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	<title>Alternatives International</title>
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	<description>We are social and political movements struggling against social injustices, neoliberalism, imperialism and war. We are building solidarity between social movements at the local, national and international level. More...</description>
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		<title>Alternatives International</title>
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		<title>Le lourd imp&#244;t pay&#233; par le peuple congolais pour ses immenses richesses naturelles</title>
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		<dc:date>2008-11-11T13:41:31Z</dc:date>
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		<dc:creator> Alexandra Cyr</dc:creator>



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&lt;p&gt;&#192; entendre les m&#233;dias en ce moment, une guerre viendrait tout juste de se d&#233;clarer dans l'est de la R&#233;publique d&#233;mocratique du Congo. Or, il en est tout autrement ; cette guerre, sous toutes sortes de formes et impliquant de multiples alliances, dure depuis la fin du r&#232;gne dictatorial du mar&#233;chal Mobutu. &lt;br class='autobr' /&gt;
Richesses en cause &lt;br class='autobr' /&gt;
Ancienne colonie belge, la R&#233;publique d&#233;mocratique du Congo, est devenue ind&#233;pendante en 1960. En 1961, les services secrets belges faisaient assassiner son premier (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.alterinter.org/?-L-arc-des-crises-" rel="directory"&gt;L'arc des crises&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#192; entendre les m&#233;dias en ce moment, une guerre viendrait tout juste de se d&#233;clarer dans l'est de la R&#233;publique d&#233;mocratique du Congo. Or, il en est tout autrement ; cette guerre, sous toutes sortes de formes et impliquant de multiples alliances, dure depuis la fin du r&#232;gne dictatorial du mar&#233;chal Mobutu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Richesses en cause&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ancienne colonie belge, la R&#233;publique d&#233;mocratique du Congo, est devenue ind&#233;pendante en 1960. En 1961, les services secrets belges faisaient assassiner son premier pr&#233;sident, Patrice Lumumba, au cour d'une guerre civile qui dura de 1960 &#224; 1963. Ce premier acte ext&#233;rieur dans le jeune pays ind&#233;pendant n'est que le tout d&#233;but d'une longue s&#233;rie d'intrusions dans sa vie politique et &#233;conomique par beaucoup d'int&#233;ress&#233;s dont ses plus proches voisins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car, le Congo est le pays d'Afrique le plus riche en mati&#232;re premi&#232;res mini&#232;res et poss&#232;de des minerais qu'il est le seul &#224; d&#233;tenir dans le monde. Une grande quantit&#233; de ces richesses se trouvent dans l'est du pays, soit la province du Kivu, de l'Ituri &#224; sa fronti&#232;re nord et jusqu'au Katanga &#224; sa fronti&#232;re sud. L'Ituri se situe en plein milieu d'une des zones aurif&#232;res les plus importantes de la plan&#232;te. Et on trouve au Kivu du coltan,(colombo-tantalite) un alliage rarissime et indispensable &#224; la fabrication des t&#233;l&#233;phones cellulaires, ordinateurs portables et autres &#233;quipements num&#233;riques. C'est dire son importance en ce moment. L'ensemble du pays regorge d'or, de diamants, de cuivre et autres ressources pr&#233;cieuses. Ceci explique cela.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le pouvoir colonial avait instaur&#233; un syst&#232;me d'exploitation (dans tous les sens du mot) &#224; son propre profit. L'auteur ajoute que la Belgique n'a pas colonis&#233; le Congo mais qu'elle en a profit&#233; au maximum. Le pillage a commenc&#233;, selon lui, en 1865.