<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://www.alterinter.org/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="en">
	<title>Alternatives International</title>
	<link>https://www.alterinter.org/</link>
	<description>We are social and political movements struggling against social injustices, neoliberalism, imperialism and war. We are building solidarity between social movements at the local, national and international level. More...</description>
	<language>en</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://www.alterinter.org/spip.php?id_auteur=1451&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>Alternatives International</title>
		<url>https://www.alterinter.org/local/cache-vignettes/L144xH42/siteon0-c616d.png?1749672047</url>
		<link>https://www.alterinter.org/</link>
		<height>42</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="en">
		<title>Apr&#232;s Poutine&#034; : en attente de changements ?</title>
		<link>https://www.alterinter.org/?Apres-Poutine-en-attente-de-changements</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.alterinter.org/?Apres-Poutine-en-attente-de-changements</guid>
		<dc:date>2008-05-20T15:19:50Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>en</dc:language>
		<dc:creator> Anne Le Hu&#233;rou </dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;L'entr&#233;e en fonction de Dmitri Medvedev suscite de nombreuses questions : se dirige-t-on vers un &#034;troisieme mandat&#034; d&#233;guis&#233; de V. Poutine ? D. Medvedev prendra-t-il une certaine autonomie ? Retour sur les &#233;volutions de long terme qui ont affect&#233; le syst&#232;me politique et la soci&#233;t&#233; russes, et sur les pr&#233;-suppos&#233;s politiques du regard port&#233; sur la Russie en Europe. 18 mai 2008.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.alterinter.org/?-Mondialisation-et-resistances-" rel="directory"&gt;Mondialisation et r&#233;sistances&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'entr&#233;e en fonction de Dmitri Medvedev suscite de nombreuses questions : se dirige-t-on vers un &#034;troisieme mandat&#034; d&#233;guis&#233; de V. Poutine ? D. Medvedev prendra-t-il une certaine autonomie ? Retour sur les &#233;volutions de long terme qui ont affect&#233; le syst&#232;me politique et la soci&#233;t&#233; russes, et sur les pr&#233;-suppos&#233;s politiques du regard port&#233; sur la Russie en Europe. 18 mai 2008.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le 7 mai 2008, le nouveau pr&#233;sident de la F&#233;d&#233;ration de Russie, Dimitri Medvedev, est entr&#233; officiellement en fonction. &#192; 42 ans, ce vainqueur de l'&#233;lection pr&#233;sidentielle avec 70 % des suffrages d&#232;s le premier tour, fid&#232;le de Vladimir Poutine depuis l'&#233;poque &#171; lib&#233;rale &#187; de celui-ci &#224; Saint-P&#233;tersbourg dans les ann&#233;es 1990, va pr&#233;sider aux destin&#233;es d'un pays que l'on sait &#224; la fois puissant et travers&#233; de tensions multiples, et dont on souligne avec une admiration m&#234;l&#233;e d'appr&#233;hension les succ&#232;s &#233;conomiques de ces derni&#232;res ann&#233;es, tout en condamnant, &#224; intervalles plus ou moins r&#233;guliers et en fonction des enjeux diplomatiques du moment, les atteintes aux droits et libert&#233;s&#8230; Quant &#224; Vladimir Poutine, on sait depuis longtemps qu'il restera au plus pr&#232;s du pouvoir puisqu'il a &#233;t&#233; d&#233;sign&#233; &#224; l'avance comme futur Premier ministre et qu'il vient de surcro&#238;t d'&#234;tre &#233;lu &#224; la t&#234;te du parti qui domine la vie politique depuis plusieurs ann&#233;es Russie Unie&#8230; sans en &#234;tre membre . On sait aussi que ce choix est approuv&#233; par la majorit&#233; d'une opinion dont l'absence de lassitude vis-&#224;-vis de son pr&#233;sident tout au long de ses deux mandats pourrait faire p&#226;lir d'envie nombre de dirigeants d'Europe de l'Ouest.