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	<title>Alternatives International</title>
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	<description>We are social and political movements struggling against social injustices, neoliberalism, imperialism and war. We are building solidarity between social movements at the local, national and international level. More...</description>
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		<title>Alternatives International</title>
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		<title>La crise frappe fort</title>
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		<dc:date>2009-04-30T02:47:40Z</dc:date>
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		<dc:language>en</dc:language>
		<dc:creator>N&#233;vine Kamel et Dahlia R&#233;da </dc:creator>



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&lt;p&gt;Depuis assez longtemps nous donnons, sur ce site, des informations ayant trait &#224; la situation sociale dans ce pays cl&#233; du Moyen Orient. La crise frappe fort. Le r&#233;gime Moubarak, soutenu par toutes les puissances imp&#233;rialistes, exerce un pouvoir dictatorial que les touristes ne semblent pas vouloir &#8211; ou pouvoir ? &#8211; percevoir. Voici un reportage sur cette situation. Il est &#233;crit par des journalistes qui vivent au Caire. C'est un texte ayant une valeur informative, qui ne se situe pas sur le (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.alterinter.org/?-L-arc-des-crises-" rel="directory"&gt;L'arc des crises&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Depuis assez longtemps nous donnons, sur ce site, des informations ayant trait &#224; la situation sociale dans ce pays cl&#233; du Moyen Orient. La crise frappe fort. Le r&#233;gime Moubarak, soutenu par toutes les puissances imp&#233;rialistes, exerce un pouvoir dictatorial que les touristes ne semblent pas vouloir &#8211; ou pouvoir ? &#8211; percevoir. Voici un reportage sur cette situation. Il est &#233;crit par des journalistes qui vivent au Caire. C'est un texte ayant une valeur informative, qui ne se situe pas sur le plan d'une orientation politique que nous pourrions, plus ou moins, partager. (R&#233;d.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec des licenciements incessants depuis cinq mois, les cons&#233;quences de la crise financi&#232;re mondiale sont aussi un cauchemar pour les employ&#233;s et ouvriers &#233;gyptiens. Selon l'Organisme central des statistiques et de la mobilisation (CAPMAS), au cours du dernier trimestre 2008, 88'000 personnes sont all&#233;es rejoindre les rangs des ch&#244;meurs, menant ainsi le chiffre des sans-emploi en Egypte &#224; 2,20 millions de personnes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171;Trois semaines apr&#232;s le d&#233;but de la crise, la banque dans laquelle je travaillais a d&#233;cid&#233; de mettre 40 de ses employ&#233;s &#224; la porte pour r&#233;duire ses co&#251;ts. Elle s'est m&#234;me permise de ne nous payer qu'une partie de nos salaires&#187;, raconte Hassan, p&#232;re de deux enfants. &#171;Il y a maintenant trois mois que je suis &#224; la maison, sans travail ni revenu. J'ai d&#251; d&#233;penser toutes mes &#233;conomies pour continuer &#224; vivre et la p&#233;riode &#224; venir sera plus difficile si je ne trouve pas un autre emploi&#187;, ajoute Hassan.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; sa situation difficile, il se trouve malgr&#233; tout dans une situation bien meilleure que d'autres employ&#233;s et ouvriers plus modestes, dont les quelque 100 L.E (livre &#233;gyptienne : 1 LE = 0,20 centimes de franc suisse) de salaire entretenaient toute une famille. Omar Baligh, employ&#233; dans une entreprise priv&#233;e de textile, a d&#251; par exemple vendre les bijoux de sa femme pour pouvoir subvenir &#224; ses besoins apr&#232;s que le propri&#233;taire de l'entreprise eut d&#233;cid&#233; de r&#233;duire de moiti&#233; son salaire et de supprimer les heures suppl&#233;mentaires. &#171;Les hommes d'affaires ne parlent que la langue du business. Pour eux, cela ne me vaut pas la peine de d&#233;penser s'ils ne r&#233;alisent pas de profits&#187;, regrette Baligh.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mesures insuffisantes&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement a pourtant promis &#224; maintes reprises de soutenir les entreprises et de leur accorder une assistance pour faire face &#224; leurs charges, mais &#171;rien n'a encore &#233;t&#233; adopt&#233; &#224; cet &#233;gard&#187;, comme le note Adham Nadim, directeur du Centre de la modernisation industrielle et propri&#233;taire de l'entreprise Nadim pour la fabrication des meubles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et de poursuivre : &#171;Le secteur priv&#233; r&#233;p&#232;te &#224; l'envi son d&#233;sir de sauvegarder les emplois, mais jusqu'&#224; quand pourrons-nous le faire ?&#187;. Il est vrai que le gouvernement avait annonc&#233; d&#232;s le d&#233;but de la crise l'injection de 15 milliards de L.E., dont la grande majorit&#233; est destin&#233;e aux travaux d'infrastructure, pour &#171;cr&#233;er de nouveaux emplois et freiner le ch&#244;mage&#187;. Or, ces mesures, pour la grande majorit&#233; des hommes d'affaires, sont insuffisantes. Comme le note Mohamad Aboul-Enein, PDG de l'entreprise Ceramica Cleopatra, &#171;le gouvernement tra&#238;ne &#224; injecter l'argent. Pourtant, il doit nous aider pour faire face &#224; la temp&#234;te. Alors comment le gouvernement peut-il nous demander de sauver les emplois si nous ne r&#233;alisons pas de profits ?