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	<title>Alternatives International</title>
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	<description>We are social and political movements struggling against social injustices, neoliberalism, imperialism and war. We are building solidarity between social movements at the local, national and international level. More...</description>
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		<title>Alternatives International</title>
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		<title>Les prisonniers palestiniens : emprisonn&#233;s pour leur amour de la libert&#233;</title>
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		<dc:date>2009-04-20T10:48:12Z</dc:date>
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		<dc:language>en</dc:language>
		<dc:creator>Reham Alhelsi </dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Ce qu'ils n'ont pas encore compris, c'est que plus ils nous humilient, plus ils nous harc&#232;lent, plus ils nous emprisonnent, plus ils nous enl&#232;vent notre libert&#233;, et plus nous appr&#233;cions cette libert&#233; et plus forte est notre foi dans notre juste cause et notre volont&#233; d'&#234;tre libres.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.alterinter.org/?-L-arc-des-crises-" rel="directory"&gt;L'arc des crises&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Ce qu'ils n'ont pas encore compris, c'est que plus ils nous humilient, plus ils nous harc&#232;lent, plus ils nous emprisonnent, plus ils nous enl&#232;vent notre libert&#233;, et plus nous appr&#233;cions cette libert&#233; et plus forte est notre foi dans notre juste cause et notre volont&#233; d'&#234;tre libres.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Chaque ann&#233;e, le 17 avril, les Palestiniens comm&#233;morent la Journ&#233;e des prisonniers politiques palestiniens. C'est le 17 avril 1974 que le premier prisonnier politique palestinien, Mahmoud Baker Hijazi, a &#233;t&#233; lib&#233;r&#233; des prisons isra&#233;liennes, c'&#233;tait le premier accord pour un &#233;change de prisonniers avec Isra&#235;l. Cette m&#234;me ann&#233;e, le Conseil national palestinien d&#233;clarait le 17 avril Journ&#233;e de solidarit&#233; avec les prisonniers politiques palestiniens, qui sera comm&#233;mor&#233;e chaque ann&#233;e. En Palestine occup&#233;e, prison et emprisonnement sont aussi courants que lever et coucher du soleil. Il n'y a quasiment pas de famille qui n'ait &#233;t&#233;, d'une mani&#232;re ou d'une autre, victime d'un emprisonnement isra&#233;lien. Chaque jour, des Palestiniens sont arr&#234;t&#233;s et ces arrestations font des Palestiniens le peuple le plus emprisonn&#233; au monde. Il est difficile d'&#234;tre pr&#233;cis mais plusieurs sources portent le nombre de Palestiniens qui ont &#233;t&#233; d&#233;tenus ou emprisonn&#233;s par Isra&#235;l depuis 1967 &#224; plus de 750 000, soit 20% de la population palestinienne totale des territoires occup&#233;s et environ 40% de la population palestinienne masculine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec le d&#233;clenchement de la 2&#232;me Intifada en septembre 2000, et jusqu'&#224; septembre 2008, quelque 65 000 hommes, 750 femmes et 7 500 enfants ont &#233;t&#233; arr&#234;t&#233;s par Isra&#235;l. Selon le Comit&#233; international de la Croix-Rouge, en octobre 2008 il y avait 10 500 Palestiniens dans les prisons isra&#233;liennes. Addammeer (association pour le soutien et les droits humains des prisonniers) avance le nombre de 9 493, dont 750 en d&#233;tention administrative, 349 de moins de 18 ans et 75 femmes. Parmi ces d&#233;tenus, il y a des personnalit&#233;s politiques et 47 d&#233;put&#233;s palestiniens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les forces d'occupation isra&#233;liennes (FOI) peuvent arr&#234;ter n'importe qui, n'importe o&#249;, sans donner de motif. Les Palestiniens sont arr&#234;t&#233;s &#224; leur domicile, sur le chemin de l'&#233;cole ou du travail, dans les universit&#233;s, les h&#244;pitaux, sur les check-points. Les arrestations en masse, en tant que punitions collectives, sont aussi tr&#232;s courantes. Des couvre-feux sont alors impos&#233;s sur les villages, les villes et les camps de r&#233;fugi&#233;s, les maisons investies et les Palestiniens arr&#234;t&#233;s. J'ai des t&#233;moignages d'un certain nombre de ces arrestations en masse, jamais les FOI ne se pr&#233;occupent de dire aux habitants pourquoi ils sont forc&#233;s de quitter leur maison au milieu de la nuit et de rester dans le froid et l'obscurit&#233; pendant de longues heures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Profitant de l'obscurit&#233; et du couvre-feu, les FOI demandent par haut-parleurs que tous les hommes, g&#233;n&#233;ralement ceux entre 16 et 45 ans, se regroupent dans une cour d'&#233;cole ou dans la rue principale. Nous avions l'habitude dans ces situations de nous placer dans le noir, &#224; la fen&#234;tre, et d'essayer de reconna&#238;tre les hommes debout, align&#233;s, qui &#233;taient interrog&#233;s par les FOI ; des parents, des amis et des voisins. Quelquefois, les hommes avaient les yeux band&#233;s et &#233;taient menott&#233;s. Ils