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	<title>Alternatives International</title>
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	<description>We are social and political movements struggling against social injustices, neoliberalism, imperialism and war. We are building solidarity between social movements at the local, national and international level. More...</description>
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		<title>Alternatives International</title>
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		<title>Kurdistan irakien: la discorde du p&#233;trole</title>
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		<dc:date>2009-07-29T13:57:07Z</dc:date>
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		<dc:language>en</dc:language>
		<dc:creator>Abir Taleb </dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Depuis la chute du r&#233;gime de Saddam Hussein en 2003, une nouvelle donne r&#233;gionale a vu le jour au Kurdistan. Cette r&#233;gion autonome, qui jouit d'importantes richesses p&#233;troli&#232;res, est au centre de toutes les convoitises, alors que l'Iraq est encore loin de la stabilit&#233; politique et de la coexistence pacifique entre ses diff&#233;rentes communaut&#233;s ethno-religieuses. R&#233;cemment, avec le retrait des forces am&#233;ricaines qui assuraient la protection du Kurdistan irakien, le risque d'un embrasement intercommunautaire n'est pas &#224; &#233;carter.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.alterinter.org/?-L-arc-des-crises-" rel="directory"&gt;L'arc des crises&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_151 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.alterinter.org/local/cache-vignettes/L425xH508/PetroleIrak-ed9fd.jpg?1749681007' width='425' height='508' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Depuis la chute du r&#233;gime de Saddam Hussein en 2003, une nouvelle donne r&#233;gionale a vu le jour au Kurdistan. Cette r&#233;gion autonome, qui jouit d'importantes richesses p&#233;troli&#232;res, est au centre de toutes les convoitises, alors que l'Iraq est encore loin de la stabilit&#233; politique et de la coexistence pacifique entre ses diff&#233;rentes communaut&#233;s ethno-religieuses. R&#233;cemment, avec le retrait des forces am&#233;ricaines qui assuraient la protection du Kurdistan irakien, le risque d'un embrasement intercommunautaire n'est pas &#224; &#233;carter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais les Kurdes ont tent&#233; de calmer le jeu, ne serait-ce que provisoirement en d&#233;cidant de reporter le r&#233;f&#233;rendum sur la Constitution kurde, un texte qui d&#233;pla&#238;t fort aux communaut&#233;s arabe et turkomane d'Iraq, vu qu'il pr&#233;voit d'inclure des r&#233;gions mixtes du nord au Kurdistan. Ce report &#224; une date ind&#233;termin&#233;e a &#233;t&#233; annonc&#233; lundi 13 juillet par le pr&#233;sident du Parlement kurde, Adnane Al-Mufti. Selon lui, la nouvelle date devra &#234;tre fix&#233;e par le pr&#233;sident du Kurdistan irakien, Massoud Barzani, en accord avec le Parlement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce report a &#233;t&#233; rendu n&#233;cessaire par la tension n&#233;e de l'adoption par le Parlement kurde, le 24 juin dernier, de la future Constitution kurde. Le r&#233;f&#233;rendum &#233;tait initialement pr&#233;vu le 25 juillet, c'est-&#224;-dire le jour m&#234;me des &#233;lections g&#233;n&#233;rales kurdes. Or, le 6 juillet dernier, la Commission &#233;lectorale irakienne a affirm&#233; qu'elle ne pouvait organiser le r&#233;f&#233;rendum sur la Constitution kurde le jour m&#234;me des &#233;lections, arguant que la &#171;cr&#233;dibilit&#233;&#187; du processus serait remise en cause. Elle avait propos&#233; un report du r&#233;f&#233;rendum en ao&#251;t, ce que le Parlement kurde avait, dans un premier temps, rejet&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La tension n'est donc que report&#233;e, comme est ajourn&#233; le r&#233;f&#233;rendum. En effet, les questions de d&#233;saccords restent les m&#234;mes. Le texte adopt&#233; en juin dernier pr&#233;voit de rattacher au Kurdistan la province de Kirkouk, ainsi que des localit&#233;s situ&#233;es dans les gouvernorats de Ninive et de Diyala. Ceci a provoqu&#233; la col&#232;re des communaut&#233;s arabe et turkomane du pays, qui accusent les Kurdes de vouloir mettre en &#339;uvre un &#171;projet s&#233;cessionniste&#187;. A Kirkouk, riche ville p&#233;troli&#232;re qui rec&#232;le les deuxi&#232;mes plus grandes r&#233;serves p&#233;troli&#232;res du pays apr&#232;s le Sud et o&#249; la tension est grande entre les communaut&#233;s, les Turkomans ont m&#234;me demand&#233; au gouvernement central de pouvoir s'armer pour se d&#233;fendre.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Tant qu'il y aura du p&#233;trole...