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	<title>Alternatives International</title>
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	<description>We are social and political movements struggling against social injustices, neoliberalism, imperialism and war. We are building solidarity between social movements at the local, national and international level. More...</description>
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		<title>Alternatives International</title>
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		<title>Entre la Russie et l'OTAN</title>
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		<dc:date>2006-09-17T14:59:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>Jacques L&#233;vesque</dc:creator>



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&lt;p&gt;On a parl&#233; au sujet du regain de tension entre la Russie et l'Ukraine d'une &#171;guerre du gaz&#187;. Quels sont les enjeux ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Depuis plusieurs ann&#233;es, la Russie via Gazprom, vend le gaz &#224; ses partenaires de la CEI &#224; des prix tr&#232;s inf&#233;rieurs &#224; ceux du march&#233; mondial. Mais en juin 2005, Gazprom a propos&#233; &#224; son client ukrainien de tripler les prix (de $50 &#224; $160 par 1,000 m&#232;tres cubes de gaz). En m&#234;me temps, Gazprom proposait des prix plus avantageux si l'Ukraine acceptait de vendre le gazoduc qui la (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.alterinter.org/?-Mondialisation-et-resistances-" rel="directory"&gt;Mondialisation et r&#233;sistances&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;On a parl&#233; au sujet du regain de tension entre la Russie et l'Ukraine d'une &#171;guerre du gaz&#187;. Quels sont les enjeux ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis plusieurs ann&#233;es, la Russie via Gazprom, vend le gaz &#224; ses partenaires de la CEI &#224; des prix tr&#232;s inf&#233;rieurs &#224; ceux du march&#233; mondial. Mais en juin 2005, Gazprom a propos&#233; &#224; son client ukrainien de tripler les prix (de $50 &#224; $160 par 1,000 m&#232;tres cubes de gaz). En m&#234;me temps, Gazprom proposait des prix plus avantageux si l'Ukraine acceptait de vendre le gazoduc qui la traverse et qui relie la Russie &#224; l'Europe &#224; un consortium russo-germano-ukrainien. Mais puisqu'aucune entente n'est survenue &#224; ce sujet, Gazprom a menac&#233; de couper les approvisionnements de l'Ukraine en janvier 2006. Par apr&#232;s devant le refus de n&#233;gocier et suite &#224; des discussions entre l'Ukraine et les Etats-Unis, Gazprom et Poutine (pr&#233;sident de l'actionnaire principal : l'Etat russe) ont d&#233;cid&#233; de faire monter les ench&#232;res et de demander le prix pay&#233; en Europe pour le gaz russe, soit $220-$230 les mille m&#232;tres cubes, ce qui serait catastrophique pour l'&#233;conomie ukrainienne d&#233;j&#224; mal en point. Pendant quelques jours, Gazprom a interrompu ses livraisons. Mais rapidement, cette man&#339;uvre s'est retourn&#233;e contre la Russie, d'autant plus que l'Union europ&#233;enne a eu peur de voir ses approvisionnements en gaz russe, qui passe par l'Ukraine, perturb&#233;s. L'Administration Bush est alors intervenue pour accuser la Russie d'intimidation et de chantage contre l'Ukraine coupable de sa &#171; r&#233;volution orange &#187; et de son orientation atlantique. Finalement, un compromis plut&#244;t boiteux a mis fin &#224; la crise. L'Ukraine ach&#232;te d&#233;sormais le gaz d'une nouvelle tierce &#171; RoskUkrEnergo &#187; poss&#233;d&#233;e &#224; 50% par Gazprom au tarif de $95. Mais la Russie fait valoir que la nouvelle entreprise paie le gaz russe &#224; $230. Elle peut vendre le gaz $95 &#224; l'Ukraine dans la mesure o&#249; elle maintient un mixage de gaz russe et de gaz turkm&#232;ne qui co&#251;tait alors $65. Ce bas prix que le Turkm&#233;nistan mena&#231;ait avec raison de relever s'explique par le fait que le pays est largement tributaire des voies de sortie vers la Russie et que Gazprom peut presque dicter le prix. On saisit facilement toute la pr&#233;carit&#233; de cet accord tr&#232;s critiqu&#233; en Ukraine. D'autant plus que Gazprom vient tout juste d&#8216;accepter (en septembre 2006) de payer d&#233;sormais le gaz turkm&#232;ne &#224; $100.