attendaient jusqu'&#224; la fin, harcel&#233;s, frapp&#233;s &#224; coups de pied et se faisant hurler dessus par les soldats isra&#233;liens. Nous attendions avec eux, derri&#232;re les fen&#234;tres, esp&#233;rant qu'ils seraient tous rel&#226;ch&#233;s bient&#244;t et en bonne sant&#233;. Parfois, ils rentraient tous chez eux apr&#232;s une nuit de harc&#232;lements, mais souvent cela se terminait par des arrestations massives, sans savoir pourquoi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une autre forme de punition collective est l'arrestation au domicile. J'ai &#233;t&#233; la t&#233;moin de beaucoup de ces arrestations, toutes ont &#233;t&#233; accompagn&#233;es de violences et de harc&#232;lements, de destructions d&#233;lib&#233;r&#233;es des biens par les FOI. Elles renversent tout dans la maison, cassent les meubles et gaspillent m&#234;me la nourriture, comme si la personne qu'elles recherchent se cachait dans le bl&#233; ou dans le sucre, et si dans la maison il y avait quelque argent ou objets de valeur, alors vous pouvez &#234;tre s&#251;rs de ne plus les retrouver apr&#232;s le d&#233;part des FOI. Les membres de la famille qui tentent de prot&#233;ger leur maison ou leurs enfants sont rou&#233;s de coups. On aimerait dire aux soldats que la personne recherch&#233;e n'est pas dans la maison, on aimerait tenter de les raisonner, mais tout cela est inutile. Ils viennent dans une maison pour harceler, casser et arr&#234;ter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Souvent, j'ai pens&#233; qu'ils savaient qu'ils ne trouveraient pas l'objet ou la personne recherch&#233;e et que toute l'op&#233;ration dans la maison visait simplement &#224; punir la famille et &#224; faire pression sur elle pour faire c&#233;der un fils. Durant ces fouilles dans la maison, les FOI peuvent aussi nous pousser contre le mur, nous donner des coups de bottes et nous frapper &#224; coups de crosse de fusil. Sans s'occuper s'il s'agit d'enfants ou de personnes &#226;g&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A leur arrestation, les d&#233;tenus ont souvent les yeux band&#233;s et les mains menott&#233;es. Ce ne sont pas seulement les d&#233;tenus qui sont maltrait&#233;s physiquement et humili&#233;s, mais aussi les autres membres de la famille. Ainsi, il est de pratique courante chez les FOI de se servir des membres de la famille comme boucliers humains pendant ces op&#233;rations. Le prisonnier est embarqu&#233; sans que la famille ne soit inform&#233;e de sa destination. Habituellement, &#231;a prend des jours, sinon davantage, avant que la famille ne trouve o&#249; il est d&#233;tenu prisonnier. Il y a de nombreux cas o&#249; les familles ont appris que leur fils &#233;tait dans telle prison plusieurs mois apr&#232;s son arrestation, et seulement apr&#232;s que d'autres d&#233;tenus aient &#233;t&#233; lib&#233;r&#233;s et aient pu renseigner la famille sur la situation de leur fils.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis 1967, plus de 750 000 Palestiniens, soit 20% de la population palestinienne totale des territoires occup&#233;s, ont connu les prisons isra&#233;liennes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un apr&#232;s-midi d'&#233;t&#233;, mon oncle et moi jouions au football dans le jardin. Lui &#233;tait sur la liste des personnes recherch&#233;es par les FOI et il s&#233;journait chez nous. Tout pr&#232;s, il y avait un arbre fruitier immense et quand j'&#233;tais petite enfant, mon p&#232;re me disait pour plaisanter qu'un soldat &#233;tait enterr&#233; sous l'arbre. Le soir, quand les feuilles de l'arbre ondulaient sous le vent, j'entendais dans leur bruissement comme le murmure du soldat, et avec tous les livres sur la Russie que nous avions dans notre biblioth&#232;que, j'avais donn&#233; &#224; ce soldat imaginaire le nom de Yuri.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mon oncle et moi avions pari&#233; pour savoir qui allait gagner le match de foot, nous plaisantions et riions, et je me souviens avoir dit &#224; mon oncle que Yuri allait venir et l'emmener. Apr&#232;s lui avoir expliqu&#233; ce que je voulais dire, il m'a dit : &#171; Je pense que tu veux dire Uri, et non Yuri, c'est-&#224;-dire que si un soldat vient me prendre et m'emmener, ce sera un soldat isra&#233;lien, et pas un soldat russe &#187;. Cette nuit-l&#224;, &#224; deux heures du matin, j'ai &#233;t&#233; r&#233;veill&#233;e par des pas pr&#233;cipit&#233;s &#224; l'ext&#233;rieur de la fen&#234;tre. J'&#233;tais compl&#232;tement r&#233;veill&#233;e et debout quand il y eut des coups tr&#232;s forts contre la porte d'entr&#233;e. Mon p&#232;re a demand&#233; qui c'&#233;tait et il a soulev&#233; un coin du rideau pour voir qui &#233;tait &#224; l'ext&#233;rieur. Debout pr&#232;s de lui, j'ai pu voir le visage de mon grand-p&#232;re et derri&#232;re lui, rien que la nuit, une nuit totale. Aussit&#244;t mon grand-p&#232;re s'est nomm&#233; et mon p&#232;re l'a tout de suite fait entrer, alors on a vu mon grand-p&#232;re carr&#233;ment propuls&#233; &#224; l'int&#233;rieur de la maison. En quelques secondes, la maison s'est trouv&#233;e remplie de soldats des FOI, certains en uniforme, d'autres en civil. Ils &#233;taient