<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://www.alterinter.org/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="en">
	<title>Alternatives International</title>
	<link>https://www.alterinter.org/</link>
	<description>We are social and political movements struggling against social injustices, neoliberalism, imperialism and war. We are building solidarity between social movements at the local, national and international level. More...</description>
	<language>en</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://www.alterinter.org/spip.php?id_auteur=1588&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>Alternatives International</title>
		<url>https://www.alterinter.org/local/cache-vignettes/L144xH42/siteon0-c616d.png?1749672047</url>
		<link>https://www.alterinter.org/</link>
		<height>42</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="en">
		<title>L'activisme politique dans les milieux estudiantins </title>
		<link>https://www.alterinter.org/?L-activisme-politique-dans-les-milieux-estudiantins</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.alterinter.org/?L-activisme-politique-dans-les-milieux-estudiantins</guid>
		<dc:date>2008-06-30T15:24:39Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>en</dc:language>
		<dc:creator> Montassir Sakhi </dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Au Maroc comme &#224; d'autres Etats de la ronde, l'action politique a toujours &#233;t&#233; marqu&#233;e par la forte pr&#233;sence et influence des mouvements estudiantins. Ces mouvements ont caract&#233;ris&#233; la France de 1986 et tout le continent europ&#233;en par la suite. Le Maroc de son c&#244;t&#233; a connu l'&#232;re dor&#233;e de l'action politique dirig&#233;e par les &#233;tudiants de diff&#233;rentes universit&#233;s et grandes &#233;coles. Les ann&#233;es soixante, soixante-dix et quatre-vingt ont &#233;t&#233; profond&#233;ment influenc&#233;es par cette pr&#233;sence pesante.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.alterinter.org/?-L-arc-des-crises-" rel="directory"&gt;L'arc des crises&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Au Maroc comme &#224; d'autres Etats de la ronde, l'action politique a toujours &#233;t&#233; marqu&#233;e par la forte pr&#233;sence et influence des mouvements estudiantins. Ces mouvements ont caract&#233;ris&#233; la France de 1986 et tout le continent europ&#233;en par la suite. Le Maroc de son c&#244;t&#233; a connu l'&#232;re dor&#233;e de l'action politique dirig&#233;e par les &#233;tudiants de diff&#233;rentes universit&#233;s et grandes &#233;coles. Les ann&#233;es soixante, soixante-dix et quatre-vingt ont &#233;t&#233; profond&#233;ment influenc&#233;es par cette pr&#233;sence pesante.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ces ann&#233;es gardent de souvenir &#224; la fois fascinants et douloureux. Peut-on recourir &#224; une comparaison entre ces ann&#233;es d'antan et celles qu'on vit aujourd'hui dans nos universit&#233;s, cit&#233;s universitaires et milieux estudiantins en g&#233;n&#233;ral ? Peut-on juger l'action de nos jours comme fig&#233;e et en pleine r&#233;gression par rapport &#224; celle du pass&#233; simple ? Ou tout simplement, est-ce qu'il s'agit d'un recul de tous les intellectuels du Maroc, qu'ils soient des &#233;tudiants ou autres particuliers ? Enfin, peut-on esp&#233;rer une nouvelle r&#233;surrection de l'esprit engag&#233; ? Histoire/Reportage&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s l'ind&#233;pendance obtenue en 1956, l'Universit&#233; marocaine a connu de profondes mutations que cela soit au niveau de sa structure ou bien de son organisation. A l'&#233;poque l'Union National des Etudiants Marocains (UNEM) &#233;tait consid&#233;r&#233; comme &#233;tant le porte-parole syndical des &#233;tudiants marocains. Son premier congr&#232;s national datte 1956 et pr&#233;voie que cette