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'agit-il alors d'un &#171; non-&#233;v&#233;nement &#187;, qui n'attesterait que la d&#233;rive croissante d'un r&#233;gime qui se contente de respecter de plus en plus formellement les r&#232;gles d&#233;mocratiques ? Depuis plusieurs mois, analystes et experts politiques s'accordent g&#233;n&#233;ralement &#224; consid&#233;rer que pour une large part, le syst&#232;me politique mis en place par Vladimir Poutine et son entourage va continuer &#224; fonctionner, mais se divisent sur la part d'incertitude que repr&#233;sente, sur le moyen ou le long terme, l'arriv&#233;e de D. Medvedev. Alors que le nouveau Pr&#233;sident entre &#224; peine en fonction, il serait absurde de vouloir tirer quelque conclusion que ce soit pour l'avenir politique &#224; court terme du pays. On peut en revanche prendre appui sur ces &#233;v&#233;nements pour tenter de comprendre ce qu'ils sous-tendent de la vie politique en Russie telle qu'elle s'est construite ces quinze derni&#232;res ann&#233;es, et de certains des grands enjeux et des orientations de la soci&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une fois contourn&#233; l'&#233;cueil de la &#171; boule de cristal &#187;, reste celui, plus imposant, du &#171; point de vue &#187; &#224; adopter lorsque l'on veut parler de la Russie en contribuant au d&#233;bat d'id&#233;es de mani&#232;re &#224; la fois engag&#233;e et rigoureuse. En effet, les discours sur la Russie semblent souvent, ces derni&#232;res ann&#233;es plus encore qu'auparavant, &#234;tre partag&#233;s entre une critique tr&#232;s virulente de la Russie de Poutine qui m&#234;le d&#233;nonciation des violations des droits de l'Homme, de la d&#233;rive autoritaire du pouvoir mais aussi de tendances alarmantes dans une partie dela soci&#233;t&#233;, perception du pays en termes de &#171; nouvelle menace &#187; sur la sc&#232;ne internationale et choix &#233;conomiques ou &#233;nerg&#233;tiques hostiles aux pays occidentaux, et un contre-discours, sans doute minoritaire en France, qui tente de prendre le contre-pied en d&#233;fendant la restauration de l'&#201;tat et la remise en ordre de l'&#233;conomie et des institutions comme une r&#233;ponse &#224; des aspirations profondes, et r&#233;elles, de la soci&#233;t&#233; russe &#224; la s&#233;curit&#233; apr&#232;s la p&#233;riode chaotique des ann&#233;es 1990.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsqu'ils sont pass&#233;s par le filtre du d&#233;bat id&#233;ologique tel qu'il est commun&#233;ment con&#231;u en Europe et notamment en France, ces discours tendent &#224; se transformer en une opposition lib&#233;ral / &#233;tatiste, voire droite / gauche : ce serait donc au nom d'arguments &#171; de gauche &#187; et antilib&#233;raux, qui s'appuient notamment sur l'intervention de l'&#233;tat dans l'&#233;conomie et la reconqu&#234;te de la souverainet&#233;,que l'on pourrait d&#233;douaner Poutine de ses exc&#232;s d'autoritarisme, voire lui pardonner une guerre en Tch&#233;tch&#233;nie qu'ailleurs ou en d'autres temps on aurait d&#233;nonc&#233; au nom du droit des peuples &#224; disposer d'eux-m&#234;mes ? Et les d&#233;fenseurs des droits de l'Homme seraient soit des partisans, soit des alli&#233;s objectifs de l'ultralib&#233;ralisme ou des politiques mises en place dans les ann&#233;es 1990 qui ont plong&#233; le pays dans une r&#233;cession &#233;conomique et une crise sociale sans pr&#233;c&#233;dent. On l'aura compris : le d&#233;bat m&#233;rite d'&#234;tre d&#233;crit en des termes plus complexes, surtout si l'on tente de comprendre la mani&#232;re dont il se pose en Russie, au-del&#224; de ce qui peut appara&#238;tre comme un simple ralliement massif de la soci&#233;t&#233; autour de quelques notions simples mises en avant avec succ&#232;s par son pr&#233;sident.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des &#233;lections r&#233;duites &#224; une simple formalit&#233; dans un r&#233;gime de parti dominant ?&lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; la veille d'une &#233;lection pr&#233;sidentielle qui mettait un terme,- au moins officiellement - &#224; deux mandats successifs du pr&#233;sident Vladimir Poutine [1] qui auront &#8211; c'est un euph&#233;misme, fortement marqu&#233; le pays, l'opinion russe semblait surtout se passionner&#8230; pour les &#233;lections am&#233;ricaines. La campagne &#233;lectorale affichait un enc&#233;phalogramme plat, &#224; peine troubl&#233; ici ou l&#224; par une d&#233;claration provocatrice de V. Jirinovski, le candidat national-populiste qui fait partie du paysage politique depuis 1993, ou par une visite d'usine du candidat communiste G. Ziouganov, en mal de soutien de sa base ouvri&#232;re. Pour les candidats concurrents du dauphin d&#233;sign&#233; D. Medvedev qui avaient &#233;t&#233; autoris&#233;s &#224; se pr&#233;senter [2], il s'agissait essentiellement de parvenir &#224; rester pr&#233;sents sur la sc&#232;ne politique et non de tenter de concurrencer le vainqueur annonc&#233;. Ce scrutin intervenait surtout quelques mois apr&#232;s les &#233;lections parlementaires du 2 d&#233;cembre 2007, qui avaient vu le parti majoritaire Russie Unie remporter 64 % des suffrages [3].