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	<title>Alternatives International</title>
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	<description>We are social and political movements struggling against social injustices, neoliberalism, imperialism and war. We are building solidarity between social movements at the local, national and international level. More...</description>
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		<title>Alternatives International</title>
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		<title>Transformer Isra&#235;l</title>
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		<dc:creator>Miko Peled </dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;L'Etat unique n'est pas une option parmi d'autres envisageable pour l'avenir ; l'Etat unique est d&#233;j&#224; une r&#233;alit&#233;.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.alterinter.org/?-L-arc-des-crises-" rel="directory"&gt;L'arc des crises&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'Etat unique n'est pas une option parmi d'autres envisageable pour l'avenir ; l'Etat unique est d&#233;j&#224; une r&#233;alit&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Maintenant que le Kosovo est un Etat ind&#233;pendant, &#233;mergeant des ruines de l'ex-Yougoslavie, des parall&#232;les sont tir&#233;s entre les Balkans et le Moyen-Orient. L'une des r&#233;actions &#224; cet &#233;v&#232;nement &#233;mane de la ministre des Affaires &#233;trang&#232;res d'Isra&#235;l, Tzipi Livni. Cela ne la d&#233;range pas si les Palestiniens suivent l'exemple des Kosovars et proclament un Etat ; ce qui l'inqui&#232;te, c'est que les Palestiniens r&#233;clament les m&#234;mes droits que les Isra&#233;liens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ajoutant &#224; la crainte des Isra&#233;liens de voir surgir une demande pour des droits &#233;gaux, Ahmad Khalidi &#233;crit, dans un article r&#233;cent dans The Gardian, qu'on n'a jamais propos&#233;, comme actuellement, un Etat aussi peu attractif aux Palestiniens et que ceux-ci pourraient faire le choix qui est le &#171; pire cauchemar d'Olmert &#187; : appeler &#224; un &#171; v&#233;ritable partenariat pour le partage du territoire &#187;. Livni et Olmert ont dit que l'&#233;ventualit&#233; d'une telle &#233;galit&#233; les emp&#234;chait de dormir, et ils ont de bonnes raisons pour cela. Une fois que le discours passe de &#171; l'autod&#233;termination &#187; &#224; &#171; la libert&#233; et &#224; la d&#233;mocratie &#187;, comme Ahmed Khalidi le fait remarquer, la marque sioniste de l'apartheid n'a plus qu'&#224; s'effacer et &#224; laisser la place &#224; une d&#233;mocratie la&#239;que naissante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trois arguments vont &#234;tre avanc&#233;s ici en faveur de la transformation de l'Etat de s&#233;gr&#233;gation raciale qu'est Isra&#235;l en un Etat de d&#233;mocratie la&#239;que sur l'ensemble de la Palestine/Isra&#235;l historique :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1 - Pour parvenir &#224; un r&#232;glement durable au conflit isra&#233;lo-palestinien, il faut mettre un terme &#224; la domination d'Isra&#235;l sur la terre, les personnes et le discours, les deux c&#244;t&#233;s doivent n&#233;gocier &#224; &#233;galit&#233;. Dans le m&#234;me temps, toute recherche de solution doit prendre en compte le fait qu'Isra&#235;l n'acceptera pas de bon gr&#233; une telle parit&#233; et s'emploiera de toutes ses forces &#224; maintenir sa domination.