<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://www.alterinter.org/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="en">
	<title>Alternatives International</title>
	<link>https://www.alterinter.org/</link>
	<description>We are social and political movements struggling against social injustices, neoliberalism, imperialism and war. We are building solidarity between social movements at the local, national and international level. More...</description>
	<language>en</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://www.alterinter.org/spip.php?id_auteur=2531&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>Alternatives International</title>
		<url>https://www.alterinter.org/local/cache-vignettes/L144xH42/siteon0-c616d.png?1749672047</url>
		<link>https://www.alterinter.org/</link>
		<height>42</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="en">
		<title>Honduras : la politique &#224; &#171; deux voies &#187; des &#201;tats-Unis et du Canada</title>
		<link>https://www.alterinter.org/?Honduras-la-politique-a-deux-voies-des-Etats-Unis-et-du-Canada</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.alterinter.org/?Honduras-la-politique-a-deux-voies-des-Etats-Unis-et-du-Canada</guid>
		<dc:date>2009-07-24T14:41:22Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>en</dc:language>
		<dc:creator>Arnold August</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Pour mater les Honduriens, l'Empire anglo-saxon a recours &#224; la m&#233;thode classique &#171; du bon et du mauvais flic &#187;. D'un c&#244;t&#233;, l'action secr&#232;te et le coup d'&#201;tat militaire, de l'autre la diplomatie et les &#233;crans de fum&#233;e. Les deux voies sont poursuivies simultan&#233;ment et au besoin, les r&#244;les sont r&#233;partis entre &#201;tats-uniens et Canadiens. Cependant, observe Arnold August, la diplomatie ne vise pas ici &#224; faire respecter le droit international, mais au contraire &#224; le violer en douceur. Ainsi, (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.alterinter.org/?-L-arc-des-crises-" rel="directory"&gt;L'arc des crises&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pour mater les Honduriens, l'Empire anglo-saxon a recours &#224; la m&#233;thode classique &#171; du bon et du mauvais flic &#187;. D'un c&#244;t&#233;, l'action secr&#232;te et le coup d'&#201;tat militaire, de l'autre la diplomatie et les &#233;crans de fum&#233;e. Les deux voies sont poursuivies simultan&#233;ment et au besoin, les r&#244;les sont r&#233;partis entre &#201;tats-uniens et Canadiens. Cependant, observe Arnold August, la diplomatie ne vise pas ici &#224; faire respecter le droit international, mais au contraire &#224; le violer en douceur. Ainsi, Washington et Ottawa r&#233;clament le r&#233;tablissement du pr&#233;sident Zelaya dans ses fonctions, mais l'invitent &#224; ne pas rentrer dans son pays pour ne pas provoquer d'affrontement avec les militaires.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;13 juillet 2009&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_147 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.alterinter.org/local/cache-vignettes/L400xH225/1-295-72ecc.jpg?1749681009' width='400' height='225' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt; &lt;i&gt; Le Premier ministre canadien, Stephen Harper, re&#231;oit le pr&#233;sident colombien, &#193;lvaro Uribe : comment condamner le coup d'&#201;tat au Honduras en soutenant les putschistes ?&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 28 juin dernier, Peter Kent, ministre des Affaires &#233;trang&#232;res (pour les Am&#233;riques) du gouvernement du Parti conservateur de Stephen Harper, a fait une d&#233;claration en vue de la r&#233;union extraordinaire de l'Organisation des &#201;tats am&#233;ricains (OEA). Cette rencontre &#233;tait pr&#233;vue plus tard la m&#234;me journ&#233;e, &#224; 15 h. M. Kent a d&#233;clar&#233; que &#171; Le Canada condamne le coup d'&#201;tat qui a eu lieu cette fin de semaine [28 juin] au Honduras [1] et demande &#224; toutes les parties en pr&#233;sence de faire preuve de retenue et de rechercher une solution pacifique &#224; l'actuelle crise politique, une solution qui respecte les normes d&#233;mocratiques et la primaut&#233; du droit, y compris la Constitution