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quels enseignements peut-on tirer de ce scrutin ? Il a bien s&#251;r consacr&#233; l'emprise croissante de la machine politique Russie Unie (Edinaya Rossia) le parti du pouvoir, qui dominait d&#233;j&#224; largement la Douma sortante &#233;lue en d&#233;cembre 2003, apr&#232;s avoir &#233;limin&#233; pratiquement toute l'opposition du jeu politique institutionnel. Depuis, Russie Unie a encore accentu&#233; son emprise sur la vie politique, en usant notamment de la &#171; ressource administrative &#187; : ce terme devenu fort &#224; la mode en Russie d&#233;signe l'ensemble des moyens &#224; la disposition des autorit&#233;s pour orienter les r&#233;sultats du scrutin dans un sens favorable au pouvoir en place, qu'il soit r&#233;gional ou f&#233;d&#233;ral, y compris des pressions directes sur les &#233;lecteurs, notamment sur leur lieu de travail (administrations locales, h&#244;pitaux, &#233;coles&#8230;) . Russie Unie est ainsi devenu le parti dominant non seulement sur la sc&#232;ne politique proprement dite, mais aussi en occupant toutes les niches de l'administration, &#224; tel point qu'il pourrait &#234;tre apparent&#233; davantage &#224; un syndicat loyaliste de fonctionnaires qu'&#224; un parti politique et qu'on h&#233;site &#224; d&#233;terminer dans quel sens se fait l'influence parti/&#201;tat ou &#201;tat/parti. La gestion du pouvoir via la ressource administrative a d'autant mieux fonctionn&#233; que le contr&#244;le du pouvoir ex&#233;cutif f&#233;d&#233;ral s'est consid&#233;rablement renforc&#233; vis-&#224;-vis des r&#233;gions comme du pouvoir l&#233;gislatif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vis-&#224;-vis des r&#233;gions, le r&#233;tablissement de la &#171; verticale du pouvoir &#187; est annonc&#233; par V. Poutine d&#232;s mai 2000, sous la forme d'un ensemble de mesures dirig&#233;es contre les gouverneurs &#233;lus au suffrage universel et dont l'influence avait cr&#251; tout au long des ann&#233;es 1990. D&#232;s son arriv&#233;e &#224; la pr&#233;sidence, V. Poutine a voulu casser ce pouvoir en &#233;tablissant un nouvel &#233;chelon administratif, le district f&#233;d&#233;ral, dirig&#233; par un repr&#233;sentant sp&#233;cial (polpred) nomm&#233; par le Pr&#233;sident. V. Poutine emporte d'ailleurs avec lui cette institution ad hoc puisque la tutelle des polpredy doit passer au Premier ministre .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une &#233;tape suppl&#233;mentaire dans la mise au pas des r&#233;gions &#233;tait franchie ave les r&#233;formes annonc&#233;es par V. Poutine le 13 septembre 2004 , quelques jours apr&#232;s la prise d'otage de Beslan et pr&#233;sent&#233;es comme un &#233;l&#233;ment de la lutte contre le terrorisme. La loi de d&#233;cembre 2004 mettait fin au principe de l'&#233;lection au suffrage universel des gouverneurs r&#233;gionaux et des pr&#233;sidents des R&#233;publiques f&#233;d&#233;r&#233;es, tandis que le scrutin proportionnel &#233;tait &#233;tendu &#224; l'ensemble de la Douma, rempla&#231;ant le scrutin mixte en vigueur jusque-l&#224;. La suppression des circonscriptions &#233;lectorales, qui avantagent les candidats locaux et sans affiliation politique, visait avant tout &#224; renforcer le parti Russie Unie, et ce d'autant plus qu'un nouveau seuil &#233;tait fix&#233; &#224; 7 % pour avoir une repr&#233;sentation &#224; la Douma.