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	<title>Alternatives International</title>
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	<description>We are social and political movements struggling against social injustices, neoliberalism, imperialism and war. We are building solidarity between social movements at the local, national and international level. More...</description>
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		<title>Alternatives International</title>
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		<title>Nouvel article</title>
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		<dc:date>2009-04-10T11:42:08Z</dc:date>
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		<dc:language>en</dc:language>
		<dc:creator> Ivan du Roy </dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Les syndicats du monde entier, dont des d&#233;l&#233;gu&#233;s &#233;taient pr&#233;sents &#224; Londres, ont accueilli plut&#244;t favorablement les quelques mesures annonc&#233;es par le G20. Mais ils regrettent une prise de conscience tr&#232;s tardive, qui se fait au prix de 50 millions de ch&#244;meurs de plus dans le monde et d'une r&#233;cession loin d'&#234;tre endigu&#233;e. Reste &#224; surveiller si les discours des vingt chefs d'&#201;tat se traduiront bien en actes, et comment.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.alterinter.org/?-Mondialisation-et-resistances-" rel="directory"&gt;Mondialisation et r&#233;sistances&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les syndicats du monde entier, dont des d&#233;l&#233;gu&#233;s &#233;taient pr&#233;sents &#224; Londres, ont accueilli plut&#244;t favorablement les quelques mesures annonc&#233;es par le G20. Mais ils regrettent une prise de conscience tr&#232;s tardive, qui se fait au prix de 50 millions de ch&#244;meurs de plus dans le monde et d'une r&#233;cession loin d'&#234;tre endigu&#233;e. Reste &#224; surveiller si les discours des vingt chefs d'&#201;tat se traduiront bien en actes, et comment.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; La situation a maintenant empir&#233;, et ce de mani&#232;re dramatique. Des chutes vertigineuses du PIB ont &#233;t&#233; enregistr&#233;es au dernier trimestre de 2008. En taux annuel, le PIB s'est contract&#233; de 6 % dans les &#233;conomies du G7, l'Union europ&#233;enne et l'ensemble des pays de l'OCDE. Ces chiffres sont les plus catastrophiques jamais enregistr&#233;s par l'OCDE. (&#8230;) Dor&#233;navant il semble probable que le &#171; sc&#233;nario catastrophe &#187; de l'OIT pr&#233;voyant une augmentation de 50 millions de ch&#244;meurs dans le monde en 2009 s'av&#233;rera bien optimiste. &#187; Cette analyse n'est pas formul&#233;e pas un obscur &#233;conomiste catastrophiste. C'est le constat que dressent ensemble les plus grands syndicats des pays industrialis&#233;s et des &#233;conomies &#171; &#233;mergentes &#187; de la CGT fran&#231;aise &#224; l'AFL-CIO nord-am&#233;ricaine, de la CUT br&#233;silienne aux puissants syndicats sud-cor&#233;ens. Soit pr&#232;s de 170 millions de salari&#233;s syndiqu&#233;s dans le monde. Ce constat tranche avec le climat de rayonnante satisfaction affich&#233;e par les participants au G20.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette &#171; d&#233;claration de Londres &#187; &#233;mane de la Conf&#233;d&#233;ration syndicale internationale (CSI), de la Commission syndicale consultative aupr&#232;s de l'OCDE (Tuac) et de Global Unions qui regroupe au niveau international des syndicats par m&#233;tiers (b&#226;timent, m&#233;tallurgie, alimentation, h&#244;tellerie, services publics&#8230;). Elle a &#233;t&#233; &#233;labor&#233;e par les &#171; &#233;conomistes en chef &#187; des syndicats europ&#233;ens auxquels se sont associ&#233;s &#8211; G20 oblige - la CUT br&#233;silienne (Centrale unique des travailleurs), la Cosatu Sud-africaine (Congr&#232;s des syndicats sud-africains) et des syndicats indiens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1,4 milliards de pauvres en 2010 ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette participation des syndicats &#171; du Sud &#187; a donn&#233; une dimension internationale inattendue au texte. S'il s'inqui&#232;te des