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	<title>Alternatives International</title>
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	<description>We are social and political movements struggling against social injustices, neoliberalism, imperialism and war. We are building solidarity between social movements at the local, national and international level. More...</description>
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		<title>Alternatives International</title>
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		<title>Crise politique aigue </title>
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		<dc:date>2008-09-04T12:38:18Z</dc:date>
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		<dc:language>en</dc:language>
		<dc:creator>Pierre ROUSSET </dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;La crise politique qui mine la Tha&#239;lande depuis les &#233;lections de d&#233;cembre 2007 s'est brutalement aggrav&#233;e. Le 26 ao&#251;t, quelques milliers de membres de l'Alliance populaire d&#233;mocratique (PAD) ont envahi une t&#233;l&#233;vision publique et ont commenc&#233; &#224; occuper les annexes du si&#232;ge du gouvernement tha&#239;landais, exigeant la d&#233;mission du Premier Ministre Samak Sundaravej. Les 1er et 2 septembre, de violents heurts entre les opposants au r&#233;gime et des contre-manifestants pro-gouvernementaux ont fait un mort, ainsi que de nombreux bless&#233;s. L'&#233;tat d'urgence a &#233;t&#233; d&#233;cr&#233;t&#233; &#224; Bangkok, la capitale.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.alterinter.org/?-L-arc-des-crises-" rel="directory"&gt;L'arc des crises&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La crise politique qui mine la Tha&#239;lande depuis les &#233;lections de d&#233;cembre 2007 s'est brutalement aggrav&#233;e. Le 26 ao&#251;t, quelques milliers de membres de l'Alliance populaire d&#233;mocratique (PAD) ont envahi une t&#233;l&#233;vision publique et ont commenc&#233; &#224; occuper les annexes du si&#232;ge du gouvernement tha&#239;landais, exigeant la d&#233;mission du Premier Ministre Samak Sundaravej. Les 1er et 2 septembre, de violents heurts entre les opposants au r&#233;gime et des contre-manifestants pro-gouvernementaux ont fait un mort, ainsi que de nombreux bless&#233;s. L'&#233;tat d'urgence a &#233;t&#233; d&#233;cr&#233;t&#233; &#224; Bangkok, la capitale.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;1. Les divisions au sein des classes dominantes&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien que la PDA ait mobilis&#233; en nombre, la crise politique n'a pas &#233;t&#233; ouverte par une mont&#233;e des luttes sociales, mais par l'acuit&#233; des divisions au sein des &#233;lites et des classes dominantes tha&#239;landaises. Elle n'oppose pas un camp &#171; d&#233;mocratique &#187; ou &#171; progressiste &#187; &#224; un camp &#171; autoritaire &#187; ou &#171; r&#233;actionnaire &#187;. Les principales composantes des deux blocs qui se font face ont commis bien des violations des droits humains et pervertissent la d&#233;mocratie : en voulant revenir sur les avanc&#233;es constitutionnelles des ann&#233;es 1990 du c&#244;t&#233; des opposants et par affairisme de toute part&#8230; La corruption est un cancer qui ronge toutes les &#233;lites r&#233;gnantes, y compris l'arm&#233;e. L'objectif de chacun des protagonistes est bien d'occuper le pouvoir pour en tirer le meilleur profit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du c&#244;t&#233; des opposants, la PAD est une coalition h&#233;t&#233;roclite qui a pour figure de proue Sondhi Limtongkul, un magnat de la presse. Elle entretient des liens &#233;troits avec le g&#233;n&#233;ral Saprang Kalayanamitr qui repr&#233;sente la droite militaire la plus radicale. Elle revendique sa fid&#233;lit&#233; au tr&#244;ne, arbore le jaune de la royaut&#233; et b&#233;n&#233;ficie des faveurs des milieux traditionalistes. Elle s'appuie aussi sur le Parti D&#233;mocrate, traditionnel alli&#233; de la monarchie et de l'arm&#233;e durant les &#233;pisodes d&#233;mocratiques. Le programme affich&#233; par la PAD implique de priver le Parlement des pr&#233;rogatives conquises dans les ann&#233;es 1990 : un tiers des d&#233;put&#233;s seulement serait &#233;lu, le reste serait compos&#233; de coll&#232;ges professionnels coopt&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La crise actuelle est le r&#233;sultat de la strat&#233;gie de tension mise en &#339;uvre par les dirigeants de la PAD dont l'objectif est de cr&#233;er les conditions d'un nouveau coup d'Etat qui permettrait la mise en application de ce programme anti d&#233;mocratique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du c&#244;t&#233; gouvernemental, Samak Sundaravej, 73 ans, appartient aussi &#224; la droite muscl&#233;e, ce qui montre bien que ce ne sont pas les divergences id&#233;ologiques qui sont &#224; la source du conflit ; il est consid&#233;r&#233; l'un des responsables des massacres de 1976 et 1992. Il est accus&#233; par la PAD de prot&#233;ger les int&#233;r&#234;ts de l'ancien Premier Ministre Thaksin Shinawatra. Ce dernier avait &#233;t&#233; renvers&#233; par un coup d'Etat soutenu par le roi en 2006 ; il s'est depuis r&#233;fugi&#233; en Grande-Bretagne. Mais l'incurie de la junte militaire a favoris&#233; le retour en force du clan Thaksin dont beaucoup de repr&#233;sentants avaient rejoint le Parti du pouvoir du peuple (PPP). Ce parti form&#233; &#224; la suite de la dissolution par les militaires du Thai Rak Thai, a form&#233; l'actuel gouvernement apr&#232;s avoir emport&#233; les &#233;lections en d&#233;cembre 2007.