<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://www.alterinter.org/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="en">
	<title>Alternatives International</title>
	<link>https://www.alterinter.org/</link>
	<description>We are social and political movements struggling against social injustices, neoliberalism, imperialism and war. We are building solidarity between social movements at the local, national and international level. More...</description>
	<language>en</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://www.alterinter.org/spip.php?id_auteur=1651&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>Alternatives International</title>
		<url>https://www.alterinter.org/local/cache-vignettes/L144xH42/siteon0-c616d.png?1749672047</url>
		<link>https://www.alterinter.org/</link>
		<height>42</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="en">
		<title>Les prochains d&#233;fis</title>
		<link>https://www.alterinter.org/?Les-prochains-defis</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.alterinter.org/?Les-prochains-defis</guid>
		<dc:date>2008-07-25T15:01:31Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>en</dc:language>
		<dc:creator>Nicolas Haeringer et Gustave Massiah</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Le FSM sort d'une s&#233;quence assez longue d'innovations importantes : Forum polycentrique (2007), premi&#232;re &#233;dition en Afrique (Nairobi, en 2007), journ&#233;e mondiale d'action en 2008&#8230; Juste avant de partir pour Bamako, o&#249; se tenait l'une des &#233;ditions polycentrique, tu expliquais que le FSM &#233;tait &#224; la recherche d'un second souffle. Cette s&#233;quence achev&#233;e, o&#249; en est-on ? &lt;br class='autobr' /&gt; Je pr&#233;f&#232;re parler de nouveau cycle, dans le sens o&#249; je ne me retrouve pas dans les discours sur l'essoufflement du mouvement (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.alterinter.org/?-Forum-social-mondial-" rel="directory"&gt;Forum social mondial&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le FSM sort d'une s&#233;quence assez longue d'innovations importantes : Forum polycentrique (2007), premi&#232;re &#233;dition en Afrique (Nairobi, en 2007), journ&#233;e mondiale d'action en 2008&#8230; Juste avant de partir pour Bamako, o&#249; se tenait l'une des &#233;ditions polycentrique, tu expliquais que le FSM &#233;tait &#224; la recherche d'un second souffle. Cette s&#233;quence achev&#233;e, o&#249; en est-on ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Je pr&#233;f&#232;re parler de nouveau cycle, dans le sens o&#249; je ne me retrouve pas dans les discours sur l'essoufflement du mouvement altermondialiste. Mais, pour reprendre cette expression, nous sommes toujours &#224; la recherche de ce second souffle. Il y a de nombreuses interrogations, des doutes, et le processus est parfois un peu chaotique. C'est tout &#224; fait normal, d'ailleurs : on entre dans un nouveau cycle. Notre t&#226;che, c'est d'adapter en permanence le Forum aux changements du monde, aux nouveaux enjeux, etc. : le FSM n'est par d&#233;finition pas un syst&#232;me clos, il est ouvert sur le monde. On peut parler de nouveau cycle, parce que nous sommes plus clairs que nous l'&#233;tions auparavant dans notre d&#233;finition de l'&#233;tat du monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais une bonne partie du d&#233;bat de ces derni&#232;res ann&#233;es portait sur la nature de la dynamique altermondialiste, sur sa port&#233;e, ses objectifs. Je crois que l'&#233;l&#233;ment fondamental, c'est que nous pouvons d&#233;sormais affirmer que le mouvement altermondialiste est un mouvement de longue dur&#233;e, qu'il est inscrit dans le long terme. C'est une id&#233;e qui commence &#224; s'imposer. Et c'est assez nouveau : il y a eu de longs d&#233;bats avec ceux qui pensaient que le Forum en particulier, et le mouvement altermondialiste en g&#233;n&#233;ral, &#233;tait des mouvements dont les enjeux &#233;taient imm&#233;diats. En somme, ce d&#233;bat portait sur la d&#233;finition m&#234;me de ce qu'est un mouvement : &#231;a n'est ni un parti, ni un front, ni une organisation. Ce n'est pas la forme organisationnelle qui compte, mais le processus : nous avons &#224; faire &#224; un mouvement historique. Et un mouvement historique se d&#233;veloppe sur une p&#233;riode longue. La r&#233;f&#233;rence que je prends, c'est celle du mouvement de la d&#233;colonisation : ce mouvement historique ne s'est pas fait en 4 ou 5 ans, il s'est fait en 30 ans - et encore, en ne tenant compte que de sa derni&#232;re phase, qui a d&#233;but&#233; dans les ann&#233;es 