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	<title>Alternatives International</title>
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	<description>We are social and political movements struggling against social injustices, neoliberalism, imperialism and war. We are building solidarity between social movements at the local, national and international level. More...</description>
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		<title>Alternatives International</title>
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		<title>Les esclaves veulent des excuses de l'&#201;tat</title>
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		<dc:date>2008-05-29T16:05:24Z</dc:date>
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		<dc:language>en</dc:language>
		<dc:creator>Soumaila T. Diarra</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Si l'esclavage persiste dans le nord du Mali, c'est parce qu'il n'est pas r&#233;prim&#233; par les autorit&#233;s, estime Temedt, l'association des Touaregs noirs, qui demande une loi et des excuses &#224; l'&#201;tat. Mais, pour l'instant, les discriminations continuent&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.alterinter.org/?-L-arc-des-crises-" rel="directory"&gt;L'arc des crises&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Si l'esclavage persiste dans le nord du Mali, c'est parce qu'il n'est pas r&#233;prim&#233; par les autorit&#233;s, estime Temedt, l'association des Touaregs noirs, qui demande une loi et des excuses &#224; l'&#201;tat. Mais, pour l'instant, les discriminations continuent&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#034;L'&#201;tat doit pr&#233;senter des excuses aux victimes et aux groupes sociaux marginalis&#233;s car, m&#234;me si ces situations &#233;taient connues bien avant les ind&#233;pendances, elles ont continu&#233; &#224; servir les int&#233;r&#234;ts de tous les pouvoirs, a demand&#233;, en avril, au gouvernement malien Mohamed Ag Akeratane, pr&#233;sident de Temedt (placenta, en tamasheq), l'association cr&#233;&#233;e en 2004 par la communaut&#233; noire touar&#232;gue. Apr&#232;s les excuses, les r&#233;parations mat&#233;rielles et morales permettront de fermer les br&#232;ches et de r&#233;tablir les dignit&#233;s lessiv&#233;es.&#034; Cette association est aujourd'hui bien d&#233;cid&#233;e &#224; combattre par tous les moyens l&#233;gaux cette insupportable discrimination, toujours vivace surtout dans le nord du pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est seulement dans le Code p&#233;nal et dans la Constitution que l'esclavage est condamn&#233; au Mali. Un vide juridique que l'association veut combler. En septembre 2007, elle a demand&#233; l'implication personnelle du pr&#233;sident de la R&#233;publique, Amadou Toumani Tour&#233;, pour qu'une loi criminalisant l'esclavage soit soumise &#224; l'Assembl&#233;e nationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La justice tra&#238;ne les pieds&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, chaque fois qu'une plainte est d&#233;pos&#233;e par Temedt contre un ma&#238;tre d'esclaves, la justice malienne tra&#238;ne les pieds, et le plus souvent reste inactive m&#234;me lorsqu'il s'agit d'un homicide. &#034;C'est, par exemple, le cas de l'affaire dite de Tamtchi, un gar&#231;on enlev&#233; &#224; ses parents. Madame Tatch&#233; (la m&#232;re du gar&#231;on, Ndlr) a pu r&#233;cup&#233;rer son enfant apr&#232;s avoir mobilis&#233; les autorit&#233;s administratives, politiques et religieuses qui ont fini par interc&#233;der en sa faveur&#034;, explique Oumar Sidi Traor&#233;, un ressortissant de la zone.