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	<title>Alternatives International</title>
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	<description>We are social and political movements struggling against social injustices, neoliberalism, imperialism and war. We are building solidarity between social movements at the local, national and international level. More...</description>
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		<title>Alternatives International</title>
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		<title> Le r&#233;gime &#233;touffe dans l'&#339;uf toute remise en cause </title>
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		<dc:date>2008-04-10T17:40:58Z</dc:date>
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		<dc:language>en</dc:language>
		<dc:creator> Fabien Mollon </dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Les &#233;lections municipales en Egypte se d&#233;roulent aujourd'hui sur fond de crise &#233;conomique et de contestation politique, bien que la population n'ait gu&#232;re les moyens d'exprimer ses revendications. La hausse des prix fait plonger le niveau de vie des Egyptiens les plus pauvres. Mais le r&#233;gime de Hosni Moubarak se pr&#233;pare &#224; trouver le r&#233;confort dans les urnes, en excluant et en arr&#234;tant les membres des Fr&#232;res musulmans, la principale force d'opposition.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.alterinter.org/?-Espace-Associatif-" rel="directory"&gt;Espace Associatif&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les &#233;lections municipales en Egypte se d&#233;roulent aujourd'hui sur fond de crise &#233;conomique et de contestation politique, bien que la population n'ait gu&#232;re les moyens d'exprimer ses revendications. La hausse des prix fait plonger le niveau de vie des Egyptiens les plus pauvres. Mais le r&#233;gime de Hosni Moubarak se pr&#233;pare &#224; trouver le r&#233;confort dans les urnes, en excluant et en arr&#234;tant les membres des Fr&#232;res musulmans, la principale force d'opposition.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La guerre du pain n'a pas eu lieu, dimanche, pas plus que n'aura lieu celle des urnes, mardi lors des &#233;lections municipales &#233;gyptiennes que le Parti national d&#233;mocratique (PND, au pouvoir) a toutes les chances de remporter. Il faut dire que, pour &#233;touffer toute revendication politique ou &#233;conomique, le r&#233;gime de Hosni Moubarak sait s'y prendre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dimanche &#8211; premier jour de la semaine en Egypte &#8211; devait avoir lieu une &#171; journ&#233;e de la col&#232;re &#187;, doubl&#233;e d'une gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale, pour protester contre la vie ch&#232;re. L'appel &#224; la gr&#232;ve, lanc&#233; &#224; l'origine par les repr&#233;sentants des quelque 24.000 ouvriers des Filatures et Tissages Misr, &#224; 120 km au nord du Caire, avait &#233;t&#233; largement relay&#233; via Internet et de nombreux SMS. Les autorit&#233;s y ont r&#233;pondu par un vaste d&#233;ploiement policier et l'arrestation d'environ 250 protestataires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De fait, la manifestation a &#233;t&#233; peu suivie : &#171; Les gens n'ont apparemment pas os&#233; sortir dans les rues et le taux d'absent&#233;isme dans les &#233;coles a atteint pr&#232;s de 50% &#187;, &#233;crivait lundi le quotidien panarabe Al-Hayat. &#171; La plupart ont h&#233;sit&#233; &#224; se rendre sur leur lieu de travail ou &#224; participer &#224; des rassemblements. La peur des affrontements a ainsi tranch&#233; et ils sont finalement rest&#233;s chez eux. &#187; Quelques milliers de travailleurs ne se sont pas pr&#233;sent&#233;s &#224; leurs postes, tandis que les &#233;coles et universit&#233;s &#233;taient d&#233;peupl&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mont&#233;e en fl&#232;che des prix, stagnation des salaires&lt;br class='autobr' /&gt;
L'Egypte, comme de nombreux pays en Afrique et dans le monde, est confront&#233;e &#224; une hausse folle des prix du carburant et des denr&#233;es alimentaires telles que le pain ou le riz. Le prix de la farine a doubl&#233;, sinon tripl&#233; en quelques mois. Cette hausse, qui s'est r&#233;percut&#233;e sur le prix du pain, explique l'allongement des files d'attente devant les fours &#224; pain &#171; baladi &#187;, subventionn&#233;s par l'Etat mais de basse qualit&#233;. Un sympt&#244;me parmi d'autres de la crise &#233;conomique qui touche le pays : mont&#233;e en fl&#232;che continue des prix, stagnation des salaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les 30 millions d'Egyptiens qui survivent avec moins de 1,5 euro par jour sont particuli&#232;rement touch&#233;s par la flamb&#233;e des prix. Pour lutter contre celle-ci, le gouvernement a r&#233;cemment annul&#233; les droits de douane sur l'importation de certains produits, et augment&#233; les subventions publiques sur la farine de bl&#233; et l'huile de cuisine. Il a par ailleurs promis de fixer &#171; prochainement &#187; le salaire minimum &#224; 450 livres (environ 55 euros).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'ils ne peuvent exprimer leur m&#233;contentement dans la rue, ce n'est non plus dans les urnes que les Egyptiens trouveront le moyen de se faire entendre, lors des &#233;lections municipales organis&#233;es mardi. Le PND pr&#233;sente un candidat dans chacune des 52.600 localit&#233;s du pays, contre un total d'un peu plus d'un millier pour l'opposition non islamiste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;pression des Fr&#232;res musulmans&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Fr&#232;res musulmans, principal groupe d'opposition en Egypte, ont quant &#224; eux appel&#233; au boycott du scrutin, lundi, apr&#232;s la quasi &#233;limination de leurs candidats. Selon eux, les autorit&#233;s &#233;gyptiennes ont emp&#234;ch&#233; l'&#233;crasante majorit&#233; de leurs pr&#232;s de 4000 candidats de se pr&#233;senter au vote des &#233;lecteurs : finalement, seuls 21 membres de la confr&#233;rie sur les 498 retenus initialement par une commission &#233;lectorale devaient participer aux &#233;lections. Un nombre d&#233;risoire, quand on sait qu'au terme d'un amendement constitutionnel adopt&#233; en 2005, il faut remporter 140 municipalit&#233;s pour pouvoir pr&#233;senter un candidat ind&#233;pendant &#224; la pr&#233;sidentielle de 2011.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'influence politique et la popularit&#233; des Fr&#232;res musulmans en Egypte sont grandissantes. Aux l&#233;gislatives de 2005, ils avaient op&#233;r&#233; une perc&#233;e historique en remportant un cinqui&#232;me des si&#232;ges au Parlement. Le r&#233;gime les voit donc d'un mauvais &#339;il, et comme des rivaux s&#233;rieux qu'il pr&#233;f&#232;re affronter sur le terrain de la r&#233;pression que sur celui des &#233;lections : ces derniers mois, plusieurs centaines de militants des Fr&#232;res musulmans ont &#233;t&#233; arr&#234;t&#233;s &#8211; 900 selon la confr&#233;rie &#8211;, parmi lesquels 150 futurs candidats. &#171; Ces arrestations sont une tentative honteuse de trucage des prochaines &#233;lections &#187;, a d&#233;nonc&#233; Joe Stork, directeur de Human Rights Watch (ONG de d&#233;fense des droits de l'homme) au Moyen-Orient. De fait, les Egyptiens ne se font gu&#232;re d'illusions : &#224; peine 10% des 38 millions d'&#233;lecteurs devraient se d&#233;placer jusqu'aux urnes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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