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	<title>Alternatives International</title>
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	<description>We are social and political movements struggling against social injustices, neoliberalism, imperialism and war. We are building solidarity between social movements at the local, national and international level. More...</description>
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		<title>Alternatives International</title>
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		<title>&#201;volution de la dette externe du Tiers Monde au cours de l'ann&#233;e 2008</title>
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		<dc:date>2009-07-22T18:24:26Z</dc:date>
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		<dc:language>en</dc:language>
		<dc:creator> Gladys Cecilia Hern&#225;ndez Pedraza</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Au cours des derni&#232;res ann&#233;es, le processus d'endettement dans les pays en voie de d&#233;veloppement (PED) a atteint de nouvelles et dangereuses dimensions. Malgr&#233; les multiples tentatives des Institutions Financi&#232;res Internationales (IFI) pour passer sous silence les diverses manifestations de ce nouveau type d'endettement, l'accumulation des anciennes pressions financi&#232;res et les impacts de la crise globale actuelle, conf&#232;rent &#224; ce probl&#232;me une connotation sp&#233;ciale.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.alterinter.org/?-L-arc-des-crises-" rel="directory"&gt;L'arc des crises&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;13 juillet 2009&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au cours des derni&#232;res ann&#233;es, le processus d'endettement dans les pays en voie de d&#233;veloppement (PED) a atteint de nouvelles et dangereuses dimensions. Malgr&#233; les multiples tentatives des Institutions Financi&#232;res Internationales (IFI) pour passer sous silence les diverses manifestations de ce nouveau type d'endettement, l'accumulation des anciennes pressions financi&#232;res et les impacts de la crise globale actuelle, conf&#232;rent &#224; ce probl&#232;me une connotation sp&#233;ciale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s de nombreuses tentatives pour limiter l'importance du ph&#233;nom&#232;ne, voire, adopter quelques mesures, comme l'initiative PPTE et ses promesses d'annuler 68 milliards de dollars de dette multilat&#233;rale des Pays Pauvres Tr&#232;s Endett&#233;s, beaucoup de gouvernements cr&#233;anciers ont d&#233;velopp&#233; une certaine tendance &#224; d&#233;crire l'annulation de dette comme quelque chose &#171; d&#233;j&#224; r&#233;alis&#233; &#187; et ont tent&#233; de d&#233;vier l'attention du ph&#233;nom&#232;ne et de ses causes structurelles, d&#233;viant le d&#233;bat rapidement vers : comment &#233;viter une nouvelle accumulation de dette insoutenable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le premier &#233;l&#233;ment qui fait d&#233;bat dans ce contexte est, sans aucun doute, de savoir &#224; quel point le processus de r&#233;duction de dette externe a &#233;t&#233; r&#233;aliste et effectif, et dans un deuxi&#232;me temps, savoir si finalement l'objectif a &#233;t&#233; atteint, pourquoi para&#238;t-il si n&#233;cessaire d'&#233;viter un nouveau processus d'endettement. Ne serait-ce pas parce que les causes structurelles qui provoquent le ph&#233;nom&#232;ne n'ont pas &#233;t&#233; &#233;limin&#233;es ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces derniers facteurs incitent &#224; la r&#233;flexion sur la raison pour laquelle les pays atteignent des niveaux d'endettement si &#233;lev&#233;s. Nous savons d&#233;j&#224; depuis plusieurs g&#233;n&#233;rations que les pays d&#233;biteurs accumulent de tels volumes de dettes qui ne peuvent &#234;tre pay&#233;s sans compromettre la survie de leurs populations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De nouveaux &#233;l&#233;ments dans le panorama de l'endettement externe&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant des ann&#233;es, plusieurs &#233;l&#233;ments ont &#233;t&#233; mis en avant comme causes principales pour l'actuelle crise de la dette des PED, initi&#233;e dans les ann&#233;es 80. Ces causes incluent la chute des prix des mati&#232;res premi&#232;res, l'augmentation unilat&#233;rale des taux d'int&#233;r&#234;ts et le processus d'appr&#233;ciation du dollar. La conjugaison simultan&#233;e de tels facteurs a compromis la position fiscale de beaucoup de gouvernement et leur balance des paiements, les for&#231;ant &#224; contracter de nouveaux pr&#234;ts afin de rembourser les anciens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le r&#244;le jou&#233;, historiquement, par les banques occidentales, critiqu&#233;es s&#233;v&#232;rement depuis plus de trois d&#233;cennies pour avoir ignor&#233; les signaux d'une crise de la dette imminente, contribuant &#224; fragiliser la situation d&#233;bitrice de beaucoup de pays, s'av&#232;re aujourd'hui bien plus &#233;vident &#224; la lumi&#232;re des arguments qui qualifient de telles attitudes. En effet, ces arguments ont promu des m&#233;canismes irresponsables comme le refinancement de pr&#234;ts &#224; une date proche de leur &#233;ch&#233;ance avec des pr&#234;ts &#224; plus court terme, sp&#233;cialement dans des conditions objectives d'impay&#233;s, &#224; des gouvernements corrompus et avec comme intention claire de continuer &#224; alimenter le cercle vicieux de l'exploitation coloniale dans l'&#232;re moderne.&lt;br class='autobr' /&gt;
