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	<title>Alternatives International</title>
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	<description>We are social and political movements struggling against social injustices, neoliberalism, imperialism and war. We are building solidarity between social movements at the local, national and international level. More...</description>
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		<title>Alternatives International</title>
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		<title>Nouvel article</title>
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		<dc:date>2009-04-19T23:40:08Z</dc:date>
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		<dc:creator>Obama, prisonnier des &#171; faucons &#187; ?</dc:creator>



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&lt;p&gt;D'ici &#224; l'&#233;t&#233; prochain, les Etats-Unis enverront de vingt &#224; trente mille soldats en Afghanistan pour renforcer le contingent des troupes &#233;trang&#232;res, qui se monte d&#233;j&#224; &#224; soixante-dix mille hommes. Cette escalade a &#233;t&#233; voulue &#224; la fois par M. Barack Obama et par M. George W. Bush, lequel cherche, parall&#232;lement, avec l'appui des militaires et du Pentagone, &#224; &#171; contourner &#187; l'accord qu'il vient de signer sur le retrait total de l'arm&#233;e am&#233;ricaine d'Irak. Et rendre ainsi inop&#233;rantes les promesses (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.alterinter.org/?-L-arc-des-crises-" rel="directory"&gt;L'arc des crises&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;D'ici &#224; l'&#233;t&#233; prochain, les Etats-Unis enverront de vingt &#224; trente mille soldats en Afghanistan pour renforcer le contingent des troupes &#233;trang&#232;res, qui se monte d&#233;j&#224; &#224; soixante-dix mille hommes. Cette escalade a &#233;t&#233; voulue &#224; la fois par M. Barack Obama et par M. George W. Bush, lequel cherche, parall&#232;lement, avec l'appui des militaires et du Pentagone, &#224; &#171; contourner &#187; l'accord qu'il vient de signer sur le retrait total de l'arm&#233;e am&#233;ricaine d'Irak. Et rendre ainsi inop&#233;rantes les promesses &#233;lectorales du nouveau pr&#233;sident.&lt;br class='autobr' /&gt;
Par Gareth Porter&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une question majeure s'est pos&#233;e au lendemain de l'impressionnante victoire &#233;lectorale de M. Barack Obama, en novembre 2008 : le pr&#233;sident &#233;lu tiendrait-il la promesse formul&#233;e durant sa campagne de faire &#233;vacuer d'Irak les troupes combattantes dans un d&#233;lai de seize mois &#224; compter de sa prise de fonction ? Le sort de ce plan de retrait &#233;tait attendu, &#224; juste titre, comme un indicateur de l'orientation g&#233;n&#233;rale de sa politique &#233;trang&#232;re et du r&#244;le que M.Obama pourrait jouer dans les strat&#233;gies de s&#233;curit&#233; nationale et ext&#233;rieure (1).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce th&#232;me a provoqu&#233; le conflit le plus dur entre le pr&#233;sident &#233;lu et un commandement militaire am&#233;ricain dont l'opposition &#224; un d&#233;part rapide d'Irak n'est un secret pour personne. M. Obama allait-il d&#233;fendre son option ou c&#233;der aux pressions ? L'enjeu de ce bras de fer n'&#233;tait rien de moins qu'un choix fondamental entre un retrait strat&#233;gique et la tentative de prolonger la pr&#233;sence militaire am&#233;ricaine dans ce pays au-del&#224; de 2011.