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En d&#233;cembre 2007, 3 autres partis seulement ont franchi cette barre : outre le LDPR, le parti nationaliste et populiste de Vladimir Jirinovski, et le parti communiste (KPRF), une nouvelle formation politique, Spravedlivaya Rossiya (Russie Juste), dirig&#233;e par le pr&#233;sident de la Chambre haute Serguey Mironov est repr&#233;sent&#233;e, avec 7,75% des voix et 38 d&#233;put&#233;s. Ce parti est apparu au moment de sa cr&#233;ation fin 2006, comme la tentative de cr&#233;er une opposition mod&#233;r&#233;e de &#171; centre gauche &#187;, globalement loyale envers les grandes orientations du r&#233;gime mais repr&#233;sentant une sensibilit&#233; plus sociale. Le versant &#171; loyaliste &#187; l'a largement emport&#233; sur le versant &#171; opposant &#187; m&#234;me si l'existence de ce parti satellite de Russie unie n'est pas totalement sans signification : en effet l'h&#233;g&#233;monie de Russie Unie peut aussi se retourner contre elle, notamment dans les grandes villes o&#249; le vote est moins contr&#244;lable et les classes moyennes hors administration sans doute davantage en qu&#234;te de pluralisme, de m&#234;me que des cat&#233;gories guettant en vain un partage des fruits de la croissance et souhaitant donner un signal au pouvoir russe, celui de la prise en compte des questions sociales dans la nouvelle l&#233;gislature. Spravedlivaya Rossiya pouvait donc capter &#224; la fois un vote d'avertissement et une partie du vote protestataire communiste, atout suppl&#233;mentaire dans une strat&#233;gie de &#034;boule de neige&#034; qui consiste pour le pouvoir &#224; agglom&#233;rer tout ce qui peut l'&#234;tre en ratissant aux marges de l'opposition tout en &#233;liminant toute v&#233;ritable contestation politique. L'annonce de d&#233;parts massifs du KPRF vers Spravedlivaya Rossiya va dans le m&#234;me sens. Il est donc difficile de parler de l'existence d'un syst&#232;me de partis en Russie au sens classique d'une repr&#233;sentation pluraliste des int&#233;r&#234;ts, d'une m&#233;diation entre la soci&#233;t&#233; et les institutions, d'une comp&#233;tition d&#233;mocratique et d'un r&#244;le structurant dans les processus politiques, notamment dans la d&#233;signation des leaders [4]. Comment alors analyser cette absence de pluralisme et de d&#233;bat politique qui laisse le champ libre &#224; la machine du pouvoir, suscite l'impression d'une soci&#233;t&#233; indiff&#233;rente &#224; l'engagement et de responsables bien peu soucieux de la recherche de l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La d&#233;route politique et &#233;lectorale des formations dites &#171; d&#233;mocrates &#187; ou &#171; lib&#233;rales &#187; permet d'illustrer, en creux, l'impossible construction d'une sc&#232;ne politique pluraliste en Russie. Au soir des &#233;lections l&#233;gislatives du 2 d&#233;cembre 2007, deux id&#233;es r&#233;p&#233;t&#233;es par les nombreux experts proches du pouvoir peuvent donner quelques pistes de r&#233;flexion. La premi&#232;re se r&#233;sumait &#224; affirmer avec force et satisfaction l'enterrement d&#233;finitif des ann&#233;es 1990, c'est-&#224;-dire une p&#233;riode qui, sous couvert de d&#233;mocratisation, n'aurait men&#233; qu'au chaos et &#224; l'affaiblissement du pays jusqu'&#224; ce que l'arriv&#233;e de V. Poutine n'y mette un terme. Le pays aujourd'hui redress&#233; sur le plan des institutions de l'&#233;conomie et de la politique &#233;trang&#232;re serait donc engag&#233; sur la voie d'une stabilit&#233; &#224; long terme, et le cours suivi depuis 2000 doit &#234;tre maintenu puisqu'il a permis ce r&#233;sultat. Ce constat, pour amer qu'il soit pour les partisans de la d&#233;mocratie et du pluralisme, n'est pas totalement faux et explique en partie la popularit&#233; dont b&#233;n&#233;ficient non seulement V. Poutine mais aussi les politiques suivies par son gouvernement, comme l'atteste un taux de popularit&#233; d&#233;j&#224; &#233;lev&#233; de son successeur avant m&#234;me son entr&#233;e en fonction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Le lib&#233;ralisme est mort, vive le lib&#233;ralisme &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
La deuxi&#232;me id&#233;e entendue plusieurs fois au cours de la soir&#233;e &#233;lectorale du 2 d&#233;cembre est un peu moins attendue : c'est celle de l'effacement de l'id&#233;e lib&#233;rale de la sc&#232;ne politique russe et de la repr&#233;sentation parlementaire : &#171; Le lib&#233;ralisme est mort, vive le lib&#233;ralisme &#187;. De quoi s'agit-il ? De la disparition d'un courant d'id&#233;es fondamental dans la vie politique russe depuis la fin de l'&#233;poque tsariste, celui qui avait port&#233; l'espoir de r&#233;formes graduelles face aux bolch&#233;viques vainqueurs d'octobre 1917 ? Cela t&#233;moignerait pour certains milieux proches du pouvoir d'une inqui&#233;tude face &#224; l'unipolarisation du champ politique