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2 - Aussi longtemps que l'essentiel des efforts pour solutionner le conflit se concentrera sur la partition de la Palestine/Isra&#235;l historique, il n'y aura aucune solution au conflit. L'id&#233;e de partition a aujourd'hui fait faillite et la d&#233;fendre ne fait que permettre &#224; Isra&#235;l de dominer le discours et d'assurer son contr&#244;le violent sur les Palestiniens et sur leur terre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3 - La solution connue pour un seul Etat n'est plus une option avanc&#233;e par quelques-uns, elle est maintenant devenue r&#233;alit&#233; ; les actes et les d&#233;bats doivent maintenant se concentrer sur la transformation d'un syst&#232;me raciste, s&#233;gr&#233;gationniste aujourd'hui en place, en un syst&#232;me d&#233;mocratique la&#239;c de gouvernement. Le r&#232;glement du conflit ne consiste pas partager la terre avec toujours plus de s&#233;gr&#233;gation, mais &#224; couper les institutions gouvernementales de leur identit&#233; unique, pour les deux c&#244;t&#233;s. L'Etat doit &#234;tre au service de tous, repr&#233;senter chaque Isra&#233;lien et chaque Palestinien vivant entre le fleuve du Jourdain et la mer M&#233;diterran&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mettre un terme &#224; la domination d'Isra&#235;l&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Afin de parvenir &#224; un r&#232;glement durable du conflit, les repr&#233;sentants des deux c&#244;t&#233;s doivent pouvoir n&#233;gocier &#224; &#233;galit&#233; et d&#233;cider ensemble de la meilleure solution pour servir les dix millions d'habitants de la Palestine/Isra&#235;l. Mais le fait qu'Isra&#235;l ait r&#233;ussi &#224; maintenir sa domination sur le discours a bloqu&#233; toute tentative s&#233;rieuse de r&#233;elles discussions. Isra&#235;l s'oppose &#224; toute parit&#233; avec les Palestiniens et il ne laissera aucun d&#233;bat s&#233;rieux s'engager sur la transformation de la s&#233;gr&#233;gation raciste actuelle en une r&#233;elle d&#233;mocratie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Isra&#235;l a, depuis sa cr&#233;ation, travaill&#233; sans rel&#226;che &#224; minimiser tout ce qui a exist&#233; depuis la destruction du Second Temple jusqu'&#224; la cr&#233;ation de l'Etat. Ce travail s'est concentr&#233; particuli&#232;rement sur l'&#233;radication de 1 400 ann&#233;es de pr&#233;sence arabe et musulmane en Palestine. Pour les Isra&#233;liens, cette pr&#233;sence ne fut rien d'autre qu'une infortune historique, corrig&#233;e par l'&#233;tablissement de l'Etat juif en 1948 et le retour d'Eretz Israel &#224; ses propri&#233;taires l&#233;gitimes. Ce travail a &#233;t&#233; une &#233;norme r&#233;ussite : en d&#233;pit de l'existence de monuments importants, arabes et musulmans, toujours debout, et d'une pr&#233;sence palestinienne significative, tant musulmane que chr&#233;tienne, peu d'Isra&#233;liens savent, ou se soucient de savoir, l'importance historique et culturelle de ces deux derniers mill&#233;naires. D'un point de vue isra&#233;lien, la primaut&#233; morale, historique et religieuse des revendications juives sur la terre est absolue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sachant que la notion de primaut&#233; isra&#233;lienne est profond&#233;ment enracin&#233;e chez les Isra&#233;liens, et qu'elle est un facteur important dans la position d'Isra&#235;l &#224; l'&#233;gard des Palestiniens, nous comprenons alors pourquoi Isra&#235;l n'a jamais accept&#233; - et il est peu probable qu'un gouvernement sioniste ne l'accepte jamais - de n&#233;gocier avec les Palestiniens consid&#233;r&#233;s comme leurs &#233;gaux. L'exemple qui suit d&#233;montre que pour tout parti politique, et m&#234;me pour le camp de la paix isra&#233;lien, la parit&#233; doit &#234;tre refus&#233;e. Si on prend la question centrale de l'usage de la force, Isra&#235;l a toujours exig&#233; que les Palestiniens y renoncent et qu'ils cessent d'utiliser leurs maigres moyens