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Loin d'&#234;tre une simple concession faite &#224; sa base militante antiguerre, le plan de M. Obama refl&#233;tait une analyse strat&#233;gique personnelle m&#251;rement r&#233;fl&#233;chie. Son raisonnement a &#233;t&#233; &#233;nonc&#233; lors d'un discours prononc&#233; le 15 juillet 2008, au cours duquel il a d&#233;clar&#233; que l'engagement militaire am&#233;ricain en Irak &#171; nous d&#233;tourne des menaces auxquelles nous sommes confront&#233;s et de nombreuses occasions que nous pourrions saisir &#187;. La guerre d'Irak, a-t-il pr&#233;cis&#233;, &#171; affaiblit notre s&#233;curit&#233;, notre position dans le monde, notre arm&#233;e, notre &#233;conomie et &#233;puise les ressources dont nous avons besoin pour affronter les d&#233;fis du XXIe si&#232;cle &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Son plan, a-t-il &#233;crit, le 14 juillet 2008, allait impliquer des &#171; ajustements strat&#233;giques &#187;. Il consulterait &#171; les chefs militaires sur le terrain ainsi que le gouvernement irakien pour s'assurer que [les] troupes seront red&#233;ploy&#233;es en toute s&#233;curit&#233; (2) &#187;. Mais, deux jours plus tard, lors d'une conf&#233;rence de presse, il expliquait que ces mesures de prudence n'auraient pas d'incidence sur l'&#233;ch&#233;ance &#224; seize mois du retrait. Elles ne porteraient que sur le rythme de d&#233;part des troupes &#171; certains mois &#187;, pour assurer leur s&#233;curit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M. Obama a insist&#233; sur le fait qu'il ne ferait pas d&#233;pendre son calendrier des recommandations du commandement am&#233;ricain en Irak. &#171; Le r&#244;le du pr&#233;sident, a-t-il dit, est de signifier aux g&#233;n&#233;raux ce qu'est leur mission. &#187; Quand finalement il rencontra le g&#233;n&#233;ral David Petraeus, &#224; Bagdad, un peu plus tard, ce m&#234;me mois de juillet, ce fut, d'apr&#232;s le journaliste Joe Klein, pour rejeter l'argumentation de l'ex-commandant en chef des forces militaires en Irak en faveur d'un retrait &#171; conditionnel (3) &#187;. Le candidat d&#233;mocrate &#224; l'&#233;lection pr&#233;sidentielle insista sur le fait qu'il prendrait sa d&#233;cision sur la base de sa propre &#233;valuation des co&#251;ts du maintien de la pr&#233;sence militaire am&#233;ricaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des d&#233;bris d'Al-Qaida en M&#233;sopotamie&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le plan de M.Obama comportait une ambigu&#239;t&#233;.En effet, son auteur a laiss&#233; entendre qu'il maintiendrait en Irak &#171; une force r&#233;siduelle &#187; &#224; m&#234;me d'effectuer des &#171; missions limit&#233;es &#187;, qu'il a d&#233;finies comme incluant non seulement la protection et la formation des forces de s&#233;curit&#233; irakiennes, mais &#233;galement &#171; la poursuite des d&#233;bris d'Al-Qaida en M&#233;sopotamie &#187;. Toutefois, il avait d&#233;clar&#233; auparavant que les soldats dont la mission serait de poursuivre Al-Qaida seraient bas&#233;s ailleurs au Proche-Orient.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme tout le monde &#224; Washington, M. Obama attendait l'accord sur le statut des forces (Status of Forces Agreement, SOFA), alors en cours de n&#233;gociation entre les Etats-Unis et l'Irak, concernant la pr&#233;sence militaire am&#233;ricaine &#224; long terme dans ce pays (4). A la mi-ao&#251;t 2008, l'administration de M. George W. Bush r&#233;p&#233;tait encore que les dates de retrait des forces combattantes ne seraient qu'indicatives et ainsi soumises &#224; &#171; conditions &#187;. Cependant, contre toute attente, le premier ministre irakien Nouri Al-Maliki a contraint M. Bush &#224; accepter le retrait int&#233;gral non seulement de toutes les troupes de combat, mais &#233;galement des unit&#233;s non combattantes avant la fin 2011. Il a aussi exig&#233; le d&#233;part des militaires am&#233;ricains des villes d'ici &#224; juin 2009 et leur regroupement dans des bases dont l'emplacement serait soumis &#224; un accord avec Bagdad.