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	<title>Alternatives International</title>
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	<description>We are social and political movements struggling against social injustices, neoliberalism, imperialism and war. We are building solidarity between social movements at the local, national and international level. More...</description>
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		<title>Alternatives International</title>
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		<title>Le premier geste de Barack Obama &#224; l'&#233;gard de Cuba</title>
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		<dc:date>2009-04-20T10:35:13Z</dc:date>
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		<dc:language>en</dc:language>
		<dc:creator>Salim Lamrani</dc:creator>



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&lt;p&gt;Le 13 avril 2009, Barack Obama a effectu&#233; un premier pas constructif &#224; l'&#233;gard de Cuba en annon&#231;ant la lev&#233;e de certaines restrictions affectant les Cubains r&#233;sidant aux Etats-Unis. D&#233;sormais, ces derniers pourront se rendre dans leur pays d'origine sans aucun obstacle et effectuer des transferts d'argent illimit&#233;s &#224; leurs familles. Le pr&#233;sident &#233;tasunien tient ainsi sa promesse &#233;lectorale et met un terme d&#233;finitif aux sanctions &#233;conomiques impos&#233;es par son pr&#233;d&#233;cesseur George W. Bush en mai (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.alterinter.org/?-L-arc-des-crises-" rel="directory"&gt;L'arc des crises&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le 13 avril 2009, Barack Obama a effectu&#233; un premier pas constructif &#224; l'&#233;gard de Cuba en annon&#231;ant la lev&#233;e de certaines restrictions affectant les Cubains r&#233;sidant aux Etats-Unis. D&#233;sormais, ces derniers pourront se rendre dans leur pays d'origine sans aucun obstacle et effectuer des transferts d'argent illimit&#233;s &#224; leurs familles. Le pr&#233;sident &#233;tasunien tient ainsi sa promesse &#233;lectorale et met un terme d&#233;finitif aux sanctions &#233;conomiques impos&#233;es par son pr&#233;d&#233;cesseur George W. Bush en mai 2004, qui limitaient drastiquement les visites des &#233;migr&#233;s cubains vers leur pays &#224; 14 jours tous les trois ans et r&#233;duisaient l'aide financi&#232;re &#224; 100 dollars par mois1.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Il s'agit du premier assouplissement significatif de la politique &#233;tasunienne &#224; l'&#233;gard de La Havane depuis pr&#232;s de trente ans. En effet, en septembre 1977, le pr&#233;sident James Carter avait lev&#233; les restrictions concernant les voyages pour les Cubains-am&#233;ricains. Mais en avril 1982, elles furent r&#233;tablies par son successeur Ronald Reagan. Ainsi, pour la premi&#232;re fois depuis 1982, les &#233;migr&#233;s cubains, &#224; l'instar des autres minorit&#233;s r&#233;sidant aux Etats-Unis, vont pouvoir se d&#233;placer sans restrictions, mettant ainsi fin &#224; une situation cruelle qui divisait les familles et violait les droits de la communaut&#233; cubaine2.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Obama a &#233;galement &#233;largi la liste d'articles humanitaires qu'il est possible d'envoyer &#224; Cuba aux v&#234;tements, produits hygi&#233;niques et mat&#233;riel de p&#234;che. Par ailleurs, les entreprises de t&#233;l&#233;communications &#233;tasuniennes seront autoris&#233;es &#224; fournir leurs services aux habitants de l'&#238;le3.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	L'annonce de la Maison-Blanche intervient dans le contexte du Sommet des Am&#233;riques (17 au 19 avril 2009 &#224; Trinidad) et fait suite au mouvement unanime des pr&#233;sidents latino-am&#233;ricains &#8211; dont pas moins de huit d'entre eux ont rendu visite &#224; La Havane depuis janvier 2009 &#8211; en faveur d'une normalisation des relations entre Cuba et les Etats-Unis, d&#233;sormais seul pays du continent &#224; ne pas avoir de relations avec le gouvernement de Ra&#250;l Castro4.