finalement parvenus &#224; trouver o&#249; mon oncle se cachait et venaient l'arr&#234;ter. Ils avaient amen&#233; mon grand-p&#232;re, un vieil homme, au milieu de la nuit, se servant de lui comme d'un bouclier humain, au cas o&#249; quoi que ce soit arriverait. Mon oncle &#233;tait encore au lit mais d&#232;s que le commandant du secteur de Bethl&#233;hem l'a aper&#231;u, il a saut&#233; sur le lit et lui a pris la gorge entre les bras, comme pour l'&#233;trangler, en lui criant sans cesse : &#171; Tu as &#233;t&#233; ici tout le temps &#187;. Ma m&#232;re a essay&#233; de lui faire l&#226;cher mon oncle mais le commandant l'a repouss&#233;e au loin. Puis, pendant que mon oncle enfilait ses v&#234;tements et mettait ses chaussures, le commandant s'est mis &#224; le gifler et &#224; lui donner des coups de pied. Un autre commandant, celui du secteur de Sawahreh o&#249; nous &#233;tions, a dit &#224; son coll&#232;gue de ne pas cogner dans son secteur, c'est-&#224;-dire que le prisonnier d&#233;pendait de Bethl&#233;hem et qu'il pourrait le frapper une fois arriv&#233;s dans son secteur. Je me souviens que nous avions une immense affiche sur le mur, une photo de Guevara Gaza, et le commandant a demand&#233; &#224; ma s&#339;ur si elle savait qui c'&#233;tait. Le nom &#233;tait &#233;crit en gros sur le poster et quand elle a r&#233;pondu oui, il lui a ordonn&#233; de retirer l'affiche. Quand ils sont partis, nous avons constat&#233; qu'ils avaient encercl&#233; tous les alentours de notre maison. Les v&#233;hicules des FOI &#233;taient gar&#233;s de telle fa&#231;on que personne n'aurait pu s'&#233;chapper, et je suis s&#251;re que si une fourmi s'&#233;tait approch&#233;e dans l'obscurit&#233; cette nuit-l&#224;, elle aurait &#233;t&#233; abattue imm&#233;diatement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mon oncle a &#233;t&#233; emmen&#233; pour interrogatoire et ils l'ont tortur&#233; pour lui arracher des aveux, puis il est rest&#233; en d&#233;tention administrative, c'est-&#224;-dire sans proc&#232;s ni charges contre lui, comme Isra&#235;l le pratique souvent. Quand il a &#233;t&#233; finalement rel&#226;ch&#233;, il nous a dit qu'ils n'avaient pas pu attendre l'interrogatoire pour le torturer, ils l'avaient frapp&#233; tout le long de la route, de Sawahreh jusqu'&#224; l'arriv&#233;e au centre de d&#233;tention isra&#233;lien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Palestiniens sont arr&#234;t&#233;s pour avoir enfreint l'un des 2 000 ordres militaires et plus qui g&#232;rent les territoires palestiniens occup&#233;s, dont certains Palestiniens n'avaient jamais entendu parler auparavant.Quelquefois, les prisonniers bless&#233;s ou malades sont tir&#233;s de leurs maisons, des h&#244;pitaux, ou ont &#233;t&#233; arr&#234;t&#233;s, bless&#233;s, lors de manifestations. Ils ne re&#231;oivent pas l'aide m&#233;dicale que leur &#233;tat exige et souvent, comme traitement, on ne leur donne que de l'Aspirine. Les examens m&#233;dicaux sont conduits &#224; travers une s&#233;paration, et les autres traitements ou transferts dans des h&#244;pitaux sont souvent report&#233;s &#224; des dates tr&#232;s lointaines. Le refus des soins m&#233;dicaux est une m&#233;thode habituellement utilis&#233;e pour faire pression sur les d&#233;tenus et les amener &#224; collaborer. Il y a plus de 800 d&#233;tenus palestiniens qui souffrent de mauvaises conditions m&#233;dicales, dont beaucoup sont les cons&#233;quences de leur arrestation ou de leur interrogatoire. Selon le chercheur palestinien Abdul-Naser Farawna, 196 d&#233;tenus palestiniens sont morts dans les prisons isra&#233;liennes depuis 1967 en raison d'insuffisances m&#233;dicales ou de tortures, 49 &#224; cause des insuffisances m&#233;dicales [soit 147 suite &#224; des tortures - ndt].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rien que l'ann&#233;e derni&#232;re, 2 prisonniers sont morts pour ne pas avoir re&#231;u l'assistance m&#233;dicale dont ils avaient besoin. Durant la 2&#232;me Intifada, 72 d&#233;tenus palestiniens sont morts en d&#233;tention, 17 &#224; cause d'insuffisance m&#233;dicale, 3 de la torture, 51 ont &#233;t&#233; ex&#233;cut&#233;s par les FOI apr&#232;s leur arrestation et un prisonnier a &#233;t&#233; tu&#233; lors d'une manifestation dans la prison.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Souvent, les Palestiniens sont arr&#234;t&#233;s pour avoir enfreint l'un des 2 000 ordres militaires et plus qui g&#232;rent les territoires palestiniens occup&#233;s, dont certains Palestiniens n'avaient jamais entendu parler auparavant. Les femmes et les mineurs sont souvent arr&#234;t&#233;s pour faire pression sur les membres de la famille qui sont d&#233;tenus et leur arracher des aveux, ou pour faire pression sur d'autres membres qui sont recherch&#233;s par Isra&#235;l afin qu'ils se rendent. La Soci&#233;t&#233; des prisonniers palestiniens rapporte qu'entre septembre 2000 et septembre 2008, quelque 750 femmes et 7 500 mineurs palestiniens ont &#233;t&#233; arr&#234;t&#233;s par Isra&#235;l. En septembre 2008, il y avait 69 femmes palestiniennes prisonni&#232;res politiques dans les prisons isra&#233;liennes, dont 2 en isolement et 5 en d&#233;tention administrative. Il y avait 6 fillettes emprisonn&#233;es et 4 femmes d&#233;tenues emprisonn&#233;es en m&#234;me temps que leurs maris. Une d&#233;tenue avait son b&#233;b&#233; avec elle, n&#233; dans la prison.