organisation estudiantin est un syndicat qui veillera &#224; la protection des droits des &#233;tudiants. Lors de ce congr&#232;s, les membres de son bureau ex&#233;cutif &#233;taient, particuli&#232;rement, des partisans de l'Istiqlal. En 1958, lors du troisi&#232;me congr&#232;s, le rapport moral indique qu'il s'agit bel et bien d'une organisation &#224; id&#233;ologie progressiste. Cette affirmation s'explique par son attachement au parti l'UNFP qui vient d'&#234;tre fond&#233; par le martyre de la libert&#233; et du militantisme Mehdi Ben Barka. En 1960, l'UNEM a d&#233;nonc&#233; le r&#233;gime politique marocain jug&#233; &#171; et th&#233;ocratique et tyrannique &#187;. La proclamation de l'&#233;tat d'exception en 1965, le recul flagrant des libert&#233;s publiques le renforcement de l'&#233;tat de si&#232;ge, ainsi que les &#233;v&#233;nements de Mai 1968, qui ont boulevers&#233; la r&#233;publique de l'hexagone, tous &#233;taient des causes parmi d'autres qui ont influenc&#233; l'UNEM qui devient par la suite un v&#233;ritable parti r&#233;volutionnaire se basant sur les th&#233;ories Marcusiennes (de Herbert Marcuse, philosophe am&#233;ricain d'origine allemande, marxiste, membre de l'&#233;cole Francfort). En 1970, une grande partie de l'UNEM quitte l'UNFP pour cr&#233;er une organisation politique clandestine, &#224; savoir 23 Mars ; mouvement marxiste-L&#233;niniste, avec une tendance Mao&#239;ste, et qui avait comme but pr&#233;pond&#233;rant, la th&#233;orisation &#224; une r&#233;volution culturelle au sein de la soci&#233;t&#233; marocaine. Apr&#232;s que feu Omar benjalloun rompait avec l'UNEM et la quittait ainsi que tous les &#233;tudiants de l'USFP pour cr&#233;er la jeunesse Ittihadie en 1972, le syndicat des &#233;tudiants marocains entrait en v&#233;ritable affrontement avec le r&#233;gime &#233;tatique. Son id&#233;ologie &#224; cette &#233;poque n'est autre que celle du marxisme-gu&#233;varisme, croyant &#224; la gu&#233;rilla. A cette &#232;re l'UNEM figurait parmi les organisations politiques interdites au nom de la lutte contre le trouble de l'ordre public. Une centaine de ses membres ont &#233;t&#233; kidnapp&#233;s et incarc&#233;r&#233;s. Quinze d'entre eux ont &#233;t&#233; ex&#233;cut&#233;s le premier Novembre 1973 &#224; Kenitra.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les mouvements estudiantins marocains ont connu plusieurs transformations durant leur histoire. Une histoire qui s'av&#232;re riche et s'ouvrant sur maintes interpr&#233;tations et lectures. Des questions multiples &#233;galement se posent et importunent tout essayiste t&#226;chant d'en r&#233;pondre : pourquoi cette action a-t-elle &#233;chou&#233; ? Qu'elles &#233;taient ses fins ? Qu'elles sont ses r&#233;sultas et pour quelles raisons elle s'est &#233;teinte ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;pondre &#224; ces questions &#233;pineuses n&#233;cessite une profonde r&#233;flexion se fondant sur des &#233;tudes de politologie et d'histoire capables de revenir sur les origines de ces mouvements ainsi que ses transformations. Or, il est fort utile d'affirmer que ces mouvements ont &#233;t&#233; &#224; la fois dynamiques et disposant des moyens fondamentaux afin de cr&#233;er des alternatives. Les &#233;tudiant constituant ces organismes avaient la libert&#233; et les droits humains comme dessein. Ils ont lutt&#233; contre l'absolutisme et la dictature de l'Etat. Des milliers d'entre eux ont &#233;t&#233; supplici&#233;s et horriblement tortur&#233;s, rien que pour des pens&#233;es et opinions jug&#233;es insurrectionnelles. Certains d&#233;fendeurs de l'Etat du Makhzen osent incriminer aujourd'hui ces h&#233;ros engag&#233;s en prof&#233;rant des id&#233;es loin d'&#234;tre v&#233;ridiques et raisonnables. Ils affirment que ces mouvements avaient pour but le complot et l'an&#233;antissement de la monarchie constitutionnelle. Alors