<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://www.alterinter.org/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="en">
	<title>Alternatives International</title>
	<link>https://www.alterinter.org/</link>
	<description>We are social and political movements struggling against social injustices, neoliberalism, imperialism and war. We are building solidarity between social movements at the local, national and international level. More...</description>
	<language>en</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://www.alterinter.org/spip.php?id_auteur=1084&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>Alternatives International</title>
		<url>https://www.alterinter.org/local/cache-vignettes/L144xH42/siteon0-c616d.png?1749672047</url>
		<link>https://www.alterinter.org/</link>
		<height>42</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="en">
		<title>En Souvenir de George Habache</title>
		<link>https://www.alterinter.org/?En-Souvenir-de-George-Habache</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.alterinter.org/?En-Souvenir-de-George-Habache</guid>
		<dc:date>2008-01-29T13:23:44Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>en</dc:language>
		<dc:creator>Alain Gresh</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Le dirigeant du Front populaire de lib&#233;ration de la Palestine vient de mourir &#224; Amman &#224; l'&#226;ge de 82 ans. Voici sa biographie telle que nous l'avons publi&#233;e, Dominique Vidal et moi-m&#234;me, dans Les 100 cl&#233;s du Proche-Orient (Hachette, coll. &#171; Pluriel &#187;, 2006).&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.alterinter.org/?-L-arc-des-crises-" rel="directory"&gt;L'arc des crises&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le dirigeant du Front populaire de lib&#233;ration de la Palestine vient de mourir &#224; Amman &#224; l'&#226;ge de 82 ans. Voici sa biographie telle que nous l'avons publi&#233;e, Dominique Vidal et moi-m&#234;me, dans Les 100 cl&#233;s du Proche-Orient (Hachette, coll. &#171; Pluriel &#187;, 2006).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;N&#233; le 2 ao&#251;t 1926 &#224; Lydda (Palestine), George Habache est issu d'une famille de commer&#231;ants chr&#233;tiens de rite grec orthodoxe. En juillet 1948, durant la guerre de Palestine, sa famille est expuls&#233;e de sa ville natale. Install&#233; &#224; Beyrouth, il poursuit &#224; l'universit&#233; am&#233;ricaine des &#233;tudes de p&#233;diatrie, qu'il ach&#232;ve en 1951. Il est d&#233;j&#224; tr&#232;s actif politiquement, mais ce n'est que l'ann&#233;e suivante qu'il fonde le Mouvement des nationalistes arabes (MNA). &#192; partir de ce moment, sa vie se confond avec celle de son organisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est cette m&#234;me ann&#233;e 1952 que George Habache ouvre &#224; Amman un &#8220;dispensaire du peuple&#8221;. C'est de l&#224; qu'il participe &#224; la direction du MNA dont le but est ainsi d&#233;fini : &#8220;Tant que n'existera pas l'&#201;tat unifi&#233; regroupant l'Irak, la Jordanie* et la Syrie (comme premiers pas), notre confrontation avec les Juifs et l'alliance occidentale sera quasiment impossible.&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Arr&#234;t&#233; en 1957, il se r&#233;fugie &#224; Damas, au moment de la constitution de la R&#233;publique arabe unie entre l'&#201;gypte et la Syrie. Convertis au nass&#233;risme, George Habache et le MNA d&#233;veloppent des th&#233;ories contraires &#224; celles du Fath. L'essentiel, selon eux, pour la &#8220;lib&#233;ration de la Palestine&#8221;, n'est pas la mobilisation des Palestiniens* eux-m&#234;mes, mais l'engagement des pays arabes contre Isra&#235;l*. Le r&#244;le des Palestiniens se borne &#224; celui de &#8220;catalyseur&#8221;. En 1964, le MNA cr&#233;e une branche palestinienne qui agit &#224; partir de Beyrouth, o&#249; le Dr Habache s'est install&#233;. Elle m&#232;ne sa premi&#232;re action arm&#233;e en 1966.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La guerre de 1967, qui porte un coup s&#233;rieux au prestige de Nasser, frappe de plein fouet le MNA. Celui-ci dispara&#238;t, emport&#233; par le naufrage de l'id&#233;e arabe que le Ra&#239;s &#233;gyptien a incarn&#233;e. Le MNA donne naissance &#224; plusieurs sections r&#233;gionales, dont les plus c&#233;l&#232;bres sont la branche du Y&#233;men du Sud, qui s'empare du pouvoir &#224; la fin de 1967 et le Front populaire pour la lib&#233;ration de la Palestine (FPLP) que dirige George Habache.