Sans doute aujourd'hui trouvons nous de l'emphase, dans l'&#233;chec de l'&#233;thique et de la responsabilit&#233; financi&#232;re des principaux agents du syst&#232;me mon&#233;taire et financier international, les banques et les diff&#233;rentes institutions financi&#232;res impliqu&#233;es, comme une des causes d&#233;terminantes de la crise qui a conduit &#224; la destruction de tant de richesses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette crise reprend des &#233;l&#233;ments d'&#233;thique, de transparence et de confiance qui se sont perdus tout au long de l'histoire du syst&#232;me capitaliste. L'Eglise catholique &#224; l'&#233;poque f&#233;odale f&#251;t capable de vendre ses indulgences, de la m&#234;me mani&#232;re que les banquiers et les agents financiers accord&#232;rent de multiples et divers cr&#233;dits aux PED, dans leur soif de reproduire la richesse engendr&#233;e par les p&#233;trodollars dans les ann&#233;es 70, ou en vendant de fa&#231;on irresponsable les produits financiers toxiques &#224; des acheteurs innocents dans l'actuelle d&#233;cennie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces facteurs dessinent un panorama n&#233;gatif pour l'&#233;volution de la dette externe dans les PED.&lt;br class='autobr' /&gt;
Quand on se souvient des facteurs qui donn&#232;rent lieu &#224; la crise de la dette, cette combinaison d'augmentation des taux d'int&#233;r&#234;t appliqu&#233;es par les Etats-Unis et la chute des prix des mati&#232;res premi&#232;res, &#224; commencer par le p&#233;trole, cela devrait attirer notre attention sur le panorama changeant de ces variables durant l'ann&#233;e 2008 (Voir Annexe I)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout au long de l'ann&#233;e, des taux d'int&#233;r&#234;t bas ont &#233;t&#233; maintenus, y compris dans les principales &#233;conomies d&#233;velopp&#233;es, et en fin d'ann&#233;e, on observait une impressionnante tendance &#224; une baisse majeure de ces taux. Les Etats-Unis ont initi&#233; la politique de baisse toujours plus grande des taux d'int&#233;r&#234;ts, depuis la fin de 2007, devant les craintes de r&#233;cession pour l'ann&#233;e 2008 et l'incertitude autour de l'inflation qui pourrait d&#233;boucher sur une menace s&#233;rieuse de d&#233;flation d&#233;j&#224; plus claire en 2009. (BOE, 2009 ; Econ Stats ; 2009).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec le recul, on observe que l'Europe et le Japon ont aussi initi&#233; une politique mon&#233;taire similaire qui a port&#233; les taux d'int&#233;r&#234;t officiels &#224; des niveaux extr&#234;mement bas. D&#233;j&#224; en Janvier 2009, le taux d'int&#233;r&#234;t de la Federal Reserve des Etats-Unis &#233;tait de 0,25% et celui de la Banque d'Angleterre &#233;tait de 1,5%, se situant chacun au niveau le plus bas, sur l'ensemble des taux connus depuis la cr&#233;ation respective de ces institutions en 1913 et 1694. (BOE,2009 ; Econ Stats ; 2009)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les tentatives de la Federal Reserve pour diminuer le taux d'int&#233;r&#234;t et le processus d'appr&#233;ciation du dollar observ&#233; jusqu'aux premiers mois de 2009 avaient, apparemment cr&#233;&#233;e une situation favorable pour le th&#232;me de la dette externe (Toussaint, 2009). Cependant, cette situation ne devrait pas se maintenir et, de fait, la contraction du cr&#233;dit au niveau international aggrave dramatiquement les conditions pour les nouveaux pr&#234;ts, de tous types, commerciaux, de refinancement&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour ce qui a trait aux prix des mati&#232;res premi&#232;res, la situation s'av&#232;re aussi &#234;tre diff&#233;rente. L'augmentation des prix des produits de base observ&#233;e depuis le d&#233;but de la d&#233;cennie, a &#233;t&#233; constat&#233;e fondamentalement dans le cas d'une part des minerais, minerais m&#233;tallif&#232;res, m&#233;taux et d'autre part du p&#233;trole brut, qui enregistr&#232;rent une augmentation annuelle de 41% et 27% respectivement entre 2003 et 2006. L'indice de prix des minerais et des m&#233;taux a atteint des niveaux sans pr&#233;c&#233;dents en 2006 (pr&#232;s de 240% de la moyenne annuelle pour la p&#233;riode 2000-2005.) (CNUCED,.2007)&lt;br class='autobr' /&gt;
Ces prix continu&#232;rent leur solide ascension jusqu'au premier semestre 2008. Cependant, depuis la mi-Novembre, les prix commenc&#232;rent &#224; baisser, et cette baisse &#233;tait accompagn&#233;e de la perte des opportunit&#233;s engendr&#233;es par la majorit&#233; des augmentations du premier semestre de l'ann&#233;e.&lt;br class='autobr' /&gt;
La chute subite n'est rien d'autre que le reflet des impacts provoqu&#233;s par la d&#233;c&#233;l&#233;ration de la croissance mondiale (Voir Annexe I et II)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Juillet 2008, les prix de l'&#233;nergie, libell&#233;s en dollars, avaient augment&#233; de 80% par rapport &#224; l'ann&#233;e ant&#233;rieure, tandis que pour les prix des produits de base, en dehors de l'&#233;nergie, l'augmentation avait &#233;t&#233; de 35%. (BM,2009)&lt;br class='autobr' /&gt;
En 2008, presque toutes les augmentations, des prix des produits de base, &#224; l'exception de l'&#233;nergie, &#233;taient provoqu&#233;es par les c&#233;r&#233;ales (60%), les graisses et les huiles (34%) et les engrais (140%). Quant aux prix des m&#233;taux, qui avaient rapidement augment&#233; entre 2003 et 2008, l'augmentation au premier semestre 2008 &#233;tait seulement de 8% (BM,2009). On peut donc dire que la quasi-totalit&#233; des prix des produits de base a atteint un pic au d&#233;but voire mi 2008 et la majorit&#233; a rechut&#233; consid&#233;rablement depuis. (BM, 2009)&lt;br class='autobr' /&gt;
Les prix du p&#233;trole brut chut&#232;rent de 143 dollars le baril au d&#233;but Juillet, &#224; moins de 50 dollars le baril au milieu du mois de Novembre. La chute du prix peut trouver ses causes dans la diminution de la demande enregistr&#233;e dans les pays membres de l'OCDE, l'appr&#233;ciation du dollar dans la deuxi&#232;me moiti&#233; de 2008 et l'incertitude, &#224; ce moment l&#224;, autour de la crise financi&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Automatiquement, la chute dramatique dans les prix du p&#233;trole brut provoqua une baisse du reste des produits de base, fondamentalement &#224; cause de la relation existant entre ces march&#233;s, &#224; travers les co&#251;ts de production. D'autres causes sont li&#233;es &#224; la contraction de la demande provenant des pays &#233;mergeants, comme la Chine, l'Inde et le Br&#233;sil, ainsi qu'aux changements dans la structure du march&#233; &#233;nerg&#233;tique suite &#224; l'essor des agrocombustibles. (Annexe I et II)&lt;br class='autobr' /&gt;