hondurienne. &#187; Le lendemain (29 juin), le National Post, l'important journal de droite canadien publi&#233; &#224; l'&#233;chelle nationale, a comment&#233; favorablement la d&#233;claration du gouvernement, indiquant qu'elle &#171; [&#8230;] refl&#233;tait l'opposition grandissante face au coup d'&#201;tat, mais qu'elle ne nommait pas M. Zelaya ni n'exigeait clairement son retour au pouvoir &#187;. Le 29 juin, dans une conf&#233;rence de presse conjointe avec le Pr&#233;sident colombien en visite, &#193;lvaro Uribe, le pr&#233;sident Obama a d&#233;clar&#233; que &#171; [&#8230;] le coup d'&#201;tat n'&#233;tait pas l&#233;gal, et que le pr&#233;sident Zelaya demeurait le pr&#233;sident du Honduras, celui qu'on a &#233;lu d&#233;mocratiquement. &#187; Cette d&#233;claration d&#233;note un changement dans la fa&#231;on dont la politique &#233;tats-unienne &#233;nonce le probl&#232;me. Le lendemain (30 juin), les 192 membres de l'Assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale des Nations Unies se sont r&#233;unis pour d&#233;battre du Honduras. Refl&#233;tant le nouvel &#233;nonc&#233;, ils ont adopt&#233; une r&#233;solution &#224; l'unanimit&#233; afin &#171; d'exiger la restauration imm&#233;diate et inconditionnelle du gouvernement l&#233;gitime et constitutionnel du pr&#233;sident de la R&#233;publique, M. Jos&#233; Manuel Zelaya Rosales. &#187; &#201;videmment, la d&#233;l&#233;gation canadienne a vot&#233; comme les 191 autres membres des Nations Unies. Une fois de plus, le National Post a donn&#233; ce qui semblait &#234;tre son approbation dans son &#233;dition du 30 juin, indiquant que :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; La d&#233;cision du Canada de se joindre aux parrains des mesures adopt&#233;es par l'ONU repr&#233;sente une &#233;volution de la position [du Canada] concernant l'enl&#232;vement de M. Zelaya, dimanche, par les forces arm&#233;es honduriennes [&#8230;] Jusqu'&#224; mardi [30 juin], le Canada avait demand&#233; la reprise du processus d&#233;mocratique au Honduras, mais n'&#233;tait pas all&#233; jusqu'&#224; exiger la r&#233;installation de M. Zelaya au pouvoir. Les &#201;tats-Unis semblaient avoir adopt&#233; une position semblable, jusqu'&#224; ce que le pr&#233;sident am&#233;ricain Barack Obama affirme lundi [29 juin] que Washington croit que M. Zelaya &#8216;demeure le pr&#233;sident &#233;lu d&#233;mocratiquement [&#8230;]' &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 1er juillet, l'Organisation des &#201;tats am&#233;ricains (OEA), y compris le Canada, ont r&#233;solu unanimement de &#171; condamner le coup d'&#201;tat &#187;, de &#171; r&#233;affirmer que le Pr&#233;sident Zelaya est le pr&#233;sident constitutionnel du Honduras et d'exiger qu'il retourne &#224; ses fonctions constitutionnelles de fa&#231;on imm&#233;diate, s&#233;curitaire et inconditionnelle. &#187; [2] Le 2 juillet, le National Post &#233;crivait ceci : &#171; Bien que le Canada ait imit&#233; le Venezuela et d'autres pays sud-am&#233;ricains de gauche en exigeant la r&#233;installation de M. Zelaya au pouvoir, Peter Kent, le ministre des Affaires &#233;trang&#232;res pour les Am&#233;riques, a affirm&#233; qu'Ottawa concentrait principalement son soutien sur le travail fait par l'OEA [&#8230;] Tout porte &#224; croire que des personnes responsables au sein du gouvernement [actuel] vont admettre qu'ils ont pos&#233; un geste inacceptable et qu'ils doivent &#224; nouveau se ranger du c&#244;t&#233; de la d&#233;mocratie [&#8230;] Bien que M. Kent ait dit que la r&#233;installation de M. Zelaya devait &#234;tre inconditionnelle, il a indiqu&#233; que sa conduite avant son enl&#232;vement n'&#233;tait pas pass&#233;e inaper&#231;ue non plus. &#187; Le journal poursuit en citant M. Kent : &#171; &#8216;Le [gouvernement provisoire &#8211; les crochets sont du National Post] doit d'abord r&#233;tablir l'ordre d&#233;mocratique en instaurant la primaut&#233; du droit. Cette t&#226;che accomplie, la population du Honduras et les membres du gouvernement [provisoire &#8211; les crochets sont du National Post], pourront &#234;tre assur&#233;s que l'OEA les a &#224; l'&#339;il et qu'elle est parfaitement consciente des transgressions commises d'un c&#244;t&#233; comme de l'autre.' &#187; Cette d&#233;claration repr&#233;sente un nouveau recul face aux r&#233;solutions prises par l'ONU et l'OEA, pour lesquelles le gouvernement canadien a vot&#233;, et qui exigeaient essentiellement le retour imm&#233;diat, s&#233;curitaire et inconditionnel du Pr&#233;sident Zelaya.