qu'au fond, il s'agissait avant tout d'un d&#233;bat d'id&#233;es naissant dans nos universit&#233;s et voulant instaurer l'Etat de droit en v&#233;hiculant des pens&#233;es incitant &#224; la r&#233;volution culturelle qui reste comme &#233;tant l'&#233;pine dorsale, voire la pierre angulaire de toute r&#233;volution industrielle et sociale. Ce d&#233;bat d'id&#233;es a &#233;t&#233; suffoqu&#233; depuis sa naissance. L'appareil despotique &#224; savoir le Makhzen qui contr&#244;le l'Etat a lutt&#233; sans merci contre ces mouvements. Certes, il y avait quelques transgressions des lois et des normes de la part de ces organisations. Or, il s'agit principalement de r&#233;actions contre les approches &#233;tatiques visant &#224; d&#233;molir leur existence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Insens&#233; est celui qui croit que seul l'Etat despotique et ses rouages de l'int&#233;rieur &#233;taient derri&#232;re l'extinction des mouvements estudiantins marocains. Des difficult&#233;s et complications internes se sont impos&#233;es impitoyablement au sein des dits mouvements. L'organisation syndicale estudiantine a connu multiples scissions provenant du fait des diff&#233;rends et contradictions apparaissant souvent entre ses membres d&#233;fendant des id&#233;ologies limitrophes et appartenant &#224; la m&#234;me famille de la gauche. Des conflits organisationnels ont contribu&#233; &#233;galement &#224; la pulv&#233;risation de cet organisme. Aujourd'hui se sont les islamistes d'Al Adl Wal Ihssane qui s'accaparent de cette institution apr&#232;s qu'ils ont renforc&#233; leur pr&#233;sence au sein des universit&#233;s marocaines. Nombreux, dynamiques, et d&#233;termin&#233;s, les Adlistes de Abdessalam Yassine occupent la sc&#232;ne universitaire. Leur nombre est en pleine expansion. Cela est d&#251; &#224; leur action communicationnelle men&#233;e sur diff&#233;rents niveaux. Leur id&#233;ologie puise de l'islam politique le livre Al Minhaj Annabaoui du mythique Abdessalam Yassine reste comme &#233;tant la r&#233;f&#233;rence sacr&#233;e de leurs approches &#171; militantistes &#187;. Leurs revendications se basent g&#233;n&#233;ralement sur des arriv&#233;es religieuses sans pouvoir clairement distinguer entre ce qui est spirituel/divin d'une part et ce qui est syndico-politique d'autre part. &#171; L'UNEM c'&#233;tait dans les ann&#233;es 70, il y avait une &#233;mergence de nouvelles pens&#233;es, mais ces temps l&#224; c'est fini. Dommage ! &#187; Affirme un ex-Unemiste avec un ton lugubre.La situation actuelle des milieux estudiantins inspire du regret et beaucoup de chagrin. Nos universit&#233;s semblent compl&#232;tement d&#233;tach&#233;es de leur environnement socio-&#233;conomique. La production des id&#233;es de d&#233;mocratie et du modernisme a c&#233;d&#233; sa place &#224; la production de la violence et des conflits entre des dogmes id&#233;ologiques incitant &#224; la haine et au refus de l'autre. La politique est en perp&#233;tuel recul devant la pens&#233;e arriviste et celle du d&#233;sespoir et de dogmatisme raciste. Ces id&#233;es ont d&#233;bouch&#233; &#224; maintes reprises sur des conflits et confrontations sanglantes entre les &#233;tudiants de diff&#233;rents pseudo-courants.Aujourd'hui, c'est toute une obligation de r&#233;forme qui s'impose. Il faut revaloriser l'Universit&#233; en la faisant sortir de ses caves noircis. Il ne s'agit pas de r&#233;formes superficielles, mais de v&#233;ritables m&#233;tamorphoses touchant toute la base de l'intelligentsia de notre soci&#233;t&#233;. L'Etat devrait consid&#233;rer les &#233;tudiants comme &#233;tant le vecteur pr&#233;pond&#233;rant de tout d&#233;veloppement humain et national.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;View online : &lt;a href="https://www.cetri.be" class="spip_out"&gt;www.cetri.be&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