La r&#233;cession mondiale a aussi eu un impact sur les exportations de produits manufactur&#233;s. La Chine sp&#233;cialement a connu des difficult&#233;s dans ce secteur. En 2008, le commerce de textiles et de tissus, comprenant la confection, les produits textiles, des ornements et des accessoires, repr&#233;sentait 185 milliards de dollars pour la Chine et refl&#233;taient une augmentation de 8,2% par rapport &#224; 2007, cependant, ce taux de croissance a &#233;t&#233; inf&#233;rieur de 10,7 points de pourcentage &#224; celui de l'ann&#233;e ant&#233;rieure. (Gouvernement chinois, 2009)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut affirmer que la conjoncture qui favorisait les PED exportateurs de ces produits de base, y compris quelques produits manufactur&#233;s, qui avait permis d'accumuler des exc&#233;dents commerciaux importants dans l'actuelle d&#233;cennie, a remarquablement chang&#233;. (Voir Annexe I)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le cas de la Chine constitue un exemple dans ce sens. L'exc&#233;dent commercial de la Chine a cr&#251; de 47,7% en 2007 et avait d&#233;pass&#233; les 260 milliards de dollars, un chiffre record (Pueblo en Linea, 2008). N&#233;anmoins, en 2008, l'exc&#233;dent commercial avait seulement augment&#233; de 32 millions de dollars et la croissance du commerce ext&#233;rieur s'arr&#234;ta &#224; seulement 17% par rapport &#224; l'ann&#233;e pr&#233;c&#233;dente. (Gouvernement chinois, 2009a)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut aussi affirmer que les PED exportateurs de p&#233;trole, gaz et min&#233;raux, et de produits manufactur&#233;s, qui avaient accumul&#233; d'importantes r&#233;serves de devises internationales les verront probablement diminuer, &#224; mesure qu'ils devront affronter d'autres programmes d'urgence pour faire face &#224; la crise.&lt;br class='autobr' /&gt;
En D&#233;cembre 2007, la Chine, Hong Kong, la Russie, la Cor&#233;e du Sud, l'Inde et le Br&#233;sil poss&#233;daient 40% des r&#233;serves de devises internationales. Sur l'ensemble des devises, r&#233;pertori&#233;es dans le monde repr&#233;sentant &#224; peu pr&#232;s 6 000 milliards de dollars, 4 600 milliards de dollars appartenaient aux PED. (COFER,2007)&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour le troisi&#232;me trimestre de 2008, les r&#233;serves internationales r&#233;pertori&#233;es tournaient autour de 6 800 milliards de dollars, dont 5 300 milliards de dollars dans les PED. Dans la p&#233;riode comprise entre 1999 et 2008 les r&#233;serves exprim&#233;es en dollars sont pass&#233;es de 71% &#224; 62,5% pendant que celles exprim&#233;es en Euros augmentaient de 18% &#224; 27% (COFER,2009).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, les impacts relatifs au commerce international et la chute dans les flux de capitaux, affectent probablement ces volumes de r&#233;serves. De plus, il faut prendre en compte les fluctuations dans les taux de change qui, aussi, affectent la composition des r&#233;serves.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour la Chine, premier pays d&#233;tenteur de r&#233;serves internationales, une telle situation doit &#234;tre prise en compte. Les r&#233;serves de la Chine, les plus grandes du monde, totalisent 1 946 milliards de dollars fin D&#233;cembre 2008, la date la plus r&#233;cente pour laquelle des chiffres officiels sont disponibles. (Bureau National des Statistiques, 2009). Les donn&#233;es des r&#233;serves au premier trimestre, doivent &#234;tre publi&#233;es en Avril.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une diminution soutenue des r&#233;serves signifierait que la Chine dispose de moins d'argent &#224; destiner aux bons du tr&#233;sor des Etats-Unis, &#224; un moment o&#249;, pour le gouvernement des Etats-Unis, il semble d&#233;terminant d'acc&#233;l&#233;rer les &#233;missions de dettes. De plus, il semble logique de penser que les autorit&#233;s chinoises sont pr&#233;occup&#233;es par la s&#233;curit&#233; des actifs chinois aux Etats-Unis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les r&#233;serves chinoises peuvent d&#233;j&#224; &#234;tre affect&#233;es par les diff&#233;rents impacts provoqu&#233;s par la crise. En premier lieu, par la contraction du commerce ext&#233;rieur &#224; laquelle s'ajoute les fluctuations mon&#233;taires. Au d&#233;but de la crise, on pouvait observer la hausse du dollar gr&#226;ce &#224; la demande d'un refuge s&#251;r et le rapatriement des fonds des banques, compagnies et d'investisseurs touch&#233;s par la crise. De fait, l'appr&#233;ciation du dollar r&#233;duit la valeur des actifs non libell&#233;s en dollars. Tel est le cas de l'Euro, en effet on a pu observer que parti d'un maximum de 1,4146 dollars enregistr&#233; le 31 D&#233;cembre, l'Euro a baiss&#233; &#224; 1,2775 dollars le 30 Janvier. Dans ce sens, les r&#233;serves libell&#233;es en Euros ont vu diminuer leur valeur.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'autre facteur pr&#233;sent dans la conjoncture internationale actuelle et qui aura sans aucun doute un effet sur le processus d'endettement externe du monde en d&#233;veloppement est la possible r&#233;traction des niveaux de commerce international. La Banque Mondiale a pr&#233;vu une d&#233;c&#233;l&#233;ration prononc&#233;e du commerce mondial &#224; partir d'une baisse de 2,1% du volume de ses exportations, ce qui impliquerait son premier recul en 27 ans, sa premi&#232;re contraction depuis 1982. (BM, 2009)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il en ressort de mani&#232;re &#233;vidente que les niches commerciales pour les PED fondent comme neige au soleil au fur et &#224; mesure que s'aggrave la r&#233;cession dans les pays d&#233;velopp&#233;s. Celle-ci contribuera aussi la disparition des cr&#233;dits &#224; l'export et le rench&#233;rissement des assurances d'exportation. De plus, le mouvement dans les flux mondiaux de capitaux s'est invers&#233;, fondamentalement, comme cons&#233;quence des &#233;normes pertes observ&#233;es sur les march&#233;s financiers.&lt;br class='autobr' /&gt;