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, le Costa Rica et le Salvador, qui &#233;taient les seuls pays latino-am&#233;ricains &#224; ne pas avoir de liens diplomatiques avec Cuba, se sont rapproch&#233;s de l'&#238;le. Oscar Arias a annonc&#233; le 18 mars 2009 le r&#233;tablissement des relations entre San Jos&#233; et La Havane apr&#232;s presque cinquante ans de rupture. &#171; Si nous avons pu tourner la page avec des r&#233;gimes autant oppos&#233;s au n&#244;tre que l'&#233;taient l'Union sovi&#233;tique et plus r&#233;cemment la Chine, comment ne pas le faire avec un pays qui g&#233;ographiquement et culturellement plus proche tel que Cuba ? &#187;, a-t-il d&#233;clar&#233;. Il a &#233;galement lanc&#233; un appel &#224; Washington en faveur d'une normalisation des relations avec La Havane : &#171; Obama a affirm&#233; lors de sa campagne qu'il voulait converser avec T&#233;h&#233;ran sans condition aucune, sans restriction aucune, et je pense donc qu'il devrait avec d'autant plus de raisons en faire autant avec le r&#233;gime cubain5 &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Salvador en a fait autant. L'une des premi&#232;res d&#233;cisions du nouveau pr&#233;sident Mauricio Funes, qui prendra ses fonctions le 1er juin 2009, a &#233;t&#233; d'annoncer le r&#233;tablissement des relations diplomatiques avec Cuba, suspendues depuis 1996. San Salvador ne peut pas &#234;tre la seule capitale &#171; d'Am&#233;rique latine qui n'a[it] pas de relations diplomatiques avec Cuba &#187;, a soulign&#233; Funes7.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	En mars 2009, le Congr&#232;s et le S&#233;nat &#233;tasuniens avaient d&#233;j&#224; temporairement suspendu les restrictions impos&#233;es par Bush pour une dur&#233;e d'un an8. Obama les a d&#233;finitivement &#233;limin&#233;es le 12 mars 2009. Il s'agit sans nul doute d'un pas encourageant mais insuffisant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Au sein du Congr&#232;s, les initiatives en faveur d'un all&#232;gement des sanctions &#233;conomiques se sont multipli&#233;es. Un projet l&#233;gislatif, soutenu par plus de vingt congressistes d&#233;mocrates et r&#233;publicains, destin&#233; &#224; &#233;liminer les obstacles pour la vente de produits agricoles et permettre les transactions financi&#232;res directes avec Cuba, a &#233;t&#233; d&#233;pos&#233; le 26 mars 2009 par le repr&#233;sentant r&#233;publicain Jerry Moran du Kansas. &#171; Vues les difficult&#233;s qu'impose la situation &#233;conomique actuelle &#224; nos producteurs, il s'agit du moment opportun pour inciter les Etats-Unis &#224; effectuer des changements dans sa politique commerciale &#224; l'&#233;gard de Cuba &#187;, a soulign&#233; Moran. &#171; Cuba est un important march&#233; pour la production agricole &#233;tasunienne, ainsi que pour les produits manufactur&#233;s et distributeurs d'aliments &#187;, a-t-il ajout&#233;9.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Le 3 avril 2009, sept importants membres du Congr&#232;s &#233;tasunien se sont rendus &#224; La Havane, pour une visite de cinq jours, afin d'&#233;tablir un dialogue au sujet d'un &#233;ventuel rapprochement entre les deux pays. Barbara Lee, chef du groupe de repr&#233;sentants, a not&#233; qu'il &#233;tait &#171; temps de parler de Cuba &#187;. Elle a &#233;t&#233; re&#231;ue &#224; la fois par Ra&#250;l Castro et Fidel Castro10. &#171; Nous sommes convaincus que le pr&#233;sident Castro voit que la normalisation et la fin de l'embargo serait b&#233;n&#233;fique pour les deux pays &#187;, a-t-elle ajout&#233;. Pour sa part, le congressiste d&#233;mocrate de l'Illinois Bobby Robson a exprim&#233; la bonne impression laiss&#233;e par Fidel Castro : &#171; Il est &#224; l'oppos&#233; de ce que