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les prisonni&#232;res palestiniennes sont enferm&#233;es dans deux prisons isra&#233;liennes : Hasharon-Telmond et Neve Tertza, o&#249; elles sont d&#233;tenues dans la m&#234;me section que les criminelles isra&#233;liennes de droit commun, accus&#233;es de meurtres, d'usage de drogue et de prostitution. Tout comme les prisonniers hommes, les prisonni&#232;res palestiniennes sont soumises &#224; la torture et aux humiliations. Les fouilles au corps, les fouilles corporelles brutales et le harc&#232;lement sexuel sont fr&#233;quents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En violation de la Convention des Nations-Unies sur les droits de l'Enfance qui d&#233;finit l'enfant comme tout &#234;tre humain ayant moins de 18 ans (art. 1er), les ordres militaires isra&#233;liens consid&#232;rent le mineur de plus de 16 ans comme un adulte, qui peut donc &#234;tre trait&#233;, jug&#233; et condamn&#233; comme tel. Dans la pratique, des enfants palestiniens aussi jeunes que 12 ans sont arr&#234;t&#233;s, accus&#233;s et condamn&#233;s par les tribunaux militaires isra&#233;liens puisque les tribunaux pour enfants n'existent pas. Selon diff&#233;rents rapports, il y a plus de 400 enfants palestiniens dans les prisons isra&#233;liennes actuellement, dont 7 filles et 6 d&#233;tenus administratifs. Ces enfants prisonniers ont entre 13 et 18 ans, 54 d'entre eux n'ont pas plus de 16 ans. Ils sont enferm&#233;s dans les prisons isra&#233;liennes avec les adultes. 50 de ces enfants sont dans la prison d'Ofer, 100 &#224; Magiddo, 7 &#224; Atzion, 22 dans le N&#233;guev, 105 &#224; Hasharon-Telmond et le reste dans d'autres &#233;tablissements p&#233;nitentiaires. Aujourd'hui, plus de 450 adultes palestiniens en prison &#233;taient mineurs &#224; leur arrestation et ont eu leur majorit&#233; dans les prisons d'Isra&#235;l. Comme les prisonniers adultes, les enfants prisonniers sont soumis &#224; la torture physique et psychologique pour leur soutirer des aveux. Durant l'interrogatoire, ils n'ont pas droit &#224; l'assistance d'un membre de leur famille ni d'un avocat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a plus de 400 enfants palestiniens dans les prisons isra&#233;liennes actuellement,&lt;br class='autobr' /&gt;
dont 7 filles et 6 d&#233;tenus administratifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors que j'&#233;tais presque une enfant &#224; mon arrestation, j'ai &#233;t&#233; mise dans une petite pi&#232;ce. J'ai &#233;t&#233; s&#233;par&#233;e de ma s&#339;ur, sans savoir o&#249; elle avait &#233;t&#233; emmen&#233;e. Je suis rest&#233;e l&#224; &#224; attendre qu'on me fasse signe, je ne sais pas combien de temps j'ai attendu l&#224; mais je me souviens bien &#224; quel point j'&#233;tais fatigu&#233;e d'attendre et combien j'avais soif. Apr&#232;s un certain temps, j'ai entendu les cris d'un gar&#231;on dans la pi&#232;ce d'&#224; c&#244;t&#233;. J'ai pens&#233; qu'ils &#233;taient en train de le torturer ou que quelqu'un faisait ces bruits pour m'effrayer avant que mon tour vienne d'&#234;tre interrog&#233;e. Je n'arr&#234;tais pas de r&#233;fl&#233;chir &#224; tout ce que l'on m'avait dit, comment il fallait rester courageuse, et de me rappeler qu'ils faisaient &#231;a seulement pour jouer, pour nous faire peur et nous faire avouer des choses que nous n'avions pas faites. Quand finalement j'ai &#233;t&#233; conduite dans une pi&#232;ce o&#249; il y avait des soldats des FOI, tous des hommes, le soldat responsable a v&#233;rifi&#233; mon sac d'&#233;cole et y a trouv&#233; mon manuel de biologie. Il a parcouru le livre et a vu un dessin de l'anatomie d'une dent humaine. Il me l'a montr&#233; et m'a demand&#233;, goguenard, en faisant le d&#233;go&#251;t&#233;, si je savais ce que c'&#233;tait. Je savais ce que c'&#233;tait, et je savais ce qu'il pensait et qu'il voulait m'interroger l&#224;-dessus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et &#224; ce moment-l&#224;, je n'ai plus eu peur, parce que j'ai r&#233;alis&#233; &#224; quel point ils &#233;taient stupides. Non seulement il ne savait pas que c'&#233;tait une dent, le manuel &#233;tait en anglais et c'&#233;tait &#233;crit sous le dessin, mais plus probablement, il ne connaissait pas un mot d'anglais alors qu'il se faisait si arrogant. Je l'ai regard&#233; et je lui ai dit : oui, c'est une dent. Mes soup&#231;ons se sont trouv&#233;s fond&#233;s quand, vous n'allez pas me croire, il a questionn&#233; l'un des soldats dans la pi&#232;ce, et l'autre lui a confirm&#233; ce que j'avais dit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les prisonniers mineurs sont d&#233;tenus dans des cellules surpeupl&#233;es, confront&#233;s aux tortures et &#224; l'isolement, sans recevoir les soins qui leur sont n&#233;cessaires. Ces deux derniers mois, il y a eu une augmentation des arrestations de mineurs. Ils sont arr&#234;t&#233;s soit chez eux, soit sur les check-points, soit dans les rues, et sont souvent accus&#233;s d'avoir