Au cours du deuxi&#232;me trimestre de 2008, bien des march&#233;s financiers dans les PED observaient une augmentation des capitaux &#224; risques provenant des pays d&#233;velopp&#233;s affect&#233;s par la crise financi&#232;re, sp&#233;cialement des Etats-Unis. Cependant cette tendance f&#251;t de tr&#232;s courte dur&#233;e (Toussaint, 2009)&lt;br class='autobr' /&gt;
Apr&#232;s une p&#233;riode de pr&#232;s de 2 ans (2007-2008), pendant laquelle beaucoup des march&#233;s &#233;mergeants ont fait face &#224; l'arriv&#233;e de montants importants de flux de capitaux, cette tendance semble s'&#234;tre actuellement invers&#233;e. On s'attend &#224; une r&#233;duction de 50% des flux priv&#233;s par rapport &#224; l'ann&#233;e 2007. Les flux nets de capitaux priv&#233;s destin&#233;s aux PED sont pass&#233;s de approximativement, 1000 milliards en 2007 &#224; 530 milliards en 2009, ce qui implique une r&#233;duction du PIB de 7 ,7% &#224; 3%. (BM, 2009)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une telle situation placera de fortes pressions sur les monnaies nationales et les &#233;conomies des pays impliqu&#233;es, sp&#233;cialement pour celles qui se sont repos&#233;es sur ces flux pour financer leur d&#233;ficit fiscal et dont la balance des paiements est particuli&#232;rement vuln&#233;rable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus, l'inversion de la tendance pourrait aussi d&#233;cha&#238;ner, ce qui semblerait logique, un renforcement des contr&#244;les et de la protection sur les march&#233;s &#233;mergeants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si l'on prend en compte que la crise de 1982 a &#233;clat&#233;, pr&#233;cis&#233;ment, suite aux restrictions s&#233;v&#232;res en mati&#232;re de cr&#233;dit pour les PED, il ne para&#238;t pas utopique de penser que le ph&#233;nom&#232;ne puisse se r&#233;p&#233;ter, y compris parce que les conditions de d&#233;part sont actuellement beaucoup plus complexes. D'une part, les conditions de solidit&#233; financi&#232;res relative, garanties par le commerce ext&#233;rieur ou le volume de r&#233;serves internationales accumul&#233;es, ne seront d&#233;j&#224; plus les m&#234;mes et ce, en cons&#233;quence de leur &#233;minent caract&#232;re conjoncturel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus, comme il a &#233;t&#233; signal&#233;, la contraction du cr&#233;dit aggrave les conditions pour les nouveaux pr&#234;ts, ajoutant de la vuln&#233;rabilit&#233; et de la fragilit&#233; aux conditions financi&#232;res des pays fortement endett&#233;s et &#233;prouvant des difficult&#233;s de paiements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;volution de la Dette Externe et de la Dette Interne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dette externe&lt;br class='autobr' /&gt;
Selon les chiffres du FMI d'Octobre 2008, le montant de la dette externe des PED s'est maintenu autour de 2 700 milliards de dollars |1|. (WEO,2008)&lt;br class='autobr' /&gt;
De mani&#232;re croissante, la tendance &#224; l'endettement s'est maintenue dans les r&#233;gions telles que l'Asie et l'Europe Centrale et Orientale, ainsi que dans la Communaut&#233; des Etats Ind&#233;pendants (CEI). Durant l'ann&#233;e 2008 on a pu observer cette tendance qui tendra &#224; augmenter en 2009 suite au d&#233;veloppement des pr&#234;ts dirig&#233;s vers ces r&#233;gions, sp&#233;cialement vers les pays consid&#233;r&#233;s en transition et vers les pays &#233;mergeants d'Asie.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cette situation se refl&#232;te dans la place des r&#233;gions dans l'endettement total. Pendant que l'Afrique et l'Am&#233;rique Latine ont diminu&#233; leur part relative dans l'endettement, d'autres r&#233;gions ont augment&#233; le montant de leur dette externe. Pour 2008, les r&#233;gions participaient au total de l'endettement de mani&#232;re suivante : l'Afrique repr&#233;sentait 5,7% ; l'Asie 25,1% ; le Moyen-Orient 9,2% ; l'Europe de l'Est 23,3% ; la Communaut&#233; des Etats Ind&#233;pendants 16,7% et l'Am&#233;rique Latine 19,8%. (WEO,2008)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les calculs effectu&#233;s r&#233;v&#232;lent que durant la p&#233;riode 1986-2008, les PED ont pay&#233; 5 800 milliards de dollars au titre du service de la dette, ce qui fait une moyenne annuelle d'&#224; peu pr&#232;s 268 milliards de dollars. (WEO,2008)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rien qu'entre 2000 et 2008, le Tiers-Monde a pay&#233; 3 100 milliards de dollars au titre de service de la dette, ce qui donne une moyenne annuelle de 350 milliards de dollars. (WEO,2008)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La croissance de la dette exp&#233;riment&#233;e dans les pays de l'Europe Centrale et Orientale et de la CEI para&#238;t remarquable. Dans la p&#233;riode comprise entre 1995 et 2008, ces r&#233;gions ont d&#233;j&#224; pay&#233; au titre d'int&#233;r&#234;t, autour de 1 900 milliards de dollars et leur dette totale est de 2 800 milliards de dollars. (WEO,2008)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les nouvelles conditions dans la conjoncture internationale aiguisent la crise sociale et &#233;conomique d&#233;j&#224; provoqu&#233;e par le fouet de la Dette Externe. Jusqu'en 2008, aucune des initiatives d&#233;velopp&#233;es par les cr&#233;anciers n'a donn&#233; de solution &#224; ce probl&#232;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'initiative pour la r&#233;duction de la dette externe dans les Pays Pauvres Tr&#232;s Endett&#233;s (PPTE)&lt;br class='autobr' /&gt;
