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	<title>Alternatives International</title>
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	<description>We are social and political movements struggling against social injustices, neoliberalism, imperialism and war. We are building solidarity between social movements at the local, national and international level. More...</description>
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		<title>Alternatives International</title>
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		<title>Au Nicaragua, les quatre vies du sandinisme.</title>
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		<dc:date>2009-08-18T15:40:11Z</dc:date>
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		<dc:language>en</dc:language>
		<dc:creator>Hernando Calvo Ospina</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Alors que le mot r&#233;volution a fait sa r&#233;apparition en Am&#233;rique latine, Managua c&#233;l&#232;bre le trenti&#232;me anniversaire du renversement de la dictature d'Anastasio Somoza. Victorieux par les armes en 1979, victime de l'agression am&#233;ricaine, condamn&#233; &#224; une longue cure d'opposition, le Front sandiniste de lib&#233;ration nationale (FSLN) a repris le pouvoir en 2006. S'il incarne toujours la gauche, le &#171; pragmatisme &#187; dont il a parfois fait preuve a quelque peu brouill&#233; son image.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.alterinter.org/?-L-arc-des-crises-" rel="directory"&gt;L'arc des crises&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_189 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.alterinter.org/local/cache-vignettes/L250xH170/arton8994-327b2-db8f8.jpg?1749680995' width='250' height='170' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Alors que le mot r&#233;volution a fait sa r&#233;apparition en Am&#233;rique latine, Managua c&#233;l&#232;bre le trenti&#232;me anniversaire du renversement de la dictature d'Anastasio Somoza. Victorieux par les armes en 1979, victime de l'agression am&#233;ricaine, condamn&#233; &#224; une longue cure d'opposition, le Front sandiniste de lib&#233;ration nationale (FSLN) a repris le pouvoir en 2006. S'il incarne toujours la gauche, le &#171; pragmatisme &#187; dont il a parfois fait preuve a quelque peu brouill&#233; son image.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Je ne me rendrai pas. Je vous attends ici. Je veux une patrie libre ou la mort. &#187;&lt;/i&gt; La r&#233;ponse de C&#233;sar Augusto Sandino &#224; la lettre d'un chef militaire am&#233;ricain qui mena&#231;ait de le traquer sans relache s'il ne d&#233;posait pas les armes, ne manque pas de panache. A ce moment, le Nicaragua a d&#233;j&#224; subi plusieurs invasions am&#233;ricaines. La premi&#232;re, entre 1854 et 1856. Le Royaume-Uni tente &#233;galement de prendre le contr&#244;le de sa c&#244;te atlantique. Les deux puissances consid&#232;rent ce territoire d'Am&#233;rique centrale essentiel pour la construction d'un futur canal interoc&#233;anique &#8211; qui verra finalement le jour au Panam&#225; en 1914.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sous pr&#233;texte d'aider &#224; &#233;liminer les tensions politiques et militaires entre lib&#233;raux et conservateurs, le secr&#233;taire d'Etat Philander C. Knox renvoie des troupes au Nicaragua en septembre 1909 &#8211; lesquelles ne repartent qu'en 1925. L'ann&#233;e suivante, plus de cinq mille &#171; marines &#187; d&#233;barquent &#224; nouveau. Ils resteront jusqu'en 1933. Raison invoqu&#233;e, cette fois : la pr&#233;sence d'&#171;&lt;i&gt; agents bolcheviques mexicains&lt;/i&gt; &#187; voulant s'emparer de la nation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sandino est l'un des ces &#171; agents &#187;. M&#234;me s'il se dit lib&#233;ral, il a pris les armes depuis 1927 pour combattre non seulement l'occupant &#233;tranger qualifi&#233; d'&lt;i&gt;&#171; imp&#233;rialiste &#187;&lt;/i&gt; ou encore de &lt;i&gt;&#171; bande de coca&#239;nomanes &#187;,&lt;/i&gt; mais aussi l'&#233;lite