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	<title>Alternatives International</title>
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	<description>We are social and political movements struggling against social injustices, neoliberalism, imperialism and war. We are building solidarity between social movements at the local, national and international level. More...</description>
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		<title>Alternatives International</title>
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		<title>Le d&#233;ploiement des bases militaires des Etats-Unis en Colombie</title>
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		<dc:date>2009-08-12T14:59:42Z</dc:date>
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		<dc:language>en</dc:language>
		<dc:creator>Atilio Boron </dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Il fallait justifier l'escalade de l'offensive militaire de l'empire &#233;tasunien dans le but d'inverser les changements qui ont remani&#233; la physionomie sociopolitique de la r&#233;gion [Am&#233;rique du sud]. Devant cette d&#233;concertante r&#233;alit&#233;, la tactique de la Maison-Blanche a &#233;t&#233; d'abandonner la rh&#233;torique belliqueuse de Bush et de s'essayer &#224; un discours &#233;galitariste et respectueux de la souverainet&#233; des pays de la r&#233;gion, tout en d&#233;ployant de nouvelles bases militaires, en maintenant la Quatri&#232;me Flotte et en renfor&#231;ant sans cesse le Commandement Sud de l'arm&#233;e &#233;tats-unienne [1].&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.alterinter.org/?-L-arc-des-crises-" rel="directory"&gt;L'arc des crises&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_171 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.alterinter.org/local/cache-vignettes/L500xH186/UribeClinton-66431.jpg?1749680998' width='500' height='186' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Alvaro Uribe et Hillary Clinton&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il fallait justifier l'escalade de l'offensive militaire de l'empire &#233;tasunien dans le but d'inverser les changements qui ont remani&#233; la physionomie sociopolitique de la r&#233;gion [Am&#233;rique du sud]. Devant cette d&#233;concertante r&#233;alit&#233;, la tactique de la Maison-Blanche a &#233;t&#233; d'abandonner la rh&#233;torique belliqueuse de Bush et de s'essayer &#224; un discours &#233;galitariste et respectueux de la souverainet&#233; des pays de la r&#233;gion, tout en d&#233;ployant de nouvelles bases militaires, en maintenant la Quatri&#232;me Flotte et en renfor&#231;ant sans cesse le Commandement Sud de l'arm&#233;e &#233;tats-unienne [1].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ce sens, Barack Obama &#8211; que des &#171;progressistes&#187; europ&#233;ens et latino-am&#233;ricains continuent &#224; confondre avec Malcolm X &#8211; est en train de suivre &#224; la lettre les conseils de Th&#233;odore Roosevelt, le p&#232;re de la grande expansion imp&#233;rialiste nord-am&#233;ricaine dans les Cara&#239;bes et en Am&#233;rique Centrale, lorsqu'il conseillait &#171;speak softly and carry a big stick&#187;, autrement dit, &#171;parle avec une voix douce, mais porte un gros b&#226;ton&#034;. Roosevelt s'est montr&#233; ma&#238;tre dans l'art d'appliquer cette maxime au moment de construire le Canal de Panama [il s'est ouvert &#224; la navigation en 1914] et de r&#233;ussir, &#224; l'aide de l'inf&#226;me amendement Platt [2], qui entra&#238;nait pratiquement une annexion de Cuba par les Etats-Unis. Avec sa politique de remilitarisation forc&#233;e de la politique ext&#233;rieure vers l'Am&#233;rique Latine et les Cara&#239;bes, Obama suit le chemin trac&#233; par son pr&#233;d&#233;cesseur [G.W Bush].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour justifier sa d&#233;cision de conc&#233;der aux forces arm&#233;es des Etats-Unis sept bases militaires, Alavaro Uribe &#8211; le pr&#233;sident de Colombie &#8211; invoque l'&#233;largissement de la coop&#233;ration avec le pays du Nord pour pouvoir livrer un combat efficace contre le narcotrafic et le terrorisme. Cette excuse ne tient pas &#224; la lumi&#232;re de l'exp&#233;rience: d'apr&#232;s une agence sp&#233;cialis&#233;e des Nations Unies, les deux pays dont la production et l'exportation de pavot et de coca ont le plus augment&#233; sont l'Afghanistan et la Colombie. Or, ces deux pays sont sous une occupation militaire nord-am&#233;ricaine. Si l'histoire de la Colombie au cours du dernier demi-si&#232;cle