apporte peu de r&#233;sultats et souvent peu pertinents. Jusqu'&#224; maintenant, seuls 41 pays sont catalogu&#233;s comme &#233;ligibles ou potentiellement &#233;ligibles pour cette initiative, 23 pays re&#231;oivent un all&#232;gement de dette par le FMI et d'autres cr&#233;anciers. Neuf pays ont atteint le point de d&#233;cision et commencent &#224; recevoir quelque all&#232;gement de dette jusqu'&#224; ce que d&#233;bute la nouvelle &#233;tape et 9 nouveaux pays ont &#233;t&#233; identifi&#233;s. (FMI, 2007, 2008) (Voir Annexe IV, V, VI)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, le montant total destin&#233; &#224; l'initiative PPTE est estim&#233; &#224; 68 milliards de dollars. La moiti&#233; des ressources provient des cr&#233;anciers bilat&#233;raux et le reste provient des Institutions.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les paquets d'all&#232;gements de dettes approuv&#233;s concernent 33 pays, dont 26 pays africains et repr&#233;sentent 46 milliards de &#233;chelonn&#233;s sur plusieurs ann&#233;es. Ce montant s'av&#232;re &#234;tre insignifiant, surtout lorsqu'on le compare aux 30 milliards de dollars en moyenne, pay&#233; annuellement au titre de service de la dette par l'Afrique entre 1990 et 2008. (WEO, 2008)&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans les conditions actuelles de la crise globale, les cons&#233;quences peuvent devenir plus graves encore pour l'endettement externe des pays du Tiers-Monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dette Interne&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis le milieu des ann&#233;es 90, la dette publique dans les PED augmente. Entre 2000 et 2008, cette dette a atteint un niveau important dans les pays &#224; revenus interm&#233;diaires. Au d&#233;but de la d&#233;cennie actuelle, cette tendance s'est aggrav&#233;e, ce qui ajoute des &#233;l&#233;ments potentiels de d&#233;t&#233;rioration additionnelle au niveau de vie de ces populations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon les estimations de la Banque Mondiale, durant la p&#233;riode 2005-2007, la dette publique interne des PED a tripl&#233;, passant de 1 300 milliards de dollars &#224; 2 500 milliards de dollars, ce qui repr&#233;sente 2,5 fois le montant de la dette externe du Tiers-Monde, qui, en 2005 avait d&#233;j&#224; atteint les 1 400 milliards de dollars. De plus, le paiement au titre de service de la dette publique interne s'&#233;levait en 2007 &#224; 600 milliards c'est-&#224;-dire le triple de ce qui &#233;tait pay&#233; au nom de service de la dette externe. (World Bank, 2006 ; Toussaint, 2009)&lt;br class='autobr' /&gt;
Si on ajoute les montants pay&#233;s au titre de service de la dette publique interne et ceux au service de la dette publique externe on observe que le montant d&#233;passe la valeur astronomique de 800 milliards de dollars, un chiffre comparable au total de la dette externe de l'Am&#233;rique Latine en 2008 (Toussaint, 2009, WEO, 2008)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Fond Mon&#233;taire International et la crise globale&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La crise globale repr&#233;sente un &#233;norme d&#233;fi pour le FMI. Il est admis que cette institution n'est pas en condition de pouvoir financer les Etats-Unis ou quelconque autre pays d&#233;velopp&#233; touch&#233; de plein fouet par la crise, &#224; l'exception peut &#234;tre de l'Islande.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Ao&#251;t 2008, le FMI disposait d'un montant de ressources financi&#232;res &#233;valu&#233; &#224; 352 milliards de dollars, desquels 257 milliards &#233;taient des ressources disponibles. La plus grande valeur de pr&#234;ts enregistr&#233;s par le FMI &#233;tait de 30 milliards, pour les 4 trimestres de 1998, quand la crise financi&#232;re asiatique &#233;tait &#224; son apog&#233;e. (IMF, 2008c)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au cours de la crise financi&#232;re en Argentine, Br&#233;sil, Uruguay et Turquie, entre juin 2001-2003, le FMI pr&#234;ta autour de 40 milliards de dollars. La derni&#232;re fois que les pays d&#233;velopp&#233;s ont frapp&#233; aux portes du FMI c'&#233;tait entre 1976 et 1978, quand la Grande-Bretagne, l'Italie et l'Espagne durent faire appel au FMI afin d'affronter la crise d&#251; &#224; l'augmentation de prix du p&#233;trole. (IMF, 2008c)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'expansion des flux financiers et commerciaux, auquel s'ajoutait l'accumulation des &#233;normes volumes de r&#233;serves internationales a provoqu&#233; la diminution de la demande de pr&#234;ts en provenance du FMI, ce qui affaibli sa position budg&#233;taire. En 2003, le FMI r&#233;v&#233;la un solde exceptionnel de 110 milliards de pr&#234;ts alors que le 30 Septembre 2008 ceux-ci avaient diminu&#233; de 92,6 milliards de dollars et se trouvaient autour de 17,72 milliards de dollars. Ce qui rend compr&#233;hensible la proposition du Fonds de vendre une partie de ses r&#233;serves en or. (IFM, 2008c)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Beaucoup de pays soutiennent aujourd'hui que le FMI, dans son &#233;tat actuel, n'est plus repr&#233;sentatif des tendances qui se sont op&#233;r&#233;es r&#233;cemment &#224; l'&#233;chelle globale. Plusieurs pays, particuli&#232;rement dans le Sud Est Asiatique et en Am&#233;rique Latine, ont avanc&#233; qu'il fallait transformer le syst&#232;me de quota afin de v&#233;ritablement refl&#233;ter le nouveau r&#244;le dans l'&#233;conomie mondiale qu'occupent les pays &#233;mergeants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, la crise lui a conf&#233;r&#233; une nouvelle opportunit&#233; pour pouvoir rena&#238;tre (de ses cendres) tel un ph&#233;nix. Sans doute les nouveaux pr&#234;ts cr&#233;eront de nouveaux liens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'exemple r&#233;cent de l'Islande est &#224; ce titre embl&#233;matique. La situation islandaise est tellement grave que le gouvernement a sollicit&#233; l'aide du FMI en m&#234;me temps qu'il sollicitait un pr&#234;t de 4 milliards de dollars aupr&#232;s de la Russie. Le pays est pass&#233;, du jour au lendemain, d'un &#233;tat de pays prosp&#232;re &#224; un &#233;tat de chaos financier, ce qui &#224; g&#233;n&#233;r&#233; un &#233;norme