autour d'un discours et de valeurs trop marqu&#233;es comme autoritaires ou conservatrices et le syst&#232;me de &#171; parti dominant &#187; serait en quelque sorte pris &#224; son propre pi&#232;ge. Il se glisse peut-&#234;tre aussi chez les commentateurs une pointe de regret pour l'&#233;poque o&#249; un d&#233;bat politique pluraliste entre diff&#233;rents courants d'id&#233;es passionnait une partie de l'opinion, c'est-&#224;-dire avant que la d&#233;rive autoritaire du gouvernement Eltsine, suite au bombardement du Parlement en 1993, ne d&#233;go&#251;te de la politique une bonne partie de la soci&#233;t&#233; mobilis&#233;e autour des id&#233;es d&#233;mocratiques. Autre hypoth&#232;se : la r&#233;cup&#233;ration par le syst&#232;me de l'id&#233;e lib&#233;rale, apr&#232;s avoir &#233;limin&#233; les partis qui la repr&#233;sentaient, en la r&#233;orientant dans sa dimension &#171; &#233;co-lib&#233;rale &#187;, ce qui remet en cause le lien si souvent &#233;tabli entre lib&#233;ralisme et d&#233;mocratie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aux yeux d'une opinion en qu&#234;te d'ordre et de s&#233;curit&#233; au premier chef &#224; la fin des ann&#233;es 1990 [5], les formations dites d&#233;mocrates ont &#233;t&#233; disqualifi&#233;es pour longtemps par leur soutien aux politiques de r&#233;formes &#233;conomiques qui ont provoqu&#233; le choc social des ann&#233;es 1990. Ces formations se retrouvaient sur le plan &#233;conomique autour de l'attachement au march&#233; et &#224; la libre concurrence, et partageaient &#233;galement un attachement aux proc&#233;dures et aux valeurs de la d&#233;mocratie occidentale : &#233;lections libres, syst&#232;me pluraliste de partis, m&#233;dias ind&#233;pendants, n&#233;cessit&#233; de d&#233;velopper une soci&#233;t&#233; civile comme contrepoids &#224; l'&#201;tat, le tout dans un contexte de sortie de r&#233;gime de parti unique qui avait f&#233;d&#233;r&#233; contre lui ces courants. M&#234;me un parti comme Yabloko, moins &#171; lib&#233;ral &#187; que &#171; d&#233;mocrate &#187;, plus attentif aux questions de soci&#233;t&#233;, aux droits de l'Homme, et au co&#251;t social des r&#233;formes, n'a pas &#233;chapp&#233; au discr&#233;dit. En d'autres termes, la population a vu du lib&#233;ralisme les d&#233;g&#226;ts sociaux de son versant &#233;conomique et n'a gu&#232;re eu la possibilit&#233; de go&#251;ter les avantages du lib&#233;ralisme politique, lib&#233;ralisme tr&#232;s relatif compte tenu de la forte concentration du pouvoir entre les mains du pr&#233;sident et de la faiblesse des contre-pouvoirs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s avoir beaucoup h&#233;sit&#233; entre loyalisme et opposition au d&#233;but de l'&#232;re Poutine, prenant le risque de brouiller leur image, perdant aussi les soutiens dont elles b&#233;n&#233;ficiaient du c&#244;t&#233; du monde associatif au fur et &#224; mesure que celui-ci voyait son espace se r&#233;duire, les formations politiques repr&#233;sentant le courant l'aile lib&#233;rale ont &#233;t&#233; peu &#224; peu non seulement lamin&#233;es sur le plan &#233;lectoral mais de plus en plus disqualifi&#233;es dans leur l&#233;gitimit&#233; &#224; repr&#233;senter ce courant. Et lorsqu'elles sont, apr&#232;s leur &#233;limination de la Douma en 2003, franchement entr&#233;es en opposition, il &#233;tait bien tard. Entre utilisation massive de la ressource administrative lors des &#233;lections, et r&#233;pression directe des manifestations ou de responsables locaux de ces formations sous le coup d'accusations fantaisistes, la machine du pouvoir a r&#233;ussi &#224; &#233;liminer massivement l'opposition de la sc&#232;ne publique, n'h&#233;sitant pas &#224; retourner contre les opposants les accusations d'usage de la violence que lui adressent ces derniers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'un autre cot&#233;, sur d'autres dossiers comme la guerre en Tch&#233;tch&#233;nie, tous ces partis dits d&#233;mocrates, apr&#232;s avoir &#233;t&#233; manifest&#233; leur opposition &#224; la premi&#232;re guerre, alors m&#234;me qu'ils &#233;taient proches du pouvoir de l'&#233;poque, n'ont que tr&#232;s mollement protest&#233; en 1999-2000, voire ont soutenu l'intervention des forces f&#233;d&#233;rales, comme Anatoly Tchouba&#239;s, un des responsables des privatisations de 1992, membre du parti Union des forces de droite (SPS, Soyouz pravykh sil) mais aussi directeur du complexe &#233;lectrique russe et &#224; ce titre loyal au cours suivi par le pr&#233;sident Poutine. Ce seul exemple peut suffire &#224; montrer &#224; quel point les identit&#233;s politiques sont brouill&#233;es d&#232;s lors que l'on cherche &#224; attribuer &#224; tel ou tel courant une &#233;tiquette applicable au d&#233;bat politique fran&#231;ais ou ouest-europ&#233;en.