militaires pour se battre pour leurs droits et Isra&#235;l a r&#233;ussi &#224; pr&#233;senter le combat palestinien pour la libert&#233; comme du terrorisme. (D'o&#249; cette question stupide souvent pos&#233;e par les gens en Isra&#235;l et en Occident : &#171; O&#249; est le Gandhi palestinien ? &#187;, laissant entendre que le probl&#232;me serait la pr&#233;disposition des Palestiniens pour le recours &#224; la violence). Etant donn&#233; qu'il n'y a pas &#233;galit&#233; et qu'Isra&#235;l soutient que sa position est hautement morale, alors, il consid&#232;re que lui a le droit d'user de la force arm&#233;e contre le &#171; terrorisme &#187; palestinien. Les Isra&#233;liens qui refusent d'&#234;tre incorpor&#233;s dans l'arm&#233;e ne sont pas reconnus par l'Etat comme des objecteurs de conscience mais trait&#233;s comme des d&#233;linquants de droit commun ; m&#234;me le &#171; camp de la paix &#187; ainsi nomm&#233; ne leur reconna&#238;t pas le droit de refuser de servir dans l'arm&#233;e isra&#233;lienne (puisque la cause d'Isra&#235;l est hautement morale, nul besoin de Gandhis isra&#233;liens).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'approche d'Isra&#235;l &#224; l'&#233;gard de tout r&#232;glement du conflit se base sur le postulat que c'est &#224; Isra&#235;l de d&#233;terminer la nature du r&#232;glement et que les Palestiniens doivent se r&#233;signer &#224; l'accepter ou &#224; supporter les cons&#233;quences de leur refus. Le niveau d'ind&#233;pendance qu'Isra&#235;l conc&#232;dera aux Palestiniens sera celui qu'il aura estim&#233; &#224; partir de sa perception de la bonne disposition des Palestiniens &#224; l'&#233;gard des int&#233;r&#234;ts isra&#233;liens. Le mieux que les Palestiniens ont &#224; esp&#233;rer est qu'Isra&#235;l permette, &#224; un certain stade, une autonomie limit&#233;e sur des secteurs s&#233;lectionn&#233;s de la Palestine historique, s&#233;lectionn&#233;s par Isra&#235;l seul. Que les deux c&#244;t&#233;s puissent parvenir &#224; une solution en tant que partenaires &#233;gaux n'est, comme indiqu&#233; ci-dessus, pas envisageable. Les raisons pour lesquelles les Palestiniens ont accept&#233;, jusqu'&#224; aujourd'hui, d'&#234;tre command&#233;s par les int&#233;r&#234;ts isra&#233;liens et la politique isra&#233;lienne nous &#233;chappent, mais ce qui est &#233;vident, c'est que l'int&#233;r&#234;t sup&#233;rieur des Palestiniens ne compte pour rien. Isra&#235;l n'envisage aucun r&#232;glement qui si&#233;rait aux deux c&#244;t&#233;s, et il met au maximum en avant ses seuls int&#233;r&#234;ts, &#233;go&#239;stes et &#224; courte vue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cesser de se focaliser sur la partition de la Palestine/Isra&#235;l historique&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La position absurde de voir la partition comme l'unique solution viable - alors qu'en r&#233;alit&#233;, elle ne l'est manifestement pas - permet &#224; Isra&#235;l de continuer &#224; imposer sa volont&#233; sur l'ensemble des dix millions d'habitants plac&#233;s sous son pouvoir, et cette situation retire toute efficacit&#233; au combat pour la fin de la domination sioniste sur la Palestine. Quand les efforts pour la fin du conflit se focaliseront pour transformer le r&#233;gime sioniste militant en place, en une d&#233;mocratie libre et pluraliste, il est probable que na&#238;tra alors une grande dynamique et que cela conduira au succ&#232;s, en d&#233;pit de la r&#233;sistance sioniste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'histoire a montr&#233; ceci : tant que les efforts pour la fin de la domination isra&#233;lienne sur la Palestine resteront centr&#233;s sur la notion de partition, ou sur la solution &#224; deux Etats, ils resteront inop&#233;rants. La