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	<title>Alternatives International</title>
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	<description>We are social and political movements struggling against social injustices, neoliberalism, imperialism and war. We are building solidarity between social movements at the local, national and international level. More...</description>
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		<title>Alternatives International</title>
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		<title>Les signes d'une crise humanitaire</title>
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		<dc:date>2008-04-04T11:50:51Z</dc:date>
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		<dc:creator>Albert Chaibou</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;L'annonce, le lundi 10 mars dernier, de la lib&#233;ration de 25 otages captur&#233;s entre juin 2007 et janvier 2008 par le Mouvement des Nig&#233;riens pour la Justice (MNJ) avait donn&#233; l'espoir &#224; nombre de Nig&#233;riens de voir enfin nouer les fils du dialogue entre les bellig&#233;rants. Pourtant, les lendemains ne semblent gu&#232;re enchanteurs.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.alterinter.org/?-L-arc-des-crises-" rel="directory"&gt;L'arc des crises&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'annonce, le lundi 10 mars dernier, de la lib&#233;ration de 25 otages captur&#233;s entre juin 2007 et janvier 2008 par le Mouvement des Nig&#233;riens pour la Justice (MNJ) avait donn&#233; l'espoir &#224; nombre de Nig&#233;riens de voir enfin nouer les fils du dialogue entre les bellig&#233;rants. Pourtant, les lendemains ne semblent gu&#232;re enchanteurs.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Six jours plus tard (dans la nuit du 16 au 17 mars 2008) et comme pour justifier cette positon , une colonne de rebelles attaque le poste militaire de Banibangou, une localit&#233; situ&#233;e dans le Nord ouest du pays, &#224; 230 Km de Niamey.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mouvement rebelle a annonc&#233; sur son blog que le bilan du raid est de 3 morts parmi les forces de d&#233;fense et de s&#233;curit&#233; et un gendarme fait prisonnier ; le reste, dit-il , aurait pris la fuite. Le gouvernement qui a confirm&#233; mardi dernier cette attaque a reconnu la mort de deux soldats mais aussi de nombreux morts et bless&#233;s dans les rangs des &#034; malfrats &#034; qui auraient pris la fuite vers un pays voisin et promet de les mettre hors d'&#233;tat de nuire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des communiqu&#233;s de guerre par lesquels chaque partie manipule l'information &#224; sa guise mais qui attestent au moins d'une chose : pour l'Etat du Niger, le d&#233;fi s&#233;curitaire reste &#224; relever.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En octobre 2007 lors d'une conf&#233;rence de presse &#224; Paris, le ministre de la communication, porte parole du gouvernement soutenait avec vigueur que &#034; l'Etat du Niger ne n&#233;gociera pas avec des bandits arm&#233;s. Le gouvernement prendra toutes les dispositions pour les an&#233;antir disait il&#8230; &#034;. Cette fermet&#233; de ton qui marque l'option guerri&#232;re du pouvoir en place ne s'est pas jusque l&#224; accompagn&#233;e d'une action militaire de large envergure qui mettrait fin au conflit arm&#233;. Aujourd'hui, la moiti&#233; du pays (la r&#233;gion d'Agadez couvre une superficie de 900000 km2 sur les 1267000 Km2) qui est le th&#233;&#226;tre du conflit et plac&#233;e depuis ao&#251;t 2007 sous une mesure gouvernementale de mise en garde, est en train de conna&#238;tre une situation sociale et &#233;conomique d&#233;sastreuse. Le tourisme, l'&#233;levage et les cultures mara&#238;ch&#232;res qui apportaient nagu&#232;re des milliards de francs &#224; l'&#233;conomie de la r&#233;gion et du pays sont quasi inexistants. Rien que la fili&#232;re de l'oignon rapportait