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	<title>Alternatives International</title>
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	<description>We are social and political movements struggling against social injustices, neoliberalism, imperialism and war. We are building solidarity between social movements at the local, national and international level. More...</description>
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		<title>Alternatives International</title>
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		<title>En Amazonie, les altermondialistes sont &#224; la recherche de leur &#233;nergie vitale</title>
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		<dc:date>2009-01-26T13:37:09Z</dc:date>
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		<dc:language>en</dc:language>
		<dc:creator>Sergio Ferrari </dc:creator>



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&lt;p&gt;Une nouvelle &#233;dition du Forum social mondial (FSM) aura lieu du 27 janvier au 1er f&#233;vrier 2009 &#224; Bel&#233;m, dans l'Etat du Par&#225;, porte d'entr&#233;e de l'Amazonie br&#233;silienne. Depuis sa cr&#233;ation en 2001, le FSM s'est converti en un espace catalyseur des principaux r&#233;seaux et mouvements sociaux. Cette &#233;dition &#224; Bel&#233;m sera impr&#233;gn&#233;e d'un double d&#233;fi. Il ne s'agira pas seulement de poser le diagnostic d'une crise dont plus personne ne discute la gravit&#233;, mais &#233;galement d'acc&#233;l&#233;rer les propositions (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.alterinter.org/?-Forum-social-mondial-" rel="directory"&gt;Forum social mondial&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Une nouvelle &#233;dition du Forum social mondial (FSM) aura lieu du 27 janvier au 1er f&#233;vrier 2009 &#224; Bel&#233;m, dans l'Etat du Par&#225;, porte d'entr&#233;e de l'Amazonie br&#233;silienne. Depuis sa cr&#233;ation en 2001, le FSM s'est converti en un espace catalyseur des principaux r&#233;seaux et mouvements sociaux. Cette &#233;dition &#224; Bel&#233;m sera impr&#233;gn&#233;e d'un double d&#233;fi. Il ne s'agira pas seulement de poser le diagnostic d'une crise dont plus personne ne discute la gravit&#233;, mais &#233;galement d'acc&#233;l&#233;rer les propositions d'alternatives. &#171;Nous devons miser sur l'imagination&#187;, souligne Antonio Martins, journaliste et militant, l'un des fondateurs du FSM. Egalement &#224; l'origine d'ATTAC-Br&#233;sil, le directeur de l'&#233;dition br&#233;silienne du Monde diplomatique &#233;tait de l'&#233;quipe organisatrice des premiers forums &#224; Porto Alegre et fait partie du Conseil international du FSM.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 7e forum est en pr&#233;paration, cette fois &#224; Bel&#233;m, une ville de l'Amazonie br&#233;silienne. Que peut apporter de nouveau cette localisation &#224; la r&#233;flexion globale altermondialiste?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Antonio Martins: Le choix s'est port&#233; sur Bel&#233;m en mai 2007, durant une session du Conseil international &#8211; l'espace de facilitation du FSM &#8211; qui s'est d&#233;roul&#233;e &#224; Berlin. Deux facteurs ont jou&#233;. Le premier &#8211; mais pas le principal &#8211; a &#233;t&#233; le retour au Br&#233;sil, afin de r&#233;cup&#233;rer une certaine visibilit&#233; internationale. Il faut se rappeler qu'en 2006 ont eu lieu trois forums d&#233;centralis&#233;s, au Mali, au Venezuela et au Pakistan. En 2007, le FSM s'est d&#233;roul&#233; &#224; Nairobi, au Kenya. Et en 2008 se sont d&#233;roul&#233;es des initiatives en de multiples endroits de la plan&#232;te. Tout s'est tr&#232;s bien pass&#233;, mais cela a eu moins d'impact que les forums mis sur pied entre 2001 et 2004 &#224; Porto Alegre et en 2005 &#224; Mumbai (Bombay), en Inde. On cherche donc en 2009 &#224; retrouver la tr&#232;s importante participation des cinq premiers rendez-vous, ainsi qu'&#224; r&#233;cup&#233;rer et &#224; transmettre l'&#233;nergie mobilisatrice de ces rencontres. On mise sur le fait qu'au Br&#233;sil certaines dimensions cl&#233;, comme l'horizontalit&#233;, la diversit&#233; ou la multiplicit&#233; des protagonistes, sont assez bien enracin&#233;es et qu'il n'y a pas &#224; craindre des probl&#232;mes de comp&#233;tition partisane ou de manque de transparence entre les organisateurs et les financeurs du forum. Cependant, je suis persuad&#233; que le facteur d&#233;cisif pour le choix de Bel&#233;m est li&#233; &#224; la valeur symbolique d'une rencontre mondiale en Amazonie. Cette r&#233;gion est en effet sous la pression constante des forces les plus sauvages du capitalisme, avec la d&#233;vastation de la for&#234;t, l'exploitation irresponsable de l'environnement &#8211; pour r&#233;pondre aux &#171;n&#233;cessit&#233;s&#187; du march&#233; mondial &#8211;, l'assassinat de paysans et d'indig&#232;nes, ou encore le fait que la pr&#233;sence du crime organis&#233; et des grands propri&#233;taires y est plus forte que celle de l'Etat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les mouvements sociaux y sont &#233;galement tr&#232;s actifs...