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De son c&#244;t&#233;, la coalition improbable Autre Russie qui rassemble autour de GarryKasparov ou de l'ancien premier ministre Mikha&#239;l Kassianov, les plus lib&#233;raux de l'Union des forces de droite (SPS) et les nationaux-bolch&#233;viques d'Edouard Limonov, &#233;crivain sulfureux tentant de pr&#233;senter le visage d'une opposition respectable apr&#232;s un pass&#233; nationaliste radical, a du mal &#224; passer, que ce soit dans l'opinion au sens large ou m&#234;me parmi les sympathisants de partis d&#233;mocrates comme Yabloko. Le couple &#171; lib&#233;raux/d&#233;mocrates &#187; fonctionne donc toujours avec difficult&#233; sur la sc&#232;ne russe [6]] , m&#234;me si beaucoup avaient eu tendance &#224; tenir pour &#233;quivalentes les deux notions, avec le couple &#034;d&#233;mocratie/&#233;conomie de march&#233;&#034; comme ma&#238;tre mot des analyses transitologiques du d&#233;but des ann&#233;es 1990.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Loin d'&#234;tre une id&#233;e nouvelle, le d&#233;couplage entre d&#233;mocratie et lib&#233;ralisme &#233;conomique avait fait les beaux jours des d&#233;bats de la fin des ann&#233;es 1980, lorsque l'exp&#233;rience chilienne &#233;tait admir&#233;e de certains &#233;conomistes r&#233;formateurs. Ensuite, les cercles d'experts &#233;conomiques autour de V. Poutine ont rassembl&#233; des personnalit&#233;s de diff&#233;rentes tendances, parmi lesquels les lib&#233;raux comme Vladimir Mau, un des proches d'Egor Ga&#239;dar, premier chef du gouvernement Eltsine et responsable notamment des privatisations et de la lib&#233;ration des prix du d&#233;but des ann&#233;es 1990 ; ce n'est qu'&#224; la fin de l'ann&#233;e 2003, avec l'affaire Khodorkovski [7], que le pouvoir a mis fin &#224; une p&#233;riode pluraliste en mati&#232;re &#233;conomique. Ont &#233;t&#233; alors mis &#224; l'&#233;cart un certain nombre de ministres ou conseillers &#233;cout&#233;s au d&#233;but des ann&#233;es 2000 comme GermanGref ou Andre&#239; Illarionov, pass&#233; ensuite franchement &#224; l'opposition, de m&#234;me que l'ex-Premier ministre Mikha&#239;l Kassianov.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, la victoire &#224; nouveau acquise dans un paysage de plus en plus contr&#244;l&#233;, il est &#224; nouveau possible de mettre en avant la composante &#233;conomique du lib&#233;ralisme sans pour autant l&#226;cher du lest sur les droits et libert&#233;s. On peut d'ailleurs se demander ce qu'il resterait de la critique occidentale si la Russie de Dmitri Medvedev se r&#233;v&#233;lait beaucoup plus ouverte aux investisseurs occidentaux et moins mena&#231;ante sur le plan de la s&#233;curit&#233; &#233;nerg&#233;tique, tout en poursuivant la m&#234;me ligne r&#233;pressive vis-&#224;-vis des partis d'opposition, du monde associatif et de la presse&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est relativement ais&#233; pour le pouvoir de verser, mod&#233;r&#233;ment et par la bouche d'experts choisis, des larmes de crocodiles sur le lib&#233;ralisme. Une fois disqualifi&#233;s et d&#233;l&#233;gitim&#233;s les partis et personnalit&#233;s repr&#233;sentant le courant lib&#233;ral en Russie, le pouvoir peut &#224; nouveau appeler de ses v&#339;ux un &#171; bon &#187; lib&#233;ralisme &#224; occuper une place dans l'espace politique russe, apr&#232;s lui en avoir fix&#233; les limites. Il s'agit d'une part de &#171; garder plusieurs fers au feu &#187;, mais aussi plus profond&#233;ment de ne pas s'ali&#233;ner, &#224; terme, la classe moyenne consum&#233;riste des grandes villes. Peu ou pas du tout int&#233;ress&#233;e actuellement par la politique, celle-ci n'est pas pr&#234;te pour autant &#224; renoncer &#224; un mode de vie qui s'accommode au mieux des politiques lib&#233;rales qui sont men&#233;es depuis le d&#233;but des ann&#233;es 1990, notamment en mati&#232;re sociale logement, services publics, &#233;ducation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette combinaison pourrait donc &#234;tre un des nouveaux visages du r&#233;gime russe dans les ann&#233;es &#224; venir, apr&#232;s un d&#233;but de d&#233;cennie marqu&#233;e par le th&#232;me du patriotisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La mobilisation patriotique au service de la consolidation du pouvoir et de la r&#233;sorption de la fracture &#201;tat / soci&#233;t&#233;&lt;br class='autobr' /&gt;