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En repr&#233;sailles, le ma&#238;tre a tir&#233; un coup de feu sur un oncle de l'enfant, qui a succomb&#233; &#224; ses blessures. La plainte d&#233;pos&#233;e par la m&#232;re n'a servi &#224; rien : le coupable est toujours libre. Le juge de Menaka, qui doit instruire le dossier, continue &#224; soutenir qu'aucune plainte n'a &#233;t&#233; d&#233;pos&#233;e. G&#233;n&#233;ralement, les repr&#233;sentants de l'&#201;tat demandent &#224; n&#233;gocier avec les ma&#238;tres. &#034;Je pense que c'est la complicit&#233; de l'&#201;tat qu'il faut d&#233;noncer. Les commandants de cercle et les chefs d'arrondissement sont entretenus par les ma&#238;tres d'esclaves. C'est pourquoi ils ferment les yeux sur les abus&#034;, d&#233;nonce Seydou Diakit&#233;, un chauffeur de bus qui se rend r&#233;guli&#232;rement dans la zone.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'esclavage par ascendance existe au Mali sous deux formes. Au sud du pays, on rencontre une classe d'esclaves qui ne d&#233;pendent plus d'aucune couche de la soci&#233;t&#233;. Ils n'ont cependant pas le droit d'&#233;pouser des nobles. En revanche, au Nord, la pratique est bas&#233;e sur la propri&#233;t&#233; du b&#233;tail, de la terre et des hommes. Elle consiste &#224; laisser les esclaves h&#233;riter de l'exploitation du b&#233;tail et des terres que leurs ascendants (jadis esclaves) g&#233;raient. Les ma&#238;tres viennent de temps en temps prendre ce qu'ils veulent de ces biens, avec ou sans le consentement des exploitants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tribus d'esclaves&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces esclaves sont issus des tribus noires commun&#233;ment appel&#233;es Bella (esclave, dans la langue de leurs voisins songha&#239;), qui sont th&#233;oriquement libres depuis la fin de la traite arabe avec l'arriv&#233;e des colons fran&#231;ais au XIXe si&#232;cle. Mais elles-m&#234;mes pr&#233;f&#232;rent l'appellation touar&#232;gue. Elles occupent le bas de l'&#233;chelle sociale, ont difficilement acc&#232;s aux responsabilit&#233;s politiques et travaillent sans &#234;tre pay&#233;es. Ces tribus d&#233;pendent toujours de la protection d'une famille ou d'une autre tribu. &#034;J'ai &#233;t&#233; au Nord et j'y ai remarqu&#233; une discrimination inadmissible. On rappelle r&#233;guli&#232;rement &#224; l'esclave qu'il ne peut jamais diriger une pri&#232;re quelle que soit son &#233;rudition&#034;, commente Abdoulaye Ciss&#233;, enseignant &#224; Gao.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les tribus d'esclaves se consid&#232;rent elles-m&#234;mes comme telles et ex&#233;cutent sans murmurer toutes les instructions de leurs ma&#238;tres. &#034;Je n'ai jamais &#233;t&#233; &#224; l'&#233;cole ni &#233;tudi&#233; le Coran. Je ne sais que conduire les animaux dans les p&#226;turages. [&#8230;] J'ai toujours voulu m'enfuir, mais on raconte que si l'esclave ne respecte pas son ma&#238;tre il n'ira pas au paradis apr&#232;s sa mort&#034;, raconte Idar Ag Ogazide, le regard quelque peu hagard. Ce jeune homme de 31 ans vient de fuir le servage en quittant la maison de son ma&#238;tre en mars dernier. &#192; ses c&#244;t&#233;s, son fils Mohamed, &#226;g&#233; de 3 ans. Gr&#226;ce &#224; Temedt, il a pu obtenir la garde du gar&#231;on que son ancien ma&#238;tre avait donn&#233; &#224; un noble en cadeau de mariage&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si les exc&#232;s se passent surtout en milieu rural, on rencontre des esclaves jusque dans les centres urbains, qui travaillent en se contentant du g&#238;te et du couvert. &#034;Les esclaves accompagnent leurs ma&#238;tres partout. &#192; Bamako, dans des familles venues des r&#233;gions concern&#233;es, il y en a. C'est tr&#232;s souvent le grand gar&#231;on qui nettoie l'enfant qui va &#224; la selle, fait les travaux domestiques et les courses au march&#233;&#034;, ironise Idrissa Ma&#239;ga, administrateur civil &#224; Bamako.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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