solution &#224; deux Etats est une feuille de vigne dont se sert Isra&#235;l pour cacher sa politique de confiscation de la terre et son oppression brutale. La politique d'Isra&#235;l de s&#233;gr&#233;gation est intimement li&#233;e &#224; l'id&#233;e x&#233;nophobe selon laquelle Isra&#235;l doit garder tout contr&#244;le sur la terre et ses ressources. Nous ferions bien de noter que l'id&#233;e de partition ne fait que servir une politique &#224; courte vue, une politique sioniste de puissance et de domination, mais qu'elle ne prend pas en compte les int&#233;r&#234;ts &#224; long terme, ni des Isra&#233;liens, ni des Palestiniens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puisque Isra&#235;l pr&#233;tend que sa s&#233;curit&#233; est la premi&#232;re de ses priorit&#233;s, il aura toujours &#224; all&#233;guer que, pour des raisons de s&#233;curit&#233;, il ne lui est pas possible d'abandonner telle colline ou telle vall&#233;e, alors qu'en fait, il s'agit de prendre toujours plus de terre pour ses colonies ill&#233;gales de J&#233;rusalem ou de Cisjordanie. Isra&#235;l se garde aussi le droit exclusif de d&#233;terminer qui doit repr&#233;senter les Palestiniens dans les n&#233;gociations, avan&#231;ant l&#224; encore des questions de &#171; s&#233;curit&#233; &#187;. Isra&#235;l a d&#233;l&#233;gitim&#233; (pour ne pas dire assassin&#233; ou au moins arr&#234;t&#233;) - et, selon toute probabilit&#233;, il continuera dans cette voie - il a d&#233;l&#233;gitim&#233; quiconque n'&#233;tait pas pr&#234;t &#224; accepter son droit &#224; dominer totalement le territoire et le discours. Ceci explique pourquoi de v&#233;ritables n&#233;gociations, de bonne foi, n'ont jamais pu avoir lieu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Transformer Isra&#235;l en une d&#233;mocratie la&#239;que&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les arguments pour s'opposer &#224; un Etat unique peuvent avoir quelque justesse mais ils n'arrivent pas &#224; int&#233;grer une chose : l'Etat unique n'est pas une option parmi d'autres envisageable pour l'avenir ; l'Etat unique est d&#233;j&#224; une r&#233;alit&#233;. M&#234;me si l'Etat d'Isra&#235;l le d&#233;ment avec v&#233;h&#233;mence, tous les dix millions d'habitants qui vivent entre le fleuve du Jourdain et la mer M&#233;diterran&#233;e sont des sujets de l'Etat juif. L'insistance d'Isra&#235;l &#224; d&#233;clarer que l'existence d'un Etat palestinien est dans l'int&#233;r&#234;t m&#234;me d'Isra&#235;l et qu'Isra&#235;l s'est engag&#233; pour la cr&#233;ation de cet Etat palestinien n'est qu'un pauvre &#233;cran de fum&#233;e, &#224; la lumi&#232;re des faits sur le terrain, ce pauvre argument tient &#224; peine la mer. Les l&#233;gislations diff&#233;rentes et les restrictions de d&#233;placements qui font la diff&#233;rence entre Palestiniens et Isra&#233;liens permettent &#224; Isra&#235;l de cr&#233;er l'illusion qu'il existe deux entit&#233;s politiques (voire trois, si on compte Gaza) qui gouvernent deux peuples. Malheureusement, la r&#233;alit&#233; c'est que le gouvernement isra&#233;lien, avec ses diff&#233;rentes ramifications toutes bien synchronis&#233;es, r&#233;git les deux peuples. Les Palestiniens sont gouvern&#233;s par un b&#233;h&#233;moth (mastodonte) appel&#233; syst&#232;me de s&#233;curit&#233; isra&#233;lien, un syst&#232;me qu'Isra&#235;l a cr&#233;&#233; et maintient au top niveau dans le seul but de gouverner une population contre son gr&#233;. Et les Isra&#233;liens sont gouvern&#233;s par un r&#233;gime radical, x&#233;nophobe et discriminatoire, qui se pr&#233;tend d&#233;mocratique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour ne perdre aucun pouvoir, Isra&#235;l a en effet mis son veto &#224; toute discussion sur la transformation de