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	<title>Alternatives International</title>
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	<description>We are social and political movements struggling against social injustices, neoliberalism, imperialism and war. We are building solidarity between social movements at the local, national and international level. More...</description>
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		<title>Alternatives International</title>
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		<title>Droits des paysans L'accaparement des terres africaines : &#171; opportunit&#233; de d&#233;veloppement &#187; ou n&#233;ocolonialisme foncier ?</title>
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		<dc:date>2009-07-22T17:43:42Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>en</dc:language>
		<dc:creator>Nadia Djabali</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Au moins 2,5 millions d'hectares de terres ont &#233;t&#233; achet&#233;s en Afrique par des Etats &#233;trangers, des multinationales ou des fonds de pension, soit l'&#233;quivalent du territoire de la Belgique. C'est ce que r&#233;v&#232;le un rapport de la FAO &#8211; l'Agence de l'Onu pour l'agriculture et l'alimentation. La FAO s'inqui&#232;te un peu des violations des droits des paysans que ces accaparements de terres peuvent entra&#238;ner, et s'interroge sur la participation des populations locales aux b&#233;n&#233;fices g&#233;n&#233;r&#233;es. Mais elle y voit avant tout une perspective de d&#233;veloppement. Au profit de qui ?&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.alterinter.org/?-L-arc-des-crises-" rel="directory"&gt;L'arc des crises&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Par Nadia Djabali (10 juin 2009)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Au moins 2,5 millions d'hectares de terres ont &#233;t&#233; achet&#233;s en Afrique par des Etats &#233;trangers, des multinationales ou des fonds de pension, soit l'&#233;quivalent du territoire de la Belgique. C'est ce que r&#233;v&#232;le un rapport de la FAO &#8211; l'Agence de l'Onu pour l'agriculture et l'alimentation. La FAO s'inqui&#232;te un peu des violations des droits des paysans que ces accaparements de terres peuvent entra&#238;ner, et s'interroge sur la participation des populations locales aux b&#233;n&#233;fices g&#233;n&#233;r&#233;es. Mais elle y voit avant tout une perspective de d&#233;veloppement. Au profit de qui ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_143 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.alterinter.org/local/cache-vignettes/L500xH354/arton596-6b002.jpg?1749681010' width='500' height='354' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Bien &#233;trange rapport que celui de la FAO sur l'accaparement des terres en Afrique. Intitul&#233; &lt;i&gt;&#171; Accaparement des terres ou opportunit&#233; de d&#233;veloppement ? Investissements agricoles et transactions fonci&#232;res internationales en Afrique &#187;&lt;/i&gt;, il a &#233;t&#233; r&#233;alis&#233; par l'Institut international pour l'environnement et le d&#233;veloppement (IIED, Londres) en collaboration avec la FAO et le Fonds international pour le d&#233;veloppement agricole (FIDA). Cette &#233;tude s'appuie sur des recherches effectu&#233;es en &#201;thiopie, au Ghana, au Mali, au Kenya, &#224; Madagascar, au Mozambique, au Soudan et en Zambie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lors de la pr&#233;sentation du document le 25 mai 2009, la FAO indiquait que &#171; les transactions sur la terre peuvent cr&#233;er des opportunit&#233;s (d&#233;bouch&#233;s garantis, emplois, infrastructures et hausse de productivit&#233; agricoles) mais peuvent aussi causer des dommages si les populations locales sont exclues des d&#233;cisions et si leurs droits fonciers ne sont pas prot&#233;g&#233;s &#187;. Tout d&#233;pend du mod&#232;le commercial mis en place, des modalit&#233;s de partage des b&#233;n&#233;fices et de la gouvernance qui encadre le tout, affirment les chercheurs de l'IIED. On se doute que la promotion du commerce &#233;quitable ne figure pas parmi les objectifs des investisseurs (fonds sp&#233;culatifs, multinationales de l'agroalimentaire, gouvernements cherchant &#224; assurer leurs approvisionnements) lorsqu'ils cherchent &#224; acqu&#233;rir des terres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Investissement ou razzia ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le rapport confirme l'augmentation substantielle ces cinq derni&#232;res ann&#233;es des investissements li&#233;s &#224; la terre. Le secteur priv&#233; y est dominant m&#234;me si nombre d'entreprises sont soutenues par leurs &#201;tats d'origine par le biais des fonds gouvernementaux de d&#233;veloppement qui pourvoient des pr&#234;ts ou des assurances. Dans plusieurs pays, des investisseurs &#233;trangers entrent dans le capital des entreprises locales. Si les questions de s&#233;curit&#233; alimentaire sont les principales raisons des gouvernements &#233;trangers d'investir dans les terres, beaucoup d'op&#233;rations sont dirig&#233;es vers l'agriculture non alimentaire, les agrocarburants par exemple, dont ils esp&#232;rent un tr&#232;s haut niveau de