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	<title>Alternatives International</title>
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	<description>We are social and political movements struggling against social injustices, neoliberalism, imperialism and war. We are building solidarity between social movements at the local, national and international level. More...</description>
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		<title>Alternatives International</title>
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		<title>Le d&#233;fi de l'Am&#233;rique Latine</title>
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		<dc:date>2009-04-18T11:48:49Z</dc:date>
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		<dc:language>en</dc:language>
		<dc:creator>Noam Chomsky </dc:creator>



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&lt;p&gt;Les arch&#233;ologues sont entrain d&#233;couvrir que la Bolivie avait une soci&#233;t&#233; tr&#232;s sophistiqu&#233;e et complexe, ou, pour reprendre leurs mots, &#8220;l'un des milieux ambiants artificiels les plus grands, &#233;tranges et &#233;cologiquement le plus riche de la plan&#232;te&#8230; ses populations et villes &#233;taient vastes et organis&#233;es&#8221;, et cela a cr&#233;&#233; un panorama qui &#233;tait &#8220;l'une des plus grandes &#339;uvres d'art de l'humanit&#233;&#8221;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Maintenant la Bolivie, de m&#234;me qu'une grande partie de la r&#233;gion, du Venezuela jusqu'&#224; l'Argentine, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les arch&#233;ologues sont entrain d&#233;couvrir que la Bolivie avait une soci&#233;t&#233; tr&#232;s sophistiqu&#233;e et complexe, ou, pour reprendre leurs mots, &#8220;l'un des milieux ambiants artificiels les plus grands, &#233;tranges et &#233;cologiquement le plus riche de la plan&#232;te&#8230; ses populations et villes &#233;taient vastes et organis&#233;es&#8221;, et cela a cr&#233;&#233; un panorama qui &#233;tait &#8220;l'une des plus grandes &#339;uvres d'art de l'humanit&#233;&#8221;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Maintenant la Bolivie, de m&#234;me qu'une grande partie de la r&#233;gion, du Venezuela jusqu'&#224; l'Argentine, a resurgi. La conqu&#234;te et son &#233;cho de la domination imp&#233;riale des &#201;tats-Unis c&#232;dent le passage &#224; l'ind&#233;pendance et &#224; l'interd&#233;pendance qui marquent une nouvelle dynamique dans les relations entre le nord et le sud. Et tout cela a pour toile de fond la crise &#233;conomique aux &#201;tats-Unis et dans le monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Durant la derni&#232;re d&#233;cennie, l'Am&#233;rique Latine est devenue la r&#233;gion la plus progressiste du monde. Les initiatives prises &#224; travers le sous-continent ont eu un impact significatif sur plusieurs pays et sur l'&#233;mergence lente d'institutions r&#233;gionales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi elles, figurent la banque du Sud, appuy&#233;e en 2007 par l'&#233;conomiste et prix Nobel, Joseph Stiglitz, &#224; Caracas, au Venezuela ; et l'ALBA, l'Alternative Bolivarienne pour l'Am&#233;rique Latine et les Cara&#239;bes qui pourrait s'av&#233;rer une v&#233;ritable aube si sa promesse initiale peut se concr&#233;tiser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ALBA est habituellement d&#233;crite comme une alternative au &#171; Trait&#233; de libre commerce des Am&#233;riques &#187; sponsoris&#233; par les &#201;tats-Unis, mais les termes sont trompeurs. On doit les comprendre comme un d&#233;veloppement ind&#233;pendant, non comme une alternative. Et de plus, les soi-disant &#171; accords de libre-&#233;change &#187; ont seulement une relation limit&#233;e avec le libre commerce, ou inclusive avec le commerce au sens propre du terme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et ce ne sont certainement pas des accords, au moins si les personnes font partie de ses pays. Un terme plus pr&#233;cis serait &#8220;des accords pour d&#233;fendre les droits des investisseurs&#8221;, dessin&#233;s par des soci&#233;t&#233;s multinationales et des banques et les &#233;tats puissants pour satisfaire leurs int&#233;r&#234;ts, &#233;tablis en grande partie en secret, sans la participation du public, ou sans qu'il ait conscience de ce qui arrive.