fiscales, et finance l'int&#233;gralit&#233; des programmes sociaux. En 2008, les exportations p&#233;troli&#232;res ont fait rentrer 87 milliards de dollars dans les caisses de l'Etat. Caracas table sur 36 milliards cette ann&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une amputation de la moiti&#233; des ressources &#224; laquelle Hugo Chavez a r&#233;pondu par une r&#233;duction des d&#233;penses publiques de 6,7% et une hausse de la TVA (de 9 &#224; 12%). Le gouvernement dispose de r&#233;serves, mais en mai, elles sont pass&#233;es sous le seuil jug&#233; optimal de 30 milliards de dollars, de quoi financer neuf mois d'importations au rythme actuel. L'Etat, dont les finances sont saines, va pouvoir s'endetter, mais ce n'est pas suffisant. Hugo Chavez refuse par ailleurs d'augmenter le prix de l'essence, pourtant le moins cher du monde - on fait un plein pour moins de 3 euros ! L'explication est psychologique : en f&#233;vrier 1989, c'est cette d&#233;cision qui avait d&#233;clench&#233; le &#171; caracazo &#187;, un soul&#232;vement de la rue violemment r&#233;prim&#233;, et qui avait provoqu&#233; entre 300 et 1000 morts dans la population, donnant naissance au mouvement qui portera, une d&#233;cennie plus tard, Hugo Chavez au pouvoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec moins de dollars dans les caisses, il faut limiter les achats &#224; l'&#233;tranger. Pour cela, Caracas dispose d'un organisme, le Cadivi, qui distribue les autorisations de change au cours officiel. Ces derni&#232;res ont &#233;t&#233; r&#233;duites de 57% au cours des quatre premiers mois de 2009 par rapport &#224; la m&#234;me p&#233;riode l'ann&#233;e derni&#232;re, privil&#233;giant l'achat de m&#233;dicaments et d'aliments. Les optimistes y voient une fa&#231;on d'enfin mettre sur pied une politique de substitution des importations. &#171; Le probl&#232;me, c'est que m&#234;me si elles sont parfois justifi&#233;es, les agressions r&#233;p&#233;t&#233;es contre des pans du secteur priv&#233; paralysent les initiatives &#187;, reconnait-on au sein du minist&#232;re de l'&#233;conomie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Paradoxalement, c'est des multinationales &#233;trang&#232;res qu'Hugo Chavez attend les solutions&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A court terme, la cons&#233;quence est double. Certaines entreprises cessent de produire, comme par exemple General Motors, qui vient d'annoncer le gel de ses activit&#233;s pendant trois mois. &#171; A premi&#232;re vue, ce n'est pas strat&#233;gique, mais cela veut dire 4000 personnes au ch&#244;mage technique &#187;, s'inqui&#232;te un proche du Pr&#233;sident. D'autres groupes continuent &#224; importer, mais sans avoir droit aux dollars de la Cadivi, ils doivent acheter des dollars sur le march&#233; parall&#232;le, trois fois plus cher, et r&#233;percutent ce surco&#251;t sur le produit final. &#171; Autant dire que l'inflation va rapidement devenir incontr&#244;lable &#187;, pr&#233;dit Orlando Ochoa. Le gouvernement est face &#224; une quadrature du cercle. Il doit r&#233;duire l'&#233;cart entre le taux de change officiel et le parall&#232;le pour &#233;viter une explosion des prix coupl&#233;e &#224; une p&#233;nurie de produits, mais il refuse la mesure la plus &#233;vidente, c'est-&#224;-dire la d&#233;valuation, par crainte de l'impact inflationniste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On comprend mieux dans ce contexte la multiplication des nationalisations qui ob&#233;it moins &#224; des raisons id&#233;ologiques qu'&#224; des n&#233;cessit&#233;s de financement. Apr&#232;s avoir r&#233;cup&#233;r&#233; le contr&#244;le de la majorit&#233; du secteur p&#233;trolier, l'Etat est devenu depuis 2007 un acteur de poids dans l'&#233;lectricit&#233;, les t&#233;l&#233;communications, la sid&#233;rurgie, le ciment et la banque. C'est la meilleure fa&#231;on de contr&#244;ler les prix et d'orienter la production. Depuis le d&#233;but de l'ann&#233;e, Caracas a m&#234;me fait de la nationalisation un outil pour repousser les &#233;ch&#233;ances de paiement aux fournisseurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La compagnie d'hydrocarbures PDVSA, qui a termin&#233; l'ann&#233;e avec une ardoise de plus de 8 milliards de dollars &#224; l'&#233;gard de dizaines d'entreprises prestataires de services, a fini par en absorber une soixantaine, le mois dernier, suite &#224; un d&#233;cret d'expropriation vot&#233; &#224; la h&#226;te par une Assembl&#233;e nationale acquise au gouvernement. L&#224; encore, le refus de payer &#233;tait en partie justifi&#233; - beaucoup de ces groupes, en cheville depuis des ann&#233;es avec des cadres de l'entreprise, pratiquaient la surfacturation. Mais PDVSA, qui compte aujourd'hui pr&#232;s de 100 000 salari&#233;s, a-t-elle les ressources humaines et financi&#232;res pour reprendre toutes les activit&#233;s ? L'entreprise, qui a d&#233;laiss&#233; l'investissement productif au profit du financement des d&#233;penses sociales peine d&#233;j&#224; &#224; maintenir sa production de p&#233;trole.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Paradoxalement, c'est des multinationales &#233;trang&#232;res qu'Hugo Chavez attend les solutions. La Banque de d&#233;veloppement du Br&#233;sil, la BNDES, devrait pr&#234;ter &#224; Caracas 4,3 milliards de dollars pour financer des infrastructures, dont les contrats sont confi&#233;s aux g&#233;ants br&#233;siliens du b&#226;timent. Des fonds russes et chinois ont &#233;t&#233; mis en place avec une finalit&#233; similaire. Surtout, le gouvernement devrait faire savoir, au mois d'ao&#251;t, qui des 19 compagnies p&#233;troli&#232;res int&#233;ress&#233;es par l'exploitation des blocs de Carabobo, dans l'Or&#233;noque, sera choisi. La fran&#231;aise Total est haut plac&#233;e dans la liste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les groupes rechignent devant les exigences du gouvernement (apporter le financement, assurer la client&#232;le et renoncer &#224; l'arbitrage international), mais se souviennent que le Venezuela est d&#233;j&#224; &#224; la t&#234;te de 172 milliards de barils de r&#233;serves prouv&#233;es, 314 milliards au total si l'on prend en compte les r&#233;serves en cours de certification. Le futur du &#171; socialisme du XXIe si&#232;cle &#187; voulu par Hugo Chavez d&#233;pendra aussi de la capacit&#233; de la &#171; r&#233;volution bolivarienne &#187; &#224; parvenir &#224; un accord avec les d&#233;tenteurs du pouvoir capitaliste dans le monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* Paru le 23 juillet 2009 sur &lt;a href=&#034;http://www.mediapart.fr&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.mediapart.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;View online : &lt;a href="http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article14805" class="spip_out"&gt;http://www.europe-solidaire.org/spi...&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
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