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans sa version finale, le SOFA, que l'administration Bush a ent&#233;rin&#233; le 6 novembre, exige que Washington &#233;tablisse un calendrier d&#233;taill&#233; pour un retrait total et cr&#233;e m&#234;me les &#171; m&#233;canismes et arrangements &#187; de nature &#224; &#171; r&#233;duire les effectifs militaires am&#233;ricains dans la p&#233;riode consid&#233;r&#233;e (5) &#187;. L'accord interdit aux troupes am&#233;ricaines d'op&#233;rer dans le pays sans la pleine approbation et la coordination irakiennes et d'emprisonner des Irakiens sans l'ordonnance d'un tribunal local. Il interdit de mani&#232;re formelle d'utiliser le territoire ou l'espace a&#233;rien irakiens pour &#171; lancer des attaques contre d'autres pays &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au moment o&#249; M. Obama a &#233;t&#233; &#233;lu, son calendrier de retrait sur seize mois se conformait donc enti&#232;rement &#224; la lettre de l'accord am&#233;ricano-irakien. Mais le commandement militaire am&#233;ricain &#233;tait loin d'&#234;tre en phase avec son plan &#8212; ou avec les conditions qui lui &#233;taient impos&#233;es par le SOFA. Il est vite apparu que la bureaucratie du Pentagone allait man&#339;uvrer pour contourner cet accord.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 7 novembre, Time Magazine citait le nouveau commandant des forces am&#233;ricaines en Irak, le g&#233;n&#233;ral Raymond Odierno, affirmant que le retrait devait se faire &#171; lentement, de fa&#231;on d&#233;lib&#233;r&#233;e, de mani&#232;re que nous ne perdions pas les gains que nous avons obtenus &#187;. Le journal rapportait que les &#171; hauts responsables militaires am&#233;ricains &#187; allaient probablement conseiller au pr&#233;sident &#233;lu de &#171; revoir sa promesse de campagne de retirer toutes les troupes de combat am&#233;ricaines d'Irak d'ici &#224; la mi-2010 &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trois jours plus tard, le 10 novembre, le Washington Post annon&#231;a que l'amiral Michael Mullen, le chef d'&#233;tat-major interarmes, s'opposait au plan de retrait de M. Obama, qu'il consid&#233;rait comme &#171; dangereux &#187;, et soutenait l'opinion de l'arm&#233;e selon laquelle les &#171; r&#233;ductions d'effectifs doivent d&#233;pendre de la situation sur le terrain &#187;. Citant des &#171; experts de la d&#233;fense &#187;, le quotidien estimait que le conflit entre M. Obama et ces chefs militaires serait &#171; in&#233;vitable &#187; si le pr&#233;sident faisait pression pour que s'effectue le retrait de deux brigades par mois, ainsi qu'il l'avait r&#233;affirm&#233; sur son propre site Internet peu apr&#232;s l'&#233;lection.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'adressant &#224; des journalistes le 16 novembre, l'amiral Mullen a indiqu&#233; son intention de conseiller &#224; M. Obama de faire d&#233;pendre le rythme du retrait des &#233;v&#233;nements sur le terrain. Cette annonce a constitu&#233; un v&#233;ritable d&#233;fi lanc&#233; au pr&#233;sident &#233;lu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le jour m&#234;me de la signature de l'accord, le 18 novembre, le Washington Post signale que les responsables du Pentagone ont confirm&#233; que le calendrier envisag&#233; dans l'accord leur laisse suffisamment de temps pour &#233;vacuer tout l'&#233;quipement et environ cent cinquante mille soldats d'Irak en toute s&#233;curit&#233;, mais qu'ils ont aussi r&#233;p&#233;t&#233; qu'&#171; un tel retrait ne devrait avoir lieu que si les conditions le justifient &#187;. Ces hauts responsables, ayant compris que l'accord rejetait l'option conditionnelle au profit d'un calendrier ferme, r&#233;affirment par l&#224; que les Etats-Unis ne doivent pas &#234;tre contraints par l'&#233;ch&#233;ance figurant dans l'accord qu'ils viennent de signer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'insistance des militaires &#224; privil&#233;gier une approche conditionnelle faisait partie d'un plan plus vaste de Washington et des hauts responsables militaires pour se soustraire aux principales dispositions du SOFA. Le 25 