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une autre organisation r&#233;gionale prometteuse est l'Unasur, l'Union des Nations de l'Am&#233;rique du Sud. Model&#233;e sur la base de l'Union Europ&#233;enne, l'Unasur se propose d'&#233;tablir un Parlement sud-am&#233;ricain &#224; Cochabamba, en Bolivie. Il s'agit d'un endroit ad&#233;quat. En 2000, le peuple de Cochabamba a commenc&#233; une lutte r&#233;ussie et brave contre la privatisation de l'eau. Cela a r&#233;veill&#233; la solidarit&#233; internationale, puisqu' a &#233;t&#233; d&#233;montr&#233; ce qui peut &#234;tre obtenu &#224; travers un activisme engag&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La dynamique du C&#244;ne Sud provient en partie du Venezuela, avec l'&#233;lection de Hugo Ch&#225;vez, un pr&#233;sident de gauche dont l'intention est d'utiliser les ressources du Venezuela au b&#233;n&#233;fice du peuple v&#233;n&#233;zu&#233;lien au lieu de les remettre aux riches et privil&#233;gi&#233;s de son pays et de l'&#233;tranger. Il a aussi l'intention de promouvoir l'int&#233;gration r&#233;gionale dont on a besoin de mani&#232;re d&#233;sesp&#233;r&#233;e comme pr&#233;-requis &#224; l'ind&#233;pendance, pour la d&#233;mocratie, et pour un d&#233;veloppement positif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ch&#225;vez n'est pas seul sur ces objectifs. La Bolivie, le plus pauvre pays du continent, est peut-&#234;tre l'exemple le plus dramatique. La Bolivie a trac&#233; un chemin important pour la vraie d&#233;mocratisation de l'h&#233;misph&#232;re. En 2005, la majorit&#233; indig&#232;ne, la population qui a souffert le plus des r&#233;pressions dans l'h&#233;misph&#232;re, a &#233;t&#233; admise dans l'ar&#232;ne politique et elle a choisi l'un de ses propres fils, Evo Morales, pour impulser les programmes qui &#233;manaient des organisations populaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;lection fut seulement une &#233;tape dans les luttes en cours. Les principaux sujets &#233;taient bien connus et graves : le contr&#244;le des ressources, les droits culturels et la justice dans une soci&#233;t&#233; pluri-ethnique complexe, et le grand foss&#233; &#233;conomique et sociale entre la majorit&#233; et l'&#233;lite nantie, les gouvernants traditionnels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En cons&#233;quence, la Bolivie est &#233;galement la sc&#232;ne de la confrontation la plus dangereuse entre la d&#233;mocratie populaire et les &#233;lites privil&#233;gi&#233;es europ&#233;anis&#233;es qui craignent la perte de leurs privil&#232;ges politiques et s'opposent par cons&#233;quent &#224; la d&#233;mocratie et &#224; la justice sociale, parfois d'une mani&#232;re violente. Et de fa&#231;on r&#233;currente, i jouissent du soutien ferme des &#201;tats-Unis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En septembre dernier, lors d'une r&#233;union d'urgence de l'Unasur &#224; Santiago, au Chili, des leaders sud-am&#233;ricains ont d&#233;clar&#233; &#8220;leur soutien plein et ferme au gouvernement constitutionnel du pr&#233;sident Evo Morales, dont le mandat a &#233;t&#233; ratifi&#233; &#224; la majorit&#233;&#8221;, faisant allusion &#224; sa victoire &#224; un r&#233;cent r&#233;f&#233;rendum.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Morales a remerci&#233; l'Unasur, remarquant que &#8220;pour la premi&#232;re fois dans l'histoire de l'Am&#233;rique du Sud, les pays de notre r&#233;gion d&#233;cident comment r&#233;soudre leurs probl&#232;mes, sans la pr&#233;sence des &#201;tats-Unis&#8221;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#201;tats-Unis ont domin&#233; depuis longtemps l'&#233;conomie de la Bolivie, sp&#233;cialement gr&#226;ce au traitement de ses exportations d'&#233;tain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme l'explique l'expert en questions internationales, Stephen Zunes, au d&#233;but des ann&#233;es 50, &#8220;a un moment critique des efforts de la nation, pour se convertir &#224; l' autosuffisance , le gouvernement des &#201;tats-Unis a oblig&#233; la Bolivie &#224; utiliser son capital peu abondant non pour son propre d&#233;veloppement, mais pour compenser les ex-propri&#233;taires de mines et pour repayer sa dette ext&#233;rieure&#8221;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La politique &#233;conomique qui a &#233;t&#233; impos&#233;e &#224; la Bolivie &#224; cette &#233;poque fut pr&#233;curseur des programmes d'ajustement structurel mis en application sur le continent 30 ans plus tard, sous les termes de&#8221;Consensus n&#233;olib&#233;ral de Washington&#8221;, qui a eu en g&#233;n&#233;ral des effets d&#233;sastreux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Maintenant, parmi les victimes du fondamentalisme du march&#233; n&#233;olib&#233;ral on compte aussi les pays riches, o&#249; la mal&#233;diction de la lib&#233;ralisation financi&#232;re a apport&#233; la pire crise financi&#232;re depuis la grande d&#233;pression.