les m&#233;dias disent de lui. Il m'a surpris [par] son grand sens de l'humour, sa connaissance de l'histoire et sa qualit&#233; d'&#234;tre humain11 &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De son c&#244;t&#233;, le s&#233;nateur r&#233;publicain Richard G. Lugar a exhort&#233; l'administration Obama de nommer un envoy&#233; sp&#233;cial pour Cuba dans une lettre dat&#233;e du 30 mars 2009, faisant r&#233;f&#233;rence &#224; &#171; une politique qui a non seulement &#233;chou&#233; [&#8230;] mais qui nuit &#233;galement &#224; nos int&#233;r&#234;ts politiques et de s&#233;curit&#233;12 &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Un groupe de douze militaires de haut rang &#224; la retraite a lanc&#233; un appel &#224; Obama le 13 avril 2009 afin qu'il soutienne et signe le projet de loi pr&#233;sent&#233; par le congressiste d&#233;mocrate Bill Delahunt, qui permettrait aux citoyens &#233;tasuniens de se rendre &#224; Cuba, en reprenant les arguments du s&#233;nateur Lugar. &#171; L'embargo a provoqu&#233; un mouvement diplomatique significatif contre la politique des Etats-Unis. En tant que militaires professionnels, nous comprenons que les int&#233;r&#234;ts des Etats-Unis sont mieux servis quant le pays est capable d'obtenir le soutien des autres nations envers notre cause &#187;, ont-ils d&#233;clar&#233;. &#171; Dans le monde entier, les leaders r&#233;clament un v&#233;ritable changement politique bas&#233; sur les espoirs que vous avez suscit&#233; avec votre campagne. Cuba s'offre comme l'&#233;l&#233;ment le plus accessible pour d&#233;montrer ce changement et ce serait de plus une man&#339;uvre qui resterait profond&#233;ment grav&#233;e dans la m&#233;moire de nos partenaires et rivaux du monde &#187;, ont-ils conclu13.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Fidel Castro a r&#233;it&#233;r&#233; la disposition de Cuba au dialogue : &#171; Il n'est pas n&#233;cessaire de souligner ce que Cuba a toujours dit : nous ne craignons pas de dialoguer avec les Etats-Unis. Nous n'avons pas besoin de confrontation pour exister, comme pensent certains imb&#233;ciles ; nous existons pr&#233;cis&#233;ment parce que nous croyons en nos id&#233;es et que nous n'avons jamais eu peur de dialoguer avec l'adversaire. Il s'agit de la seule fa&#231;on d'obtenir l'amiti&#233; et la paix entre les peuples14 &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Le leader r&#233;volutionnaire a &#233;galement tenu &#224; pr&#233;server le pr&#233;sident &#233;tasunien : &#171; Notre pays [&#8230;] n'accuse pas Obama des atrocit&#233;s commises par les autres gouvernements des Etats-Unis. Il ne questionne pas non plus sa sinc&#233;rit&#233; et ses d&#233;sirs de changer la politique et l'image des Etats-Unis. Il comprend qu'il a livr&#233; une bataille tr&#232;s difficile pour &#234;tre &#233;lu, malgr&#233; les pr&#233;jug&#233;s s&#233;culaires15 &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Le pr&#233;sident Ra&#250;l Castro en a fait de m&#234;me en faisant part de sa &#171; disposition &#224; discuter de n'importe quel sujet, en ayant comme seules pr&#233;misses l'&#233;galit&#233; souveraine des Etats, le respect absolu de l'ind&#233;pendance nationale et le droit inali&#233;nable de chaque peuple &#224; l'autod&#233;termination16 &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La secr&#233;taire d'Etat Hillary Clinton a d&#233;clar&#233; que c'&#233;tait d&#233;sormais au tour de Cuba de faire un geste &#171; r&#233;ciproque &#187;. El Pa&#237;s, important quotidien espagnol, a imm&#233;diatement repris la position de Washington dans un &#233;ditorial : &#171; En levant les restrictions sur les transferts d'argent et les voyages dans l'&#238;le, Obama a plac&#233; Cuba et les pays jusqu'alors les plus hostiles &#224; l'&#233;gard des Etats-Unis dans la n&#233;cessit&#233; de r&#233;pondre par un geste qui contribue &#233;galement &#224; la d&#233;tente &#187;. Rien ne