nous quelque chose, c'est bien l'incapacit&#233; &#224; r&#233;soudre le d&#233;fi pos&#233; par les FARC par la voie militaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; cela, le g&#233;n&#233;ral colombien Freddy Padilla de Leon &#8211; qui aime &#224; r&#233;p&#233;ter que mourir au combat est &#034;un honneur sublime&#034; &#8211; a annonc&#233; derni&#232;rement &#224; Bogota que les sept bases seraient situ&#233;es &#224; Larandia et Apiay (dans l'Est de la Colombie); &#224; Tolemaida et Palanquero (au centre); &#224; Malambo (sur l'Atlantique, sur la c&#244;te nord); &#224; Cartagena, dans les Cara&#239;bes colombiennes. La septi&#232;me se situerait dans un lieu non encore d&#233;termin&#233; sur la c&#244;te du Pacifique. Le Congr&#232;s des Etats-Unis a d&#233;j&#224; approuv&#233; la somme de 46 millions de dollars pour installer son personnel et ses &#233;quipements guerriers et de surveillance dans ces nouvelles bases pour remplacer les installations qu'il avait &#224; la base militaire de Manta, en Equateur. Actuellement il y a d&#233;j&#224; en Colombie 800 hommes des forces arm&#233;es des Etats-Unis ainsi que 600 &#171;civils sous contrat&#187; (en r&#233;alit&#233; des mercenaires), mais les analystes s'accordent pour signaler que le chiffre r&#233;el est beaucoup plus &#233;lev&#233; que celui qui est officiellement reconnu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'est pas besoin d'&#234;tre un expert militaire pour se rendre compte que la cession de ces bases par la Colombie aboutit &#224; ce que le Venezuela soit compl&#232;tement encercl&#233;, soumis &#224; un harc&#232;lement permanent des troupes de l'empire stationn&#233;es en Colombie, sans compter les bases colombiennes et celles des &#171;paramilitaires&#187; colombiens. Il faut ajouter &#224; cela l'appui qu'apportent dans cette offensive contre la R&#233;volution Bolivarienne les bases am&#233;ricaines &#224; Aruba, &#224; Curazao et &#224; Guantanamo, ainsi que celle de Palmerolas, au Honduras, et la Quatri&#232;me Flotte &#233;tasunienne, qui dispose de suffisamment de ressources pour patrouiller efficacement tout le littoral v&#233;n&#233;zu&#233;lien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais Chavez n'est pas le seul &#224; &#234;tre menac&#233;: Rafael Correa (Equateur) et Evo Morales (Bolivie) aussi restent dans la mire de l'empire, d'autant que Alan Garcia au P&#233;rou br&#251;le d'envie d'offrir une &#171;preuve d'amour&#187; &#224; l'occupant de la Maison-Blanche en lui offrant des possibilit&#233;s pour le d&#233;ploiement de ses troupes. Au Paraguay, les Etats-Unis se sont assur&#233; le contr&#244;le de la base strat&#233;gique de Mariscal Estigarribia, situ&#233;e &#224; moins de cent kilom&#232;tres de la fronti&#232;re avec la Bolivie. Elle est dot&#233;e d'une des pistes d'aviation les plus &#233;tendues et les plus r&#233;sistantes d'Am&#233;rique du Sud, capable d'accueillir les gigantesques avions utilis&#233;s pour transporter les chars, les avions et les divers armements lourds qu'utilise le Pentagone. Au Paraguay, les Etats-Unis disposent encore de l'&#233;norme base de Pedro Juan Caballero, localis&#233;e &#224; 200 m&#232;tres de la fronti&#232;re avec le Br&#233;sil!. Mais d'apr&#232;s Washington, elle appartient &#224; la DEA [Drug Enforcement Administration - agence f&#233;d&#233;rale charg&#233;e de la lutte contre la drogue] et n'a pour objectif que de lutter contre le narcotrafic !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La menace que pr&#233;sente cette expansion sans pr&#233;c&#233;dent de la puissance militaire nord-am&#233;ricaine en Am&#233;rique du Sud n'est pas pass&#233;e inaper&#231;ue notamment pour le Br&#233;sil. Ce pays conna&#238;t en effet les convoitises &#233;tats-uniennes en ce qui concerne l'Amazonie, r&#233;gion que, entre eux, les strat&#232;ges imp&#233;riaux consid&#232;rent comme un territoire vide, en libre acc&#232;s, et qui sera occup&#233; par celui qui aura les capacit&#233;s technologiques de le faire [les ressources de l'Amazonie sont &#233;normes et multiples pour le capital].