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s la mort de Patrice Lumumba, le mar&#233;chal Mobutu finit par prendre le pouvoir, le faisant fonctionner, lui aussi, &#224; son profit. Au cours de ces ann&#233;es coloniales et imm&#233;diatement post-coloniales, l'exploitation mini&#232;re a &#233;t&#233; confi&#233;e &#224; des compagnies &#224; pr&#233;pond&#233;rance belge et europ&#233;ennes. Tous les profits &#233;taient export&#233;s en Europe mais le pouvoir imposait aux compagnies, selon un mod&#232;le paternaliste, de fournir &#224; ses employ&#233;s un minimum d'aide m&#233;dicale, de logement et &#224; leurs enfants, un minimum d'&#233;ducation. Mobutu a maintenu ce r&#233;gime tout en transf&#233;rant les profits dans ses comptes de banque en Suisse et ailleurs bien en s&#233;curit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Politiques de pauvret&#233;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jamais, le d&#233;veloppement d'un pouvoir politique central et fort, n'a fait parti des plans et actions de ces gouvernements. Le colonisateur belge n'a form&#233; aucune classe dirigeante contrairement &#224; d'autres. Et l'&#233;pisode Mobutu, soutenu par les &#201;tas-Unis n'a pas renvers&#233; la situation. D&#232;s les ann&#233;es 90, il a &#233;t&#233; soucieux de se conformer aux prescriptions de la Banque mondiale et son premier ministre a commenc&#233; &#224; privatiser, plus particuli&#232;rement les entreprises mini&#232;res pour renflouer la dette de l'&#201;tat. En 1995, commence le d&#233;mant&#232;lement de la puissante G&#233;camines. Les compagnies &#233;trang&#232;res se la partagent dont les canadiennes Lundin, Banro, Mindev et Barrick Gold &#224; capitaux canado-belges.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce d&#233;mant&#232;lement d'une compagnie d'&#201;tat am&#232;ne des changements &#224; plusieurs niveaux. Premi&#232;rement, ces nouveaux propri&#233;taires n'ont aucune obligation vis-&#224;-vis leurs employ&#233;s. Ils licencient en masse, et aucune des protections ant&#233;rieures ne sont maintenues. Il y a eu des r&#233;voltes notamment contre la Banro et &#224; la mine de Kilo-Moto en Iturie. Or, Laurent D&#233;sir&#233;e Kabila qui a acc&#233;d&#233; au pouvoir en 1997 gr&#226;ce &#224; l'appui cons&#233;quent de ses voisins veut revenir sur ces juteux contrats pour les compagnies et leur imposer &#224; nouveau des obligations s&#233;curitaires et sociales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De 1997 &#224; 2003, le pays sera en guerre constante, civile, r&#233;gionale, qui a impliqu&#233; au moins 6 gouvernements africains dont le Rwanda et l'Ouganda. Toujours en rapport avec l'appropriation des produits miniers du pays. Cette guerre a &#233;t&#233; appel&#233;e par la population, &#171; premi&#232;re guerre mondiale africaine &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1998, Paul Kagam&#233; pr&#233;sident du Rwanda et Yoweri Museveni pr&#233;sident de l'Ouganda, voyant que leur ancien alli&#233; tentait de se soustraire &#224; leur emprise, et consid&#233;rant que l'est du Congo repr&#233;sente une zone naturelle d'extension de leurs pays vont, avec des strat&#233;gies et moyens diff&#233;rents, chercher &#224; renverser Laurent-D&#233;sir&#233; Kabila, avec l'approbation des occidentaux. Encore l&#224;, des factions rebelles congolaises servent d'instruments &#224; ces ambitions. Tr&#232;s souvent, il s'agit de d&#233;serteurs de l'arm&#233;e congolaise et les chefs des rebelles sont souvent des hauts grad&#233;s issus de cette arm&#233;e. C'&#233;tait pr&#233;cis&#233;ment le cas de L.D. Kabila.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette fois, ce sont les banyamulinges, Congolais de souche rwandaise, qui lancent un mouvement de r&#233;bellion au Kivu. Toutefois, tous se frappent &#224; une r&#233;sistance plus importante que pr&#233;vue de la part de la population et du gouvernement central.