lib&#233;rale-conservatrice qu'il d&#233;finit comme oppressive, exploiteuse, raciste et pr&#234;te &#224; vendre sa patrie. &lt;i&gt;&#171; Sandino, raconte le sociologue Orlando Nu&#241;ez, a repris les id&#233;es ainsi que le drapeau rouge et noir des anarcho-syndicalistes mexicains, l'analyse de classes du Salvadorien Farabundo Mart&#237; (1). Dans ses &#233;crits, il exprimait la n&#233;cessit&#233; de l'int&#233;gration latino-am&#233;ricaine, comme l'avait r&#234;v&#233;e Sim&#243;n Bolivarmais aussi l'int&#233;gration des Indiens dans les luttes politiques, sans exclure l'alliance avec des entreprises nationalistes afin d'affronter l'imp&#233;rialisme am&#233;ricain. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Harcel&#233;es par les gu&#233;rillas pourtant modestes que m&#232;ne Sandino, le &#171; g&#233;n&#233;ral des hommes libres &#187; et alors que les Etats-Unis s'enfoncent dans la Grande D&#233;pression, les troupes d'invasion, consid&#233;r&#233;es trop co&#251;teuses, se retirent en 1933. Elles laissent derri&#232;re elles une Garde nationale que dirige un militaire form&#233; dans les acad&#233;mies am&#233;ricaines, Anastasio Somoza. Le 21 f&#233;vrier 1934, Sandino, qui a accept&#233; une n&#233;gociation avec le gouvernement national, est assassin&#233; &#224; la sortie d'une r&#233;ception offerte par le pr&#233;sident Juan Bautista. Quelques ann&#233;es plus tard, Somoza reconna&#238;tra que l'ordre de l'abattre a &#233;t&#233; donn&#233; par l'ambassadeur am&#233;ricain Arthur Bliss Lane.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_192 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.alterinter.org/local/cache-vignettes/L257xH354/sandino-3e765-8391e.jpg?1749680995' width='257' height='354' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;C&#233;sar Augusto Sandino&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sous la tutelle de Washington, la dictature dynastique des Somoza s'installe - Anastasio (1936-1956), Luis (1956-1963), Anastasio Jr (1967-1979) - et va durer plus de quatre d&#233;cennies. Toutefois, les luttes ant&#233;rieures n'ont pas &#233;t&#233; vaines. En 1960, inspir&#233;s par le triomphe de la r&#233;volution cubaine et guid&#233;s par les id&#233;es de Sandino, Carlos Fonseca Amador, Tomas Borge et d'autres intellectuels donnent naissance au Front sandiniste de lib&#233;ration nationale (FSLN). Pendant de nombreuses ann&#233;es, les succ&#232;s de cette gu&#233;rilla demeurent limit&#233;s, en raison de son manque d'exp&#233;rience dans les relations avec la population rurale. Toutefois, les abus de la famille Somoza, totalement soumise aux int&#233;r&#234;ts am&#233;ricains, et la concentration du pouvoir entre ses mains changent la donne et provoquent le m&#233;contentement d'une fraction de la bourgeoisie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Celle-ci pense qu'une alliance avec le FSLN lui permettra de se d&#233;barrasser du dictateur et de r&#233;cup&#233;rer l'espace politique qui lui est refus&#233;. Le Front, de son c&#244;t&#233;, voit dans ce rapprochement la possibilit&#233; d'atteindre plus rapidement ses objectifs. La jonction avec les chr&#233;tiens adeptes de la th&#233;ologie de la lib&#233;ration &#8211; l'Eglise des pauvres &#8211; sera d&#233;cisive. Tandis que la r&#233;pression s'accro&#238;t, les spectaculaires actions militaires du FSLN, en 1978, provoquent &#224; travers le monde une vague de sympathie. M&#234;me le gouvernement am&#233;ricain du pr&#233;sident James Carter (1977-1981) ne peut continuer &#224; soutenir Somoza. L'insurrection arm&#233;e triomphe le 19 juillet 1979.