novembre, le groupe de presse McClatchy r&#233;v&#233;le que l'administration Bush a secr&#232;tement adopt&#233; des &#171; interpr&#233;tations &#187; concernant l'interdiction d'utiliser les bases irakiennes pour lancer des attaques vers d'autres pays et l'obligation d'informer par avance Bagdad de toute op&#233;ration militaire de l'arm&#233;e am&#233;ricaine. Elles permettraient aux Etats-Unis de &#171; contourner &#187; ces contraintes l&#233;gales. Il est pr&#233;vu d'invoquer la &#171; l&#233;gitime d&#233;fense &#187; mentionn&#233;e dans l'accord pour justifier toute frappe contre des cibles situ&#233;es en Syrie et en Iran et n'avoir plus comme obligation que d'informer les responsables irakiens d'op&#233;rations planifi&#233;es dans une r&#233;gion donn&#233;e &#224; un moment pr&#233;cis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'administration Bush n'a pas communiqu&#233; ces &#171; interpr&#233;tations &#187; au gouvernement irakien, qui les aurait imm&#233;diatement rejet&#233;es. En fait, il ne s'agissait pas d'&#171; interpr&#233;tations &#187; de l'accord mais de propositions visant &#224; le subvertir. Car la disposition qui r&#233;git les op&#233;rations militaires am&#233;ricaines ne pr&#233;voit pas seulement une notification, mais exige l'&#171; aval du gouvernement irakien &#187; et une &#171; v&#233;ritable coordination avec les autorit&#233;s irakiennes &#187;. Quant &#224; l'interdiction des &#171; attaques contre d'autres pays &#187;, elle est, dans l'accord, absolue et inconditionnelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un stratag&#232;me encore plus redoutable a &#233;t&#233; con&#231;u pour subvertir l'esprit du SOFA. Le New York Times a r&#233;v&#233;l&#233;, le 4 d&#233;cembre, que les &#171; planificateurs du Pentagone &#187; proposaient de &#171; rebaptiser des unit&#233;s, de sorte que celles qui sont actuellement consid&#233;r&#233;es comme des troupes de combat puissent &#234;tre &#8220;remissionn&#233;es&#8221; &#187; et &#171; leurs op&#233;rations red&#233;finies comme actions de formation et de soutien pour les Irakiens &#187;. Le journal a sugg&#233;r&#233;, le plus s&#233;rieusement du monde, que la m&#233;thode ainsi propos&#233;e permettrait &#224; &#171; l'objectif de M. Obama [d']&#234;tre atteint au moins en partie &#187;. En r&#233;alit&#233;, c'&#233;tait tout le contraire : l'article pr&#233;cisait que le Pentagone projetait le maintien en Irak de quelque soixante-dix mille soldats am&#233;ricains &#171; pour une longue p&#233;riode, au-del&#224; m&#234;me de 2011 &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le plan pour conserver ind&#233;finiment des unit&#233;s combattantes en Irak sous couvert d'&#171; entra&#238;nement &#187; et de &#171; renfort &#187;, l'insistance de l'amiral Mullen et d'autres chefs militaires sur un &#171; retrait sous conditions &#187; et les justifications &#233;chafaud&#233;es pour passer outre aux restrictions impos&#233;es aux op&#233;rations militaires am&#233;ricaines avaient un point commun : l'intention de l'arm&#233;e des Etats-Unis et de ses alli&#233;s politiques de contourner &#224; la fois le plan de d&#233;sengagement de M. Obama et l'accord am&#233;ricano-irakien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Maintien de M.Robert Gates &#224; la d&#233;fense&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, le pr&#233;sident &#233;lu a affront&#233; une bureaucratie du Pentagone qui affichait sa d&#233;termination &#224; maintenir en Irak un cap en contradiction avec sa politique et la volont&#233; clairement exprim&#233;e du gouvernement irakien. La pression quasi irr&#233;sistible exerc&#233;e sur M. Obama pour qu'il garde le secr&#233;taire &#224; la d&#233;fense Robert Gates doit &#234;tre comprise &#224; la lumi&#232;re de ce d&#233;fi ouvert &#224; son leadership sur une question de politique &#233;trang&#232;re d'une importance capitale. Cette pression s'est manifest&#233;e dans les vingt-quatre heures qui ont suivi l'&#233;lection du 4 novembre quand le New York Times s'en est fait l'&#233;cho, rapportant que le maintien de M. Gates au Pentagone &#171; est demand&#233; publiquement par des journalistes et des commentateurs, et plus calmement par des membres du parti d'Obama influents au Congr&#232;s &#187;...