saurait &#234;tre plus &#233;loign&#233; de la v&#233;rit&#233;. En effet, le pr&#233;sident &#233;tasunien n'a fait que r&#233;parer une infime partie des nombreuses injustices commises par ses pr&#233;d&#233;cesseurs &#224; l'&#233;gard du peuple cubain. Cuba ne s'est jamais immisc&#233;e dans les affaires internes des Etats-Unis, ne les a jamais agress&#233;s, n'a jamais envahi militairement le territoire &#233;tasunien, n'a jamais cherch&#233; &#224; subvertir l'ordre &#233;tabli ou renverser son gouvernement, n'a jamais impos&#233; de sanctions &#233;conomiques, n'a jamais mis en place des lois extraterritoriales, n'a jamais financ&#233; une opposition interne, n'a jamais commis d'attentats terroristes contre le peuple &#233;tasunien, n'a jamais prot&#233;g&#233; de terroristes sur leur territoire, n'a jamais foment&#233; l'&#233;migration ill&#233;gale, n'a jamais occup&#233; par la force une partie de son territoire contre la volont&#233; souveraine de leur peuple et n'a jamais diffus&#233; de programmes subversifs en direction des Etats-Unis17.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le maximum que puissent faire les Cubains est de prendre acte de la rectification effectu&#233;e par la Maison-Blanche. Mais ils ne peuvent s'en contenter. Si Washington veut d&#233;montrer aux yeux du peuple cubain et du monde qu'il souhaite sinc&#232;rement &#233;tablir un modus vivendi avec La Havane, il doit imp&#233;rativement prendre les trois d&#233;cisions suivantes :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1.	Lib&#233;rer imm&#233;diatement les cinq prisonniers politiques cubains injustement incarc&#233;r&#233;s depuis septembre 1998 pour avoir infiltr&#233; les groupuscules d'extr&#234;me droite de Floride impliqu&#233;s dans des actes terroristes contre Cuba. Accus&#233;s de &#171; conspiration en vue de commettre des actes d'espionnage &#187;, Gerardo Hern&#225;ndez Nordelo, Antonio Guerrero Rodr&#237;guez, Ram&#243;n Laba&#241;ino Salazar, Ren&#233; Gonz&#225;lez Sehweret et Fernando Gonz&#225;lez Llort ont &#233;t&#233; condamn&#233;s &#224; un total de quatre peines de prison &#224; vie doubl&#233;es de 77 ans lors d'une parodie de proc&#232;s tenu &#224; Miami. Trois militaires de haut rang, Eugene Carroll, contre-amiral de la Marine de Guerre des Etats-Unis actuellement &#224; la retraite, Edward Breed Atkeson, g&#233;n&#233;ral de division de l'arm&#233;e des Etats-Unis, et James R. Clapper, lieutenant g&#233;n&#233;ral des Forces a&#233;riennes des Etats-Unis, ont certifi&#233; &#224; la Cour que les cinq Cubains n'avaient pas r&#233;alis&#233; d'activit&#233;s d'espionnage. Le procureur lui-m&#234;me a reconnu qu'&#171; &#224; la lumi&#232;re des preuves pr&#233;sent&#233;es lors du proc&#232;s &#187;, prouver l'inculpation de Gerardo Hern&#225;ndez, accus&#233; d'assassinat, &#171; repr&#233;sente un obstacle insurmontable pour les Etats-Unis &#187;. Malgr&#233; la confession du procureur, tous les membres du jur&#233; avaient reconnu Gerardo Hern&#225;ndez coupable d'homicide volontaire avec pr&#233;m&#233;ditation, sans poser une seule question &#224; l'accus&#233; ou au parquet, sans exiger la moindre clarification &#224; ce sujet. La Cour d'Appel d'Atlanta a reconnu &#233;galement qu'il ne s'agissait pas d'un cas d'espionnage, ni d'une atteinte &#224; la s&#233;curit&#233; nationale. Le 30 janvier 2009, la d&#233;fense d&#233;cida de faire appel aupr&#232;s de la Cour supr&#234;me. Pas moins de dix Prix Nobel &#8211; Jos&#233; Ramos-Horta, actuel pr&#233;sident du Timor Oriental, distingu&#233; en 1996, Wole Soyinka, &#233;crivain nig&#233;rian r&#233;compens&#233; en 1986, Adolfo P&#233;rez Esquivel, Argentin Prix Nobel de la Paix en 1980, Nadine Gordimer, &#233;crivain sud-africaine distingu&#233;e en 1991, Rigoberta Mench&#250;, Guat&#233;malt&#232;que et Prix Nobel de la Paix en 1992, Jos&#233; Saramago, &#233;crivain portugais r&#233;compens&#233; pour ses &#339;uvres litt&#233;raires en 1992, Zhores Alferov, Prix Nobel de Physique en 2000, Dario Fo, auteur italien r&#233;compens&#233; en 1997, Gunter Grass, &#233;crivain allemand dont les &#233;crits ont &#233;t&#233; distingu&#233;s par le prix Nobel de litt&#233;rature en 1999 et Mairead Corrigan Maguire, Irlandaise Prix Nobel de la Paix en 1976&#8211; ont pr&#233;sent&#233; une p&#233;tition Amicus Curiae aupr&#232;s de la Cour Supr&#234;me &#233;tasunienne exigeant un proc&#232;s &#233;quitable et la lib&#233;ration des cinq Cubains18.