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 4 juillet, soit la veille de l'impasse sur la piste d'atterrissage de l'a&#233;roport du Honduras opposant, d'une part, le pr&#233;sident Zelaya et le peuple hondurien et d'autre part, le gouvernement militaire, Peter Kent, selon un c&#226;ble de Reuters, a d&#233;clar&#233; &#224; l'assembl&#233;e de l'OEA : &#171; &#8216;Dans les conditions actuelles, on ne peut absolument pas garantir qu'il soit en s&#233;curit&#233; &#224; son arriv&#233;e.' &#187; CNN a confirm&#233; cet &#233;tat de fait le 4 juillet, en rapportant que &#171; le d&#233;l&#233;gu&#233; canadien &#224; l'assembl&#233;e de l'OEA a recommand&#233; samedi soir [4 juillet] que M. Zelaya ne retourne pas imm&#233;diatement au pays en raison des dangers auxquels il pourrait s'exposer. &#187; Il est ind&#233;niable en effet que dans les conditions qui pr&#233;valaient le 5 juillet, l'arriv&#233;e du Pr&#233;sident Zelaya &#224; l'a&#233;roport international de la capitale hondurienne aurait &#233;t&#233; p&#233;rilleuse pour lui, son entourage et les dizaines de milliers de sympathisants qui l'attendaient, en raison du d&#233;ploiement des forces arm&#233;es et de la r&#233;pression militaire. Mais comment le gouvernement canadien s'est-il servi de sa port&#233;e et de son prestige, au juste, pour contribuer &#224; forcer le gouvernement militaire de facto &#224; c&#233;der ? S'est-il joint aux pays des Am&#233;riques centrale et latine pour voir express&#233;ment &#224; ce que les r&#233;solutions de l'OEA [3] et des Nations Unies [4] soient respect&#233;es &#224; la lettre et en principe ? Recommander &#224; Zelaya de ne pas rentrer au pays revient &#224; encourager le r&#233;gime militaire, directement ou presque, &#224; bl&#226;mer le pr&#233;sident Zelaya pour la violence ou le carnage qui pourraient d&#233;couler de l'application des r&#233;solutions internationales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 6 juillet, le porte-parole du d&#233;partement d'&#201;tat &#233;tats-unien Ian Kelly a donn&#233; un point de presse sur le Honduras et sur d'autres sujets. Concernant le Honduras, dans son mot d'ouverture, M. Kelley a d&#233;clar&#233; que &#171; notre objectif demeure la restauration de l'ordre d&#233;mocratique au Honduras. &#187; Un reporter n'a pu s'emp&#234;cher de remarquer qu'il y avait l&#224; quelque chose de tr&#232;s flou et ambigu. En tenant compte de la d&#233;finition &#233;tats-unienne de la d&#233;mocratie qui, n&#233;buleuse, fait deux poids deux mesures, un reporter a pos&#233; une question tr&#232;s pertinente. Il a demand&#233; : &#171; Avez-vous compris [&#8230;] lorsque vous dites souhaiter la restauration de l'ordre d&#233;mocratique, &#234;tes-vous arriv&#233;s &#224; comprendre ce que cela veut dire ? &#187; M. Kelly a r&#233;pondu : &#171; Eh bien, je crois que cela signifie &#8211; dans le cas qui nous occupe actuellement &#8211; cela signifie le retour du pr&#233;sident &#233;lu d&#233;mocratiquement &#224; Tegucigalpa [capitale du Honduras]. &#187; Si ce reporter n'avait pas soulev&#233; la question, cette demande cl&#233; de la population mondiale n'aurait pas &#233;t&#233; explicit&#233;e, ne serait-ce que verbalement. Une autre des discussions entre les reporters et M. Kelly concernait la question de l'aide que Washington apporte au Honduras et des liens qui les unissent. La r&#233;ponse est demeur&#233;e impr&#233;cise car, interrog&#233; sur cette question, M. Kelly a r&#233;pondu de fa&#231;on &#233;vasive que les &#201;tats-Unis continuaient de fournir une partie de leurs secours, tandis que d'autres avaient &#233;t&#233; interrompus ou qu'ils &#233;taient en cours d'&#233;valuation ou d'&#233;limination.