&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Cependant, le Parlement irakien n'a pas r&#233;ussi &#224; adopter une loi p&#233;troli&#232;re qui donnerait un cadre aux contrats et pr&#233;ciserait les cl&#233;s de r&#233;partition des frais et des b&#233;n&#233;fices d'exploitation entre l'Etat central, les r&#233;gions et les compagnies. Une des questions les plus difficiles est la d&#233;finition des r&#232;gles de distribution de la manne entre le pouvoir central et la zone autonome kurde. A cela s'ajoutent les difficult&#233;s, sur l'ensemble du territoire irakien, concernant l'exploitation des champs p&#233;troliers par des compagnies &#233;trang&#232;res. Certes, les premi&#232;res ench&#232;res tenues le 30 juin 2009 ont &#233;t&#233; un &#233;chec.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutes les multinationales ont refus&#233; les conditions irakiennes, &#224; l'exception de la Britannique BP (British Petroleum,qui a fusionn&#233; avec Amoco en 2001, puis avec Arco et Burmah Castrol) associ&#233;e &#224; la CNPC (China National Petroleum Corporation, pr&#233;sente du Venezuela au P&#233;rou en passant l'Azeiba&#239;djan, le Canada, l'Indon&#233;sie, la Tha&#239;lande, le Soudan, le Myanmar, l'Oman. Le Turkm&#233;nistan&#8230;), qui pourra exploiter Roumaila, le plus important gisement irakien (18 milliards de barils de r&#233;serves) et le deuxi&#232;me au monde apr&#232;s celui de Ghawar (Arabie Saoudite).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais avant m&#234;me que Bagdad ne r&#232;gle ses diff&#233;rends avec les compagnies &#233;trang&#232;res, le gouvernement r&#233;gional du Kurdistan irakien a jug&#233; &#171;anticonstitutionnel&#187; les contrats que Bagdad entend attribuer &#224; la fin du mois aux compagnies &#233;trang&#232;res pour l'exploitation de six champs p&#233;troliers et de deux champs gaziers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Kurdes se basent sur leur interpr&#233;tation de l'article 109 de la Constitution qui &#171;stipule que le gouvernement f&#233;d&#233;ral et les r&#233;gions et gouvernorats producteurs doivent d&#233;velopper la richesse p&#233;troli&#232;re et gazi&#232;re pour le meilleur b&#233;n&#233;fice de peuple irakien en utilisant les techniques les plus avanc&#233;es du march&#233; et en encourageant l'investissement&#187;. De plus, le Kurdistan irakien a commenc&#233; le 1er juin &#224; exporter son p&#233;trole dans un climat d'hostilit&#233; avec le gouvernement f&#233;d&#233;ral qui nie &#224; sa province du nord le droit de signer des contrats sans son aval. D&#233;sormais avec l'entr&#233;e en exploitation de deux champs p&#233;troliers, 90'000 barils seront achemin&#233;s quotidiennement vers l'ol&#233;oduc reliant Kirkouk au port turc de Ceyhan.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bagdad refuse de reconna&#238;tre les contrats p&#233;troliers conclus par le Kurdistan avec des soci&#233;t&#233;s &#233;trang&#232;res et veut des contrats de service, r&#233;mun&#233;rant les compagnies p&#233;troli&#232;res au baril extrait plut&#244;t que par un partage des b&#233;n&#233;fices tir&#233;s de l'exploitation des ressources. Autant de questions en suspens qui risquent de semer le trouble entre le Kurdistan et le pouvoir central.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au centre de ces questions, l'annexion de Kirkouk pose un autre probl&#232;me r&#233;gional. Les deux principaux partis kurdes, le Parti D&#233;mocratique du Kurdistan (PDK) de Massoud Barzani et l'Union Patriotique du Kurdistan (UPK) de Jalal Talabani (secou&#233;e par une crise interne au d&#233;but 2009), n'ont jamais fait myst&#232;re du d&#233;sir d'annexer Kirkouk, qu'ils consid&#232;rent comme la capitale historique des Kurdes, et certaines localit&#233;s de la r&#233;gion de Mossoul. Or, une &#233;ventuelle annexion de cette ville suscite les craintes de la Turquie voisine de voir le Kurdistan irakien dot&#233; de ressources permettant &#224; terme de jeter les bases d'un Etat ind&#233;pendant kurde. Pour Ankara, c'est une situation inacceptable &#224; m&#234;me de justifier une intervention militaire sous pr&#233;texte de prot&#233;ger la minorit&#233; turcophone chiite (plus de 500'000 personnes) vivant dans la r&#233;gion de Kirkouk et oppos&#233;e au rattachement de leur province au Kurdistan.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aussi, les chiites, notamment &#171;L'arm&#233;e du Mahdi&#187; de Moktada al-Sadr, d&#233;j&#224; r&#233;ticents &#224; l'id&#233;e d'un Kurdistan autonome, ne veulent pas non plus entendre parler d'un rattachement de Kirkouk au Kurdistan. Il en est de m&#234;me des sunnites, pour qui cette province doit rester dans le cadre d'un Iraq uni. Autre acteur r&#233;gional, qui voit &#233;galement d'un mauvais &#339;il le renforcement de l'autonomie du Kurdistan irakien: l'Iran. Avec autant d'acteurs et de luttes d'int&#233;r&#234;ts, un compromis acceptable de tous est difficilement imaginable .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(21 juillet 2009)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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