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2.	Juger ou extrader vers le Venezuela, o&#249; il est recherch&#233; par la justice le terroriste international Luis Posada Carriles, responsable de plus d'une centaine d'homicides, pour les crimes qu'il a commis tout au long de sa trajectoire criminelle de pr&#232;s de 40 ans. Il est, entre autres, l'auteur intellectuel avec Orlando Bosch du sanglant attentat commis le 6 octobre 1976 contre l'avion commercial cubain 445 de Cubana de Aviaci&#243;n qui a co&#251;t&#233; la vie &#224; 73 personnes &#224; la Barbade, incluant toute l'&#233;quipe junior d'escrime cubaine qui venait de remporter les jeux panam&#233;ricains, et commanditaire de la vague d'attentats qui a ensanglant&#233; l'industrie touristique cubaine entre avril et septembre 1997, et qui a co&#251;t&#233; la vie &#224; un jeune Italien. En novembre 2000, il a &#233;galement plac&#233; 45 kilos d'explosifs C-4 dans l'amphith&#233;&#226;tre de l'Universit&#233; de Panama o&#249; s'&#233;taient r&#233;unis 2 000 &#233;tudiants pour &#233;couter le discours du pr&#233;sident Fidel Castro. Il a &#233;t&#233; impliqu&#233; dans de nombreux autres actes criminels y compris plusieurs tentatives d'assassinat contre Fidel Castro, notamment lors de sa visite &#224; Salvador Allende en 1971, lors de son voyage au Venezuela en 1988 et durant le second Sommet ib&#233;ro-am&#233;ricain de Madrid en 1992. Il est &#233;galement responsable des assassinats de plusieurs fonctionnaires cubains en Argentine en ao&#251;t 1976 et a collabor&#233; avec les services secrets d'Augusto Pinochet au Chili dans la disparition de nombreux opposants politiques. Il se trouve actuellement en libert&#233; &#224; Miami car Washington refuse de le juger pour les crimes qu'il a commis alors qu'il &#233;tait agent de la CIA19.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3.	Abroger la loi d'Ajustement cubain vot&#233;e par le Congr&#232;s le 1er novembre 1966. Unique au monde, elle a pour but de stimuler l'&#233;migration ill&#233;gale et le vol de cerveaux et de politiser la probl&#233;matique migratoire dans la guerre id&#233;ologique contre La Havane. Elle permet &#224; tout Cubain &#233;migrant l&#233;galement ou ill&#233;galement, pacifiquement ou par la violence, vers les Etats-Unis, d'obtenir automatiquement au bout d'un an la r&#233;sidence permanente et de nombreux autres avantages. Dans le m&#234;me temps, les Etats-Unis refusent d'accorder des visas aux Cubains souhaitant &#233;migrer l&#233;galement, encourageant ainsi l'&#233;migration clandestine et les coups de force. Le caract&#232;re criminel de cette loi est tr&#232;s clair. En limitant le nombre de visas accord&#233;s, Washington promeut l'&#233;migration dangereuse qui co&#251;te la vie &#224; beaucoup de Cubains chaque ann&#233;e. Cette l&#233;gislation singuli&#232;re pousse &#233;galement les d&#233;linquants et les criminels &#224; commettre l'irr&#233;parable pour quitter le pays, comme ce fut le cas le 3 mai 2007 lors d'une prise d'otages &#224; l'a&#233;roport de La Havane qui a co&#251;t&#233; la vie au lieutenant-colonel V&#237;ctor Ivo Acu&#241;a Vel&#225;squez20.