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ce qui a trait aux liens entre l'arm&#233;e &#233;tats-unienne et le gouvernement de facto, M. Kelly a r&#233;pondu aux questions des reporters en disant que &#171; le SouthCom a minimis&#233; les contacts avec l'arm&#233;e hondurienne. &#187; Vous remarquerez que les contacts n'ont pas cess&#233; ; ils n'ont &#233;t&#233; que &#171; minimis&#233;[s] &#187; et ce, sans autres pr&#233;cisions [5]. N&#233;anmoins, des pr&#233;cisions ont effectivement &#233;t&#233; apport&#233;es lorsque les reporters ont pos&#233; des questions concernant la base militaire US de Soto Cano au Honduras. Un reporter a demand&#233; : &#171; A-t-il &#233;t&#233; question de permettre &#224; l'avion de M. Zelaya d'atterrir &#224; la base militaire US l&#224;-bas ? &#187; Ce &#224; quoi M. Kelly a r&#233;pondu : &#171; [&#8230;] Cette base est contr&#244;l&#233;e par les autorit&#233;s honduriennes, ce n'est donc pas &#224; nous d'accorder le droit d'atterrir ou quoi que ce soit d'autre. &#187; Comme cela tombe bien !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis plusieurs d&#233;cennies, les &#201;tats-Unis utilisent la politique &#233;trang&#232;re &#171; &#224; deux voies &#187; face &#224; l'Am&#233;rique latine : d'une part, l'intervention directe qui comprend les forces arm&#233;es et, d'autre part, la diplomatie et les n&#233;gociations &#171; douces &#187;, ces derni&#232;res &#233;tant utilis&#233;es &#224; la fois ouvertement et &#224; huis clos. Le point de presse du 6 juillet, tel que mentionn&#233; ci-haut, d&#233;montre comment le gouvernement actuel &#224; Washington utilise simultan&#233;ment la Voie I et la Voie II. Ce sont effectivement de tr&#232;s bonnes nouvelles que M. Kelly ait d&#233;clar&#233;, le 6 juillet, que le d&#233;partement d'&#201;tat allait rencontrer le pr&#233;sident Zelaya le 7 juillet et non pas le gouvernement de facto, si un repr&#233;sentant de ce dernier devait venir plus tard &#224; Washington. N&#233;anmoins, cet engagement n'est survenu, encore une fois, que parce que les reporters ont pos&#233; la question.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_146 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.alterinter.org/local/cache-vignettes/L211xH282/1-294-399cf.jpg?1749681009' width='211' height='282' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Les peuples esp&#232;rent que l'usage de la diplomatie dans les n&#233;gociations au Costa Rica, arbitr&#233;es par le Costa Rica et parrain&#233;es par Hillary Clinton, secr&#233;taire d'&#201;tat &#233;tats-unienne, saura r&#233;soudre la crise. Cependant, les instigateurs du coup d'&#201;tat sont toujours au pouvoir. Ils r&#233;priment les manifestations populaires [6] qui se d&#233;roulent actuellement au Honduras dans toutes les sections populaires de la soci&#233;t&#233; et ce, depuis pr&#232;s de deux semaines, une situation presqu'enti&#232;rement camoufl&#233;e par les m&#233;dias dans des pays comme le Canada, la France, les &#201;tats-Unis [7]. Dans ce contexte, les commentaires du pr&#233;sident v&#233;n&#233;zu&#233;lien Hugo Ch&#225;vez prennent de plus en plus leur sens &#224; mesure que les minutes s'&#233;coulent : &#171; Pourquoi le gouvernement &#233;tats-unien ne prend-il pas des sanctions politiques et &#233;conomiques contre les instigateurs du coup d'&#201;tat&#8230; ? &#187; Cette d&#233;claration eut lieu lors d'une conf&#233;rence de presse tenue le 10 juillet &#224; Caracas, telle que rapport&#233;e par Associated Press (AP).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien qu'il y ait &#233;videmment des contradictions entre les institutions &#233;tats-uniennes telles que la Maison-Blanche, le d&#233;partement d'&#201;tat, la CIA, le FBI, le Pentagone et l'extr&#234;me-droite du sud de la Floride (etc.), la politique US face aux Honduras, du 28 juin jusqu'au 11 juillet inclusivement, consiste en cette politique &#224; deux voies jumel&#233;es l'une &#224; l'autre. D'abord, la Voie I, soit l'implication indirecte sinon directe dans le coup d'&#201;tat militaire avec un soutien de l'arm&#233;e &#224; peine voil&#233;. Puis, la Voie II, c'est-&#224;-dire l'usage simultan&#233; de discussions et de diplomatie afin &#171; d'amortir &#187; la situation&#8230; Mais &#224; qui cela profite-t-il ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'un c&#244;t&#233;, on offre des perles de sagesse sur la restauration de la d&#233;mocratie et du pr&#233;sident &#233;lu, mais de l'autre, on met pratiquement sur un pied d'&#233;galit&#233; les