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout &#224; fait. L'Amazonie exprime aussi la possibilit&#233; d'&#233;tablir une autre relation entre l'&#234;tre humain et la nature. Malgr&#233; les coups brutaux du mod&#232;le &#233;conomique dominant, 80% de la for&#234;t est encore debout. Les mouvements sociaux et la soci&#233;t&#233; civile y sont pr&#233;sents de mani&#232;re capillaire dans toute cette vaste r&#233;gion. M&#234;me dans de petites villes ou dans des villages, on trouve des groupes de femmes ou une organisation de quilombolas1. La population indig&#232;ne, qui conserve son h&#233;ritage culturel, conquiert des r&#233;serves naturelles. Il y a &#233;galement une forte pr&#233;sence de groupes li&#233;s &#224; la nature, &#224; sa protection et &#224; la production alternative: des coop&#233;ratives d'extraction durable, d'agriculture bio, des campements paysans, des organisations de commerce &#233;quitable ou encore d'&#233;change solidaire. En somme, l'Amazonie est un double symbole, tant de la destruction de la plan&#232;te que de la possibilit&#233; d'un autre type de civilisation postcapitaliste. Dans ce contexte, Bel&#233;m est la ville qui offre les meilleures conditions d'infrastructure et d'acc&#232;s, par rapport &#224; Manaus ou Iquitos au P&#233;rou, par exemple.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N'existe-t-il pas le risque que la r&#233;alit&#233; br&#233;silienne conditionne la r&#233;flexion plus ample sur les grands th&#232;mes sociaux?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je ne crois pas. La soci&#233;t&#233; plan&#233;taire est confront&#233;e &#224; une crise complexe: s'y m&#234;lent des &#233;l&#233;ments environnementaux, alimentaires ou encore &#233;nerg&#233;tiques. Je pense que c'est cela qui sera d&#233;terminant. Il faut voir si les id&#233;es et les alternatives qui se construisent en Amazonie seront &#233;cout&#233;es et incorpor&#233;es dans d'autres soci&#233;t&#233;s de la plan&#232;te. C'est l&#224;, &#224; mon avis, le grand d&#233;fi de Bel&#233;m.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certains estiment que la formule des forums est &#233;puis&#233;e, notamment apr&#232;s des exp&#233;riences &#171;faibles&#187; comme l'europ&#233;en de Malm&#246;...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je ne constate pas un &#233;puisement des forums ni de l'altermondialisme. Ce qualificatif est utilis&#233;, en g&#233;n&#233;ral, par ceux qui pensaient que le FSM allait se convertir en une sorte de Ve Internationale. Un groupe d'intellectuels a lanc&#233; en 2005 &#224; Porto Alegre un Manifeste, et plus tard la D&#233;claration de Bamako en 2006. Ils proposaient que, pour gagner en efficacit&#233;, les forums r&#233;duisent un peu leur diversit&#233; et se concentrent sur un nombre plus petit de th&#232;mes, qui devraient &#234;tre capables, pensent-ils, de d&#233;clencher des actions v&#233;ritablement antisyst&#233;miques. Et ils proposaient de transf&#233;rer l'axe de la lutte pour les transformations &#224; des gouvernements progressistes, comme celui de Ch&#225;vez au Venezuela. Ces id&#233;es n'ont pas trouv&#233; un terreau favorable dans les forums, alors ils ont lanc&#233; la th&#232;se de l'&#171;&#233;puisement&#187; et de la n&#233;cessit&#233; d'un &#171;postaltermondialisme&#187;. Bien que je respecte et admire beaucoup plusieurs personnes qui partagent cet avis, je crois qu'ils n'ont pas bien saisi certaines caract&#233;ristiques novatrices des forums, et que pour cette raison ils reproduisent, dans une nouvelle r&#233;alit&#233;, certaines formules anciennes. La nouvelle culture politique qui surgit des forums sociaux ne reconna&#238;t pas la centralit&#233; de la prise du pouvoir institutionnel pour mener &#224; bien des changements, ni celle de la repr&#233;sentation &#8211; c'est-&#224;-dire l'expression de nos d&#233;sirs de nouveaux projets en les transf&#233;rant &#224; un parti politique, que ce soit &#224; travers le vote ou &#224; travers l'insurrection. Les gens qui viennent aux forums pensent dans leur majorit&#233; qu'il est n&#233;cessaire de faire de la politique 365 jours par ann&#233;e, m&#234;me si c'est &#224; travers des actions locales et limit&#233;es. Ce sont des personnes qui s'orientent dans leur pratique quotidienne gr&#226;ce &#224; des valeurs comme l'&#233;galit&#233; &#8211; non pas dans l'homog&#233;n&#233;it&#233;, mais bien dans la diversit&#233; &#8211;, qui n'acceptent pas les relations hi&#233;rarchiques, qui d&#233;sirent une nouvelle attitude envers la nature... Et qui essayent de faire en sorte que ces id&#233;es trouvent un &#233;cho croissant dans l'opinion publique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous reconna&#238;ssez n&#233;anmoins des insuffisances dans ce processus?