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; 2. Une absence d'alternative populaire&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les deux c&#244;t&#233;s se pr&#233;valent d'un soutien populaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Thaksin b&#233;n&#233;ficiait effectivement d'un important appui chez les populations les plus pauvres, en particulier dans le monde rural. Combinant des mesures n&#233;olib&#233;rales et populistes, il avait mis en &#339;uvre des programmes sociaux (notamment de mati&#232;re de sant&#233;) et avait d&#233;velopp&#233; un important r&#233;seau de client&#232;le politique. Ce soutien populaire ne se d&#233;ment pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La PAD a en revanche les faveurs de la direction de la conf&#233;d&#233;ration syndicale du secteur public, la State Enterprises Workers' Relations Confederation (elle regroupe quarante-trois syndicats et annonce deux cent mille membres) et de certains secteurs associatifs, surtout urbains. Des bureaucrates syndicaux des entreprises publiques ont en effet forg&#233;s des alliances avec certaines factions de l'arm&#233;e et de l'appareil d'Etat. Ils n'h&#233;sitent pas &#224; d&#233;voyer le mouvement syndical en l'associant &#224; des coups politiques qui n'ont rien &#224; voir avec les int&#233;r&#234;ts des travailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces secteurs populaires se retrouvent otages des conflits au sein des classes dominantes. Une telle situation n'est pas propre au royaume, mais l'absence d'alternative progressiste est ici particuli&#232;rement criante. Aucune force politique de gauche n'a r&#233;ussi &#224; regagner de l'influence, apr&#232;s la d&#233;sint&#233;gration du Parti communiste de Tha&#239;lande (PCT) au milieu des ann&#233;es 1980. Le mouvement social a accumul&#233; des exp&#233;riences tr&#232;s riches durant les ann&#233;es 1980 et1990, avec notamment des luttes de villageois contre la d&#233;forestation et la construction de barrages, des luttes ouvri&#232;res pour l'augmentation des salaires et la surexploitation. Mais ces luttes sont rest&#233;es &#233;clat&#233;es et n'ont pas su construire dans la dur&#233;e un p&#244;le d'ind&#233;pendance de classe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En dehors de la d&#233;cennie ouverte par le renversement de la dictature militaire en 1973 (qui a vu l'envol du PCT), les traditions d'ind&#233;pendance de classe sont faibles en Tha&#239;lande : historiquement, la direction des mouvements syndicaux et sociaux a souvent &#233;t&#233; int&#233;gr&#233;s &#224; des r&#233;seaux de client&#232;les ou manipul&#233;s par des fractions militaires. Les militants combatifs sinc&#232;res ont &#233;t&#233; syst&#233;matiquement victimes de la r&#233;pression.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien entendu, une gauche radicale peut intervenir sur ses propres bases et avec ses propres objectifs &#224; l'occasion d'une crise au sein des clases dominantes ; encore faut-il qu'elle en ait la force et qu'elle ait gagn&#233; les moyens de son ind&#233;pendance, ce qui est loin d'&#234;tre le cas en Tha&#239;lande.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, des &#233;l&#233;ments progressistes s'alignent en Tha&#239;lande soit sur le bloc gouvernemental (arguant qu'il a &#233;t&#233; d&#233;mocratiquement &#233;lu), soit sur la PAD (au nom de la lutte contre l'affairisme). Ce n'est certainement pas ainsi que l'on peut contribuer &#224; reconstruire ou consolider une tradition politique d'ind&#233;pendance des secteurs populaires &#8211; une t&#226;che essentielle s'il en est pour l'avenir du combat progressiste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; 3. Une crise r&#233;currente&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'instabilit&#233; politique est end&#233;mique. Elle est li&#233;e aux alliances fluctuantes entre les diff&#233;rentes factions de l'arm&#233;e, de la monarchie et de la bourgeoisie. La mondialisation n&#233;olib&#233;rale et la crise financi&#232;re de 1997 ont accentu&#233; cette instabilit&#233; en d&#233;multipliant les projets d'investissement aux profits juteux aiguisant les app&#233;tits. Les militaires au pouvoir ont prouv&#233; leur incurie. Les partis affairistes ont d&#233;consid&#233;r&#233; la d&#233;mocratie parlementaire. Dans ce contexte, la tendance est &#224; la r&#233;duction des espaces d&#233;mocratiques gagn&#233;s dans les ann&#233;es 1970-1990 au profit de solutions muscl&#233;es &#8211; mais sans l&#233;gitimit&#233; populaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La chute du gouvernement ne serait pas une victoire pour les travailleurs, car la PAD ne d&#233;fend pas un programme de r&#233;formes sociales. Bien au contraire. Etat de si&#232;ge ou coup d'Etat, la restriction des libert&#233;s d&#233;mocratiques ne profite jamais aux travailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette instabilit&#233; chronique et la r&#233;duction des espaces d&#233;mocratiques se manifestent dans d'autres pays de la r&#233;gion. Avec une particularit&#233; propre &#224; la Tha&#239;lande. Le roi Bhumibol Adulyadej joue depuis les ann&#233;es 1970 un r&#244;le politique tr&#232;s important. Lui-m&#234;me richissime poss&#233;dant, il s'est impos&#233; comme une autorit&#233; morale gr&#226;ce &#224; la construction d'un v&#233;ritable culte de la personnalit&#233;. Il pouvait ainsi trancher en faveur d'un bloc les conflits opposants entre eux des secteurs des classes dominantes. Il est aujourd'hui vieux (80 ans) et malade et il n'est pas &#233;vident qu'il puisse encore longtemps jouer ce double r&#244;le &#171; d'acteur-arbitre &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ROUSSET Pierre&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;View online : &lt;a href="https://www.europe-solidaire.org" class="spip_out"&gt;www.europe-solidaire.org&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
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