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	<title>Alternatives International</title>
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	<description>We are social and political movements struggling against social injustices, neoliberalism, imperialism and war. We are building solidarity between social movements at the local, national and international level. More...</description>
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		<title>Alternatives International</title>
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		<title>In&#233;galit&#233;s et pauvret&#233; : l'urgence de changer de mod&#232;le </title>
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		<dc:date>2008-06-30T00:20:52Z</dc:date>
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		<dc:language>en</dc:language>
		<dc:creator> Raul Zibechi</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;La guerre globale pour les aliments met en &#233;vidence le fait que les plans sociaux sont insuffisants pour pallier la pauvret&#233; et que seul le d&#233;passement de l'actuel mod&#232;le permettra de diminuer les in&#233;galit&#233;s qui s&#233;vissent dans la r&#233;gion.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.alterinter.org/?-Espace-Associatif-" rel="directory"&gt;Espace Associatif&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La guerre globale pour les aliments met en &#233;vidence le fait que les plans sociaux sont insuffisants pour pallier la pauvret&#233; et que seul le d&#233;passement de l'actuel mod&#232;le permettra de diminuer les in&#233;galit&#233;s qui s&#233;vissent dans la r&#233;gion.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En seulement six mois, il y a eu 10 millions de nouveaux pauvres en Am&#233;rique latine. Bien que dans cette r&#233;gion le prix des aliments ait moins augment&#233; que dans le reste du monde (15 % contre 68 %), la quantit&#233; de pauvres est pass&#233;e de 190 &#224; 200 millions en seulement six mois, selon le sociologue argentin Bernardo Kliksberg, conseiller du Programme des Nations Unies pour le D&#233;veloppement (PNUD). Mais c'est &#224; peine le commencement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon Amartya Sen, prix Nobel d''Economie avec qui Kliksberg vient de publier le livre Les gens d'abord, cela fait trente ans que l'on sait qu'une famine dans les pays producteurs d'aliments peut avoir lieu. La crise alimentaire en cours, fille directe de l'&#233;clatement de la bulle sp&#233;culative immobili&#232;re, coupe court &#224; toute analyse qui pr&#233;tend &#233;luder la responsabilit&#233; du mod&#232;le dans la g&#233;n&#233;ration de pauvret&#233;. Surtout, quand on sait que la r&#233;gion produit des aliments suffisants pour satisfaire une population trois fois sup&#233;rieure &#224; celle qu'elle contient.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;COMBATTRE LES INEGALITES&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Am&#233;rique latine est la r&#233;gion du monde avec le plus d'in&#233;galit&#233;s. Malgr&#233; le fait qu'une bonne partie des pays d'Am&#233;rique du Sud dispose depuis plusieurs ann&#233;es de gouvernements progressistes et de gauche, les in&#233;galit&#233;s continuent de cro&#238;tre, au moins dans le C&#244;ne Sud.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une r&#233;cente &#233;tude de l'Intitut d'Investigation Economique Appliqu&#233;e (IPEA) du Br&#233;sil r&#233;v&#232;le que les 10 % de la population concentre 75,4 % de la richesse. Les politiques sociales du gouvernement de Lula qui s'appliquent depuis 2003 pour all&#233;ger la pauvret&#233; ont l&#233;g&#232;rement am&#233;lior&#233; les in&#233;galit&#233;s, mais si peu que &#224; peine cela se note.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui est grave c'est qu'il s'agit des m&#234;mes niveaux d'in&#233;galit&#233;s qui existaient au XVIIIe si&#232;cle. Marcio Pochman, membre du Parti des Travailleurs (PT) et directeur de l'IPEA, a affirm&#233; que les donn&#233;es d&#233;montrent &#034;comment en d&#233;pit des changements dans le r&#233;gime politique et dans le registre de d&#233;veloppement du pays, la richesse est toujours tr&#232;s mal distribu&#233;e entre les br&#233;siliens&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon Pochman, au XVIIIe si&#232;cle, &#224; Rio de Janeiro, les 10 % les plus riches de la population d&#233;tenaient 68 % de la richesse, tandis qu'aujourd'hui ils en concentrent 63 %. Sao Paulo est devant les autres villes avec 73,4 % de concentration de la richesse par les 10 % les plus riches. Selon l'opinion du directeur de l'IPEA, &#034;aucun pays au monde n'a r&#233;ussi &#224; en finir avec les in&#233;galit&#233;s sociales sans une v&#233;ritable r&#233;forme fiscale&#034;. Il explique que les imp&#244;ts indirects comme la TVA, pr&#233;dominants dans la r&#233;gion, punissent les plus pauvres : les 10 % les plus pauvres au Br&#233;sil paient 44,5 % de plus que les 10 % les plus riches, puisque la charge fiscale repr&#233;sente 33 % des revenus des plus pauvres et seulement 22 % de ceux des plus riches.