instigateurs du coup d'&#201;tat et le pr&#233;sident violemment kidnapp&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les gouvernements canadiens ont &#233;t&#233; pendant plusieurs ann&#233;es des porte-parole de la Voie II. (Toutefois, il y eut des exceptions. Par exemple, lorsque le d&#233;funt Premier ministre Pierre Elliott Trudeau a sinc&#232;rement tendu la main &#224; Cuba et &#224; l'Am&#233;rique latine lors de sa visite &#224; Cuba en 1976, refl&#233;tant ainsi les sentiments de la grande majorit&#233; des Qu&#233;b&#233;cois et Canadiens.) L'engagement et la diplomatie sans arri&#232;re-pens&#233;es sont cens&#233;s pr&#233;valoir &#224; Ottawa et, ce faisant, tenter de se distinguer de la politique brutale d'intervention &#233;tats-unienne, laquelle a presque toujours supplant&#233; la Voie II. Les Canadiens et Qu&#233;b&#233;cois, en grande majorit&#233;, m&#233;prisent les politiques d'intervention et d'agression. Le gouvernement canadien actuel fait partie du courant de droite. Toutefois, on n'y retrouve aucun terreau fertile pour les n&#233;oconservateurs qui cherchent &#224; attiser les politiques de la Voie I, comme c'est le cas chez les communaut&#233;s d'exil&#233;s cubains et v&#233;n&#233;zu&#233;liens dans le Sud de la Floride. Ce qui s'en rapproche le plus serait le National Post, gardien de l'ordre &#233;tabli, et la frange des dirigeants qu'il repr&#233;sente. Cependant, comme on peut le constater plus haut, le Parti conservateur et la branche conservatrice du cercle des dirigeants peuvent facilement s'accommoder &#224; la fois de la Voie I et de la Voie II, tel que le d&#233;montre la question du Honduras, m&#234;me si la politique &#233;trang&#232;re change comme un cam&#233;l&#233;on d'une journ&#233;e &#224; l'autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Compar&#233; au gouvernement conservateur canadien, le gouvernement Obama est cens&#233; &#234;tre de centre-gauche et contre les politiques de droite de l'&#233;poque de Bush. Or, la Voie I et la Voie II sont essentiellement les deux flancs d'une m&#234;me politique faite de domination et de contr&#244;le &#8212;il s'agit simplement de savoir laquelle est la plus efficace, laquelle &#171; fonctionne &#187;&#8212;. Les deux Voies sont utiles aussi bien pour les &#171; conservateurs &#187; que pour les &#171; lib&#233;raux &#187;, et elles peuvent se fondre d'un moment &#224; l'autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'une des le&#231;ons que doit apprendre le gouvernement canadien et en vertu de laquelle il doit agir imm&#233;diatement, c'est de se reconna&#238;tre responsable d'avoir enfreint les r&#233;solutions de l'OEA et de l'ONU. Les Conservateurs doivent changer leur position d&#232;s maintenant en adh&#233;rant aux vastes mouvements de l'Am&#233;rique du Sud. D&#233;j&#224;, au Parlement, certains partis politiques, (comme le Bloc Qu&#233;b&#233;cois) se sont courageusement et honorablement oppos&#233;s &#224; la politique pratiqu&#233;e par le gouvernement canadien au Honduras depuis le 28 juin. Il n'y a pas de temps &#224; perdre. Le gouvernement hondurien de facto doit &#234;tre forc&#233; de c&#233;der d&#232;s maintenant et de permettre au pr&#233;sident &#233;lu de rentrer chez lui. Si le gouvernement canadien est si inquiet des dangers qui attendent le pr&#233;sident s'il retourne au Honduras aupr&#232;s de son peuple, la solution ne consiste pas &#224; l'en &#233;loigner, mais plut&#244;t &#224; obliger les usurpateurs &#224; abdiquer en vertu des r&#233;solutions et des positions adopt&#233;es sur le plan international. Pour ma part, je crois que le coup d'&#201;tat au Honduras est un affront direct aux mouvements de souverainet&#233; et de progr&#232;s de tous les peuples latino-am&#233;ricains. Les populations de partout au monde, et particuli&#232;rement &#224; l'heure actuelle en Am&#233;rique du Sud, doivent avoir une vigilance de tous les instants et s'opposer &#224; la politique imp&#233;rialiste des deux voies provenant du Nord. Depuis les cinquante derni&#232;res ann&#233;es, les peuples de l'Am&#233;rique du Sud ont cr&#233;&#233; leurs propres concepts de souverainet&#233; et de d&#233;mocratie au prix de luttes et de sacrifices et, par cons&#233;quent, ils m&#233;ritent d'&#234;tre pleinement