&#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour Le&#239;la Al-Khawaga, professeur d'&#233;conomie &#224; l'Universit&#233; du Caire, l'injection de ces 15 milliards ne contribuera pas forc&#233;ment &#224; apporter une solution et il faut que ces projets soient &#224; haute densit&#233; d'ouvriers pour engloutir le plus grand nombre de nouveaux ch&#244;meurs r&#233;sultants de la crise. &#171;Mais le gouvernement avait vis&#233; des projets de drainage sanitaire qui n'exigent pas &#233;norm&#233;ment de main-d'&#339;uvre et demande plut&#244;t des &#233;quipements.&#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'avenir des ouvriers s'annonce d'autant plus sombre avec la r&#233;gression des secteurs embauchant un grand nombre d'employ&#233;s. Selon une &#233;tude effectu&#233;e par Naglaa Al-Ahawani, vice-pr&#233;sidente du Centre &#233;gyptien pour les &#233;tudes &#233;conomiques, &#171;avec les d&#233;s&#233;quilibres actuels sur le march&#233; du travail et les r&#233;percussions de la crise, le taux de croissance de ces secteurs a chut&#233; de mani&#232;re importante depuis le d&#233;but de la crise&#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A titre d'exemple, le taux de croissance du Canal de Suez a baiss&#233;, pour atteindre 3,9 % au cours de la premi&#232;re moiti&#233; de l'ann&#233;e fiscale 2008-2009, contre 18,3 % au cours de la m&#234;me p&#233;riode l'ann&#233;e pr&#233;c&#233;dente. Celui du tourisme a chut&#233; de 15,9 &#224; 0,6 % sur la m&#234;me dur&#233;e. Ces fortes r&#233;gressions auront de mauvaises r&#233;percussions sur l'embauche au cours de la prochaine p&#233;riode car, comme le note Al-Ahawani, &#171;chaque r&#233;gression de 1 % du taux de croissance est accompagn&#233;e d'une r&#233;gression de 0,5 % du taux de l'embauche&#187;. Samir Radwan, conseiller aupr&#232;s du minist&#232;re de l'Investissement et expert dans les affaires ayant trait au travail, ajoute que &#171;les r&#233;percussions de la r&#233;gression de ces secteurs sont au moins calcul&#233;es. Mais celles du secteur informel sont les plus dangereuses et la crise a en fait ici lev&#233; un voile&#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon l'&#233;tude d'Al-Ahawani, le secteur informel repr&#233;sente environ 50 % du march&#233; du travail. &#171;Cette pr&#233;dominance r&#233;sulte du syst&#232;me compliqu&#233; des contrats en Egypte, contrairement &#224; ceux des pays &#233;trangers et m&#234;me arabes. Les contrats du travail en Egypte ne pr&#233;sentent aucune protection pour les employ&#233;s. Et en m&#234;me temps, une fois un employ&#233; licenci&#233;, le gouvernement ne lui apporte aucune aide&#187;, note Radwan.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;s&#233;quilibre du march&#233;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'influence de la crise sur le march&#233; du travail est donc catastrophique. Comme l'indique Dorothea Schmidt, sp&#233;cialiste des affaires de l'emploi aupr&#232;s de l'Organisation Internationale du Travail (OIT) au Caire, la situation actuelle du march&#233; de l'emploi &#233;gyptien s'explique essentiellement par son d&#233;s&#233;quilibre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171;Les turbulences structurelles de ce march&#233; sont les plus dangereuses&#187;, dit-elle. D. Schmidt &#233;voque ainsi &#171;le grand &#233;cart qui existe entre les n&#233;cessit&#233;s du march&#233; du travail et les qualifications des ouvriers, la faiblesse, voire l'absence de mesures les soutenant en cas de ch&#244;mage, et le plus important, l'absence d'un cadre r&#233;gulateur juste pour les employ&#233;s du pays&#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour elle, l'influence de la crise pourrait &#234;tre plus &#171;l&#233;g&#232;re&#187; si le march&#233; lui-m&#234;me &#233;tait plus &#171;sain&#187;. L'Egypte a en effet fortement r&#233;gress&#233; dans l'indice international de la performance du march&#233; du travail. Elle est pass&#233;e de la 58e place sur 114 pays en 2005-2006 &#224; la 81e position sur 134 pays en 2007-2008. La surprise, comme la d&#233;voile Helmi Aboul-Eich, pr&#233;sident du Conseil national &#233;gyptien de la concurrence, est que cette r&#233;gression est calcul&#233;e selon les chiffres de 2008, ce qui veut dire avant le d&#233;but de la crise financi&#232;re !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entre complications contractuelles, manque de qualifications, secteur informel et absence de soutien en cas de ch&#244;mage, les employ&#233;s et ouvriers &#233;gyptiens ne font pas beaucoup d'envieux. De surcro&#238;t, ils payeront plus cher la facture de la crise comme le montrent les orientations actuelles du gouvernement de r&#233;duction de primes sociales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* Cet article a &#233;t&#233; publi&#233; dans l'hebdomadaire Al-Ahram.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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