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les faits, le pays finit par &#234;tre partag&#233; en quatre territoires autonomes qui sont administr&#233;s par le gouvernement central et trois factions rebelles. Tout ce monde doit se financer et le font en s'appropriant, par tous les moyens, le trafic des mati&#232;res premi&#232;res. Ils ran&#231;onnent aussi les populations locales, si peu aient-elles. Ils font r&#233;gner une terreur indescriptible o&#249; les viols et assauts sexuels de toutes esp&#232;ces sont &#233;lev&#233;s en arme de guerre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout au long de cette p&#233;riode, le gouvernement Rwandais s'est aussi servi de la pr&#233;sence de Tutsi dans l'est congolais et de ce que les milices interhamw&#233;s et des Hutus g&#233;nocidaires s'y soient r&#233;fugi&#233;s apr&#232;s le g&#233;nocide de 1994, pour y intervenir militairement au nom du maintient de sa propre s&#233;curit&#233;. Toutefois, bien des observateurs ont not&#233; que, lors d'exp&#233;ditions, alors qu'il leur &#233;tait possible de s'en prendre aux Hutus, les troupes Rwandaises ou les factions &#224; leur solde, ont pouss&#233; plus loin sur le territoire leur action destructrice sans les inqui&#233;ter plus que d'autres. Le g&#233;nocide devient une arme politique pour d'autres fins, soit &#233;tablir un protectorat rwandais sur l'est congolais. On peut m&#234;me se demander s'il n'y a pas d'intention d'annexion pure et simple.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1999 un cessez-le-feu est intervenu mais les combats et les massacres se sont poursuivis sur le terrain. En 2000, l'ONU autorise le d&#233;ploiement d'une force pour garantir le cessez-le-feu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 16 janvier 2001 Laurent-D&#233;sir&#233; Kabila est assassin&#233; et son fils Joseph le remplace. Un an plus tard commence une op&#233;ration dite de &#171; dialogue national &#187; qui implique le gouvernement, les factions rebelles, la soci&#233;t&#233; civile et la classe politique. Il en ressortira, en 2003, un accord qui am&#232;nera le retrait des troupes rwandaises et ougandaises du territoire congolais, et un partage du pouvoir entre le pr&#233;sident, et quatre vice-pr&#233;sidents issus du gouvernement, des partis d'opposition, de la soci&#233;t&#233; civile et de l'opposition arm&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, cette entente se fait sur fond d'immense faiblesse des structures gouvernementales et politiques. Certes, il s'est constitu&#233;, au fil des ans une &#233;lite politique et &#233;conomique mais elle s'est, soit accroch&#233;e &#224; Mobutu pour obtenir une part du butin, soit elle s'est trouv&#233;e dans l'opposition et a &#233;t&#233; constamment pourchass&#233;e. Ainsi, malgr&#233; ces tentatives de dialogue national, et au-del&#224; des ententes, &#171; &#8230;l'absence d'une culture &#233;tatique, d&#233;mocratique, gouvernementale, juridique et manag&#233;riale des politiques publiques &#8230;. &#187; , se fait sentir douloureusement et laisse un espace politique et de terrain &#224; tous ceux qui aspirent &#224; prendre pied dans ce pays riche. Ainsi, sur le strict plan de l'occupation du territoire, jamais le pouvoir central n'a r&#233;ussi &#224; occuper vraiment l'est du pays comme d'autres r&#233;gions d'ailleurs. Le Congo est un immense pays, grand comme presque la moiti&#233; du Canada.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me avec des effectifs renforc&#233;s, les casques bleus des Nations Unies n'ont pas non plus r&#233;ussi &#224; faire cesser les exactions encore moins &#224; installer la paix.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le partage du pouvoir, issu des ententes dites de Sun City en 2003, a fait la part (bien) plus belle aux seigneurs de la guerre qu'&#224; la soci&#233;t&#233; civile. Se sont install&#233;s au gouvernement d'ex-rebelles accus&#233;s par ailleurs, par les Nations Unies de pillage de banques et massacres &#224; grande &#233;chelle dans l'est du pays. &#192; l'un on confie l'&#233;conomie et les finances et &#224; l'autre la s&#233;curit&#233; et la d&#233;fense&#8230;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un mois apr&#232;s la signature de ces accords et l'adoption d'une constitution de transition, les massacres continuaient toujours en Ituri .