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les modalit&#233;s traditionnelles du contr&#244;le imp&#233;rial - de la violence et de la guerre &#233;conomique - se sont rel&#226;ch&#233;es. L'Am&#233;rique Latine a des options r&#233;elles. Washington comprend tr&#232;s bien que ces options menacent non seulement sa domination dans l'h&#233;misph&#232;re, mais aussi sa domination globale. Le contr&#244;le de l'Am&#233;rique Latine a &#233;t&#233; l'objectif de la politique ext&#233;rieure des &#201;tats-Unis depuis les premiers jours de la r&#233;publique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si les &#201;tats-Unis ne peuvent pas contr&#244;ler l'Am&#233;rique Latine, ils ne peuvent pas esp&#233;rer &#8220;concr&#233;tiser un ordre heureux dans d'autres parties du monde&#8221;, a conclu en 1971 le Conseil National de S&#233;curit&#233; &#224; l'&#233;poque de Richard Nixon. Il consid&#233;rait aussi d'une importance primordiale la destruction de la d&#233;mocratie chilienne, quelque chose qu'il a fait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des experts du courant traditionnel reconnaissent que Washington a seulement appuy&#233; la d&#233;mocratie quand elle contribuait &#224; ses int&#233;r&#234;ts &#233;conomiques et strat&#233;giques. Cette politique a continu&#233;, sans changer, jusqu'&#224; maintenant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces pr&#233;occupations antid&#233;mocratiques sont la forme rationnelle de la th&#233;orie des dominos, parfois qualifi&#233;e, de fa&#231;on pr&#233;cise, comme &#8220;la menace du bon exemple&#8221;. Pour telles raisons, y compris la moindre d&#233;viation &#224; l'ob&#233;issance la plus stricte est consid&#233;r&#233;e comme une menace existentielle &#224; laquelle on r&#233;pond d'une mani&#232;re dure. Cela va depuis l'organisation de la paysannerie dans des communaut&#233;s lointaines du nord du Laos, jusqu'&#224; la cr&#233;ation de coop&#233;ratives de p&#234;cheurs &#224; Grenade.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans une Am&#233;rique Latine avec une confiance en soi flambant neuve, l'int&#233;gration a au moins trois dimensions. L'une est r&#233;gionale, un pr&#233;alable crucial pour l'ind&#233;pendance, qui oblige le ma&#238;tre de l'h&#233;misph&#232;re de choisir des pays, l'un apr&#232;s l'autre. L'autre est globale, en &#233;tablissant des relations entre sud et sud et en diversifiant les march&#233;s et les investissements . La Chine est devenue un associ&#233; de plus en plus important dans les questions h&#233;misph&#233;riques. Et la derni&#232;re est interne, peut-&#234;tre la dimension la plus vitale de toutes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Am&#233;rique Latine est connue pour la concentration extr&#234;me de richesse et de pouvoir, et pour le manque de responsabilit&#233; des &#233;lites privil&#233;gi&#233;es &#224; l'&#233;gard du bien-&#234;tre de leur pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Am&#233;rique Latine a de grands probl&#232;mes, mais il y a aussi des d&#233;veloppements prometteurs qui pourraient annoncer une &#233;poque de vraie globalisation. Il s'agit d'une int&#233;gration internationale en faveur des int&#233;r&#234;ts de peuple, non des investisseurs et des autres concentrations du pouvoir. &lt;br class='autobr' /&gt;
Article original sur &lt;a href=&#034;http://socio13.wordpress.com/2009/04/16/le-defi-de-lamerique-latine-par-noam-chomsky/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://socio13.wordpress.com/2009/04/16/le-defi-de-lamerique-latine-par-noam-chomsky/&lt;/a&gt; &#183; 0 Lecture(s) &#183;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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