lanc&#233; des pierres sans aucune preuve. DCI Palestine indique que le nombre d'enfants conduits devant les tribunaux militaires isra&#233;liens pour l'audience d'avant proc&#232;s dans les deux premi&#232;res semaines de janvier a doubl&#233; par rapport &#224; 2008. DCI ajoute que son d&#233;partement juridique re&#231;oit une moyenne mensuelle de 10 &#224; 15 nouveaux dossiers d'enfants pour les repr&#233;senter juridiquement devant les tribunaux militaires, et que rien qu'au cours des deux premi&#232;res semaines de janvier 2009, il a re&#231;u 10 nouveaux dossiers. Dans l'un des cas, il s'agit de 7 enfants qui ont &#233;t&#233; arr&#234;t&#233;s &#224; Toura Al Gharbieh, &#224; J&#233;nine, le 20 janvier 2009, et sont d&#233;tenus au centre de d&#233;tention et d'interrogatoires de Salim. Deux des enfants ont 12 ans, deux 13 ans, deux 15 ans et le dernier 17 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sous la pression et en absence d'avocats, les enfants ont avou&#233; qu'ils avaient jet&#233; des pierres sur le mur d'apartheid. Dans un autre cas, au cours d'une incursion de l'arm&#233;e &#224; Hares, en Cisjordanie, la nuit du 12 au 13 mars 2009, les FOI ont arr&#234;t&#233; un ado de 17 ans qui souffrait du dysfonctionnement d'un rein.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les prisonniers palestiniens sont d&#233;tenus dans des &#233;tablissements g&#233;r&#233;s par les services p&#233;nitentiaires isra&#233;liens (SPI) ou par les Forces de d&#233;fenses isra&#233;liennes (FDI). Il y a trente centres de d&#233;tention qui comprennent 21 prisons et camps militaires, 5 centres de d&#233;tention et de garde &#224; vue et 4 centres d'interrogatoires. Il y a &#233;galement au moins une prison secr&#232;te que l'on conna&#238;t, le Centre 1391, qui est r&#233;put&#233;e pour ses m&#233;thodes pouss&#233;es de torture. Le lieu exact de cette prison n'est pas connu et les avocats et le CICR n'y ont pas acc&#232;s. La majorit&#233; de ces &#233;tablissements est situ&#233;e hors de la Cisjordanie et de la bande de Gaza, et le transfert de prisonniers palestiniens dans ces centres constitue une violation de la 4&#232;me Convention de Gen&#232;ve et rend quasiment impossible les visites des familles. Certains de ces &#233;tablissements sont des constructions en dur tandis que d'autres ne sont que des tentes dans des camps de l'arm&#233;e, comme le camp militaire de Ketzion, dans le N&#233;guev, o&#249; les prisonniers sont expos&#233;s &#224; des climats tr&#232;s durs. Les centres sont tous surpeupl&#233;s et avec peu d'hygi&#232;ne, les d&#233;tenus doivent dormir sur des planches et les couvertures sont souvent fournies par les familles ou les organisations des droits de l'homme. La nourriture fournie est insuffisante et de pi&#232;tre qualit&#233;. Les d&#233;tenus palestiniens doivent vivre dans des conditions &#233;pouvantables dans ces &#233;tablissements, ils sont humili&#233;s et soumis &#224; des traitements inhumains. Dans certains cas, les d&#233;tenus sont d&#233;port&#233;s, soit &#224; l'&#233;tranger soit dans la bande de Gaza. Apr&#232;s le si&#232;ge de la basilique de la Nativit&#233; en 2003 [&#224; Bethl&#233;hem], Isra&#235;l a d&#233;port&#233; 13 prisonniers palestiniens en Europe et 26 dans la bande de Gaza. Pendant la guerre contre Gaza, des centaines de civils palestiniens ont &#233;t&#233; enlev&#233;s, dont des mineurs. Ils ont &#233;t&#233; menott&#233;s, avec les yeux band&#233;s, et ils n'avaient rien pour les prot&#233;ger du temps. Beaucoup ont &#233;t&#233; d&#233;tenus pendant des jours dans des fosses creus&#233;es dans le sol. Des rapports ajoutent que certains &#233;taient gard&#233;s pr&#232;s des chars d'assaut et dans les zones de combat, transform&#233;s en boucliers humains pour les FOI.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On ne peut ni embrasser ni &#233;treindre un parent, et pour lui serrer la main&lt;br class='autobr' /&gt;
il faut passer nos doigts &#224; travers le barbel&#233; qui nous s&#233;pare.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les visites dans une prison prennent habituellement toute une journ&#233;e, bien que la visite elle-m&#234;me dure moins d'une heure. Nous partons tr&#232;s t&#244;t le matin, alors qu'il fait nuit dehors et que tout le monde dort encore. Le car de la Croix-Rouge se remplit de Palestiniens venant de partout, la plupart sont des femmes &#226;g&#233;es et des enfants, tous sont impatients de voir leurs parents. Mais avant de pouvoir finalement voir nos &#234;tre chers, nous allons subir contr&#244;le sur contr&#244;le et fouille sur fouille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je me souviens que lors d'une visite, alors que nous &#233;tions enfin autoris&#233;s &#224; entrer dans la pi&#232;ce, je me suis mise &#224; marcher plus vite &#224; la recherche de mon oncle. Je ne l'avais pas vu depuis des ann&#233;es, et une fois assise devant lui, nous avons commenc&#233; &#224; parler &#224; travers un grillage de barbel&#233;s. Nous &#233;tions tous les deux si heureux ! C'est apr&#232;s quelques minutes que quelqu'un de ma famille s'est approch&#233;, m'a dit de venir et d'aller dire bonjour &#224; mon oncle. Je m'&#233;tais