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout au long des ces douloureuses ann&#233;es, la population a d&#251; subir les pires exactions de la part de toutes les troupes impliqu&#233;es dans les combats Elles survivent en pillant et tuent sans discernement. Constamment, les habitants doivent prendre les routes pour rejoindre des camps d'accueil.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le site d'Alternatives nous informait que le rapporteur officiel de l'ONU pour la RDC estimait &#224; 32,000 le nombre d'assauts sexuels entre 2005 et 2008 et pour le seul Kivu. Ce ne serait que la pointe de l'iceberg. M&#234;me les forces onusiennes ont particip&#233; &#224; ces actions .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La d&#233;mocratie &#224; la rescousse&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les accords de Sun City pr&#233;voyaient aussi des &#233;lections g&#233;n&#233;rales et libres. Elles ont eu lieu en 2006 gr&#226;ce &#224; la communaut&#233; internationale qui les a organis&#233;es et pay&#233;es. Le parlement a donc &#233;t&#233; renouvel&#233; et Joseph Kabila tient maintenant son pouvoir du vote populaire. Ce fut un moment exceptionnel pour cette nation. C'&#233;tait les premi&#232;res &#233;lections depuis 1960. Et on s'entend &#224; dire qu'elles furent justes et libres. Ce qui tient presque du miracle dans les circonstances.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, l'histoire va se r&#233;p&#233;ter. En 2007, Kinshasa a conclut avec la Chine cette fois, pour 9 milliards de contrats, notamment de travaux d'infrastructures, contre 10 millions de tonnes de cuivre et en 2008 le minist&#232;re des mines d&#233;nonce les contrats ant&#233;rieurs intervenus entre le gouvernement temporaire et les compagnies mini&#232;res. Il en annonce une r&#233;vision.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur le terrain, avec l'argument ethnique, les factions rebelles sont toujours actives. Les escarmouches sont nombreuses. En janvier 2008, les forces de Laurent Nkunda continuent &#224; d&#233;fier l'arm&#233;e congolaise. Pourtant une conf&#233;rence &#224; Goma prend en compte ses revendications au nom des Tutsis congolais. Et encore une fois, on y a scell&#233; une promesse de d&#233;sengagement de tous les groupes arm&#233;s. Promesse sans lendemain. La mauvaise foi de tous les c&#244;t&#233;s a caract&#233;ris&#233; cette conf&#233;rence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Encore et toujours la guerre&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'offensive actuelle a commenc&#233; en ao&#251;t dernier. L. Nkunda et ses troupes, ont r&#233;ussi &#224; occuper un immense territoire et &#224; se rendre aux portes de Goma o&#249; il a d&#233;cr&#233;t&#233;, dans un premier temps, un cessez-le-feu unilat&#233;ral. Il exige des n&#233;gociations d'&#233;gal &#224; &#233;gal avec le gouvernement central et menace autrement, de le d&#233;loger. Ses troupes sont bien mieux pr&#233;par&#233;es que les troupes congolaises. Elles sont mieux arm&#233;es, organis&#233;es, et pay&#233;es. Ce qui n'emp&#234;che pas les exactions de toutes sortes. Entre autre, forcer les r&#233;fugi&#233;s &#224; lever le camp, afin qu'ils ne constituent pas de grandes concentrations favorisant l'arriv&#233;e de l'aide humanitaire internationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'arm&#233;e congolaise n'a jamais &#233;t&#233; &#224; la hauteur des besoins. Mal organis&#233;e, mais &#233;quip&#233;e, et avec des soldats tr&#232;s mal pay&#233;s en comparaison des rebelles, elle est incapable de ternir le terrain, encore moins de repousser une v&#233;ritable arm&#233;e. Dans la soir&#233;e du 29 octobre, des soldats en d&#233;route ont pill&#233;, viol&#233; et tir&#233; avant de d&#233;guerpir . Un reportage de Independant Tv , faisait &#233;tat de soldats qui abandonnaient leurs postes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ONU de son c&#244;t&#233; ne r&#233;ussit pas &#224; jouer le r&#244;le qu'on attend d'elle. Les casques bleus se sont montr&#233;s incapables de bloquer l'avance des