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;GOUVERNABILITE CONSERVATRICE&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une &#233;tude de l'&#233;conomiste Claudio Lozano, de la Centrale de Travailleurs Argentins (CTA), diffus&#233;e en f&#233;vrier 2008, r&#233;v&#232;le que dans les quatre derni&#232;res ann&#233;es, &#034;de chaque 100 nouveaux pesos qui ont &#233;t&#233; engendr&#233;s, les 30 % les plus riches s'en sont appropri&#233;s 62&#034;. Pour cela, il estime qu'apr&#232;s cinq ans de croissance &#233;conomique (avec un PIB 36 % plus important que celui de 2001), il continue d'y avoir 30 % de pauvres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il s'agit d'un mod&#232;le de concentration, qu'il d&#233;nomme &#034;gouvernabilit&#233; conservatrice&#034; qui commence &#224; bloquer la continuit&#233; de l'expansion et qui emp&#234;che de mettre les bonnes opportunit&#233;s &#224; profit comme celles qui ont exist&#233; dans les cinq derni&#232;res ann&#233;es. Pis encore, parce que le cycle de croissance semble arriver &#224; sa fin, au milieu d'une spirale inflationiste sp&#233;culative. &#034;L'inflation agit comme un m&#233;canisme correcteur et pr&#233;servateur des gains extraordinaires du secteur patronal le plus concentr&#233;&#034;, assure Lozano. A la fois, dans le cas argentin, elle est favoris&#233;e parce que &#034;les riches consomment beaucoup et investissent peu et mal&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le cas uruguayen, pour compl&#233;ter un bref panorama de trois gouvernements surgis comme cons&#233;quence de la grande vague n&#233;olib&#233;rale, n'est pas tr&#232;s diff&#233;rent. Celui de Tabar&#233; Vazquez est le seul gouvernement qui a mis en application une importante r&#233;forme fiscale, progressive, qui gr&#232;ve plus ceux qui ont de plus grands revenus. Mais elle ne gr&#232;ve pas le capital. Ainsi, les donn&#233;es avalisent la croissance des in&#233;galit&#233;s m&#234;me dans les trois ann&#233;es de gouvernement progressiste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'indice Gini, avec lequel on mesure les in&#233;galit&#233;s, s'est d&#233;t&#233;rior&#233; en Uruguay dans les 20 derni&#232;res ann&#233;es, c'est &#224; dire depuis l'implantation du mod&#232;le n&#233;olib&#233;ral. Et il le fait de mani&#232;re consistante, en p&#233;riodes de crise ou de croissance, sous des gouvernements de droite ou de gauche. En 1991, il &#233;tait de 41,1 %, pour passer &#224; 45 % en 2002, au plus fort de la crise &#233;conomico-financi&#232;re. En 2005, quand a assum&#233; Tabar&#233; Vazquez, il est descendu &#224; 44,1 % pour se situer en 2007 &#224; 45,7 %. M&#234;me sous le gouvernement de gauche, et dans un pays qui pr&#233;sente le plus faible indice d'in&#233;galit&#233;s du continent, 20 % de la population continuent de concentrer de plus en plus de revenus, 46,4 % en 2001, 50,3 % en 2002, et 51,1 % en 2007, apr&#232;s la r&#233;forme fiscale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il semble &#233;vident, comme le remarque le rapport cit&#233; plus haut des &#233;conomistes Veronica Amarante et Andrea Vogorito, qu'on &#034;ne peut pas s'attendre &#224; ce que les politiques de transferts de revenus r&#233;solvent par elles seules&#034; les probl&#232;mes de pauvret&#233; et d'indigence. Elles se rapportent aux plans sociaux en vigueur en Uruguay, mais aussi au Br&#233;sil et en Argentine, plans qui ont all&#233;g&#233; la pauvret&#233; jusqu'&#224; ce que la sp&#233;culation avec les aliments ait commenc&#233; &#224; revertir les petites progressions des cinq derni&#232;res ann&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* * *&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il semble hors de doute que ce qui est en question est la continuit&#233; du mod&#232;le n&#233;olib&#233;ral dans sa phase d'appropriation des biens communs (travail des mines, forestation, soja, canne &#224; sucre pour agrocombustibles). Jusqu'&#224; pr&#233;sent, l'exclusion et la pauvret&#233; qu'il engendre s'adoucissaient avec les plans sociaux, qui dans le cas du Br&#233;sil concernent 25 % de la population. Mais la voracit&#233; du capital impose un changement de direction. Les r&#233;formes des imp&#244;ts et des plans sociaux continueront d'&#234;tre des instruments n&#233;cessaires. Mais la pauvret&#233; et les in&#233;galit&#233;s ne baisseront de mani&#232;re significative seulement quand l'actuel mod&#232;le d'accumulation par le vol et la sp&#233;culation sera abandonn&#233; et que sera mis en application un autre, assis sur la croissance endog&#232;ne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;*Raul Zibechi, journaliste uruguayen, enseignant, &#233;crit dans l'hebdomadaire uruguayen Brecha, le journal m&#233;xicain La Jornada et la revue italienne Carta. Il a publi&#233; &#034;G&#233;n&#233;alogie de la r&#233;volte&#034; (2003), (disponible en francais aux &#233;ditions CNT-RP) sur les luttes argentines de la derni&#232;re d&#233;cennie, &#034;Le regard horizontal - mouvements sociaux et &#233;mancipation&#034; (1999) et &#034;Les ruisseaux quand ils baissent - les d&#233;fis du zapatisme&#034; (1995). Ces livres ont aussi &#233;t&#233; &#233;dit&#233;s dans Italie, Equateur et Espagne. Il collabore avec plusieurs organisations sociales de plusieurs pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://alainet.org/active/24806&amp;lang=es&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://alainet.org/active/24806&amp;lang=es&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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