d&#233;boussolement aupr&#232;s de ses 300 000 habitants. Les autorit&#233;s ont nationalis&#233; des banques comme Kaupthing Landsbanki et Glitnir. On sait aujourd'hui que le volume de n&#233;goce de ces entit&#233;s, au cours des derni&#232;res ann&#233;es, avait multipli&#233; par 10 le PIB du pays. Le pays avait chang&#233; au cours des deux derni&#232;res d&#233;cennies. En 2003, les march&#233;s financiers &#233;taient d&#233;r&#233;gul&#233;s et les banques privatis&#233;es, ce qui a entra&#238;n&#233; un mouvement de capitaux tr&#232;s fort et permis aux entit&#233;s financi&#232;res de cro&#238;tre &#224; l'ext&#233;rieur. Quelques experts expliquent la conqu&#234;te des march&#233;s en Grande-Bretagne par les banques mentionn&#233;es, gr&#226;ce au fait qu'elle offraient des int&#233;r&#234;ts sup&#233;rieurs de plus de 10%, captant ainsi l'&#233;pargne britannique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;j&#224; en Mars 2006, les co&#251;ts des Fonds de garanties des d&#233;p&#244;ts priv&#233;s pour les banques Landsbanki et Kaupthing &#233;taient bien sup&#233;rieurs - respectivement 6% et 8,5% - aux autres banques europ&#233;ennes. Le 14 Octobre 2008 se produisait le crash de la bourse islandaise, avec une chute de 77% en une journ&#233;e. Les trois banques priv&#233;es signal&#233;es, ont perdu pratiquement toute leur valeur boursi&#232;re. (The Wall Street Journal, 2008)&lt;br class='autobr' /&gt;
Le 20 Novembre 2008 le conseil d'administration du FMI approuvait un pr&#234;t de 2,1 milliards de dollars pour l'Islande. Le pays recevrait un cr&#233;dit imm&#233;diat de 827 millions de dollars et le montant restant se diviserait par paquets de 155 millions de dollars tous les 2 ans. (El Pais.com, 2008)&lt;br class='autobr' /&gt;
Le paquet du FMI, est le premier conc&#233;d&#233; &#224; un pays de l'Europe Occidentale. Le seul ant&#233;c&#233;dent similaire est le paquet de sauvetage &#224; la Grande-Bretagne en 1976. Les conditions pour le paquet de l'Islande sont les conditions traditionnelles et comprennent l'augmentation des taux d'int&#233;r&#234;ts, la r&#233;duction de d&#233;penses du gouvernement. Des param&#232;tres identiques &#224; ceux employ&#233;s pour les &#233;conomies d'Am&#233;rique Latine dans les ann&#233;es 80 ou en Asie en 1997-1998, et comme il a &#233;t&#233; prouv&#233; dans les cas ant&#233;rieurs, les impacts d&#233;riv&#233;s de leur application approfondiront seulement la r&#233;cession.&lt;br class='autobr' /&gt;
Apr&#232;s l'accord initial avec le FMI, l'Islande &#233;leva ses taux d'int&#233;r&#234;ts de 12% &#224; 18% pour tenter de renforcer la devise. La derni&#232;re fois que la Sedlabanki avait rabaiss&#233;e les taux d'int&#233;r&#234;ts &#233;tait en Octobre 2008, quand elle les baissait de 3,5% afin qu'ils se situent autour de 12%. Cependant, avec l'accord du FMI ils remontent. Avec cette proposition, on a vu s'&#233;lever le prix des pr&#234;ts pour les familles et les entreprises nationales, d&#233;j&#224; rendus vuln&#233;rables par le processus de d&#233;valuation, occasionn&#233; par la fuite des capitaux vers d'autres monnaies. (Expansion.com, 2009)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux mois apr&#232;s l'accord avec le FMI et en cons&#233;quences du m&#233;contentement social et des protestations, la faillite &#233;conomique entra&#238;na la d&#233;mission du gouvernement islandais le 26 janvier 2009, en cons&#233;quences de quoi se forma un autre gouvernement provisoire de coalition avec &#224; sa t&#234;te la sociale d&#233;mocrate J&#243;hanna Sigurdard&#243;ttir, qui a dirig&#233; le pays jusqu'&#224; la tenue des &#233;lections le 25 avril.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 18 mars 2009, la Banque Centrale d'Islande (Sedlabanki) baissa les taux d'int&#233;r&#234;t de 1% pour atteindre un taux de 17%, ce qui fut la premi&#232;re baisse effectu&#233;e en cinq mois, depuis l'octroi du cr&#233;dit avec le FMI. (Expansion.com)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant les pr&#234;ts du FMI ont continu&#233; leur transit par l'Europe de l'Est. Le FMI a conclu des n&#233;gociations avec la Hongrie en octobre 2008, accordant un montant de 16 milliards de dollars et exigeant des autorit&#233;s d'appliquer de profondes r&#233;ductions des d&#233;penses budg&#233;taires. De plus, les employ&#233;s du secteur public ne recevront pas leur prime annuelle, repr&#233;sentant presque 8% de leur salaire, salaire qui sera gel&#233; &#224; son niveau d'alors au moment de la signature avec le FMI. Comme si cela ne suffisait pas, le syst&#232;me des pensions subira aussi de s&#233;v&#232;res baisses, au moment m&#234;me o&#249; les autorit&#233;s se sont engag&#233;es &#224; ne pas diminuer les imp&#244;ts. (IMF, 2008b)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces promesses ont &#233;t&#233; faites par le gouvernement de Hongrie dans la lettre d'intention au FMI. La conditionnalit&#233; officielle du FMI en cette occasion paraissait minime, mais incluait des objectifs standard en ce qui concerne l'inflation et le paiement de la dette externe, comme par exemple des restrictions de l'&#233;quilibre fiscal en g&#233;n&#233;ral. Cependant, Laszl&#243; Andor, le fonctionnaire hongrois d&#233;sign&#233; pour prendre part aux n&#233;gociations &#224; la Banque Europ&#233;enne pour la Reconstruction et le D&#233;veloppement, d&#233;clara &#224; ce sujet l&#224; : &#171; Quand le FMI impose ses conditions strictes, les pr&#233; requis pour la consolidation se tournent alors in&#233;vitablement vers l'&#233;conomie r&#233;elle et les cons&#233;quences sociales. &#187; (Brettonwoodsproject, 2009).