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	<title>Alternatives International</title>
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	<description>We are social and political movements struggling against social injustices, neoliberalism, imperialism and war. We are building solidarity between social movements at the local, national and international level. More...</description>
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		<title>Alternatives International</title>
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		<title>Coup d'&#201;tat au Honduras L'oligarchie d&#233;cide ce qui est d&#233;mocratique</title>
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		<dc:date>2009-08-12T15:32:42Z</dc:date>
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		<dc:language>en</dc:language>
		<dc:creator>Antoine Casgrain</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Un coup d'&#201;tat digne des ann&#233;es 70 : les &#233;lites oligarchiques du Honduras d&#233;cident ce qui est bon pour le peuple. En dehors de leurs partisans des classes favoris&#233;es de la capitale hondurienne, les militaires n'ont convaincu personne, ni la communaut&#233; internationale, ni le peuple hondurien, qui se bat aujourd'hui dans la rue pour le retour du Pr&#233;sident Zelaya.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.alterinter.org/?-L-arc-des-crises-" rel="directory"&gt;L'arc des crises&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;lundi 6 juillet 2009,&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_175 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.alterinter.org/local/cache-vignettes/L226xH170/arton3786-4ee89.jpg?1749680998' width='226' height='170' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un coup d'&#201;tat digne des ann&#233;es 70 : les &#233;lites oligarchiques du Honduras d&#233;cident ce qui est bon pour le peuple. En dehors de leurs partisans des classes favoris&#233;es de la capitale hondurienne, les militaires n'ont convaincu personne, ni la communaut&#233; internationale, ni le peuple hondurien, qui se bat aujourd'hui dans la rue pour le retour du Pr&#233;sident Zelaya.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le coup d'&#201;tat au Honduras n'est pas nouveau en soi. Il est la r&#233;plique d'un nombre incalculable de coups militaires similaires en Am&#233;rique latine. Lorsque l'&#233;lite nationale, les hommes d'affaires et les politiciens en t&#234;te, voit entrer le peuple dans ces institutions, elle appelle l'arm&#233;e &#224; son secours et clame pour le retour de sa d&#233;mocratie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; vingt ans de &#171; d&#233;mocratie &#187;, l'Am&#233;rique latine est toujours d&#233;stabilis&#233;e par ses in&#233;galit&#233;s &#233;conomiques abyssales, la criminalit&#233; galopante et aujourd'hui la crise &#233;conomique. Aujourd'hui comme hier, les &#233;lites scolaris&#233;es, fi&#232;res de leur style de vie &#034;am&#233;ricanis&#233;e&#034;, d&#233;cident entre eux, dans le jeu des partis traditionnels, ce qui est bon pour le peuple. Devant le conflit constitutionnel qui l'affrontait au pr&#233;sident Zelaya, l'oligarchie s'impose par la force, refusant que le peuple se prononce dans un r&#233;f&#233;rendum sur l'avenir du pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui est nouveau, c'est que, pour une fois, un coup d'&#201;tat soit cat&#233;goriquement condamn&#233; par la communaut&#233; internationale, incluant les &#201;tats-Unis. Le mardi 30 juin, l'Assembl&#233;e des Nations Unies a adopt&#233; une r&#233;solution condamnant sans appel l'expulsion du pr&#233;sident Manuel Zelaya. Pour une rare fois, les &#201;tats-Unis se sont trouv&#233;s dans le camp majoritaire &#224; cette Assembl&#233;e pour appuyer un gouvernement progressiste d'Am&#233;rique latine, partageant le vote de gouvernements farouchement anti-&#233;tasuniens comme le Venezuela et la Bolivie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 1er juin, l'Organisation des &#201;tats am&#233;ricains (OEA) a donn&#233; un ultimatum de trois jour aux forces putschistes pour redonner le pouvoir au pr&#233;sident &#233;lu. Le Honduras risque la suspension de l'organisme, connu pour &#234;tre le cheval de Troie des &#201;tats-Unis dans la r&#233;gion. La Banque mondiale a m&#234;me annonc&#233; la suspension d'un pr&#234;t de 400M$ au pays centre-am&#233;ricain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela d&#233;montre que le contexte international a chang&#233;. L'axe politique bolivarien gagne des positions et renverse l'h&#233;g&#233;monie &#233;tasunienne dans la r&#233;gion. L'Alliance bolivarienne pour les Am&#233;riques (ALBA) [1] regroupe des pays certes h&#233;t&#233;roclites et dont la d&#233;pendance au pouvoir p&#233;trolier du Venezuela est d&#233;mesur&#233;. Mais les gouvernements de l'ALBA se sont engag&#233;s envers une int&#233;gration autonome sur la base de rupture de la domination &#233;tasunienne. Apr&#232;s la vague de gauche en Am&#233;rique du Sud, l'ALBA s'&#233;tend r&#233;solument vers l'Am&#233;rique centrale avec le Honduras et le Nicaragua comme pays-membres. De plus, le Salvador a &#233;lu un pr&#233;sident du FMLN (ex-gu&#233;rilla de gauche) qui, bien que mod&#233;r&#233;, montre ses sympathies pour le projet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est vrai que le gouvernement de Zelaya &#233;tait impopulaire. Un sondage r&#233;cent lui a donn&#233; 30% d'appui. Mais ce n'est pas moins que l'appui que W. Bush recevait &#224; la fin de son mandat. Le pr&#233;sident Zelaya a refus&#233; de se plier aux institutions constitutionnelles (le Congr&#232;s et la Cour Supr&#234;me), en concentrant le pouvoir de l'ex&#233;cutif. Mais l'oligarchie montre aujourd'hui son incapacit&#233; &#224; c&#233;der une parcelle, devant la possibilit&#233; d'un nouveau projet de soci&#233;t&#233; qui serait un menace &#224; son h&#233;g&#233;monie.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_174 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.alterinter.org/local/cache-vignettes/L250xH180/jpg_RsistenciaHondura-1026e-77906.jpg?1749680998' width='250' height='180' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Barack Obama n'a pas donn&#233; son appui au gouvernement militaire, mais il n'ira s&#251;rement pas plus loin. Le coup d'&#201;tat ne sera combattu que dans la rue, les usines et les ports du pays. Syndicats et forces sociales, bien que d&#233;sorganis&#233;s, appellent &#224; la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale pour appuyer les manifestations spontan&#233;es des premiers jours. Le peuple fait face &#224; toutes les armes traditionnels du coup d'&#201;tat. Les m&#233;dias dissidents ont &#233;t&#233; ferm&#233;s, le couvre-feu a &#233;t&#233; impos&#233; et les protestations pro-Zelaya durement dissip&#233;es. Certaines agences de presse parlent m&#234;me que des escadrons de la mort (groupes paramilitaires) se sont reconstitu&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si le gouvernement ill&#233;gitime &#224; Tegucigalpa r&#233;siste &#224; la fois aux pressions populaires et ext&#233;rieures, il pourrait bien marquer un renversement de la vague de gauche en Am&#233;rique latine.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;View online : &lt;a href="http://www.pressegauche.org/spip.php?article3786" class="spip_out"&gt;http://www.pressegauche.org/spip.ph...&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Notes&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[1] L'ALBA est actuellement compos&#233; des pays suivants : Antigua et Barbuda, Bolivie, Cuba, Dominique, &#201;quateur, Honduras, Nicaragua, Saint-Vincent-et-les-Grenadines, Venezuela.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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