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_196 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.alterinter.org/local/cache-vignettes/L150xH209/carlos_fonseca-0ed67-2-e67dc.gif?1749680995' width='150' height='209' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Carlos Fonseca Amador&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;volution sandiniste suscite un engouement international et ne laisse pas les gouvernements indiff&#233;rents, en particulier les sociaux-d&#233;mocrates europ&#233;ens. La pr&#233;sence de jeunes gens issus de la grande bourgeoisie dans les plus hautes instances de l'Etat les rassure quant au type de syst&#232;me politique qui devrait s'imposer. En revanche, au Nicaragua, ce sont les r&#233;volutionnaires, issus des milieux populaires et anticapitalistes qui sont les mieux accept&#233;s par la population. Porteur du m&#234;me nom que son p&#232;re, fondateur du FSLN, Carlos Fonseca se souvient : &#171;&lt;i&gt; Parce qu'elle a cr&#233;&#233; une grande effervescence et de la motivation, la r&#233;volution a marqu&#233; la vie de presque tous les Nicaraguayens qui entraient tout juste dans l'adolescence. On pouvait &#234;tre optimistes et r&#234;ver. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En moins de dix ans, la croisade nationale d'alphab&#233;tisation du gouvernement que pr&#233;side le jeune Daniel Ortega fait chuter l'analphab&#233;tisme de 54 % &#224; 12 %. La population modeste peut enfin acc&#233;der aux &#233;tudes sup&#233;rieures. Les soins m&#233;dicaux cessent d'&#234;tre le privil&#232;ge d'une minorit&#233;. Les paysans b&#233;n&#233;ficient d'une r&#233;forme agraire. Nationalisation des ressources strat&#233;giques, incitation &#224; la syndicalisation et &#224; l'organisation en coop&#233;ratives des petits et moyens producteurs,&#8230; ce fut d'apr&#232;s Nu&#241;ez, &lt;i&gt;&#171; un processus de justice sociale et d'organisation directe du peuple, sans pr&#233;c&#233;dent dans l'histoire du Nicaragua et de l'Am&#233;rique latine, &#224; l'exception de Cuba. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais, pour mettre en &#339;uvre ces mesures, le syst&#232;me politique et &#233;conomique devait &#234;tre restructur&#233;&#8230; Des discordes fondamentales apparaissent rapidement au sein de l'alliance au pouvoir. Le secteur de la bourgeoisie ralli&#233; au FSLN voulait renverser la dictature, mais, en aucun cas, changer les structures de l'Etat : il en sortirait perdant. De leur c&#244;t&#233;, les r&#233;volutionnaires voyaient dans leurs alli&#233;s un moyen de l&#233;gitimer leur gouvernement &#224; l'&#233;tranger, pensant qu'ils &#233;viteraient ainsi ostracisme ou agression. &#171;&lt;i&gt; La r&#233;volution devait d&#233;montrer, continue Nu&#241;ez, qu'elle &#233;tait d&#233;mocratique et catholique, c'est &#224; dire, sans risque pour les int&#233;r&#234;ts des Etats-Unis et de l'Europe. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Mauvaise appr&#233;ciation. Si, &#224; l'&#233;poque du pr&#233;sident Carter, les Etats-Unis aidaient d&#233;j&#224; d'anciens gardes somozistes &#224; former des groupes contre-r&#233;volutionnaires, la situation s'aggrave : devenu pr&#233;sident en janvier 1981, Ronald Reagan va m&#234;me jusqu'&#224; d&#233;clarer que le Nicaragua est son &#171; premier probl&#232;me &#187; de s&#233;curit&#233; nationale&#8230; Quelques mois plus t&#244;t, en avril 1980, la quasi-totalit&#233; des membres de l'oligarchie s'&#233;tait retir&#233;e du Front. Unie avec l'&#233;lite somoziste, elle appuie les plans de d&#233;stabilisation de Washington. Au Honduras, au Salvador et au Costa Rica, militaires et mercenaires am&#233;ricains et cubano-am&#233;ricains (2) entra&#238;nent les forces contre-r&#233;volutionnaires : la &lt;i&gt;&#171; contra &#187;.&lt;/i&gt; Depuis les fronti&#232;res de ces pays limitrophes, celle-ci m&#232;ne des incursions meutri&#232;res. &lt;i&gt;&#171; On a oblig&#233; ma g&#233;n&#233;ration &#224; faire la guerre, t&#233;moigne Fonseca Jr. J'avais 15 ans &#224; peine quand j'ai d&#251; partir au combat, comme des milliers d'autres Nicaraguayens. Et ce, par la faute des Etats-Unis et de l'oligarchie nationale. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Ath&#233;es &#187;, &#171; va-t-en guerre &#187;, &#171; communistes &#187;, &#171; r&#233;gime totalitaire exportateur de r&#233;volution &#187;, &#171; trafiquants de drogue &#187;.