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le montant octroy&#233; &#224; la Hongrie alors dans une situation peu stable a &#233;t&#233; compl&#233;t&#233; par plus de 8 milliards de dollars de pr&#234;ts par l'Union Europ&#233;enne. La situation dans le pays ne fut pas tr&#232;s stable. De fait, le FMI parait s'&#234;tre r&#233;tract&#233; sur une de ses conditions les plus strictes dans le cas de la Hongrie, puisqu'&#224; partir de l'augmentation rapide des taux d'int&#233;r&#234;ts, de la d&#233;valuation de la monnaie et du pr&#234;t cons&#233;quent du FMI l'ann&#233;e pass&#233;e, le pays fit face &#224; une d&#233;valuation de 22% de sa monnaie en janvier 2009 et les autorit&#233;s d&#233;cid&#232;rent de d&#233;dommager les travailleurs du secteur public qui &#233;taient sur le point de perdre leurs primes annuelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Ukraine arriva &#224; un accord avec le FMI en novembre pour un montant de 16,5 milliards de dollars et bien qu'il ne soit pas possible de se procurer la lettre d'intention li&#233;e &#224; ce pr&#234;t, le repr&#233;sentant permanent du FMI fit remarquer &#224; la presse que le d&#233;ficit fiscal gouvernemental se limitera &#224; 1% en 2008, inf&#233;rieur de 1% au plan originel, et devra &#234;tre &#233;limin&#233; en 2009. (Brettonwoodsproject, 2009)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un autre pays de la r&#233;gion, la Serbie, signa &#233;galement un accord &#171; Stand-By &#187; avec le FMI en novembre, pour une valeur de 500 millions de dollars. L'accord comprend la promesse de la part des autorit&#233;s serbes de maintenir son d&#233;ficit fiscal pour 2009 de 1,5% du PIB, alors qu'il &#233;tait de 2,7% en 2008. (Brettonwoodsprojects, 2009)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Bi&#233;lorussie a sign&#233; un pr&#234;t de 2,5 milliards de dollars avec le FMI mi janvier 2009, et a proc&#233;d&#233; de ce fait &#224; une d&#233;valuation de 25% de sa monnaie. Les notes de presse du FMI r&#233;v&#232;lent que : &#171; L'objectif des mesures de durcissement fiscal est dirig&#233; sp&#233;cialement vers la r&#233;duction de l'investissement et de la consommation. L'augmentation des salaires sera lente et l'investissement public sera contraint. &#187; Il est ajout&#233; que &#171; le programme consid&#232;re la lib&#233;ralisation &#233;conomique comme une priorit&#233; &#187;. (Brettonwoodsproject, 2009).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le panorama du groupe de pays consid&#233;r&#233;s &#224; bas revenus est vraiment dramatique. Fin 2008, le Malawi contracta un pr&#234;t aupr&#232;s du Fonds d'appui &#233;conomique de 77 millions, le S&#233;n&#233;gal de 75 millions, les Comores convinrent d'un accord de 3 millions de dollars, et la R&#233;publique du Kirghizistan un de 100 millions de dollars.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La crise et le FMI&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pr&#233;c&#233;demment la crise, les doutes en ce qui concerne les politiques du FMI et ses r&#233;elles capacit&#233;s &#224; faire face &#224; la crise &#233;taient importants. Alors que des protestations mondiales revendiquent la n&#233;cessit&#233; d'une r&#233;forme majeure du Syst&#232;me Mon&#233;taire Financier International et de ses institutions, c'est &#224; ce moment l&#224; que le FMI se renforce.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Conseil Ex&#233;cutif du FMI approuva une importante r&#233;vision du cadre de pr&#234;t de l'organisme qui inclut la cr&#233;ation d'une nouvelle ligne de cr&#233;dit : la Ligne de Cr&#233;dit Flexible (FCL), outil par lequel le FMI pr&#233;tend assumer les pr&#234;ts avec l'hypoth&#233;tique objectif d'&#233;viter que la crise n'empire dans les pays o&#249; les politiques et l'histoire financi&#232;re sont &#171; tr&#232;s solides &#187;. (El Mundo, 2009).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Evidemment, il est impossible d'&#233;viter dans ce contexte les conditionnalit&#233;s. L'acc&#232;s &#224; la FCL sera d&#233;termin&#233; &#171; cas par cas &#187; et non par &#171; le programme traditionnel &#187; du FMI. Cet acc&#232;s flexible sera justifi&#233; &#171; par la solidit&#233; historique des pays &#187; dont les politiques &#233;conomiques devront &#234;tre &#171; solides &#187; et de &#171; confiance &#187;. (El Mundo, 2009).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous les pays ne pourront avoir acc&#232;s &#224; cette ligne de cr&#233;dit. Seuls ceux qui remplissent les param&#232;tres et les exigences du FMI, dans ce cas, seulement ceux consid&#233;r&#233;s comme &#233;mergents et dont les performances &#233;conomiques ces derni&#232;res ann&#233;es ont &#233;t&#233; relativement meilleures. Ils devront &#234;tre par cons&#233;quent, en bon leader, en meilleures conditions pour faire face &#224; la crise actuelle. Mais il n'a jamais &#233;t&#233; question de prendre en consid&#233;ration les pays dont la situation est vraiment d&#233;sastreuse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette nouvelle ligne de cr&#233;dit remplace le programme de Facilit&#233;s de Liquidit&#233;s &#224; Court Terme (SLF), qui &#233;tait beaucoup plus limit&#233; en ce qui concerne sa p&#233;riode de remboursement. Le FCL ne fixe pas de limite d'acc&#232;s aux fonds et &#233;tablit jusqu'&#224; cinq ans la p&#233;riode de remboursement, par rapport aux neuf mois pour la SLF. L'id&#233;e du FMI est que &#171; le concept d'une ligne de cr&#233;dit disponible pour pr&#233;venir n'importe quelle crise, r&#233;serv&#233; seulement aux pays avec des fondamentaux tr&#232;s solides, et avec toutes ses caract&#233;ristiques flexibles, est nouveau &#187;. (El Mundo, 2009).