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	<title>Alternatives International</title>
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	<description>We are social and political movements struggling against social injustices, neoliberalism, imperialism and war. We are building solidarity between social movements at the local, national and international level. More...</description>
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		<title>Alternatives International</title>
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		<title>Le spectre de la guerre civile</title>
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		<dc:date>2008-01-31T15:47:55Z</dc:date>
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		<dc:language>en</dc:language>
		<dc:creator> Marie NASSIF-DEBS </dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Il est clair que les &#233;v&#233;nements sanglants du dimanche 27 janvier 2008, dans la banlieue sud de Beyrouth (qui n'est pas encore tout &#224; fait remise de l'agression isra&#233;lienne de juillet 2006), constituent la cons&#233;quence directe de la tension politique et socio-&#233;conomique due &#224; la crise qui s&#233;vit, depuis un an et demi, c'est-&#224;-dire &#224; la suite de l'agression isra&#233;lienne contre le Liban.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.alterinter.org/?-L-arc-des-crises-" rel="directory"&gt;L'arc des crises&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Il est clair que les &#233;v&#233;nements sanglants du dimanche 27 janvier 2008, dans la banlieue sud de Beyrouth (qui n'est pas encore tout &#224; fait remise de l'agression isra&#233;lienne de juillet 2006), constituent la cons&#233;quence directe de la tension politique et socio-&#233;conomique due &#224; la crise qui s&#233;vit, depuis un an et demi, c'est-&#224;-dire &#224; la suite de l'agression isra&#233;lienne contre le Liban.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Sur le plan politique, les accusations entre la majorit&#233; au gouvernement et l'opposition avaient envenim&#233; la situation &#224; tel point que la plus petite altercation d&#233;g&#233;n&#232;re vite en accrochage &#224; caract&#232;re confessionnel et risque de faire &#233;clater la paix civile, tr&#232;s fragile, &#224; cause de la paralysie qui touchent toutes les institutions du pouvoir. Cette paralysie a eu des r&#233;percussions tr&#232;s n&#233;gatives sur la situation &#233;conomique et s'est traduite par des faillites d'entreprises, des licenciements et, surtout, une escalade des prix : 7,5% pour le dernier quart de 2007 et 37,4% depuis la guerre isra&#233;lienne de juillet 2006.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A cela s'ajoute le dysfonctionnement des services essentiels, l'&#233;lectricit&#233; et l'eau en premier lieu. Pour donner un exemple concret, disons qu'&#224; l'exception de la ville (administrative) de Beyrouth, o&#249; les coupures du courant sont de trois heures toutes les 21 heures, le Liban (qui avait pay&#233; 10 milliards de dollars pour restaurer ses centrales et son r&#233;seau &#233;lectriques) vit presque dans le noir et, actuellement, dans le froid exceptionnel ; et les Libanais sont oblig&#233;s, soit de rester dans le noir et le froid, puisqu'ils n'ont le courant que pendant quelques petites heures, soit de payer un prix exorbitant pour avoir leur maison reli&#233;e &#224; un g&#233;n&#233;rateur priv&#233;. 50 dollars et plus ; ce qui veut dire le quart des salaires minimum gel&#233;s depuis dix ans et ne d&#233;passant pas 300 000 livres libanaises (200 dollars). Salaires qui font vivre ( !) quelques 33% des familles du Liban.