l'Etat juif en une d&#233;mocratie la&#239;que au service de tous ceux qui vivent en son sein. En outre, Isra&#235;l n'engage aucun d&#233;bat sur les atrocit&#233;s qu'il a perp&#233;tr&#233;es durant la guerre de 1948, il n'engage aucun d&#233;bat pour revenir sur l'exil forc&#233; des Palestiniens en 1948. Les Isra&#233;liens ont appris que le simple fait d'&#233;voquer les r&#233;fugi&#233;s et les &#233;v&#232;nements de 1948 constituait une trahison, et rares sont ceux qui sont pr&#234;ts &#224; en discuter, encore plus rares ceux qui en imputent la responsabilit&#233; &#224; Isra&#235;l. Pour la ligne officielle, ce sont les &#171; Arabes &#187; qui ont refus&#233; la partition des Nations unies et ce sont les &#171; Arabes &#187; qui ont convaincu les Palestiniens de quitter leur maison et leurs terres, donc cela n'a rien &#224; voir avec Isra&#235;l.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En faisant fi de la question des r&#233;fugi&#233;s, Isra&#235;l, en fait, ferme d&#233;lib&#233;r&#233;ment la porte &#224; une solution pragmatique et juste. Il est pourtant difficile d'imaginer qu'un r&#232;glement concernant la Palestine puisse &#234;tre obtenu et durer, sans que les r&#233;fugi&#233;s soient repr&#233;sent&#233;s et sans qu'ils soient int&#233;gr&#233;s dans la solution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les relations oppresseur/opprim&#233;s entre les deux nations ont fait beaucoup de victimes, chez les Isra&#233;liens comme chez les Palestiniens, bien que de fa&#231;ons diff&#233;rentes. Seulement, une fois que les deux c&#244;t&#233;s seront lib&#233;r&#233;s de ce fardeau, seront-ils capables de trouver une solution acceptable et qui ait une chance de r&#233;sister &#224; l'&#233;preuve du temps ? C'est l&#224; un rude d&#233;fi &#224; surmonter, cela exige des deux peuples la remise en cause de l'occupation et le d&#233;mant&#232;lement de l'appareil d'occupation, ce &#171; syst&#232;me de s&#233;curit&#233; &#187; isra&#233;lien. Telles que les choses se pr&#233;sentent aujourd'hui, soit les Isra&#233;liens se fichent de la souffrance palestinienne, soit ils la tol&#232;rent. Les Palestiniens, pour leur part, sont d&#233;pass&#233;s par l'ampleur de la force brutale utilis&#233;e contre eux. La nature de la solution doit naturellement &#234;tre li&#233;e aux efforts d&#233;ploy&#233;s pour y parvenir. Aujourd'hui, Isra&#235;l veille &#224; ce que tous les efforts pour un r&#232;glement du conflit s'orientent vers la partition de la Palestine, laquelle, tr&#232;s probablement, ne se fera jamais. Et m&#234;me si ces efforts n'obtiennent aucun r&#233;sultat, l'Occident reste derri&#232;re Isra&#235;l, et parler d'une d&#233;mocratie la&#239;que est faire preuve d'antis&#233;mitisme. Bien que la position officielle des deux c&#244;t&#233;s soit favorable &#224; cette solution de partition, dans le cas d'Isra&#235;l au moins elle manque manifestement de sinc&#232;rit&#233;. Parce que bien que la rh&#233;torique isra&#233;lienne pr&#233;tende favoriser la partition du territoire, les gouvernements isra&#233;liens ont tous agi clairement pour emp&#234;cher un Etat palestinien de voir le jour et ils ont, en r&#233;alit&#233;, scell&#233; le sort des deux nations, celui de vivre en un seul Etat, dirig&#233; par un seul gouvernement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Isra&#235;l a agi tout &#224; fait sciemment pour arriver &#224; cela et par deux moyens : l'&#233;ducation et l'infrastructure. Si l'on ouvre les manuels scolaires des &#233;coles isra&#233;liennes, on aura du mal &#224; trouver une carte d'Isra&#235;l avec la d&#233;marcation d'un territoire palestinien. Les &#233;l&#232;ves isra&#233;liens apprennent, et de fa&#231;on tout &#224; fait pr&#233;cise, que l'Eretz Israel [le grand Isra&#235;l] tout entier repr&#233;sente l'Etat d'Isra&#235;l. Les monuments et institutions palestiniens sont rarement signal&#233;s, et les villes palestiniennes - celles que l'on y trouve - sont indiqu&#233;es simplement comme &#171; non juives &#187;. Les Palestiniens y sont pr&#233;sent&#233;s soit comme des r&#233;fugi&#233;s, soit comme de pauvres gens, arri&#233;r&#233;s, d'une autre &#233;poque, ni &#233;duqu&#233;s comme les Isra&#233;liens ; la preuve qu'ils sont en retard, c'est qu'ils sont incapables de quitter leurs villages poussi&#233;reux et surpeupl&#233;s pour un monde moderne. Les aspirations nationales palestiniennes y sont ridiculis&#233;es et leur identit&#233; en tant que nation est, comme le pr&#233;tend la ligne officielle, un ph&#233;nom&#232;ne nouveau apparu seulement apr&#232;s la guerre de 1967.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Palestiniens citoyens de l'Etat d'Isra&#235;l sont d&#233;sign&#233;s comme &#171; Arabes d'Isra&#235;l &#187;, un terme qui r&#233;pond &#224; un double objectif : - les dissocier des Palestiniens vivant dans les territoires occup&#233;s en 1967 et des aspirations nationales auxquelles ils peuvent pr&#233;tendre ; - montrer ces citoyens palestiniens d'Isra&#235;l comme des gens qui n'ont aucune identit&#233; nationale, sinon que d'&#234;tre des Arabes dont l'existence dans &#171; notre &#187; pays n'est qu'une co&#239;ncidence. Ceci revient &#224; pr&#233;tendre que les &#171; Arabes &#187; poss&#232;dent 22 Etats et les Juifs un seul, autrement dit, s'ils ne sont pas contents, il leur faut partir et aller vivre dans quelque pays &#171; arabe &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant &#224; l'infrastructure, tout comme au lendemain de la guerre de 1948, Isra&#235;l n'a construit les villes, les quartiers et les grands axes routiers que pour les seuls Juifs, en terre palestinienne. Par la poursuite de cette politique de large expansion en Cisjordanie, Isra&#235;l a brouill&#233; les lignes qui permettaient de distinguer la Cisjordanie - o&#249; un &#233;ventuel Etat palestinien aurait pu s'&#233;tablir -, du reste d'Isra&#235;l. Des villes avec de projets immobiliers importants, des complexes industriels, avec de nouvelles routes les reliant entre eux ainsi qu'&#224; Isra&#235;l proprement dit, se sont construits &#224; grands frais dans un investissement cons&#233;quent. Bien que le principal courant de gauche d'Isra&#235;l pr&#233;tende que tout cela pourra &#234;tre enlev&#233; le jour o&#249; la paix (trompeuse) sera r&#233;alis&#233;e dans le cadre de la partition, cette infrastructure fournit un statut permanent &#224; ces implantations juives sur la terre occup&#233;e en 1967.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour &#233;viter toute s&#233;paration de ces zones avec Isra&#235;l, l'Etat a investi, d'une part, dans un appareil de d&#233;fense important et, d'autre part, dans des campagnes de relations publiques. Les deux agissent de concert pour prot&#233;ger, l&#233;gitimer - comme pr&#233;cis&#233; ci-dessus -, donner &#224; cette expansion un caract&#232;re d&#233;finitif. La combinaison du syst&#232;me d'&#233;ducation sioniste et de ces investissements importants a &#233;t&#233; tr&#232;s r&#233;ussie, mais maintenant, l'Etat juif doit traiter avec une &#171; minorit&#233; &#187; discrimin&#233;e, priv&#233;e de droits et qui repr&#233;sente la moiti&#233; de la population.