&lt;/i&gt;.. Il n'y a pas que les balles pour faire mal. Avec comme source le quotidien La Prensa et les m&#233;dias du Nicaragua &#8211; o&#249;, pr&#233;tend la propagande, la libert&#233; d'expression n'existe pas &#8211; se d&#233;veloppe une campagne internationale de diffamation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;conomie de guerre entra&#238;ne des p&#233;nuries alimentaires, un ralentissement des programmes de d&#233;veloppement social et par l&#224; m&#234;me, le mal-&#234;tre d'une partie de la population. Les sandinistes, de leur c&#244;t&#233;, portent aussi une part de responsabilit&#233; dans le renforcement de la &#171; contra &#187;. Car une fraction de la paysannerie a pris son parti. Elle supporte mal la priorit&#233; donn&#233;e &#224; la formation de fermes d'Etat ; l'appui aux coop&#233;ratives per&#231;ues comme une concurrence d&#233;loyale ; les attaques du libre-march&#233;, du commerce et les prix administr&#233;s. S'y ajoutera, &#224; partir de septembre 1983 - persistance de la menace oblige -, le service militaire obligatoire. Actuellement d&#233;put&#233; du FSLN au Parlement centram&#233;ricain, l'ancien combattant Jac&#237;nto Su&#225;rez l'admet : &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;&#171; Nous n'avons pas su g&#233;rer la relation avec la campagne, par exemple, et quand, aujourd'hui, nous parlons avec les ex-dirigeants de la &#8220;contra&#8221;, nous nous apercevons que nous avons commis de grandes erreurs. On a attaqu&#233; des secteurs paysans et indiens (3) ; certains d'entre nous ont pens&#233; que les armes leur donnaient le droit d'imposer leur volont&#233;. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; les ravages qu'elle provoque &#8211; on d&#233;nombrera vingt-neuf mille morts &#224; la fin du conflit &#8211;, la contre-r&#233;volution &#233;choue militairement, contenue dans un p&#233;rim&#232;tre rural limit&#233;, le &#171; &lt;i&gt;corridor de la contra&lt;/i&gt; &#187;. Les Sandinistes remportent largement les &#233;lections pr&#233;sidentielle et l&#233;gislatives de 1984 et Washington, qui la maintient sous perfusion, s'enfonce dans les scandales : r&#233;v&#233;lation en 1986 des ventes d'armes &#224; l'Iran (Irangate) ou du trafic de coca&#239;ne institutionnalis&#233; par la Central Intelligence Agency (CIA) depuis la Colombie pour financer la &#171; contra &#187; ; condamnation des Etats-Unis en 1987 par le Tribunal international de La Haye, pour le minage des ports du Nicaragua. Mais Managua est &#224; ce moment &#233;conomiquement et humainement &#233;puis&#233;. Vient alors le temps des n&#233;gociations sandinistes-&#171;&lt;i&gt; contra&lt;/i&gt; &#187;, puis celui de nouvelles &#233;lections.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Candidate de Washington et des forces anti-sandinistes regroup&#233;es pour l'occasion au sein d'une coalition, l'Union nationale d'opposition (UNO), Mme Violeta Chamorro triomphe le 25 f&#233;vrier 1990. Au cours de la campagne &#233;lectorale, les sandinistes avaient encore, d'apr&#232;s les sondages, le soutien de 53 % de la population. Mais, selon M. Su&#225;rez, un &#233;v&#232;nement inattendu et mal g&#233;r&#233; va renverser la situation. &#171; L'intensit&#233; de la guerre avait baiss&#233; gr&#226;ce aux n&#233;gociations avec la &#8220;contra&#8221; et, par cons&#233;quent, le nombre de morts avait diminu&#233;. On voyait enfin le bout du tunnel. Mais, quand le Panam&#225; a &#233;t&#233; envahi (4) l'ambassade am&#233;ricaine, &#224; Managua, a &#233;t&#233; encercl&#233;e par les tanks. Les sandinistes arm&#233;s sont sortis dans les rues, en signe de solidarit&#233; avec ce pays. Deux jours plus tard, on a sond&#233; l'opinion. Nous avions chut&#233; &#224; 34 %. Et l&#224;, impossible de renverser la tendance : l'id&#233;e d'un retour de la guerre avait fait peur aux gens. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Encore au pouvoir pour quelques semaines, les sandinistes signent un protocole de transition avec Mme Chamorro. Bien que les Etats-Unis s'y opposent, le nouveau gouvernement accepte qu'ils conservent le commandement des forces arm&#233;es, de la police et des services de s&#233;curit&#233;. Lesquelles vont &#234;tre d&#233;mantel&#233;s petit &#224; petit. Selon M. Len&#237;n Serna, inspecteur de l'arm&#233;e &#224; cette &#233;poque, ce sont les Europ&#233;ens qui s'acquitteront de cette t&#226;che, par missions militaires interpos&#233;es, dans le cadre du &#171; processus de paix &#187;. Alors pr&#233;sident du gouvernement espagnol, M. Felipe Gonz&#225;lez &#171; a jou&#233; le r&#244;le que les gringos ne pouvaient assumer directement, assure M. Serna, c'est ainsi que, finalement, nos services de renseignements se sont retrouv&#233;s presque totalement aux mains des Etats-Unis. &#187; N&#233;anmoins, en gardant le contr&#244;le de l'arm&#233;e et de la police, les sandinistes ont emp&#234;ch&#233; que ces derni&#232;res deviennent des instruments de r&#233;pression. Ainsi, le dernier haut grad&#233; ayant un parcours de gu&#233;rillero sandiniste partira &#224; la retraite en 2010.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La &#171;&lt;i&gt; contra&lt;/i&gt; &#187; dissoute, ses membres r&#233;int&#232;grent avec plus ou moins de difficult&#233;s le tissu social nicaraguayen. Les nouveaux gouvernants et l'oligarchie commencent &#224; attaquer les accords et &#224; d&#233;pouiller les Nicaraguayens des acquis de la r&#233;volution. Ceux qui n'appartiennent pas au &#171; petit groupe exclusif &#187; qui tient le haut du pav&#233; se rendent vite compte de la r&#233;alit&#233;. M. Israel Galeano, l'un des anciens chefs de la &#171; contra &#187;, constatera : &#171;&lt;i&gt; L'oligarchie a chass&#233; Somoza avec votre aide, vous, les sandinistes. Elle vous chass&#233; avec notre aide. Aucun d'entre nous n'a gagn&#233;, ni vous, ni nous, les &#8220;contras&#8221; : c'est l'oligarchie qui a triomph&#233;. (5) &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_198 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.alterinter.org/local/cache-vignettes/L346xH238/reagan-a1a21-2-82a12.jpg?1749680995' width='346' height='238' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Ronald Reagan affiche son soutien aux Contras&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mme Elena Aguilera, une ancienne combattante sandiniste qui collabore avec l'Ecole ouvri&#232;re-paysanne Francisco Moraz&#225;n, dans les environs de Managua, explique comment on a vol&#233; l'Etat et tromp&#233; les paysans qui avaient b&#233;n&#233;fici&#233; du million d'hectares distribu&#233;s dans les ann&#233;es 1980. &lt;i&gt;&#171; On leur a d'abord dit que les propri&#233;taires allaient r&#233;clamer leurs terres, mais que le gouvernement les indemniserait. Ce qu'il a fait, et &#224; bon prix. Malgr&#233; cela, ces propri&#233;taires ont adress&#233; des requ&#234;tes pour le &#8220;vol&#8221; de leurs propri&#233;t&#233;s. Les proc&#232;s se sont &#233;ternis&#233;s. Ni les paysans, ni les coop&#233;ratives n'avaient d'argent pour se d&#233;fendre. Alors, des &#8220;conseillers&#8221; sont arriv&#233;s et leur ont recommand&#233; de vendre leurs terres aux plaignants, c'est &#224; dire &#224; ceux que le gouvernement avait d&#233;j&#224; indemnis&#233;s. Comme par hasard, ceux-ci avaient d'&#233;troites relations familiales ou amicales avec des gens haut plac&#233;s dans le gouvernement... &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mme Chamorro met le Nicaragua &#224; l'heure n&#233;olib&#233;rale. En profitent les entreprises transnationales, am&#233;ricaines en particulier, mais aussi europ&#233;ennes et asiatiques. L'oligarchie financi&#232;re se consacre &#224; la dilapidation des biens de l'Etat et &#224; la sp&#233;culation &#233;conomique. &#171; En tr&#232;s peu d'ann&#233;es, raconte Nu&#241;ez, ils ont presque liquid&#233; la bourgeoisie nationale, d&#233;j&#224; faible, non consolid&#233;e, et bouch&#233; l'horizon des petits et moyens producteurs de la campagne et de la ville. Ils ont plong&#233; le Nicaragua dans la pire crise &#233;conomique, sociale et financi&#232;re de son histoire. &#187; A partir de 1990, trois pr&#233;sidents &#8211; Mme