adress&#233;e &#224; la mauvaise personne, et je me suis trouv&#233;e si embarrass&#233;e que je ne lui ai m&#234;me pas dit au revoir et ne suis m&#234;me pas revenue voir si ce prisonnier avait des visites ce jour-l&#224;. Plus tard, j'ai pens&#233; que lui aussi pouvait ne pas avoir pas vu sa famille depuis si longtemps qu'il m'avait prise pour quelqu'un de ses proches, ou peut-&#234;tre qu'il avait un grand besoin de parler &#224; quelqu'un. Lors d'une autre visite, je me revois assise et parlant &#224; mon oncle tout en essayant d'ignorer les gouttes d'eau qui s'&#233;coulaient du toit et me tombaient sur la t&#234;te, coulant le long de ma figure. Mon oncle a d&#251; trouver cela amusant parce qu'&#224; chaque fois qu'une goutte d'eau tombait sur mon visage, il se mettait &#224; sourire, mais j'ai feins de l'ignorer et j'ai continu&#233; &#224; discuter, et &#224; la fin de la visite, mes cheveux &#233;taient compl&#232;tement tremp&#233;s et j'&#233;tais gel&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On ne peut ni embrasser ni &#233;treindre un parent, et la seule chose que nous pouvons faire pour lui serrer la main c'est de passer nos doigts &#224; travers le barbel&#233; qui nous s&#233;pare. Dire au revoir est tr&#232;s dur car nous savons que nous rentrons chez nous, dans une prison relativement plus grande, et que nous les laissons derri&#232;re nous, dans de petites cellules surpeupl&#233;es. Et quand nous arrivons finalement &#224; la maison, il fait nuit encore et la plupart des gens dorment, apr&#232;s une journ&#233;e pass&#233;e entre contr&#244;les et fouilles pour une visite de 45 minutes de ceux qu'on aiment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une fois, en allant chez ma tante, &#224; Dheisheh, avec une de mes amies, nous avons rencontr&#233; un jeune homme qui s'approchait, descendant une ruelle dans le camp de r&#233;fugi&#233;s. L'homme avait tr&#232;s probablement une vingtaine d'ann&#233;es et il &#233;tait beau. Il marchait dans cette all&#233;e tout en discutant avec quelqu'un. J'ai regard&#233; tout autour et je n'ai vu personne. J'ai lev&#233; les yeux pour voir s'il s'adressait &#224; quelqu'un &#224; une fen&#234;tre ou sur une terrasse, mais je ne voyais rien. J'ai montr&#233; l'homme &#224; mon amie qui m'a dit de ne pas m'inqui&#233;ter. Elle m'a appris que l'homme avait &#233;t&#233; lib&#233;r&#233; r&#233;cemment d'une prison isra&#233;lienne o&#249; il avait &#233;t&#233; tortur&#233;. Depuis, il parcourait les rues de Dheisheh, discutant avec un ami invisible. Comme je m'approchais, j'ai entendu qu'il parlait politique avec lui-m&#234;me, discutant de l'occupation et de la vie en prison. Ils ne l'avaient pas lib&#233;r&#233; car il &#233;tait toujours dans une cellule isra&#233;lienne, tortur&#233; minute apr&#232;s minute.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'hiver dernier, revenue en Palestine, j'ai voulu prendre quelques photos de vieux b&#226;timents de l'UNRWA, construits pour les Palestiniens en 1949. La plupart de ces b&#226;timents UNRWA ont &#233;t&#233; d&#233;molis pour construire des maisons neuves, mais je voulais garder une trace des derniers qui restaient et qui sont synonymes de la Nakba et des camps de r&#233;fugi&#233;s. L'&#233;pouse de l'un de mes oncles m'accompagnait dans ma recherche car elle est n&#233;e et a grandi &#224; Dheisheh et savait o&#249; en trouver quelques-uns. La plupart de ces minuscules b&#226;timents sont vides aujourd'hui, inoccup&#233;s aupr&#232;s de maisons plus grandes pour les familles. Je voulais prendre des photos de l'ext&#233;rieur, mais si un b&#226;timent n'avait pas de porte ou si sa porte &#233;tait ouverte, je prenais des photos de l'int&#233;rieur. Comme nous venions d'entrer dans l'un d'eux, nous avons &#233;t&#233; surprises de trouver un vieil homme allong&#233; sur le sol, envelopp&#233; dans un vieux manteau d'hiver retourn&#233;. Le vieil homme a ouvert les yeux et il nous a vues, il a fait un mouvement comme pour se lever, mais l'&#233;pouse de mon oncle lui a dit de rester et lui a demand&#233; de nous excuser de l'avoir d&#233;rang&#233; car nous pensions que le b&#226;timent &#233;tait vide. Quelques minutes plus tard, la tante de ma m&#232;re nous a vues et nous a invit&#233;es &#224; prendre un th&#233;. Chez elle, nous lui avons racont&#233; pour le vieil homme, et alors qu'elle et l'&#233;pouse de mon oncle parlaient de lui donner quelque chose &#224; manger et pour se r&#233;chauffer, sachant qui il &#233;tait, j'ai r&#233;alis&#233; que ce devait &#234;tre le jeune homme que j'avais vu autrefois. Il &#233;tait toujours emprisonn&#233; dans cette cellule, toute sa vie g&#226;ch&#233;e, et tout ce que je pouvais faire &#233;tait de secouer la t&#234;te devant l'injustice de tout cela.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le monde a &#233;t&#233; choqu&#233; quand la torture &#224; Abu Ghraib a &#233;t&#233; connue... Il y a beaucoup d'informations sur la torture dans les prisons isra&#233;liennes, mais nous entendons rarement des condamnations et des demandes de fermetures des centres de torture.&lt;br class='autobr' /&gt;