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mener un combat commun pour gagner l'&#233;galit&#233; des droits au sein d'une Etat unique&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Accepter la transformation d'Isra&#235;l en un Etat d&#233;mocratique comme la meilleure solution au conflit permettrait de rendre plus efficace la lutte pour la fin de l'occupation, une occupation qui est, de fait, un r&#233;gime d'apartheid mis en place par Isra&#235;l. Il faut sortir de cette position par d&#233;faut que prennent tant d'organisations pacifistes au pr&#233;texte que la solution &#224; deux Etats serait l'ultime solution. M&#234;me si, &#224; un moment donn&#233;, elle a pu repr&#233;senter une r&#233;ponse r&#233;aliste, ce n'est plus le cas aujourd'hui ; m&#234;me si elle est, comme le soutiennent nombre de militants pacifistes sinc&#232;res, la solution pr&#233;f&#233;r&#233;e, il n'emp&#234;che que la politique expansionniste &#224; courte vue d'Isra&#235;l est devenue caduque. Les militants pour la paix feraient bien de le reconna&#238;tre et de se r&#233;unir derri&#232;re le mouvement antiapartheid pour faire d'Isra&#235;l une d&#233;mocratie la&#239;que.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On entend dire constamment qu'il faut sortir de l'impasse du processus de paix, que celui-ci est bas&#233; sur le mythe de sa r&#233;alit&#233;, qu'&#224; son terme il existera un Etat palestinien vivant en paix c&#244;te &#224; c&#244;te avec Isra&#235;l. Mais qu'en est-il de cette solution, apparemment id&#233;ale, qui le fait si insaisissable ? Depuis la r&#233;solution des Nations unies de 1947 pour la partition de la Palestine jusqu'&#224; la r&#233;cente Feuille de route, tous les plans pour s&#233;parer le territoire en deux entit&#233;s politiques ont &#233;chou&#233; tout en alimentant de nouveaux bains de sang. En examinant les diff&#233;rentes propositions, nous voyons que chacune d'entre elles a permis &#224; Isra&#235;l de renforcer sa position dans son discours et sur le territoire au d&#233;triment des Palestiniens, tout en exigeant l'accord des Palestiniens. Autrement dit, ce qu'on appelle &#171; plans de paix &#187; ne fait que conforter la main mise sioniste sur la terre et ses ressources. Le plan de partition de 1947 fut un plan mal con&#231;u qui n'avait aucune chance de survivre, et il contraignait &#224; une solution qui attribuait la majorit&#233; du territoire &#224; ce qui &#233;tait alors une minorit&#233; juive. Et comme si ce n'&#233;tait pas suffisant, pr&#232;s de 400 000 Palestiniens ont d&#251; vivre &#224; l'int&#233;rieur des fronti&#232;res fix&#233;es pour l'Etat d&#233;sign&#233; pour la population juive. Bien entendu, la direction sioniste avait son plan et &#224; la premi&#232;re occasion, la milice isra&#233;lienne a commenc&#233; &#224; utiliser la force &#224; l'&#233;gard de ces gens - qui n'ont pas eu leur mot &#224; dire dans la d&#233;termination de leur avenir - pour les obliger &#224; quitter leur foyer et &#224; partir loin de leurs terres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les r&#233;centes propositions ne laissent aux Palestiniens - qui, aujourd'hui, repr&#233;sentent environ 50% de la population - qu'entre 10 et 15% de leur patrie historique. Le dernier recensement publi&#233; dans Ha'aretz, en f&#233;vrier 2008, fait &#233;tat d'une population globale actuelle en Cisjordanie et dans la bande de Gaza de 4 millions d'habitants ; la population palestinienne &#224; l'int&#233;rieur d'Isra&#235;l proprement dit approche le million et demi. La population globale d'Isra&#235;l, sans les citoyens palestiniens, est de l'ordre de 5 millions ; cinq millions de citoyens juifs qui ont re&#231;u plus de 90% du territoire et de ses ressources. Et si les Palestiniens veulent &#171; la paix &#187;, il faudra qu'ils se contentent du reste. En plus de tout cela, il y a les r&#233;fugi&#233;s palestiniens ; leurs voix et leurs droits on &#233;t&#233; &#233;touff&#233;s par la violence au fil des ann&#233;es, pourtant sans eux, il n'y aura pas de solution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une lutte