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour justifier cette demande de reconduction sans pr&#233;c&#233;dent, ses avocats ont invoqu&#233; le besoin de continuit&#233; et de stabilit&#233; militaire &#224; un moment o&#249; les Etats-Unis sont impliqu&#233;s dans deux guerres. En fait, selon une source proche de l'&#233;quipe de transition de M. Obama, le raisonnement &#233;tait ouvertement politique : les d&#233;mocrates, comme toujours, &#233;taient pr&#233;occup&#233;s par leur fragilit&#233; suppos&#233;e sur les questions de s&#233;curit&#233; nationale et pr&#233;f&#233;raient voir M. Gates, un r&#233;publicain, diriger la politique irakienne, pour disposer d'une couverture.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La signification du choix de M. Gates est &#233;vidente. Il est connu pour s'&#234;tre oppos&#233; au plan de retrait de M. Obama, aux c&#244;t&#233;s du commandement militaire. Et il est inconcevable qu'il ne soit pas pleinement engag&#233; dans la mise en place au Pentagone d'une politique cherchant &#224; rendre caduc l'accord am&#233;ricano-irakien et &#224; prolonger ind&#233;finiment la pr&#233;sence militaire des Etats-Unis en Irak. Etant donn&#233; l'&#233;tendue et la multiplicit&#233; de ses comp&#233;tences et de ses pouvoirs, il est probable qu'il a jou&#233; un r&#244;le central dans ce montage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M. Obama peut continuer &#224; faire des d&#233;clarations sur la politique irakienne, la nomination de M. Gates sugg&#232;re que le contr&#244;le de ce dossier est d&#233;j&#224; pass&#233; de la Maison Blanche au Pentagone. S'il est m&#233;content de ce que fait M. Gates en Irak, le nouveau pr&#233;sident ne peut pas menacer de le limoger. On peut donc s'attendre &#224; ce que le Pentagone continue par tous les moyens &#224; s'opposer en sous-main &#224; l'accord mais aussi au r&#233;gime irakien pour tenter de pr&#233;server une pr&#233;sence militaire de longue dur&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le r&#233;cit de la fa&#231;on dont M. Obama en est venu &#224; perdre tout contr&#244;le effectif sur la politique irakienne constitue une le&#231;on magistrale sur la nature du pouvoir concernant un dossier sensible pour l'&#233;tat-major militaire et ses alli&#233;s civils. D&#233;monstration a &#233;t&#233; faite de la fragilit&#233; du syst&#232;me d&#233;mocratique de d&#233;fense face &#224; l'influence dominante des militaires am&#233;ricains et de leurs alli&#233;s lorsqu'ils sont unis et d&#233;termin&#233;s &#224; imposer leurs vues.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gareth Porter&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Journaliste et historien, auteur notamment de Perils of Dominance : Imbalance of Power and the Road to War in Vietnam, University of California Press, Berkeley, 2005&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notes&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(1) Lire Michael T. Klare, &#171; Le monde vu de la (future) Maison Blanche &#187;, Le Monde diplomatique, octobre 2008.&lt;br class='autobr' /&gt;
(2) &#171; My plan for Iraq &#187;, The New York Times, 14 juillet 2008.&lt;br class='autobr' /&gt;
(3) Time Magazine, New York, 22 octobre 2008.&lt;br class='autobr' /&gt;
(4) Lire Alain Gresh, &#171; Les Etats-Unis vont-ils gagner la guerre en Irak ? &#187;, Le Monde diplomatique, mars 2008.&lt;br class='autobr' /&gt;
(5) Status of Forces Agreement (SOFA)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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