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plusieurs mois avant cette d&#233;cision, certains pays comme la Hongrie, la Lettonie, l'Ukraine, la Serbie, l'Islande et la Bi&#233;lorussie ont fait appel au FMI pour obtenir des pr&#234;ts de dernier recours puisque leurs &#233;conomies connaissaient des chocs dus &#224; la crise globale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malheureusement, les programmes con&#231;us par le FMI pour faire face &#224; la crise financi&#232;re montr&#232;rent que la conditionnalit&#233; la plus importante traditionnellement demand&#233;e par le FMI et en r&#233;f&#233;rence &#224; l'indispensable ajustement fiscal, pour la plupart des candidats aux pr&#234;ts, continuent d'&#234;tre en t&#234;te de liste au moment de conc&#233;der les cr&#233;dits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me si fin 2008, on pouvait observer certains mouvements dans ce sens, et sachant que le directeur g&#233;n&#233;ral du FMI, Dominique Strauss-Kahn, avait demand&#233; un processus de r&#233;vision de tous les instruments de pr&#234;ts et de la conditionnalit&#233;, beaucoup d'experts ont assur&#233;s que ces r&#233;visions avaient &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;es de mani&#232;re pr&#233;cipit&#233; et sans grande transparence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;vision de la conditionnalit&#233; du FMI doit &#234;tre discut&#233; par l'Assembl&#233;e au premier trimestre 2009. Le premier argument flagrant est que ce processus analysera seulement la conditionnalit&#233; des pr&#234;ts du FMI avec les pays &#224; revenus interm&#233;diaires. Il ne faut pas oublier que la derni&#232;re r&#233;vision de la conditionnalit&#233; entreprise par le FMI dans la p&#233;riode 2001 et 2003, fut peu transparente, sans consultation publique, et ne donna pas la possibilit&#233; aux acteurs externes d'en discuter. (IMF, 2008a).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec cette r&#233;vision de la conditionnalit&#233;, deux br&#232;ves consultations ont &#233;t&#233; instaur&#233;es fin 2008, pour lesquelles une page Internet, un num&#233;ro de t&#233;l&#233;phone, et une adresse mail ont &#233;t&#233; cr&#233;&#233;s pour permettre l'envoi des commentaires. (Brettonwoodsproject, 2009).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien qu'il semble &#233;vident que les conditions des pr&#234;ts ne peuvent pas &#234;tre analys&#233;es de la m&#234;me mani&#232;re dans les pays &#224; revenus interm&#233;diaires et dans les pays &#224; faible revenu, dans la r&#233;alit&#233;, la conditionnalit&#233; des pays &#224; faible revenu continue d'&#234;tre exacerb&#233;e, tout comme on consid&#232;re que le FMI doit maintenir son r&#244;le de pr&#234;teur &#224; moyen terme envers les pays les plus pauvres. (Brettonwoodsproject, 2009).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ce sens, le durcissement des conditions, d&#233;j&#224; r&#233;guli&#232;rement critiqu&#233;es, des pr&#234;ts pourrait affecter encore plus les pays impliqu&#233;s, et surtout avec les conditions actuelles. Quelques ONG r&#233;pondirent &#224; la proposition offerte. Oxfam international, par exemple, pria instamment le FMI qu'il &#171; r&#233;vise les grandes lignes des conditions actuelles &#187; pour qu'il l&#226;che la pression en ce qui concerne la privatisation, la lib&#233;ralisation du commerce et les plafonds des comptes des salaires du secteur public &#187;. (Brettonwoodsproject, 2009)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais alors que se d&#233;veloppent ces r&#233;visions, le FMI a continu&#233; de conc&#233;der des pr&#234;ts durant la crise &#224; des conditions extr&#234;mement dures. Dans la plupart des cas, les nouveaux pr&#234;ts ont &#233;t&#233; d&#233;livr&#233;s &#224; des pays qui ne se trouvaient pas parmi les plus pauvres de la plan&#232;te, ce qui a de plus, conf&#233;r&#233; des &#233;l&#233;ments nouveaux &#224; ce processus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Conclusions&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ann&#233;e 2009 para&#238;t d&#233;terminante dans le contexte actuel de la dette externe. Les ph&#233;nom&#232;nes actuels li&#233;s &#224; la crise globale ont ajout&#233; vuln&#233;rabilit&#233; et incertitude &#224; cet ancien fardeau. Alors que ces derni&#232;res ann&#233;es, pour faire face au paiement de la dette, des moyens se sont d&#233;velopp&#233;s, mais dans le contexte actuel de nombreux facteurs favorables disparaissent devant la contraction du cr&#233;dit, des flux financiers et des transferts des migrants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si &#224; ce cas de figure, on ajoute la hausse et le durcissement des termes de contraction des cr&#233;dits, nous pourrions &#234;tre en pr&#233;sence d'une situation potentiellement explosive en terme de dette externe et de ses impacts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autant l'augmentation des taux d'int&#233;r&#234;t li&#233;s &#224; la dette externe, que le niveau parfois encore plus &#233;lev&#233; des taux d'int&#233;r&#234;ts internes, accentuent la crise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors que les pays cr&#233;anciers se renferment sur eux m&#234;me pour chercher des solutions protectionnistes et r&#233;gionales aux obstacles que son g&#233;nie financier virtuel a cr&#233;&#233; pour le d&#233;veloppement, le monde sous d&#233;velopp&#233; se retrouvera encore plus pauvre et plus in&#233;galitaire. C'est &#224; ce moment pr&#233;cis, qu'il sera indispensable de tirer profit des opportunit&#233;s d'int&#233;gration r&#233;gionale qui se pr&#233;senteront.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceci est r&#233;ellement l'unique solution imm&#233;diate aux probl&#232;mes de la chute des flux financiers et de d&#233;t&#233;rioration des termes de l'&#233;change qui se profilent. Dans le cas de la dette, aujourd'hui plus que jamais, il est imp&#233;ratif de reporter ou d'annuler le paiement de ces montants irrationnels de flux qui sous forme de paiement d'int&#233;r&#234;ts, saigneront encore plus les pays en d&#233;veloppement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour r&#233;pondre &#224; la question que se posent aujourd'hui de nombreux politiciens et acteurs en relation avec la dette des pays en d&#233;veloppement, on peut affirmer qu'il sera impossible d'&#233;viter une nouvelle crise de la dette dans un d&#233;lai de cinq &#224; dix ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Article original sur &lt;a href=&#034;http://www.cadtm.org/spip.php?article4585&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.cadtm.org/spip.php?article4585&lt;/a&gt; &#183;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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