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#251;r. Je crois que nous sommes en retard dans une t&#226;che indispensable. Si nous croyons en ces voies nouvelles, nous devons pouvoir articuler la force n&#233;cessaire afin d'obtenir ces changements. C'est-&#224;-dire, il nous faut pouvoir d&#233;clencher et mener &#224; bien des campagnes et des actions plus significatives. Si nous disons que toutes les actions locales de production biologiques sont valables, il faut en m&#234;me temps lutter pour de nouvelles r&#232;gles de commerce international. Et cette articulation d'actions locales, dans le but de r&#233;ussir &#224; organiser des campagnes qui aient un effet plus global, n&#233;cessite de la th&#233;orie. Si nous continuons &#224; r&#233;p&#233;ter les m&#234;mes choses, sans nous atteler &#224; des actions plus audacieuses, les secteurs ouverts et r&#233;ceptifs &#224; nos valeurs pourraient se d&#233;courager. Et c'est l&#224;, &#224; mon avis, la cause des forums affaiblis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le diagnostic de la crise actuelle ne va-t-il pas pr&#233;valoir sur la recherche de propositions communes?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il aurait &#233;t&#233; pr&#233;f&#233;rable que la crise arrive un peu plus tard, que les mouvements sociaux aient un peu plus d'exp&#233;rience dans les nouvelles formes de transformation sociale... Le fait est que la crise est l&#224; et que la construction d'alternatives doit se r&#233;aliser maintenant, en rapport avec la rapidit&#233; et la profondeur de la crise. Y parviendrons-nous? Je ne sais pas, mais il faut essayer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment faire?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut faire appel &#224; l'imagination. Cela implique deux id&#233;es principales. La premi&#232;re: il faut d&#233;passer la culture politique qui donne la priorit&#233; &#224; la d&#233;nonciation et renvoie la construction de nouveaux rapports sociaux au lendemain du &#171;grand soir&#187;, apr&#232;s la conqu&#234;te du pouvoir. Une telle position est particuli&#232;rement tragique en temps de crise, lorsque les gens &#8211; souvent d&#233;sesp&#233;r&#233;s &#8211; ont besoin de r&#233;ponses concr&#232;tes. Si nous ne les leur offrons pas, le risque est grand de voir les gens chercher l'alternative dans les positions simplistes de l'extr&#234;me droite. La deuxi&#232;me: le mur id&#233;ologique qui emp&#234;chait la recherche de nouvelles voies s'est volatilis&#233;. Les Etats-Unis ont investi jusqu'ici 5000 milliards de dollars pour &#233;viter l'implosion du syst&#232;me financier. Ce fait d&#233;ment l'id&#233;e selon laquelle les Etats d&#233;pensent seulement ce qu'ils recueillent. Non, l'Etat &#8211; seul &#233;metteur d'argent &#8211; redistribue (ou re-concentre) aussi la richesse par des interventions fiscales et mon&#233;taires. Nous avons donc le droit de nous demander comment il est possible d'attribuer cette somme pour sauver les banques, et pas une quantit&#233; similaire pour assurer une vie digne &#224; tous? Cela repr&#233;senterait 770 dollars par habitant de la plan&#232;te (ou 2,1 dollars par jour, durant une ann&#233;e). Aujourd'hui, selon la Banque mondiale, 2,7 milliards de personnes survivent avec moins de 2 dollars par jour. Nous pouvons aussi demander: pourquoi ne pas affecter ces milliards &#224; la cr&#233;ation d'infrastructures et de services publics mondiaux? Nous devons prendre l'initiative pour d&#233;montrer, avec des chiffres de l'ONU, que ces ressources seraient suffisantes, par exemple pour r&#233;duire la faim, diminuer significativement les morts provoqu&#233;es par des pand&#233;mies, pr&#233;server les for&#234;ts, assurer une &#233;ducation &#233;l&#233;mentaire universelle ou encore pour promouvoir l'acc&#232;s &#224; internet ou la construction de centrales d'&#233;nergie &#233;oliennes. Nous pouvons faire des propositions concr&#232;tes, telles que la formule 1+1+1: pour chaque centime utilis&#233; pour sauver le syst&#232;me financier, les gouvernements investissent aussi un centime pour des infrastructures et des services publics et un autre centime pour des programmes de redistribution des ressources. Et pour articuler de telles r&#233;ponses, l'espace du FSM n'est pas seulement une n&#233;cessit&#233;, mais une opportunit&#233;. L&#224; r&#233;side le d&#233;fi &#233;norme du FSM de Bel&#233;m do Par&#225;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Note : Traduction: Matthieu Glayre&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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