Violeta Chamorro, MM. Arnoldo Alem&#225;n et Enrique Bola&#241;os &#8211; an&#233;antissent pratiquement ce que la r&#233;volution avait b&#226;ti. Les salaires perdent jusqu'&#224; un tiers de leur valeur, le sous-emploi approche 45 % et la mis&#232;re touche nombre de Nicaraguayens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce douloureux retour en arri&#232;re ne rencontre gu&#232;re de freins. &lt;i&gt;&#171; La r&#233;volution n'a pas dur&#233; assez longtemps pour cr&#233;er un nouveau syst&#232;me, analyse M. Fonseca. Cela est d&#251; &#224; des r&#233;alit&#233;s politiques, &#233;conomiques et &#224; la guerre qui lui a &#233;t&#233; impos&#233;e. L'institutionnalisation de la participation populaire dans l'exercice du pouvoir ne s'est pas fait. Si cela avait &#233;t&#233; le cas, le n&#233;olib&#233;ralisme n'aurait pas pu aussi facilement d&#233;boulonner les conqu&#234;tes sociales. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mouvement est d'autant plus d&#233;vastateur que la r&#233;sistance est affaiblie par les violentes luttes intestines d&#233;chirant les sandinistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1994, lors du congr&#232;s du FSLN, deux tendances s'affrontent. Selon M. Fonseca, &#171;&lt;i&gt; les uns pr&#234;chaient la renonciation &#224; l'anti-imp&#233;rialisme, au socialisme, au caract&#232;re avant-gardiste du parti. L'autre courant, men&#233; par Daniel Ortega, exposait la n&#233;cessit&#233; de r&#233;am&#233;nager le programme, sans s'&#233;loigner des principes id&#233;ologiques du sandinisme. &#187;&lt;/i&gt; Ce dernier obtient douze des quinze postes de direction. D&#233;non&#231;ant son &#171; autoritarisme &#187;, la plupart des dirigeants nationaux, l'immense majorit&#233; de ceux qui ont &#233;t&#233; ministres et la plus grande part des d&#233;put&#233;s quittent le Front, pour fonder le Mouvement de r&#233;novation sandiniste (MRS) (6).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pourtant ce m&#234;me FSLN qui revient au pouvoir avec la victoire &#224; la pr&#233;sidence, le 5 novembre 2006, de M. Ortega (avec 38 % des voix). Pour y parvenir, ils ont nou&#233; une s&#233;rie d'accords politiques, provoquant interrogations, critiques et vives r&#233;actions, dans le pays, et chez beaucoup de ses sympathisants et amis, &#224; l'&#233;tranger. (...)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par le pass&#233;, les Sandinistes s'&#233;taient alli&#233;s avec les conservateurs afin de faire juger et incarc&#233;rer l'ex-pr&#233;sident Arnoldo Alem&#225;n pour corruption. Cette fois, ils offrent &#224; ce dernier, condamn&#233; &#224; vingt ans de d&#233;tention, de le faire sortir de prison - remplac&#233;e par une mise en &#171; r&#233;sidence surveill&#233;e &#187; &#224; son domicile -, en &#233;change de la &#171; neutralit&#233; &#187; du Parti lib&#233;ral constitutionnaliste (PLC). Ils provoquent &#233;galement la stupeur en signant des pactes de &#171; non-agression &#187; avec celui qui a &#233;t&#233; l'un de leurs plus f&#233;roces ennemis dans les ann&#233;es 1980 : le cardinal Miguel Obando y Bravo. Confront&#233;e &#224; la progression des religions &#233;vang&#233;liques, l'Eglise catholique y trouve son compte et joue le jeu (7).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171;&lt;i&gt; On a mis en &#339;uvre une politique audacieuse et avantageuse d'alliances avec les partis de l'oligarchie, justifie M. Eden Pastora, le mythique Commandant Z&#233;ro (8). Un jour avec l'un, le lendemain avec l'autre. Et, pendant qu'on avan&#231;ait, sans se vendre, on les divisait, on les affaiblissait. Au d&#233;but, j'avais du mal &#224; l'accepter mais je comprenais. S'ils nous m&#232;nent au pouvoir, s'ils nous permettent de relancer des programmes sociaux, b&#233;nis soient ces pactes. &#187;&lt;/i&gt; De son c&#244;t&#233;, M. Serna ajoute : &#171;&lt;i&gt; Les alliances que nous avons pass&#233;es quand nous n'&#233;tions pas au gouvernement ont &#233;t&#233; des man&#339;uvres. Nous nous y connaissons en mati&#232;re de tactiques et de