rentabilit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En &#201;thiopie, au Ghana, au Mali, &#224; Madagascar et au Soudan, les transactions ont port&#233; depuis 2004 sur 2,5 millions d'hectares (ha) &#8211; soit presque l'&#233;quivalent de la Belgique ! - pour un montant total de 920 millions de dollars [1]. Pour les pays h&#244;tes, les &#171; b&#233;n&#233;fices &#187; prennent principalement la forme d'une augmentation des investissements &#233;trangers, de cr&#233;ation d'emplois, de d&#233;veloppement des infrastructures et de transferts de technologie et de savoir-faire. Les informations ont principalement &#233;t&#233; recueillies aupr&#232;s des agences gouvernementales. Mais les chiffres cit&#233;s sont probablement bien en de&#231;&#224; de la r&#233;alit&#233;. Le rapport souligne le manque de fiabilit&#233; des donn&#233;es officielles. En &#201;thiopie, l'information sur la taille des terres c&#233;d&#233;es ou en cours de n&#233;gociation en 2008 &#233;taient manquantes. Au Soudan, les donn&#233;es sont encore plus incompl&#232;tes qu'ailleurs. Des m&#233;dias ont ainsi pu d&#233;crire des transactions qui ont eu lieu mais qui n'apparaissent que partiellement dans les recensements gouvernementaux. L'agence Reuters a fait &#233;tat d'un investissement pour 13 000 ha de la compagnie allemande Flora EcoPower en &#201;thiopie alors que l'agence &#233;thiopienne de promotion de l'investissement n'a enregistr&#233; que 3 800 ha pour cette op&#233;ration. Un accord portant sur 400 000 ha au Soudan, rapport&#233; dans les m&#233;dias, est tout simplement absent des statistiques officielles disponibles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Double langage&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le langage des organisations internationales a cette facult&#233; de laisser perplexe plus d'un lecteur. D'un c&#244;t&#233; les commanditaires du rapport demandent que les populations locales soient consult&#233;es et que les droits des paysans soient pris en compte. Le document pointe des risques sociaux importants comme la perte de l'acc&#232;s &#224; la terre pour les paysans locaux. Mais de l'autre, les chercheurs refusent de parler d'accaparement et d&#233;noncent &#171; un certain nombre de pr&#233;jug&#233;s erron&#233;s diffus&#233;s par les m&#233;dias sur ce qu'on a appel&#233; l'accaparement des terres. &#187;. Invalider la th&#232;se de l'accaparement signifie-t-il que cette razzia est en fait une &#171; opportunit&#233; pour le d&#233;veloppement &#187;, comme le laisse pender la deuxi&#232;me partie du titre du rapport ? Il ne faut pas n&#233;glier, disent les chercheurs, ce que permettent ces accords : d&#233;veloppement d'infrastructures et d'emplois et retour des investisseurs dans des pays qui ont &#233;t&#233; d&#233;sert&#233;s par les capitaux &#233;trangers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais &#224; qui profitent ces investissements ? Aux &#233;lites des pays &#171; h&#244;tes &#187; ou aux paysans dont la terre est le seul moyen de subsistance ? Le rapport fait &#233;tat &#171; d'une perception biais&#233;e d'une abondance de terre inutilis&#233;e en Afrique subsaharienne &#187; et d'une pression qui s'accro&#238;t sur les terres les plus fertiles. Gouvernements locaux et investisseurs ont tendance &#224; oublier que ces terres sont d&#233;j&#224; occup&#233;es par des paysans. En l'absence d'une l&#233;gislation ad&#233;quate, les populations locales ne sont gu&#232;re prot&#233;g&#233;es et les contrats pass&#233;s au crible sont &#171; remarquablement courts et simples au regard des r&#233;alit&#233;s &#233;conomiques de la transaction. &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pas de panique, assurent les agences internationales de d&#233;veloppement : elles sont l&#224; pour &#171; catalyser des changements positifs &#187;. Selon la FAO, ce rapport constitue une premi&#232;re &#233;tape d'un processus &#224; long terme d'&#233;tablissement des directives pour la bonne gouvernance fonci&#232;re et des r&#232;gles pour ces investissements. Processus &#224; long terme ? Voil&#224; qui rassurera les &#171; accapareurs &#187; qui pourront &#339;uvrer encore longtemps en toute qui&#233;tude. Outre l'expropriation des paysans, se joue ici une bataille moins visible, celle de la normalisation juridique de ce n&#233;ocolonialisme foncier, avec peut-&#234;tre &#224; la cl&#233; la disparition des droits coutumiers au profit d'une conception plus occidentalis&#233;e de la propri&#233;t&#233; fonci&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nadia Djabali&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;View online : &lt;a href="http://www.bastamag.net/spip.php?article596" class="spip_out"&gt;http://www.bastamag.net/spip.php?ar...&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Notes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[1] En &#201;thiopie, 603 000 ha ont chang&#233; de mains pour 78,5 millions de dollars. Au Ghana, 452 000 ha pour 30 millions de $, &#224; Madagascar, 803 000 ha pour 79,8 millions de $. Au Mali 162 850 ha pour 292 millions de $ et au Soudan ce sont 471 660 ha pour 439,5 millions de dollars.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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