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si Obama adopte ces trois mesures, il gagnera en partie la confiance de La Havane, &#233;l&#233;ment indispensable pour une &#233;ventuelle normalisation des relations. Le gouvernement r&#233;volutionnaire r&#233;pondra alors positivement &#224; la demande de Washington du 18 mars 2009 de lib&#233;rer &#171; les prisonniers politiques &#187;, en r&#233;f&#233;rence aux personnes arr&#234;t&#233;es et condamn&#233;es en 2003 pour avoir accept&#233; les &#233;moluments offerts par Washington, violant ainsi la loi cubaine21.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Washington n'a pas l'intention de lever imm&#233;diatement l'&#233;tat de si&#232;ge contre Cuba, qui emp&#234;che m&#234;me l'&#238;le d'acqu&#233;rir des appareils m&#233;dicaux de premi&#232;re n&#233;cessit&#233;. Le vice-pr&#233;sident Joseph Biden l'a confirm&#233; le 28 mars 2009 lors de sa visite au Chili22. Il a n&#233;anmoins reconnu la n&#233;cessit&#233; d'un changement dans la politique &#233;trang&#232;re des Etats-Unis &#224; l'&#233;gard de La Havane23.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, hormis huit congressistes, incapables d'accepter le cours de l'histoire et d&#233;fendant les int&#233;r&#234;ts les plus r&#233;trogrades, qui se prononcent en faveur du statu quo actuel &#8211; &#224; savoir les repr&#233;sentants r&#233;publicains Ileana Ros Lehtinen (Floride), Mario D&#237;az Balart (Floride), Lincoln D&#237;az Balart (Floride) et d&#233;mocrates Kendrick Meek (Floride), Debbie Wasserman-Schultz (Floride), Albio Sire (New Jersey) ainsi que les s&#233;nateurs Bob Men&#233;ndez (d&#233;mocrate / New Jersey) et Mel Martinez (r&#233;publicain / Floride) &#8211;, l'immense majorit&#233; des acteurs de la soci&#233;t&#233; &#233;tasunienne, &#224; commencer par l'opinion publique, est en faveur d'une normalisation des relations avec Cuba. Selon un sondage de la cha&#238;ne &#233;tasunienne CNN du 10 avril 2009, 71% des citoyens &#233;tasuniens sont en faveur d'un r&#233;tablissement des relations diplomatiques24. Un autre r&#233;alis&#233; le 15 avril 2009 par l'organisation World Public Opinion montre que 70% sont favorables &#224; la lev&#233;e des interdictions pour les ressortissants &#233;tasuniens de voyager dans l'&#238;le25.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une chose est s&#251;re : Barack Obama, qui dispose d'une opportunit&#233; historique de mettre un terme &#224; un demi-si&#232;cle de conflit insens&#233;, ne peut conditionner la normalisation des relations avec Cuba &#224; un changement de la structure politique, &#233;conomique et sociale du pays, car les Cubains sont dans l'incapacit&#233; d'accepter toute atteinte &#224; leur souverainet&#233; ou de c&#233;der au langage de la force. Par ailleurs, Washington a normalis&#233; ses relations avec la Chine, le Vietnam et en partie avec la Cor&#233;e du Nord, sans pour autant &#233;mettre une telle exigence. Faire preuve de discrimination &#224; l'&#233;gard de La Havane &#224; ce sujet, en plus d'&#234;tre une tactique vou&#233;e &#224; l'&#233;chec, minerait singuli&#232;rement la cr&#233;dibilit&#233; de la Maison-Blanche dans sa volont&#233; de limer les asp&#233;rit&#233;s entre les deux nations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notes&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1 Jennifer Loven, &#171; Obama Allowing Travel, Money Transfers to Cuba &#187;, The Associated Press, 13 avril 2009.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2 Ibid.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3 John Dorschner &amp; Monica Hatcher, &#171; Liberan a los viajes a Cuba &#187;, El Nuevo Herald, 13 avril 2009.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4 Ibid.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5 Marianela Jim&#233;nez, &#171; Costa Rica restablece relaciones con Cuba &#187;, The Associated Press, 18 mars 2009.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;6 EFE, &#171; Funes anuncia que en su futuro Gobierno restablecer&#225; relaciones con Cuba &#187;, 18 mars 2009 ; Marianela Jim&#233;nez, &#171; Costa Rica, El Salvador Promise Ties With Cuba &#187;, The Associated Press, 18 mars 2009.