strat&#233;gies. Nous avons &#233;t&#233; gu&#233;rilleros, militaires, politiques ! &#187;&lt;/i&gt; Il n'emp&#234;che... Pour beacoup, ce pragmatisme est dur &#224; avaler. Install&#233; officiellement &#224; la pr&#233;sidence le 10 janvier 2007, le FSLN l'emporte dans cent cinq communes des cent quarante-six existantes, lors des &#233;lections municipales du 9 novembre 2008. C'est que, au-del&#224; de ces avatars et avanies, la sant&#233; et l'&#233;ducation sont redevenues gratuites. Des milliers d'enfants ont repris le chemin de l'&#233;cole. Un plan &#171; &lt;i&gt;Faim z&#233;ro&lt;/i&gt; &#187; a &#233;t&#233; mis en place : un million de repas quotidiens sont distribu&#233;s dans les centres &#233;ducatifs.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_200 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.alterinter.org/local/cache-vignettes/L300xH241/meiselas-b292a-2-868ac.jpg?1749680995' width='300' height='241' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Photos de la r&#233;volution sandiniste, par Susan Meiselas (difficile &#224; trouver)&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour assurer souverainet&#233; et s&#233;curit&#233; alimentaires du pays, terres et pr&#234;ts &#224; tr&#232;s bas taux d'int&#233;r&#234;t sont attribu&#233;s aux petits et moyens producteurs. Quelque cent mille familles paysannes b&#233;n&#233;ficient de ce projet administr&#233; par des femmes, organis&#233;es en coop&#233;ratives. &#171;&lt;i&gt; Elles sont les plus stables et presque toujours en charge de la survie de la famille, observe Mme Aguilar. Encore davantage maintenant que les hommes doivent partir en vadrouille [souvent &#224; l'&#233;tranger] pour chercher du travail (9). &#187;&lt;/i&gt; Ces femmes re&#231;oivent une formation et ont leur donne des vaches, des porcs, des graines. Elles rembourseront 20 % du pr&#234;t, le reste devant &#234;tre capitalis&#233; pour leur permettre de devenir ind&#233;pendantes et productrices d'aliments.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le programme &#171;&lt;i&gt; Usure z&#233;ro&lt;/i&gt; &#187; finance, lui (&#224; un taux d'int&#233;r&#234;t de 5 % alors qu'il est g&#233;n&#233;ralement de 25 %), une partie des 45 % de Nicaraguayens qui travaillent &#224; leur compte. Si les banques l'ont per&#231;u comme une d&#233;claration de guerre, les commerces de chaussures, de meubles et de v&#234;tements qui en b&#233;n&#233;ficient peuvent offrir des produits plus avantageux au consommateur. &lt;i&gt;&#171; Si l'ambassade am&#233;ricaine et l'oligarchie sont furieuses de la perte du leadership politique, constate Nu&#241;ez, elles le sont aussi du rapprochement de nombreux entrepreneurs nationaux avec le Front. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La dynamique r&#233;gionale fait le reste... Au sein de l'Alternative bolivarienne pour notre Am&#233;rique (ALBA) (10), le Nicaragua &#233;change des haricots, de la viande ou des vachettes contre du p&#233;trole v&#233;n&#233;zu&#233;lien (11). L'ALBA finance &#233;galement une bonne partie des programmes sociaux. Des m&#233;decins cubains op&#232;rent gratuitement les yeux de milliers de personnes, avec des &#233;quipements modernes envoy&#233;s par le Venezuela ; une campagne d'alphab&#233;tisation a &#233;t&#233; lanc&#233;e &#224; l'aide d'un programme, lui aussi cubain, &#171; Yo si puedo &#187; (&#171; Oui, je le peux &#187;) .&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Nous avan&#231;ons &#224; bon rythme, avec le peu que nous avons et l'aide de pays amis d'Am&#233;rique latine et des Cara&#239;bes, analyse Mme Aguilar. Mais on nous a d&#233;clar&#233; une guerre m&#233;diatique. On ne nous annonce que des probl&#232;mes ! Sans doute veut-on emp&#234;cher que le Front gagne &#224; nouveau en 2012. &#187; En ao&#251;t 2008, le nouvel ambassadeur de Washington, M. Robert Callahan, est arriv&#233; &#224; Managua. Sa pr&#233;sence a rouvert les blessures. Dans les ann&#233;es 1980, cet homme &#233;tait attach&#233; de presse &#224; l'ambassade am&#233;ricaine du Honduras, avec