30 ou 40, et qui se poursuit encore. Mais si on tient compte de l'ensemble des luttes contre la colonisation, alors la p&#233;riode est plus longue encore. Ce qui ne signifie pas que dans ce processus, il suffit d'attendre, d'autant qu'il y a des p&#233;riodes intenses, des &#233;v&#233;nements qui bousculent et qui d&#233;terminent l'&#233;volution. Bien entendu, y compris dans un mouvement historique de longue dur&#233;e, il est important de savoir faire face aux urgences. L'articulation entre l'urgence et le long terme, c'est la d&#233;finition m&#234;me de la strat&#233;gie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;Justement, le Conseil International a engag&#233; un vaste d&#233;bat strat&#233;gique&#8230; Qu'en est-il sorti ?&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons d&#233;cid&#233; d'engager le d&#233;bat lors de la derni&#232;re r&#233;union du Conseil International, &#224; Abuja, au Nigeria, sur la base de contributions &#233;crites, que chacun pouvait envoyer. Le d&#233;bat a &#233;t&#233; tr&#232;s serein. La premi&#232;re difficult&#233;, c'&#233;tait de d&#233;finir l'enjeu du d&#233;bat : parle-t-on de la strat&#233;gie du Forum, ou bien de la strat&#233;gie du mouvement altermondialiste dans son ensemble ? Nous sommes tomb&#233;s d'accord pour r&#233;affirmer que le Conseil International n'est pas la direction du mouvement. Autrement dit, la discussion strat&#233;gique est une contribution parmi d'autres, mais elle ne pr&#233;tend pas &#233;puiser la totalit&#233; du mouvement altermondialiste. Le d&#233;bat a port&#233; &#224; la fois sur le contexte et les enjeux, le futur du forum, son r&#244;le (est-il un lieu o&#249; d&#233;terminer des actions ? doit-il au contraire rester un simple espace de d&#233;bat ?).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons identifi&#233; quatre crises : une crise du n&#233;olib&#233;ralisme, une crise &#233;cologique, une crise g&#233;opolitique et une crise d&#233;mocratique. La crise du n&#233;olib&#233;ralisme est attest&#233;e par la crise financi&#232;re actuelle. Ce n'est &#233;videmment pas la premi&#232;re, mais celle-ci semble structurellement plus grave, &#224; tel point que la comparaison avec la crise de 1929 est fr&#233;quente. Son impact sur l'&#233;conomie r&#233;elle est visible, il risque de s'approfondir. La crise de la dette entre dans une nouvelle phase, et la croissance va de pair avec la pr&#233;carisation, la remise en cause des r&#233;gimes sociaux, etc. Les institutions responsables de la r&#233;gulation du syst&#232;me &#233;conomique international sont en crise (FMI, Banque Mondiale, OMC). Sans doute, cette crise du capitalisme ouvre-t-elle une opportunit&#233; pour nos mouvements. La crise &#233;cologique progresse &#233;galement, d'autant que la prise de conscience des risques que nous encourrons n'a pas encore d&#233;bouch&#233; sur une remise en cause du r&#244;le des multinationales et du mod&#232;le de production et de consommation dominant. Or, on ne peut pas &#233;carter que la sortie de crise se fasse par la guerre et la g&#233;n&#233;ralisation des politiques autoritaires. Les mouvements &#224; la base des FSM ont donc la lourde responsabilit&#233; de faire le lien entre la question &#233;cologique, la question sociale, tout en mettant en &#233;vidence leurs cons&#233;quences sur les guerres et les libert&#233;s.&lt;br class='autobr' /&gt;
La crise g&#233;opolitique est avant tout une crise de l'h&#233;g&#233;monie des &#201;tats-Unis. Leur agressivit&#233; est croissante, mais leurs tentatives d'expansions &#233;chouent. D&#233;stabiliser est une mani&#232;re d'esp&#233;rer conserver le contr&#244;le. L&#224; encore, pour nos mouvements, le lien avec entre la lutte contre la guerre et la question des libert&#233;s est fondamental. Ces trois crises d&#233;bouchent sur une crise d&#233;mocratique et politique d'ampleur&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;&#192; ce propos, la position des acteurs de la dynamique altermondialiste vis-&#224;-vis du politique sont-elles clarifi&#233;es ? Ou l'&#233;largissement &#224; d'autres r&#233;gions (Afrique sub-saharienne, Russie, etc.) a-t-elle au contraire renforc&#233; l'h&#233;t&#233;rog&#233;n&#233;it&#233; ?