soutenus aussi bien par les populations de l'Am&#233;rique du Nord que de l'Europe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La question soulev&#233;e par Hugo Ch&#225;vez, le 10 juillet, d&#233;masque l'hypocrisie de la politique &#224; deux voies : &#171; Pourquoi le gouvernement &#233;tats-unien ne prend-il pas des sanctions politiques et &#233;conomiques contre les instigateurs du coup d'&#201;tat&#8230; ? &#187; Plus tard en soir&#233;e le 10 juillet, Fidel Castro a d&#233;clar&#233; dans une r&#233;flexion, entre autres que &#171; Zelaya sait que l'enjeu n'est pas seulement la Constitution du Honduras, mais aussi le droit des peuples de l'Am&#233;rique latine d'&#233;lire leurs dirigeants. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;[1] Sur le coup d'&#201;tat au Honduras, on lira : &#171; Le SouthCom prend le pouvoir (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;[2] &#171; No cambi&#243; la OEA, sino America latina &#187;, por N&#233;stor N&#250;&#241;ez, Red (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;[3] &#171; R&#233;solution de l'OEA relative &#224; la suspension du Honduras &#187;, R&#233;seau (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;[4] &#171; R&#233;solution de l'Assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale de l'ONU sur la situation au (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;[5] &#171; El primer golpe de Estado de Obama &#187;, par Eva Golinger, Red Voltaire, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;[6] Sur la dimension sociale du coup d'&#201;tat et son occultation par les (&#8230;)&#034; id=&#034;nh6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb7&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;[7] &#171; Miles salen a las calles a condenar golpe de Estado en Honduras &#187;, Red (&#8230;)&#034; id=&#034;nh7&#034;&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;09.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;View online : &lt;a href="http://www.voltairenet.org/article161013.html" class="spip_out"&gt;http://www.voltairenet.org/article1...&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Footnotes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;[1] Sur le coup d'&#201;tat au Honduras, on lira : &#171; Le SouthCom prend le pouvoir dans un &#201;tat membre de l'ALBA &#187;, par Thierry Meyssan ; et Honduras : &#171; Les &#034;int&#233;r&#234;ts USA&#034; encore aux mains des militaires de la Joint Task Force Bravo &#187;, par Manlio Dinucci, R&#233;seau Voltaire, 29 juin 2009.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Footnotes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;[2] &#171; No cambi&#243; la OEA, sino America latina &#187;, por N&#233;stor N&#250;&#241;ez, Red Voltaire, 4 juin 2009.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Footnotes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;[3] &#171; R&#233;solution de l'OEA relative &#224; la suspension du Honduras &#187;, R&#233;seau Voltaire, 4 juillet 2009.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Footnotes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;[4] &#171; R&#233;solution de l'Assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale de l'ONU sur la situation au Honduras &#187;, R&#233;seau Voltaire, 30 juin 2009.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Footnotes 5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;[5] &#171; El primer golpe de Estado de Obama &#187;, par Eva Golinger, Red Voltaire, 28 juin 2009.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Footnotes 6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;[6] Sur la dimension sociale du coup d'&#201;tat et son occultation par les m&#233;dias, lire les deux articles de Nikolas Kozloff : &#171; The Coup in Honduras &#187; et &#171; Spinning the Honduran Coup &#187;, Voltaire Network, 29 juin et 5 juillet 2009.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb7&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh7&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Footnotes 7&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;[7] &#171; Miles salen a las calles a condenar golpe de Estado en Honduras &#187;, Red Voltaire, 28 juin 20&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