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Quelles sont les intentions du Pr&#233;sident Poutine ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Poutine a beau jeu de d&#233;montrer que la situation de 2005 au niveau des accords avec l'Ukraine sur le gaz repr&#233;sentait de facto une subvention annuelle russe de 3.5 milliards de dollars &#224; l'Ukraine, soit plus que la totalit&#233; de l'aide &#233;conomique que lui accordent les &#201;tats-Unis et l'Europe ensemble. On se dit au Kremlin qu'il n'y a aucune raison de continuer &#224; subventionner un &#201;tat qui fait de son entr&#233;e &#224; l'OTAN la premi&#232;re priorit&#233; de sa politique ext&#233;rieure, avec l'appui et les encouragements les plus nets de George W. Bush. Au-del&#224; de la volont&#233; de punir &#171; celui qui mord la main qui le nourrit &#187; (selon un terme de la presse nationaliste russe), il y a eu un calcul politique plus sp&#233;cifique, soit d'influencer le r&#233;sultat des &#233;lections l&#233;gislatives qui ont eu lieu en Ukraine en mars. On sait maintenant que le grand gagnant de l'&#233;lection a &#233;t&#233; Viktor Yanoukovitch, le rival prorusse de Youshtchenko. Reste &#224; voir s'il va r&#233;ellement mettre en place son programme qui incluait la non-adh&#233;sion &#224; l'OTAN, l'attribution au russe comme &#224; l'ukrainien du statut de langue officielle et la r&#233;activation de la participation de l'Ukraine &#224; l'Espace &#201;conomique Commun avec la Russie, le B&#233;larus et le Kazakhstan. Il est vrai que Yanoukovitch doit g&#233;rer un gouvernement de coalition, car il n'a obtenu que 32% des suffrages.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le rapprochement entre l'Ukraine et les Etats-Unis est-il r&#233;ellement remis en question ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le camp proam&#233;ricain en Ukraine est d&#233;chir&#233; entre des luttes de faction opposant le parti de Tymoshenko, la &#171; passionaria &#187; de la &#171; r&#233;volution orange &#187; et le parti de Youshtchenko. Il est donc affaibli. Mais l'opinion publique demeure russophile. En t&#233;moigne un incident survenu en mai dans une petite ville de Crim&#233;e, Fedosia, o&#249; devaient &#234;tre d&#233;ploy&#233;s 250 Marines am&#233;ricains pour participer &#224; des man&#339;uvres multinationales &#171; Sea Breeze 2006 &#187;. Mais les autobus transportant les militaires am&#233;ricains ont &#233;t&#233; attaqu&#233;s &#224; coup de pierres par des manifestants. Les &#171; marines &#187; ont &#233;t&#233; confin&#233;s &#224; leur h&#244;tel pendant que les manifestations anti-OTAN se multipliaient &#224; Fedosia et ailleurs en Crim&#233;e, o&#249; les Russes sont majoritaires. La ville de Fedosia et des districts qui devaient &#234;tre touch&#233;s par les man&#339;uvres ont adopt&#233; des r&#233;solutions se d&#233;clarant &#171; territoires anti-OTAN &#187;. Finalement, les man&#339;uvres en question ont &#233;t&#233; annul&#233;es. Quelque temps apr&#232;s la Maison-Blanche annon&#231;ait le report de la visite de Bush &#224; Kiev pr&#233;vue pour juillet. Selon des sondages r&#233;cents, 64% des Ukrainiens sont oppos&#233;s &#224; l'adh&#233;sion &#224; l'OTAN et 60% sont favorables &#224; une union &#233;conomique avec la Russie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; Le gouvernement ukrainien pourra-il att&#233;nuer les tensions ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Actuellement, Yanoukovitch gouverne avec l'appui du Parti socialiste et du Parti communiste et en tenant compte du fait de la division profonde Youshtchenko et Tymoshenko qui refuse de collaborer avec le gouvernement en se pr&#233;sentant comme la seule h&#233;riti&#232;re de la &#171; r&#233;volution orange &#187; alors que le parti de Youshtchenko a accept&#233; d'en faire partie. La politique ext&#233;rieure demeure ambigu&#235;. En ce qui concerne l'OTAN, on parle d'un &#233;ventuel r&#233;f&#233;rendum. L'id&#233;e de Youshtchenko est de retarder aussi longtemps que possible la tenue d'un r&#233;f&#233;rendum, tout en continuant les n&#233;gociations avec l'OTAN et en esp&#233;rant avec, le temps, pouvoir cr&#233;er un fait accompli. Entre temps, Yanoukovitch est surtout pr&#233;occup&#233; par le maintien du prix du gaz. En juillet, le vice-pr&#233;sident de Gazprom avait fait savoir que &#171; RosUkrEnergo &#187; continuerait jusqu'&#224; l'automne, &#224; maintenir le prix de $95. Les n&#233;gociations que Yanoukovith a annonc&#233;es pour novembre seront certainement difficiles, le Turkm&#233;nistan exigeant des hausses du prix de ses fournitures &#224; &#171; RosUkrEnergo &#187;. On verra ce qu'il pourra obtenir et &#224; quelles conditions. &#192; Moscou, malgr&#233; les nouvelles emb&#251;ches qui se trouvent sur la route de l'Ukraine vers l'OTAN, on ne prend pas pour acquis un net tournant prorusse dans les orientations de sa politique ext&#233;rieure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jacques L&#233;vesque publiera prochainement sur ces questions :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; La r&#233;surgence de la Russie : o&#249;, comment et jusqu'o&#249;? &#187; chapitre de l'ouvrage collectif : Les conflits dans le monde en 2006, &#224; para&#238;tre aux Presses de l'Universit&#233; Laval, en d&#233;cembre 2006.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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