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Install&#233; en Jordanie avec les autres organisations de fedayin, le FPLP d&#233;veloppe un grand activisme sur le terrain et se fait conna&#238;tre de l'opinion internationale par les d&#233;tournements d'avions, dont le premier frappe, le 23 juillet 1968, un appareil de la compagnie El Al. Affaibli en f&#233;vrier 1969 par une scission impuls&#233;e par Nayef Hawatmeh, le FPLP n'en joue pas moins un r&#244;le provocateur dans le royaume hach&#233;mite, o&#249; il appelle &#224; la chute du r&#233;gime. &#8220;La lib&#233;ration de la Palestine passe par Amman&#8221;, clame-t-il, entra&#238;nant l'OLP dans l'affrontement de septembre 1970 (voir &#8220;Septembre noir&#8221;), qui verra l'&#233;limination de la R&#233;sistance de Jordanie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s cette lourde d&#233;faite, le FPLP infl&#233;chit ses orientations. Il renonce, en 1972, aux &#8220;op&#233;rations &#224; l'ext&#233;rieur&#8221;, pr&#233;f&#233;rant concentrer ses coups en Isra&#235;l, mais sans &#233;tablir de distinction entre objectifs militaires et cibles civiles. Il adopte le marxisme-l&#233;ninisme comme th&#233;orie. Il rompt avec ses &#233;l&#233;ments les plus extr&#233;mistes, comme le Dr Wadid Hadad. Apr&#232;s 1973, le FPLP n'en est pas moins au c&#339;ur de l'opposition aux nouvelles orientations de l'OLP. George Habache condamne l'id&#233;e d'un mini-&#201;tat en Cisjordanie et &#224; Gaza ; il s'oppose &#224; la tenue de la conf&#233;rence de Gen&#232;ve et au voyage de Yasser Arafat aux Nations unies ; il attaque violemment l'URSS, coupable &#224; ses yeux de pousser l'OLP dans la voie de la capitulation. Son seul alli&#233; sur la sc&#232;ne internationale, &#224; l'&#233;poque, est l'Irak*.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s la signature des accords de Camp David, l'unit&#233; palestinienne se ressoude mais le FPLP, qui a quitt&#233; le Comit&#233; ex&#233;cutif en 1974, ne le r&#233;int&#232;gre qu'en 1981. Ayant subi une grave op&#233;ration du cerveau &#224; la fin de l'ann&#233;e 1980, le Dr Habache reste &#224; l'&#233;cart pendant de longs mois. Les divergences restent profondes entre le FPLP et le Fath, et &#233;clateront apr&#232;s 1982. George Habache se retrouve &#224; nouveau au centre d'une coalition anti-Arafat : le Front de salut national palestinien auquel participent &#233;galement les dissidents du Fath, la Sa&#239;ka et le FPLP-Commandement g&#233;n&#233;ral d'Ahmad Jibril. Pourtant, contrairement &#224; ces groupes, il ne refuse pas de participer au CNP d'Alger d'avril 1987 - &#224; l'issue duquel il rejoint &#224; nouveau les organes ex&#233;cutifs de l'OLP - et &#224; ceux de novembre 1988 et de septembre 1991. S'il rejette certaines d&#233;cisions de cette derni&#232;re session, en particulier l'acceptation de la r&#233;solution 242, il d&#233;clare vouloir maintenir l'unit&#233; palestinienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les accords d'Oslo prennent George Habache et le FPLP &#224; contre-pied. Le mouvement tente, avec les organisations de la gauche palestinienne et islamistes, de cr&#233;er un front d'opposition, mais sans v&#233;ritable succ&#232;s. En Cisjordanie et &#224; Gaza, il voit son influence s'effriter et de nombreux militants, m&#234;me hostiles &#224; l'accord d'Oslo, regrettent une opposition st&#233;rile ; certains participeront m&#234;me aux &#233;lections du 20 janvier 1996. Le FPLP assiste au Conseil national palestinien qui se tient &#224; Gaza, en avril 1996. Il se contente de discuter le nombre de si&#232;ges qui lui sont attribu&#233;s, et ses repr&#233;sentants n'assistent pas &#224; la session qui abroge la Charte de 1968.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pragmatique, croyant que les accords d'Oslo sont devenus une r&#233;alit&#233; incontournable, il r&#233;pond positivement, en 1999, &#224; l'offre de dialogue de l'Autorit&#233; palestinienne &#224; la veille de l'&#233;ch&#233;ance sur le statut final des territoires palestiniens. L'Autorit&#233; et l'opposition se mettent d'accord sur les &#8220;constantes palestiniennes&#8221; : la cr&#233;ation d'un &#201;tat palestinien ind&#233;pendant avec J&#233;rusalem pour capitale, le d&#233;mant&#232;lement des colonies isra&#233;liennes, le retour des r&#233;fugi&#233;s dans leurs foyers et la r&#233;activation de l'OLP &#8220;en tant que cadre de l'action politique palestinienne&#8221;. Isra&#235;l accepte le retour du FPLP et des cadres &#224; condition qu'ils renoncent &#224; la lutte arm&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En juillet 2000, Moustapha Al Zibri, alias Abou Ali Moustapha, succ&#232;de &#224; Georges Habache au poste de secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral. Un an plus tard, en ao&#251;t 2001, le nouveau chef du FPLP est victime de la politique de liquidation isra&#233;lienne. L'organisation, jusque-l&#224; peu active dans la seconde intifada, engage une s&#233;rie de repr&#233;sailles, dont de nombreux attentats suicides et l'assassinat en octobre de Rehavam Zeevi, ministre du tourisme isra&#233;lien au discours radical pr&#244;nant le transfert des Palestiniens. Le nouveau chef du FPLP, Ahmad Saadat, repr&#233;sentant l'aile la plus radicale du mouvement, est arr&#234;t&#233; par l'Autorit&#233; palestinienne en janvier 2002.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dirigeant intransigeant, le Dr Habache a longtemps gard&#233; une grande autorit&#233; dans l'OLP, chez ses amis comme chez ses adversaires, a su, quelles qu'aient &#233;t&#233; ses alliances avec des r&#233;gimes arabes, notamment avec Damas, pr&#233;server l'ind&#233;pendance du FPLP et conserve une influence dans les camps du Liban, de Jordanie et de Syrie.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;View online : &lt;a href="https://www.info-palestine.net" class="spip_out"&gt;www.info-palestine.net&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