(site B'Tselem)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon le droit humanitaire international, la torture est strictement interdite. Le monde a &#233;t&#233; choqu&#233; quand la torture &#224; Abu Ghraib a &#233;t&#233; connue, il y a eu des condamnations de toutes parts et des demandes ont &#233;t&#233; faites pour la fermeture de cette prison. Mais l'Etat sioniste qui commet crimes de guerre sur crimes de guerre n'h&#233;site pas devant l'usage de la torture. Les formes de torture utilis&#233;es &#224; Abu Ghraib n'&#233;taient pas nouvelles pour les Palestiniens car elles &#233;taient utilis&#233;es depuis des d&#233;cennies par les services p&#233;nitentiaires isra&#233;liens contre les Palestiniens. N'a-t-il pas &#233;t&#233; r&#233;v&#233;l&#233; que des tortionnaires des FOI et du Shin Bet ont &#233;t&#233; recrut&#233;s par le Pentagone pour interroger brutalement les prisonniers d'Abu Ghraib ? N'a-t-il pas &#233;t&#233; r&#233;v&#233;l&#233; que les interrogateurs am&#233;ricains impliqu&#233;s dans les tortures avaient particip&#233; &#224; des camps de formation &#171; antiterroriste &#187; en Isra&#235;l, et que nombre de m&#233;thodes de torture utilis&#233;es &#224; Abu Ghraib ressemblaient &#224; celles appliqu&#233;es par Isra&#235;l contre les d&#233;tenus palestiniens ? Il y a beaucoup d'informations sur la torture dans les prisons isra&#233;liennes, mais nous entendons rarement des condamnations et des demandes de fermetures des centres de torture. D'apr&#232;s B'Tselem, 85% des d&#233;tenues palestiniens ont &#233;t&#233; soumis &#224; la torture, ajoutant que &#171; depuis 1987, le SSGI (service de s&#233;curit&#233; g&#233;n&#233;ral isra&#233;lien) a interrog&#233; pas moins de 850 Palestiniens par an en utilisant la torture... toutes les autorit&#233;s gouvernementales - depuis l'arm&#233;e isra&#233;lienne jusqu'&#224; la Cour supr&#234;me - y ayant particip&#233; par leur approbation de la torture, en &#233;laborant de nouvelles m&#233;thodes et en les supervisant. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1999, la Haute Cour isra&#233;lienne a, superficiellement, proscrit l'usage de la torture arbitraire en tant que m&#233;thode d'interrogatoire mais en r&#233;alit&#233;, elle ne l'a pas interdite et aujourd'hui, la torture est toujours utilis&#233;e par Isra&#235;l. Les mauvais traitements physiques combin&#233;s aux humiliations commencent d&#232;s l'arrestation, soit au domicile, soit dans la rue. Les d&#233;tenus palestiniens peuvent &#234;tre interrog&#233;s pendant 180 jours et peuvent se voir refuser tout avocat pendant une p&#233;riode de 60 jours. Lors de l'interrogatoire, la torture est utilis&#233;e et a conduit dans certains cas &#224; la mort des d&#233;tenus, et des aveux arrach&#233;s sous la torture sont valables devant les tribunaux isra&#233;liens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Palestiniens peuvent &#234;tre d&#233;tenus pendant des jours sans &#234;tre pr&#233;sent&#233;s &#224; un juge ou inform&#233;s de la raison de leur arrestation et pendant ce temps ils sont interrog&#233;s, cela peut durer jusqu'&#224; 180 jours ou alors ils sont d&#233;clar&#233;s d&#233;tenus administratifs. La d&#233;tention administrative est une d&#233;tention sans jugement ni chef d'accusation, elle peut aussi &#234;tre le prolongement d'un emprisonnement apr&#232;s accomplissement de la peine. Elle est souvent utilis&#233;e par Isra&#235;l et elle est autoris&#233;e par d&#233;cision administrative des forces d'occupation et non par d&#233;cision judiciaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1 229 sur les 1 988 ordres militaires isra&#233;liens donnent pouvoir aux commandants des FOI pour d&#233;tenir des Palestiniens pendant 6 mois maximum, p&#233;riode qui peut &#234;tre renouvel&#233;e ind&#233;finiment. Au fil des ans, des milliers de Palestiniens, des hommes et des femmes de tout &#226;ge, ont &#233;t&#233; d&#233;tenus en d&#233;tention administrative pour des p&#233;riodes allant de 6 mois &#224; plus de 8 ans, sans &#234;tre jug&#233;s ni accus&#233;s. Les familles des d&#233;tenus ne sont pas inform&#233;es de l'arrestation de la personne ni de son lieu de d&#233;tention. Th&#233;oriquement, les d&#233;tenus peuvent faire appel, mais en r&#233;alit&#233; ni eux ni leurs avocats ne sont inform&#233;s des motifs de leur d&#233;tention, ni autoris&#233;s &#224; compulser les preuves, ce qui rend tr&#232;s difficile pour les avocats la d&#233;fense leur client. Les ordres r&#233;gissant la d&#233;tention administrative ont &#233;galement &#233;t&#233; modifi&#233;s en 1999. Le MO 1466 - ordre temporaire, modification 13 - stipule qu'un d&#233;tenu doit &#234;tre conduit devant un juge militaire dans les 10 jours de son arrestation, il autorise le juge militaire &#224; confirmer, annuler ou diminuer la dur&#233;e pr&#233;vue par l'ordre de d&#233;tention administrative.