lourdes cons&#233;quences sociales dans les pays du Nord, les autres continents ne sont pas oubli&#233;s : &#171; Plus de 200 millions de travailleurs pourraient tomber dans la plus grande mis&#232;re, et ce principalement dans les pays en d&#233;veloppement et &#233;mergents, o&#249; les syst&#232;mes de protection sociale n'existent pas. Le nombre de travailleurs pauvres &#8211; gagnant moins de 2 dollars par jour pour chaque membre d'un m&#234;me m&#233;nage &#8211; pourrait ainsi s'&#233;lever &#224; 1,4 milliard &#187;, insistent les grandes conf&#233;d&#233;rations. &#171; Les Objectifs de d&#233;veloppement du mill&#233;naire, qui d&#233;finissent des minima &#224; atteindre pour s'attaquer aux racines de la pauvret&#233; au niveau mondial, sont menac&#233;s par la crise &#233;conomique. Dix ans de progr&#232;s en mati&#232;re de r&#233;duction de la pauvret&#233; ont &#233;t&#233; balay&#233;s en quelques mois. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face &#224; ce d&#233;primant &#233;tat des lieux, la d&#233;claration de Londres d&#233;taille cinq grandes propositions : un &#171; plan de relance coordonn&#233; au niveau international &#187;, une r&#233;glementation sous contr&#244;le public du syst&#232;me financier, la r&#233;forme des institutions internationales, la transition vers une &#233;conomie plus respectueuse de l'environnement et l'extension des conventions collectives pour &#233;viter la baisse des salaires. Sur le premier point, un plan de relance &#224; hauteur de 2% du PIB mondial, les syndicats semblent avoir &#233;t&#233; en partie entendus par les vingt chefs d'&#201;tat. 1 000 milliards de dollars vont &#234;tre d&#233;bloqu&#233;s, dont la moiti&#233; g&#233;r&#233;e par le FMI. Reste &#224; savoir &#224; quoi cette manne servira. &#171; L'heure est &#224; l'investissement dans les personnes &#8211; dans leur &#233;ducation et leur sant&#233;, dans les soins aux plus jeunes et aux plus &#226;g&#233;s &#187;, demandent les syndicats. Pour eux, ce super plan de relance doit financer des investissements publics - &#171; l'&#233;ducation et la formation pour soutenir le transfert des salari&#233;s vers les secteurs en manque de main d'&#339;uvre &#187; - et la protection sociale des plus vuln&#233;rables. La CSI et la TUAC estiment les besoins suppl&#233;mentaires dans le secteur de la sant&#233; &#224; 4,2 millions d'emplois dans le monde, et &#224; 18 millions de nouveaux enseignants pour atteindre les objectifs fix&#233;s par l'Onu en mati&#232;re d'&#233;ducation. Et pas question d'imposer des contraintes, du type plan d'ajustement structurel et privatisation des services publics, aux pays en d&#233;veloppement qui b&#233;n&#233;ficieront de ces investissements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Carte blanche au FMI ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Nous redoutions une carte blanche au FMI &#171; ancienne version &#187;. En Hongrie ou en Ukraine c'est en grande partie le FMI &#171; ancienne version &#187; qui est intervenu avec coupe sur les salaires et la protection sociale &#224; la cl&#233; &#187;, explique Pierre Habbard, conseiller de la TUAC. La r&#233;union entre les syndicats et Dominique Strauss-Kahn, directeur du FMI, a lev&#233; le malaise. Celui-ci leur a assur&#233; qu'&#224; part un minimum de discipline budg&#233;taire, aucune condition ne sera impos&#233;e aux pays du Sud ext&#233;nu&#233;s par trois d&#233;cennies de n&#233;o-lib&#233;ralisme. La mise en &#339;uvre concr&#232;te du plan sera suivie avec attention par les syndicats. &#171; Dans l'absolu, c'est tr&#232;s positif, mais c'est au prix de 50 millions de ch&#244;meurs dans le monde qu'on obtient un nouveau ton dans les communiqu&#233;s. Des mesures que syndicats et ONG attendaient depuis dix ans. Il faut une r&#233;cession pour qu'enfin certains gouvernements se bougent &#187;, commente Pierre Habbard. &#171; Nous aurions aim&#233; une acc&#233;l&#233;ration du processus de r&#233;formes du FMI, de la Banque mondiale et de l'OMC (Organisation mondiale du commerce), ce qui n'est pas le cas. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;volution notable, le document syndical insiste &#233;galement sur un indispensable volet &#171; &#233;conomie verte &#187;, &#171; pour faciliter le passage de l'&#233;conomie mondiale &#224; une croissance &#224; faible &#233;mission de carbone &#187;. C&#244;t&#233; G20, cette pr&#233;occupation est quasiment absente et renvoy&#233;e au Sommet de Copenhague sur le climat &#224; la fin de l'ann&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur l'autre point important, la r&#233;glementation financi&#232;re, l'accueil est aussi positif mais plus mesur&#233;. Les syndicats demandent la nationalisation des banques insolvables, que &#171; la finance de l'ombre &#187; - les fonds priv&#233;s sp&#233;culatifs (&#171; hedge funds &#187;) &#8211; soit &#233;touff&#233;e, la suppression des paradis fiscaux et une taxation internationale des transactions financi&#232;res. &#171; Il faut admettre qu'il y a des am&#233;liorations &#187;, constate diplomatiquement Pierre Habbard. &#171; Le G20 tient un nouveau langage sur les paradis fiscaux et une reconnaissance que les fonds sp&#233;culatifs ne respectent pas les r&#232;gles. On commence &#224; passer de la d&#233;nonciation de pratiques bancaires opaques qui pillent les ressources financi&#232;res des &#201;tats &#224; des d&#233;marches de sanctions &#187;. La liste des paradis fiscaux dress&#233;e par le G20 fait cependant sourire le conseiller de la Tuac : &#171; Certains paradis fiscaux internes comme l'&#201;tat du Delaware aux &#201;tats-Unis ou La City de Londres n'apparaissent pas. On ne fera pas croire que c'est le Costa Rica ou le Guatemala (qui figurent sur la liste noire et grise) qui menace le syst&#232;me financier international. C'est assez comique. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Op&#233;ration cosm&#233;tique ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre interrogation : que va-t-il advenir du Forum de stabilit&#233; financi&#232;re (FSF), cens&#233; promouvoir la stabilit&#233; financi&#232;re internationale, qui a fait la preuve de sa totale inefficacit&#233; et incomp&#233;tence ? Pour Pierre Habbard, le FSF est une &#171; blague &#187;, un &#171; syst&#232;me compl&#232;tement ferm&#233; &#187; : &#171; Ses membres n'ont aucune notion du monde r&#233;el et du dialogue autre qu'entre banquiers. &#187; Son remplacement par un Conseil sur la stabilit&#233; financi&#232;re plus institutionnel est donc une &#171; bonne nouvelle &#187; pour les organisations syndicales. Est-ce un premier pas vers une Organisation mondiale de la finance, li&#233;e &#224; l'Onu et ouverte &#224; d'autres acteurs que les financiers, comme le souhaitent l'Allemagne et la France ? Les puissants lobbys bancaires n'en voudront sans doute pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les r&#233;actions des conf&#233;d&#233;rations repr&#233;sentant les syndicats du monde entier est finalement beaucoup plus nuanc&#233; que celles des ONG de solidarit&#233; internationale. &#171; Le G 20 n'apporte aucune proposition pour cr&#233;er de nouveaux instruments au service d'une autre mondialisation &#233;cologique et solidaire, tels que les taxes globales &#233;cologiques et sur les transactions financi&#232;res. Le G 20 est muet sur la reconnaissance et la promotion de biens publics mondiaux tels que la sant&#233;, l'eau, l'&#233;ducation et le savoir, indispensables pour reconstruire la mondialisation sur de nouvelles bases &#187;, commentent de leur c&#244;t&#233; les associations fran&#231;aises, dont plusieurs syndicats, signataires de l'appel &#171; Nous ne paierons pas leur crise &#187; (Attac, Amis de la terre, Conf&#233;d&#233;ration paysanne, Crid, FSU, Sud&#8230;). &#171; L'op&#233;ration cosm&#233;tique londonienne tente au contraire de redonner un peu de lustre &#224; un syst&#232;me fondamentalement injuste et durablement discr&#233;dit&#233; &#187;, ass&#232;ne leur communiqu&#233; commun. Une diff&#233;rence de d&#233;marche plus que d'analyse. Il sera int&#233;ressant d'observer les r&#233;actions, dans les mois &#224; venir, de salari&#233;s, ch&#244;meurs et citoyens face &#224; la d&#233;gradation du climat social. En France, rendez-vous le 1er mai.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ivan du Roy&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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