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Devant ces menaces les pays sud-am&#233;ricains doivent r&#233;agir avec beaucoup de fermet&#233; et exiger des Etats-Unis qu'ils envoient aux oubliettes leurs plans belliqueux en Colombie, qu'ils d&#233;militarisent l'Am&#233;rique latine et les Cara&#239;bes et qu'ils d&#233;sactivent la Quatri&#232;me Flotte. La rh&#233;torique &#171;dialoguiste&#187; d'Obama n'est pas compatible avec l'existence de ces menaces. Et si Obama veut avoir un minimum de cr&#233;dibilit&#233; internationale, il devrait imm&#233;diatement donner des instructions pour faire marche arri&#232;re avec ces initiatives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les gouvernements de la r&#233;gion, regroup&#233;s dans l'Unasur (Union des nations sud-am&#233;ricaines) et le Conseil sud-am&#233;ricain de la d&#233;fense, devraient pour leur part faire la sourde oreille &#224; la supercherie de Uribe et passer du plan de la rh&#233;torique et de l'indignation morale au plan plus concret de la politique, en impulsant quelques gestes efficaces. Ils devraient, par exemple, ordonner le retrait imm&#233;diat des missions militaires et des autres officiels repr&#233;sentants les forces arm&#233;es &#233;tatsuniennes, stationn&#233;s dans nos pays, tant que ces options de Washington ne sont pas chang&#233;es. C'est ainsi que le message de refus et de r&#233;pudiation du &#171;militarisme pentagoniste&#187; &#8211; comme l'a baptis&#233; pr&#233;cocement un grand homme latino-am&#233;ricain, Juan Bosch [3] &#8211; pourrait parvenir clairement et puissamment aux ou&#239;es de leurs destinataires &#224; Washington. Les suppliques et les exhortations, par contre, ne feront qu'exacerber les ambitions de l'imp&#233;rialisme. (Traduction A l'Encontre)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(8 ao&#251;t 2009)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;View online : &lt;a href="http://www.alencontre.org/USA/UsaBases08_09.html" class="spip_out"&gt;http://www.alencontre.org/USA/UsaBa...&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;1. Le domaine de comp&#233;tence du Commandement Sud s'&#233;tend sur pr&#232;s de 41 millions de kilom&#232;tres carr&#233;s et sur quasi la totalit&#233; des pays du continent. Il dirige &#233;galement 16 programmes de formation de militaires latino-am&#233;ricains dans diff&#233;rentes sp&#233;cialit&#233;s. Depuis l'an 2000, avec G. W. Bush et D. Cheney le d&#233;ploiement militaire du Commandement Sud s'est &#233;tendu. Il a des bases &#224; Guant&#225;namo (&#238;le de Cuba), Soto Cano (Honduras), Comalapa (Salvador), Roosevelt Roads et Fort Buchanan (Puerto Rico), Reina Beatrix (&#238;le d'Aruba, au large du Venezuela). Sa base de Manta en Equateur est remise en question, ce qui explique le renforcement du d&#233;ploiement en Colombie. Le Commandement sud dispose d'un contr&#244;le sur un vaste r&#233;seau de radars consacr&#233; &#224; la &#171;lutte contre le narcotrafic&#187; : trois radars fixes au P&#233;rou et en Colombie et 11 radars mobiles dans six pays des Andes et des Cara&#239;bes. (R&#233;d)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2. Amendement vot&#233; par le Congr&#232;s des Etats-Unis en 1901, suite &#224; la br&#232;ve &#171;guerre hispano-am&#233;ricaine&#187; de 1898. Il d&#233;finissait les termes des relations am&#233;ricano-cubaines et officialisait le droit d'ing&#233;rence des Etats-Unis sur le territoire de la R&#233;publique de Cuba. Il resta en vigueur jusqu'en 1934. Il fut alors remplac&#233; par un trait&#233; qui perp&#233;tua, de fait, la pr&#233;sence politique am&#233;ricaine dans l'ensemble de l'&#238;le et, physiquement, assura aux Etats-Unis le territoire de Guantanamo. (R&#233;d.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3. Pour &#233;chapper au dictateur Trujillo, Juan Bosch &#8211; &#233;crivain, historien, auteur d'une biographie de Bolivar &#8211; s'est r&#233;fugi&#233; en 1938 &#224; Porto Rico. Il se rendra &#224; Cuba par la suite. Il revient en R&#233;publique dominicaine en 1961, suite &#224; l'ex&#233;cution de Trujillo. Elu pr&#233;sident en 1962, il prend des mesures progressistes. Elles suscitent des r&#233;actions vives dans l'arm&#233;e, l'Eglise r&#233;actionnaire et aux Etats-Unis. Il ne faut pas oublier qu'en 1959, la r&#233;volution cubaine avait triomph&#233;. Et la distance physique entre la R&#233;publique dominicaine et Cuba &#233;tait petite. Ainsi, les Etats organisent en un coup d'&#201;tat militaire en septembre 1963. J. Bosch doit s'exiler &#224; nouveau. En 1973, il fonde le Parti de la lib&#233;ration dominicaine. Il sera battu lors des &#233;lections de 1978. On peut discuter son r&#244;le &#224; Saint-Domingue o&#249; sa figure, pr&#233;sente politiquement jusqu'en 1994, ne favorisa pas n&#233;cessairement l'&#233;mergence d'une gauche classiste. Mais ce fut &#171;un grand homme&#187;. (R&#233;d.)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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