pour chef M. John Dimitri Negroponte. A l'&#233;poque, la CIA dirigeait depuis ce pays la frange la plus sanguinaire de la &#171; contra &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, pr&#233;occup&#233; par les avanc&#233;es des sandinistes, il appuie ouvertement l'opposition nicaraguayenne. Une ing&#233;rence qui a conduit le pr&#233;sident Ortega &#224; le menacer d'expulsion, en mai 2009. Les repr&#233;sentants de l'&#233;lite et les anti-sandinistes ont alors r&#233;pliqu&#233; que le chef de l'Etat &#171; mordait la main de celui qui lui donne &#224; manger &#187;. De quoi faire se retourner dans sa tombe le g&#233;n&#233;ral Sandino.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;URL de cet article&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.legrandsoir.info/Au-Nicaragua-les-quatre-vies-du-sandinisme.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.legrandsoir.info/Au-Nicaragua-les-quatre-vies-du-sandinisme.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;View online : &lt;a href="http://www.legrandsoir.info/Au-Nicaragua-les-quatre-vies-du-sandinisme.html" class="spip_out"&gt;http://www.legrandsoir.info/Au-Nica...&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;(1) Fondateur du Parti communiste du Salvador, Farabundo Marti fut fusill&#233; apr&#232;s l'&#233;crasement de l'insurrection populaire de 1932, qui fit plus de vingt mille mort.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(2) Lire &#171; L'&#233;quipe de choc de la CIA &#187;, Le Monde diplomatique, janvier 2009.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(3) R&#233;f&#233;rence au conflit du pouvoir r&#233;volutionnaire avec les Miskitos de la c&#244;te atlantique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(4) Le 20 d&#233;cembre 1989, les Etats-Unis lancent l'op&#233;ration &#171; Juste cause &#187; pour renverser et arr&#234;ter l'homme fort du pays, le g&#233;n&#233;ral Manuel Noriega, tr&#232;s peu democrate, narcotrafiquant et... ancien collaborateur de la CIA.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(5) Cit&#233; dans Orlando Nu&#241;ez, La oligarqu&#237;a en Nicaragua. Cipres, Managua, 2006.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(6) Sans grand succ&#232;s : les dissidents n'obtiendront que 1% des voix aux &#233;lections de 1996 (7 % en 2006)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(7) L'&#233;lite nicaraguayenne et Washington feront imm&#233;diatement pression sur le Vatican pour que Mgr Obando y Bravo soit remplac&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(8) Le 22 ao&#251;t 1978, &#224; la t&#234;te d'un commando, M. Eden Pastora a pris le contr&#244;le du Palais national, pr&#233;lude &#224; l'insurrection d&#233;clench&#233;e en septembre. Devenu vice-ministre de la D&#233;fense, il passera &#224; la &#171; contra &#187; en 1982 et rejoindra le front qui se d&#233;veloppe sur la fronti&#232;re du Costa Rica. La pr&#233;sence de sa faction aura pour principal effet de semer la zizanie au sein des groupes contre-r&#233;volutionnaires qui s'y trouvent et de &#171; neutraliser &#187; ce front sud, pour le plus grand profit... des sandinistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(9) Lire Rapha&#235;lle Bail, &#171; Pour les Nicaraguayens, la survie s'apelle Costa Rica &#187;, Le Monde diplomatique , d&#233;cembre 2006.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(10) Impuls&#233;e par Caracas, elle est constitu&#233;e par le Venezuela, Cuba, le Honduras, la Bolivie, la Dominique, Saint Vincent, les Grenadines, Equateur et le Nicaragua.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(11) Dans le cadre de l'accord Petrocaribe, qui concerne une vingtaine de pays, ce p&#233;trole fourni par le Venezuela est pay&#233; &#224; 50 % et le reste sur vingt ans, avec des taux d'int&#233;r&#234;t de 1%. La moiti&#233; non r&#233;gl&#233;e imm&#233;diatement doit &#234;tre utilis&#233;e pour financer des programmes sociaux.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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