commune pour gagner l'&#233;galit&#233; au sein d'un Etat unique porte la promesse du r&#232;glement du conflit isra&#233;lo-palestinien. Ce conflit sanglant entre Isra&#235;l et les Palestiniens, que les uns et les autres g&#232;rent dans la violence, peut cesser si on remet en cause l'appareil de s&#233;curit&#233; isra&#233;lien charg&#233; d'opprimer toujours davantage. Remettre en cause l'occupation dans un combat commun, orient&#233; sur la transformation d'Isra&#235;l en une d&#233;mocratie la&#239;que, est porteur d'un grand avenir pour les deux nations. L'id&#233;e d'Isra&#233;liens et de Palestiniens vivant en une seule d&#233;mocratie est consid&#233;r&#233;e par beaucoup comme na&#239;ve, et peut-&#234;tre l'est-elle. Mais il faut s'interroger : est-ce que la marque sioniste de l'apartheid, engendrant peur et suspicion, peut offrir le moindre avenir ? La transformation d'Isra&#235;l en un Etat d&#233;mocratique, pluraliste, la&#239;c, octroyant la m&#234;me citoyennet&#233; &#224; tous ses 10 millions d'habitants vivant en Palestine historique &#234;tre la bonne solution au conflit. En outre, et bien que la morale soit rarement &#233;voqu&#233;e comme objectif politique, il est moralement juste de changer Isra&#235;l en un Etat qui agisse de par la volont&#233; du peuple plut&#244;t qu'il n'impose sa propre volont&#233; au peuple. Il est moralement juste de rapprocher les deux nations en un lieu o&#249; r&#232;gne l'&#233;galit&#233; des chances, et de leur donner une voix &#233;gale leur permettant de d&#233;cider de leur avenir commun.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand Isra&#233;liens et Palestiniens oeuvreront ensemble pour le bien de leur propre avenir et celui de leurs enfants, il n'y aura plus pour eux de probl&#232;mes insolubles. Ces deux peuples ont prouv&#233; qu'ils &#233;taient capables de grandes choses, et on peut &#234;tre s&#251;rs que la d&#233;mocratie qu'ils cr&#233;eront les servira tous les deux. Ensemble, ces deux nations prot&#232;geront leurs droits mutuels, elles partageront leur destin&#233;e et leur riche patrimoine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A titre personnel, je voudrais ajouter ceci : en tant qu'Isra&#233;lien qui a d&#233;fendu l'id&#233;al sioniste pour un Etat juif, je sais combien il est difficile pour beaucoup de Juifs et de Palestiniens d'abandonner le r&#234;ve d'avoir un Etat rien que &#171; pour eux &#187;. Mais &#224; mon avis, il y a plus grand que ce r&#234;ve : c'est de vivre en paix et d'&#233;lever nos enfants dans une patrie partag&#233;e ; d'enseigner &#224; nos enfants les riches traditions de cette terre et son patrimoine, laiss&#233;s pour eux par leurs anc&#234;tres. Chaque &#233;glise, chaque mosqu&#233;e, chaque synagogue, dans tout le pays, raconte une histoire ; les villes et citadelles antiques sont partout, chaque parcelle de terre r&#233;v&#232;le les traces de grands rois et philosophes. Tout cela compose la riche mosa&#239;que de notre patrie, et je dis bien, de notre patrie, que nous soyons Palestiniens ou Isra&#233;liens, musulmans, juifs, ou chr&#233;tiens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Miko Peled, Isra&#233;lien, milite pour la paix ; il est &#233;crivain et vit aux Etats-Unis. Il est co-fondateur de la Fondation Elbanna Peled &#224; la m&#233;moire de Smadar Elhanan et Abir Aramin. Peled est le fils du d&#233;funt g&#233;n&#233;ral isra&#233;lien Matti Peled.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;25 mars 2008 - &lt;a href=&#034;http://electronicintifada.net/v2/ar..&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://electronicintifada.net/v2/ar..&lt;/a&gt;. - Traduction : JPP&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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