rebelles aussi bien que de prot&#233;ger les populations civiles, ce qui est pourtant leur mandat . Colette Breackman souligne que les forces onusiennes sont actuellement prises &#224; partie par les rebelles qui les prennent pour cible ayant d&#233;j&#224; d&#233;truit deux blind&#233;s et visant les h&#233;licopt&#232;res de combat, et par les civils qui se voient laiss&#233;s pour compte. Personne ne veut renforcer cette mission. Soit par impuissance, par indiff&#233;rence ou par &#8230;int&#233;r&#234;t. Une certaine rivalit&#233; &#224; l'int&#233;rieur m&#234;me des int&#233;r&#234;ts capitalistes europ&#233;ens et am&#233;ricains engag&#233;s dans les activit&#233;s mini&#232;res n'y serait pas pour rien non lus. Pourtant, rappelons-nous qu'au cours des ann&#233;es 1990-2000, la communaut&#233; internationale, via les Nations Unies, a r&#233;ussit, au Lib&#233;ria et au Sierra Leone, a faire cesser le trafic ill&#233;gal de diamants qui servait &#224; financer une guerre aussi terrible que celle-ci.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Soulignons que le 27 octobre, le commandant de cette mission, le g&#233;n&#233;ral espagnol Vincente Diaz de Villegas a annonc&#233; sa d&#233;mission 2 mois apr&#232;s sa nomination. Ce geste faisait suite &#224; des bombardements contre les troupes rebelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur le terrain, on rapporte maintenant la pr&#233;sence de soldats angolais. L'Angola a la meilleure arm&#233;e africaine hors de l'Afrique du Sud. Le pouvoir central congolais a &#224; nouveau fait appel &#224; son appui, comme dans le pass&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Conclusion&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui nous est rapport&#233; quotidiennement par les m&#233;dias ne semble pas rendre compte de toute la r&#233;alit&#233;. Pendant que nous nous &#233;chinons &#224; tenter de comprendre l'&#233;cheveau inextricable des alliances et trahisons, que nous nous d&#233;sesp&#233;rons de voir des innocents massacr&#233;s sans coups f&#233;rir, le vrai jeu se passe ailleurs. Dans des lieux &#224; l'abri des oreilles et des regards indiscrets, pour leur plus grand profit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le journal Le Potentiel en appelait, le 15 octobre dernier &#224; la Cour p&#233;nale internationale pour &#8216;initier des actions judiciaires contre des criminels &#233;conomiques et de guerre, quel que soient leur pays et leur nationalit&#233;'.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De son c&#244;t&#233;, Colette Breackman, dans son carnet au journal Le Soir, liste ceux qui, selon elle profitent de la guerre, et ont int&#233;r&#234;t &#224; ce qu'elle dure. Cela va des officiers de l'arm&#233;e congolaise qui d&#233;tournent les soldes des soldats et se font construire des maisons, &#224; des commer&#231;ants qui soutiennent les rebelles Tutsis sachant qu'ils pourront ainsi, continue &#224; exporter tranquillement leur coltan pendant quelque temps encore, aux Hutus qui depuis le g&#233;nocide de 1994 vivent dans les for&#234;ts de cette r&#233;gion (et tous ceux qui les ont rejoints), qui savent que malgr&#233; toutes les promesses, pourront continuer leur activit&#233; d'extraction et de commercialisation de minerais, sans &#234;tre trop inqui&#233;t&#233;s. Les ONG y auraient aussi quelqu'int&#233;r&#234;t.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'est pas faux de dire que la population n'a plus grand recours &#224; court terme en tous cas. Les nouvelles conf&#233;rences et discussions amorc&#233;es en ce moment, ne devraient pas faire mieux que les autres si personne n'ose aller d&#233;busquer les probl&#232;mes &#224; leur source : les trafics sous tendus par les rapports ethniques h&#233;rit&#233;s eux aussi de la colonisation.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;View online : &lt;a href="https://www.pressegauche.org" class="spip_out"&gt;www.pressegauche.org&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
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