Mise en place d&#232;s les premiers mois de sa prise de fonctions, la mobilisation de l'ensemble de la soci&#233;t&#233; autour du patriotisme va accompagner les deux mandats de V. Poutine. Du programme d'&#233;ducation patriotique dans les &#233;coles aux chansons de vari&#233;t&#233;s du top-50, des comm&#233;morations historiques aux &#171; clubs patriotiques &#187;, le patriotisme est d&#233;clin&#233; sur tous les tons. On retrouve, dans cette dynamique largement soutenue par le pouvoir ex&#233;cutif, le parti Russie Unie, notamment par le biais des deux mouvements de jeunesse qui lui sont affili&#233;s Nachi (les n&#244;tres) ou Molodaya Gvardiya (la Jeune garde) . Mais c'est bien s&#251;r la guerre en Tch&#233;tch&#233;nie, dont le red&#233;marrage &#224; l'automne 1999 co&#239;ncide avec la nomination de V. Poutine premier ministre qui va le plus dramatiquement jouer ce r&#244;le de consensus de l'opinion autour de ses dirigeants, entreprenant de r&#233;sorber ainsi la fracture croissante entre la soci&#233;t&#233; et le pouvoir qui avait caract&#233;ris&#233; les ann&#233;es 1980. Le conflit tch&#233;tch&#232;ne a non seulement contribu&#233; &#224; alimenter le discours patriotique autour d'une politique de puissance, de la restauration du prestige de l'arm&#233;e, mais a aussi largement favoris&#233; la construction d'une image de l'ennemi et encourag&#233; ou autoris&#233; la diffusion de pratiques discriminatoires et x&#233;nophobes tant de la part des institutions en charge du maintien de l'ordre que de l'ensemble de la soci&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face &#224; cette communion patriotique recherch&#233;e, les voix discordantes ont &#233;t&#233; rapidement exclues. Arborer une attitude patriote, afficher en public son patriotisme lors de r&#233;unions &#233;lectorales est ainsi devenu un passage oblig&#233; pour faire partie de l'espace public l&#233;gitime. Celui qui n'affiche pas son patriotisme et son loyalisme envers le pouvoir devient rapidement un ennemi de la Russie. De nombreuses ONG, accus&#233;es de faire le jeu de l'&#233;tranger ont subi le poids d'une rh&#233;torique de plus en plus agressive et d'un harc&#232;lement quotidien. Parall&#232;lement, le pouvoir a tent&#233; de construire &#171; sa &#187; soci&#233;t&#233; civile , appel&#233; &#224; renforcer &#171; d'en bas &#187; la consolidation nationale en contribuant de mani&#232;re constructive au redressement du pays tout en faisant part des d&#233;fauts ou des insuffisances le cas &#233;ch&#233;ant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le retour des questions sociales ?&lt;br class='autobr' /&gt;
La tr&#232;s large victoire du parti Russie Unie en d&#233;cembre 2007 a-t-elle &#233;t&#233; vraiment aussi &#233;crasante qu'annonc&#233;e et esp&#233;r&#233;e ? Ne laisse-t-elle pas passer aussi un signal, celui d'une volont&#233; de voir mieux partag&#233;s les fruits d'une croissance sans cesse c&#233;l&#233;br&#233;e mais dont de nombreuses cat&#233;gories de la population ne voient pas le r&#233;sultat concret ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sans m&#234;me parler des fraudes constat&#233;es et en se fondant uniquement sur les r&#233;sultats d&#233;clar&#233;s, on peut constater que le vote aux &#233;lections parlementaires est pour le moins contrast&#233; : si l'on excepte les r&#233;gions, certes de plus en plus nombreuses, o&#249; le vote est grossi&#232;rement manipul&#233; pour atteindre des r&#233;sultats de 90% et plus en faveur du pouvoir, les scores ne d&#233;passent pas 50% dans de nombreux endroits du pays, notamment dans les grandes villes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le choix de D. Medvedev contre l'autre grand favori S. Ivanov, issu quand &#224; lui des &#171; structures de force &#187; [8], pourrait alors signifier un certain tournant : la p&#233;riode