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette modification est elle aussi superficielle, &#233;tant donn&#233; que les juges font partie du personnel militaire qui donne la l&#233;gitimit&#233; juridique aux actions ill&#233;gales des FOI et des SPI. En r&#233;alit&#233;, les Palestiniens sont jug&#233;s par des tribunaux militaires isra&#233;liens constitu&#233;s de 3 juges d&#233;sign&#233;s par les FOI elles-m&#234;mes. Ces juges n'ont souvent aucune formation juridique et, par cons&#233;quent, ne r&#233;pondent pas aux normes internationales d'un proc&#232;s &#233;quitable. Depuis le d&#233;but de la 2&#232;me Intifada, en septembre 2000, quelque 20 000 Palestiniens ont &#233;t&#233; d&#233;tenus en d&#233;tention administrative. En avril 2009, il y avait plus de 560 d&#233;tenus administratifs palestiniens dans les prisons isra&#233;liennes, enferm&#233;s sans proc&#232;s. 372 de ces d&#233;tenus le sont sans proc&#232;s ni chef d'accusation depuis au moins deux p&#233;riodes successives, 47 le sont depuis deux ans, et 23 depuis plus de deux ans et demi, dont deux depuis plus de quatre ans et demi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus ils nous enl&#232;vent notre libert&#233;, plus nous appr&#233;cions cette libert&#233; et plus forte est notre foi dans notre juste cause et notre volont&#233; d'&#234;tre libres.Si un Palestinien peut &#234;tre mis en garde &#224; vue pendant 18 jours avant d'&#234;tre conduit devant un juge, un Isra&#233;lien, lui, ne peut &#234;tre gard&#233; que pendant 48 heures maximum. Si un Palestinien peut &#234;tre d&#233;tenu pendant 30 jours sans chef d'accusation, p&#233;riode qui peut &#234;tre renouvel&#233;e ind&#233;finiment, un Isra&#233;lien peut &#234;tre gard&#233; pendant 15 jours, renouvelables une fois seulement. Les Palestiniens conduits devant un tribunal sur accusation de meurtre sont toujours condamn&#233;s, m&#234;me sans preuve, et toujours &#224; l'emprisonnement &#224; vie. Dans la plupart des cas o&#249; les accus&#233;s &#233;taient des soldats isra&#233;liens ou des colons juifs ill&#233;gaux pour le meurtre de Palestiniens, les dossiers ont &#233;t&#233; clos sans aucune condamnation, m&#234;me avec l'existence de preuves ou de t&#233;moins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les rares cas o&#249; il y eut des condamnations, ce fut des emprisonnements pour de courtes p&#233;riodes allant de 6 mois &#224; 7 ans et demi, ou &#224; un service d'int&#233;r&#234;t public. Les prisonniers palestiniens ont &#233;t&#233; utilis&#233;s par Isra&#235;l &#224; des moments politiques tr&#232;s commodes, o&#249; des Palestiniens qui avaient d&#233;j&#224; purg&#233; leur peine et pour lesquels il restait seulement quelques mois &#224; faire, &#233;taient lib&#233;r&#233;s dans un &#171; geste de bonne volont&#233; &#187;. Et dans le m&#234;me temps, des centaines d'autres &#233;taient arr&#234;t&#233;s. Par exemple, le 25 ao&#251;t 2008, Isra&#235;l a lib&#233;r&#233; 198 prisonniers dans un &#171; geste de bonne volont&#233; &#187;, mais les chiffres pour le mois d'ao&#251;t 2008 montrent que 338 autres Palestiniens ont &#233;t&#233; arr&#234;t&#233;s. Aujourd'hui, il y a 81 &#171; d&#233;tenus anciens &#187;, c'est-&#224;-dire, des d&#233;tenus qui sont emprisonn&#233;s sans discontinu depuis plus de 20 ans, dont 2 depuis plus de 30 ans, et il y a 290 prisonniers qui ont &#233;t&#233; en prison pendant plus de 15 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien qu'ils aient des armes modernes meurtri&#232;res, qu'ils b&#233;n&#233;ficient d'assistance militaire, que leurs crimes de guerre soient admis par les m&#233;dias occidentaux de parti pris, et que leurs int&#233;r&#234;ts soient prot&#233;g&#233;s par les lobbies sionistes du monde entier, les sionistes ont toujours peur, ils ont toujours peur parce qu'ils savent que nous sommes les propri&#233;taires de la terre et que par notre seule existence, nous les d&#233;fions, eux et leur puissance, et nous brisons les mythes, d&#233;non&#231;ons les mensonges sur lesquels leur Etat est construit. Le ministre des Affaires &#233;trang&#232;res, Avigdor Lieberman, a d&#233;clar&#233; &#224; propos de la lib&#233;ration de prisonniers palestiniens : &#171; Il vaudrait mieux noyer ces prisonniers, dans la mer Morte si possible puisque c'est le point le plus bas du monde. &#187; Ils ne font pas que nous priver de nos droits et de notre libert&#233;, ils veulent tuer notre esprit et nous voir morts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qu'ils n'ont pas encore compris, c'est que plus ils nous humilient, plus ils nous harc&#232;lent, plus ils nous emprisonnent, plus ils nous enl&#232;vent notre libert&#233;, et plus nous appr&#233;cions cette libert&#233; et plus forte est notre foi dans notre juste cause et notre volont&#233; d'&#234;tre libres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; * Reham Alhelsi est Palestinienne, n&#233;e &#224; J&#233;rusalem. Elle a beaucoup travaill&#233; dans une soci&#233;t&#233; de communication palestinienne et depuis 2000, elle est en Allemagne, travaillant sur diff&#233;rentes radios et t&#233;l&#233;visions notamment Deutsche Welle, SWR et WDR. Elle &#233;crit actuellement une th&#232;se sur l'Urbanisme r&#233;gional en ciblant l'am&#233;nagement du territoire palestinien et le gouvernement local.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;View online : &lt;a href="https://www.info-palestine.net" class="spip_out"&gt;www.info-palestine.net&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
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