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus, le gouvernement actuel (ou ce qui en reste), press&#233; d'appliquer les accords contract&#233;s avec les &#171; donneurs &#187; (dont les Etats-Unis, la France et autres puissances occidentales) lors de la troisi&#232;me Conf&#233;rence de Paris, il y a un peu moins d'un an, a d&#233;cid&#233; de faire les bouch&#233;es doubles en ce qui concerne les privatisations de l'&#233;lectricit&#233;, de l'eau et du t&#233;l&#233;phone portable ; ce qui explique son d&#233;sint&#233;r&#234;t &#224; rechercher des solutions aux probl&#232;mes v&#233;cus par les secteurs importants dans la vie de la population. Bien au contraire, ses &#171; experts &#187; ont d&#233;j&#224; pr&#233;par&#233; le plan visant &#224; vendre le t&#233;l&#233;phone cellulaire que certains &#233;conomistes appellent &#171; l'or noir libanais &#187;, puisqu'il permet des rentr&#233;es qui d&#233;passent 100 millions de dollars par mois et qui peut en donner beaucoup plus, si on am&#233;liore les services rendus par lui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette situation de crise g&#233;n&#233;ralis&#233;e rend la vie &#233;touffante dans un pays d&#233;truit par la guerre civile et les agressions isra&#233;liennes, un pays endett&#233; &#224; l'extr&#234;me (40 milliards de dollars), un pays o&#249; le gouvernement contracte toujours des dettes dont les taux d'int&#233;r&#234;ts per&#231;us d&#233;passent les 11% (d'ailleurs, il pr&#233;pare une nouvelle dette de 650 millions d'euros afin de payer les int&#233;r&#234;ts et les &#233;ch&#233;ances de la dette pour le mois de mars prochain). Et ce sont les jeunes qui en p&#226;tissent le plus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pourquoi on les a vus dans la rue &#224; plusieurs reprises. Ce qui veut dire que ce n'est pas la premi&#232;re fois qu'ils aient tent&#233; de couper une rue ou de br&#251;ler des pneus, m&#234;me si certains pensent que la manifestation du dimanche apr&#232;s-midi &#233;tait li&#233;e &#224; ce qui se passait au Caire, dans la conf&#233;rence tenue par la Ligue arabe pour expliquer &#171; son initiative &#187; vis-&#224;-vis de la situation libanaise et ses propositions concernant la solution de la crise politique v&#233;cue par ce pays. Il faut dire que ce dimanche-l&#224;, la panne d'&#233;lectricit&#233; &#233;tait, contrairement &#224; ce que pr&#233;tend l'EDL, presque continue dans la banlieue sud et les quartiers de la capitale qui y sont &#224; proximit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des jeunes sont, donc, descendus dans la rue &#224; Chiah et sur l'ancienne route de l'a&#233;roport et ont coup&#233; les routes avec des pneus en feu. L'arm&#233;e est intervenue pour les disperser. Pendant ce temps, des coups de feu ont &#233;clat&#233;, venant de la rue et, aussi, de certains immeubles qui surplombent les rues concern&#233;es, tuant deux manifestants et blessant une dizaine d'autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aussit&#244;t, le mouvement s'est renforc&#233;, et la tache d'huile s'est &#233;largie dans la banlieue sud, d'abord, puis &#224; Beyrouth, au Liban Sud et dans la B&#233;kaa Nord. Les tueurs ont, eux aussi, poursuivi leur &#339;uvre de la mort. Et les fusillades contre les manifestants non arm&#233;s se sont sold&#233;es par 9 morts et plus de 50 bless&#233;s. Tous les morts et la majeure partie des bless&#233;s &#233;taient atteints &#224; la t&#234;te, au cou et &#224; la poitrine ; ce qui signifie que ceux qui tiraient voulaient tuer...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et, si on parle, aujourd'hui, de la pr&#233;sence de &#171; snippers &#187;, de tueurs &#171; inconnus &#187; embusqu&#233;s dans les immeubles qui dominent, de loin, les lieux, si l'arm&#233;e libanaise a d&#233;clar&#233; avoir fait des perquisitions dans le quartier de A&#239;n-Remmaneh (connu comme le quartier o&#249; la guerre civile fut d&#233;clanch&#233;e en 1975) et arr&#234;t&#233; des personnes, &#224; partir de certaines photos prises lors des accrochages, il n'en reste pas moins que la responsabilit&#233; du gouvernement (ou ce qui en reste) et de l'arm&#233;e est engag&#233;e vis-&#224;-vis des familles de ceux qui sont morts, mais aussi du reste de la population qui a v&#233;cu la terreur de la guerre civile qui s'est rappel&#233;e &#224; son souvenir &#224; travers les noms de Chiah et A&#239;n-Remmaneh et de la ligne de d&#233;marcation qui les avait s&#233;par&#233;s pendant plus de quinze ans.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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