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;7 El Nuevo Herald, &#171; Costa Rica y El Salvador reanudan lazos con Cuba &#187;, 19 mars 2009.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;8 Anne Flaherty, &#171; Congress Vote to Ease Travel Restrictions &#187;, The Associated Press, 10 mars 2009 ; Lesley Clark &amp; Frances Robles, &#171; Senado suaviza controles sobre los viajes a Cuba &#187;, The Miami Herald, 11 mars 2009.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;9 Wilfredo Cancio Isla, &#171; Presentan legislaci&#243;n para facilitar las ventas agr&#237;colas a Cuba &#187;, El Nuevo Herald, 27 mars 2009.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;10 EFE, &#171; Congresistas de EEUU se re&#250;nen con funcionarios cubanos en La Habana &#187;, 4 avril 2009.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;11 Andrea Rodriguez, &#171; Fidel Castro recibe a congresistas de EEUU &#187;, The Associated Press, 7 avril 2009.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;12 Wilfredo Cancio Isla, &#171; Congresistas dem&#243;cratas viajan a Cuba a abrir di&#225;logo &#187;, El Nuevo Herald, 2 avril 2009.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;13 Fidel Castro Ruz, &#171; Militares con criterios acertados &#187;, Cuba Debate, 15 avril 2009.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;14 Fidel Castro Ruz, &#171; Con los pies sobre la tierra &#187;, Cuba Debate, 5 avril 2009.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;15 Fidel Castro Ruz, &#171; Del bloqueo no se dijo una palabra &#187;, Cuba Debate, 13 avril 2009.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;16 Andrea Rodriguez, &#171; Fidel Castro recibe a congresistas de EEUU &#187;, op. cit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;17 The Associated Press, &#171; Clinton : US Waiting for Cuba's Next Move &#187;, 16 avril 2009 ; El Pa&#237;s, &#171; La hora de Cuba &#187;, 14 avril 2009.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;18 Salim Lamrani, Cuba. Ce que les m&#233;dias ne vous diront jamais (Paris : Editions Estrella, 2009).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;19 Ibid.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;20 Ibid.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;21 EFE, &#171; EEUU insta a Cuba a liberar presos pol&#237;ticos y mejorar en derechos humanos &#187;, 18 mars 2009.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;22 EFE, &#171; Biden rechaza que Estados Unidos vaya a levantar el bloqueo sobre Cuba &#187;, 28 mars 2009 ; Agence France Presse, &#171; Biden : pas de lev&#233;e de l'embargo contre Cuba, mais une politique diff&#233;rente &#187;, 29 mars 2009.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;23 Agence France Presse, &#171; EEUU espera compromiso de Cuba en derechos humanos &#187;, 31 mars 2009.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;24 CNN, &#171; Poll: Three-quarters favor relations with Cuba &#187;, 10 avril 2009.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;25 Agence France Presse, &#171; Mayor&#237;a de estadounidenses quiere viajar libremente a Cuba, seg&#250;n sondeo &#187;, 15 avril 2009.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Salim Lamrani est enseignant charg&#233; de cours &#224; l'Universit&#233; Paris-Descartes et l'Universit&#233; Paris-Est Marne-la-Vall&#233;e et journaliste fran&#231;ais, sp&#233;cialiste des relations entre Cuba et les Etats-Unis. Il a publi&#233;, entre autres, Double Morale. Cuba, l'Union europ&#233;enne et les droits de l'homme (Paris : Editions Estrella, 2008). Son nouvel ouvrage s'intitule Cuba. Ce que les m&#233;dias ne vous diront jamais (Paris : Editions Estrella, 2009) et comporte un prologue de Nelson Mandela.&lt;br class='autobr' /&gt;
Contact : lamranisalim@yahoo.fr ; salim.lamrani@parisdescartes.fr&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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