&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;largissement du mouvement lui-m&#234;me, sa diversit&#233; cr&#233;ent de nouvelles demandes, qui renforcent elles-m&#234;mes la diversit&#233; des demandes et des attentes. Le mouvement ne s'est pas encore organis&#233;, disons qu'il a encore des difficult&#233;s, et c'est normal, pour prendre en compte cette diversit&#233; culturelle. Il est primordial de tenir compte de la diversit&#233; des situations : le rapport au capitalisme n'est par exemple pas le m&#234;me entre Russie et Ukraine qu'en Inde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est quelque chose de tout &#224; fait passionnant, parce que c'est la premi&#232;re fois que nous avons un mouvement r&#233;ellement mondial, ou, pour &#234;tre plus pr&#233;cis, qui s'ancre dans la mondialit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les diff&#233;rences ont naturellement trait &#224; la question du pouvoir, d'une part en tant que transformation de la soci&#233;t&#233; et, d'autre part, en termes de m&#233;thodes dont le pouvoir doit &#234;tre pris et exerc&#233;. Ces questions ne sont pas nouvelles, mais disons qu'elles acqui&#232;rent ici une acuit&#233; in&#233;dite : est-ce que la base de la &#034;prise du pouvoir&#034; est nationale ? est-elle locale ? r&#233;gionale ? Comment articuler la base nationale, sur laquelle s'organise actuellement le pouvoir, &#224; d'autres niveaux, o&#249; l'on juge opportun de le prendre ?La mont&#233;e en puissance des collectivit&#233;s locales, qui se r&#233;f&#232;rent bien s&#251;r au cadre national, tout en &#233;tant moins subordonn&#233;es &#224; ce cadre que ne le sont les Nations Unies ou les autres organisations internationales. De m&#234;me, sur le plan des grandes r&#233;gions, l'UE, qui ne se d&#233;finit pas seulement comme international, est ainsi un &#233;l&#233;ment fondamental de nouveaut&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Se posent aussi d'autres questions, sur la prise du pouvoir, la violence, les arm&#233;es, etc. que l'on commence &#224; aborder. Alors bien s&#251;r, la tentation est grande de prendre des raccourcis. On le voit &#224; propos de l'Am&#233;rique Latine et la mise en avant, par certains, de l'exp&#233;rience des gouvernements se r&#233;f&#233;rant au mouvement, et qui pourraient &#234;tre &#233;tendue &#224; d'autres contextes&#8230; sans forc&#233;ment en int&#233;grer les limites.&lt;br class='autobr' /&gt;
Et le pouvoir interne ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est une question tr&#232;s importante&#8230; Ce n'est pas qu'une question d'organisation, de la mani&#232;re dont on fait en sorte d'&#233;viter les d&#233;rives. Elle va au-del&#224;, et rejoint le probl&#232;me qui se pose avec toute son acuit&#233; dans les p&#233;riodes r&#233;volutionnaires : celui de l'exemplarit&#233;. Quelle est sa place exacte ? On ne peut &#233;videmment pas pr&#233;tendre changer le monde sans construire des changements dans les comportements, y compris dans les siens&#8230; Mais, d'un autre c&#244;t&#233;, on ne peut pas pr&#233;tendre que la question de la transformation du monde se r&#233;duit &#224; la question des transformations individuelles&#8230; Il y a l&#224; une dialectique tr&#232;s complexe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;Du coup, &#224; quoi ressemblera le prochain FSM ?&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re journ&#233;e sera exclusivement d&#233;di&#233;e &#224; la question amazonienne : Belem est aux portes de l'Amazonie. C'est un moyen de s'assurer que cette question ne sera pas dilu&#233;e dans l'ensemble du programme. Ensuite, &#224; la fin de chaque journ&#233;e, un temps sera d&#233;di&#233; &#224; la construction d'alliances, d'actions, de campagnes. Le but, c'est de parvenir &#224; pousser les r&#233;sistances, sans pour autant transformer le FSM en lieu o&#249; s'&#233;labore un programme &#224; partir de ces r&#233;sistances. On peut par contre imaginer stimuler des formes de coop&#233;rations renforc&#233;es : tous ceux qui veulent proposer des actions pourront le faire, et &#234;tre rejoints par d'autres. L'espace est ouvert, mais il n'est pas neutre. D'ailleurs, la Charte des Principes du FSM n'interdit pas de soutenir des actions, de les promouvoir. Elle pr&#233;cise simplement que le FSM ne peut pas s'engager en tant que tel. Ce principe n'a pas emp&#234;ch&#233; de vastes mobilisations : les manifestations mondiales du 15 f&#233;vrier 2003 contre la guerre en Irak n'ont &#233;t&#233; organis&#233;es par les forums sociaux mais &#224; partir des forums sociaux. Le dernier jour du FSM devra permettre de discuter de telles initiatives, les participants pouvant proposer des assembl&#233;es, g&#233;n&#233;rales ou cibl&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Propos recueillis par Nicolas Haeringer&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Gus Massiah est membre d'AlterInter et pr&#233;sident du CRID.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