de consolidation autour des id&#233;es patriotiques marquerait le pas, parce qu'elle a rempli sa fonction tout d'abord, mais aussi parce que l'id&#233;e patriotique a du mal &#224; trouver sur le long terme un contenu id&#233;ologique au-del&#224; d'un programme minimum de discours et de programmes &#233;ducatifs et culturels surtout tourn&#233;s vers le pass&#233; [9]. L'arriv&#233;e de Medvedev, qui a notamment &#233;t&#233; responsable des &#171; projets nationaux &#187; dans le domaine social, serait alors le signe que la p&#233;riode est au retour des questions sociales. Depuis 2005 d'ailleurs, des mouvements de protestations &#224; travers toute la Russie se sont charg&#233;s de les remettre &#224; l'agenda. D&#233;j&#224;, au printemps 2004, de nombreuses manifestations contre la r&#233;forme des avantages sociaux , qui ont surpris les politiques comme les analystes par leur caract&#232;re massif et largement auto-organis&#233; au d&#233;part, et dans lesquelles on comptait la pr&#233;sence de nombreux retrait&#233;s, ont constitu&#233; un v&#233;ritable test pour la popularit&#233; du r&#233;gime. Ces mobilisations ont &#233;t&#233; p&#233;rennis&#233;es dans un assez grand nombre de r&#233;gions, avec la cr&#233;ation de comit&#233;s ou &#171; conseils de coordination &#187; qui tentent de f&#233;d&#233;rer leur action, localement, s'appuient sur une coalition de forces politiques tr&#232;s variable, dont le d&#233;nominateur commun est l'opposition &#224; la politique du pr&#233;sident V. Poutine et &#224; la monopolisation de la vie politique par Russie Unie. Ces forces appartiennent surtout &#224; l'opposition dite de gauche (levye), s'appuient sur quelques personnalit&#233;s de l'opposition pour contribuer &#224; politiser et faire monter en g&#233;n&#233;ralit&#233; leur mouvement , mais on y trouve parfois aussi le parti d&#233;mocrate centriste Iabloko et m&#234;me le tr&#232;s lib&#233;ral SPS, sur une ligne de protestation face &#224; l'arbitraire de d&#233;cisions administratives impos&#233;es par un pouvoir non d&#233;mocratique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si la peur &#233;prouv&#233;e par les autorit&#233;s d'une extension &#224; la Russie des m&#233;canismes de mobilisation qui ont conduit aux &#171; r&#233;volutions color&#233;es &#187; de G&#233;orgie et d'Ukraine ne semble pas d'actualit&#233;, le pouvoir continue d'utiliser au maximum la ressource administrative et politique, voire les ressources polici&#232;re et judiciaire pour contenir le potentiel de contestation &#233;manant par exemple de la jeunesse [10]. Apr&#232;s le 7 mai 2008, il est peu probable que le r&#233;gime et la vie politiques russes connaissent &#224; court terme d'importants changements. Mais il n'en reste pas moins qu'un potentiel de mobilisation existe, m&#234;me s'il se situe souvent au niveau &#171; micro &#187; des probl&#232;mes de logement ou d'environnement urbain imm&#233;diat , ou sur le terrain des conflits du travail qui ont connu une pouss&#233;e remarqu&#233;e depuis 2007.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Est-ce un hasard si fin mars, le principal hebdomadaire culturel moscovite Afficha revenait en premi&#232;re page sur une des chansons culte des ann&#233;es 80, dont l'auteur &#233;tait la rock-star symbole de la perestro&#239;ka Viktor Tsoy, my zhdiom peremen (Nous attendons des changements) ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;pondre &#224; cet article&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Anne Le Hu&#233;rou&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Anne Le Hu&#233;rou enseigne &#224; l'Universit&#233; du Havre. Elle est chercheure associ&#233;e au CERCEC et au CADIS (EHESS/CNRS). Sp&#233;cialiste de la soci&#233;t&#233; russe contemporaine, elle a travaill&#233; sur les mouvements sociaux, la d&#233;mocratie locale et la soci&#233;t&#233; civile dans les ann&#233;es 1990, et poursuit aujourd'hui ses recherches sur la soci&#233;t&#233; russe, notamment sur les questions de violence, en lien avec le conflit tch&#233;tch&#232;ne. Elle a co-&#233;crit : Tch&#233;tch&#233;nie, une affaire int&#233;rieure ? Russes et Tch&#233;tch&#232;nes&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;View online : &lt;a href="https://www.mouvements.org" class="spip_out"&gt;www.mouvements.org&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