habituellement sept(7) milliards CFA aux populations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A ce d&#233;sastre, s'ajoute le d&#233;placement massif des populations civiles qui fuient la zone du conflit. De sources concordantes, plus de 3000 personnes ont quitt&#233; les communes d'If&#233;rouane et Gougaram, pour se r&#233;fugier loin dans le massif de l'Air pour certains, &#224; Timia, Arlit et Agadez pour d'autres. Ces personnes qui ont abandonn&#233; leurs maisons et leurs biens se trouvent dans une situation alimentaire et sanitaire pr&#233;occupante aggrav&#233;e par l'acc&#232;s difficile de l'acheminement de l'aide humanitaire mobilis&#233;e par certaines associations, ong et organismes. Malgr&#233; ces difficult&#233;s, le Programme alimentaire mondial (PAM) a pu il y a une dizaine de jours, planifier de concert avec le gouvernement &#224; travers la Cellule de pr&#233;vention et de gestion de crise alimentaire, une distribution gratuite de 568 tonnes de vivres &#224; Agadez ainsi qu'une ration journali&#232;re compl&#232;te pendant 90 jours pour les r&#233;fugi&#233;s venus d Ingall, d'If&#233;rouane, d'Aderbissinat, Dabaga, Gougaram, Tchiroz&#233;rine, Tabelot et Timia.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La situation des autres qui sont rest&#233;s dans des zones recul&#233;es est selon notre source tr&#232;s critique. Elle fait planer le risque d'une crise humanitaire. Or, dans sa tentative de minimiser l'impact du conflit, le gouvernement refuse toute m&#233;diatisation de cette aide aux populations &#233;prouv&#233;es et encore moins le qualificatif de &#171; R&#233;fugi&#233;s &#187; ou de &#171; personnes d&#233;plac&#233;es &#187; alors m&#234;me que dans pareilles circonstances, ces termes sont les plus appropri&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le sort de ces populations civiles prises en otage depuis plus d'un an, par un conflit dont elles ne sont pas les architectes, n'a pas &#233;t&#233; v&#233;ritablement au centre des pr&#233;occupations de la classe politique nig&#233;rienne. Le Conseil de dialogue politique qui est un cadre consensuel, n'a pu r&#233;cemment d&#233;gager une position commune en faveur d'un r&#232;glement n&#233;goci&#233; du conflit. Pour toute &#034; solution &#034; il a envisag&#233; &#224; moyen terme, un forum national sur la paix &#224; l'issue duquel on pourrait faire le choix de l'alternative : faire la paix ou poursuivre la guerre. S'il s'&#233;tait agi d'aller chercher des voix, ces partis auraient bien entendu la langue mielleuse, auraient promis monts et merveilles &#224; ces pauvres h&#233;res.A pr&#233;sent, que, dans leur d&#233;tresse, ils appellent au secours, on les laisse &#224; eux-m&#234;mes, rares &#233;tant les figures politiques &#224; &#233;voquer leur sort et &#224; s'y impliquer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, l'urgence de la n&#233;cessit&#233; d'un retour rapide du Niger &#224; la paix s'impose. Il est bien connu qu'il ne peut y avoir de d&#233;veloppement &#233;conomique ni politique sans elle. L'on ne peut donc par exemple organiser dans les d&#233;lais les &#233;lections pr&#233;sidentielles et l&#233;gislatives de 2009. Ni initier et poursuivre des programmes porteurs pour les populations.Ce conflit dans le Nord doit interpeller la conscience de toutes les bonnes volont&#233;s, o&#249; qu'elles soient, afin que reverdisse enfin le d&#233;sert.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le pr&#233;sident Tandja dont le deuxi&#232;me et dernier mandat expire en d&#233;cembre 2009 doit imp&#233;rativement prendre la mesure de tous ces d&#233;fis. Cela pour &#233;viter avant de partir de faire comme ce valet de chambre qui, voyant le ch&#226;teau de sa patronne en flammes, appelle celle-ci pour lui dire &#034; A part votre ch&#226;teau qui br&#251;le, tout va bien, Madame la Marquise !!! &#034;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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