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	<title>Alternatives International</title>
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	<description>We are social and political movements struggling against social injustices, neoliberalism, imperialism and war. We are building solidarity between social movements at the local, national and international level. More...</description>
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		<title>Alternatives International</title>
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		<title>Al-Qa&#239;da au secours de l'h&#233;ritage de Bush</title>
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		<dc:date>2008-01-09T13:59:39Z</dc:date>
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		<dc:language>en</dc:language>
		<dc:creator> M K Bhadrakumar </dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Les pr&#233;dictions &#224; la Cassandre des faiseurs d'opinion am&#233;ricains disent presque uniform&#233;ment que le Pakistan pourrait ne pas survivre. C'est vrai qu'il est difficile d'&#234;tre optimiste. Remettre en ordre cette &#233;poque incoh&#233;rente est bien au-dessus de la capacit&#233; de l'administration actuelle des Etats-Unis.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.alterinter.org/?-L-arc-des-crises-" rel="directory"&gt;L'arc des crises&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les pr&#233;dictions &#224; la Cassandre des faiseurs d'opinion am&#233;ricains disent presque uniform&#233;ment que le Pakistan pourrait ne pas survivre. C'est vrai qu'il est difficile d'&#234;tre optimiste. Remettre en ordre cette &#233;poque incoh&#233;rente est bien au-dessus de la capacit&#233; de l'administration actuelle des Etats-Unis.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La seule chose qui semble bonne est que d'ici un an une autre &#233;quipe entrera &#224; la Maison-Blanche et qu'une rupture nette deviendra possible. M&#234;me d'ardents sp&#233;cialistes am&#233;ricains du monde de la s&#233;curit&#233; l'admettent. Voici ce que dit un commentateur de Stratfor, un groupe de r&#233;flexion en lien &#233;troit avec l'establishment de la s&#233;curit&#233; : &#034;En cette fin de partie, tout ce que les Am&#233;ricains veuest un statu quo au Pakistan. C'est tout ce qu'ils peuvent esp&#233;rer. Et vu comment tourne la chance des Etats-Unis, ils pourraient m&#234;me ne pas obtenir cela&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est pas tant une question de &#034;chance&#034;. Pour parler cru, l'administration de George W Bush, malgr&#233; la superpuissance am&#233;ricaine, a eu les yeux plus gros que le ventre dans le Col de Khyber [&#224; la fronti&#232;re entre l'Afghanistan et le Pakistan], en hiver 2001. Aujourd'hui, elle n'a pas de plan B. Le meilleur espoir de la Maison-Blanche est que le chef militaire pakistanais, le G&#233;n&#233;ral Ashfaq Kiani, &#034;doit devenir le nouvel homme de Washington au Pakistan&#034; (pour citer Stratfor). Cela revient &#224; dire : faisons porter &#224; al-Qa&#239;da la responsabilit&#233; de l'assassinat de Benazir Bhutto, continuons nos affaires comme avant et attendons que les douze prochains mois se passent !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais un militaire fut&#233; comme Kiani ne peut pas &#234;tre aussi b&#234;te ! A Washington, trois types de proph&#232;tes de malheur donnent le ton. Il y a d'abord les FOBs - &#034;Friends of Benazir&#034; [Les Amis de Benazir]. Dans les m&#233;dias, les groupes de r&#233;flexion et le gouvernement am&#233;ricains, ceux sur lesquels Bhutto a jet&#233; un sort - gr&#226;ce &#224; son charme irr&#233;sistible ou &#224; la dext&#233;rit&#233; de ses agents en relations publiques de premier ordre - ne peuvent tout simplement pas imaginer un Pakistan sans elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ensuite, il y a les l&#233;gions d'experts am&#233;ricains en Asie du Sud, issus d'une autre &#233;poque, qui sont en rogne apr&#232;s leur gouvernement qui, avec son agenda n&#233;oconservateur, a ignor&#233; leurs conseils dans l'&#233;laboration de la politique pakistanaise de Washington de l'apr&#232;s-2001. Ils se sentent d&#233;douan&#233;s du fait que cette politique se sera transform&#233;e en d&#233;sastre. Enfin, il y a la tribu des sp&#233;cialistes du terrorisme, qui ont prolif&#233;r&#233; ces derni&#232;res ann&#233;es et qui ont une grande exp&#233;rience dans la politique de la peur - et parmi eux, il y a en a quelques-uns qui semblent croire que leur ennemi fant&#244;me est d'une importance cosmique absolue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Etats-Unis veulent &#234;tre ma&#238;tres du jeu iranien&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais le sien n'est pas forc&#233;ment la seule histoire. L'ombre jet&#233;e par l'assassinat de Bhutto sur la s&#233;curit&#233; de la r&#233;gion est de plusieurs nuances. C'est d&#233;j&#224; ainsi que T&#233;h&#233;ran le ressent. Dans un brusque revers, pratiquement du jour au lendemain, le Pakistan a remplac&#233; l'Iran sur l'&#233;cran radar de l'administration Bush. Il se peut qu'Isra&#235;l n'appr&#233;cie pas ce qui se passe, mais le vice-Pr&#233;sident Dick Cheney et consorts n'auront aucune chance de ressusciter l'&#233;pouvantail iranien dans ce qui reste du mandat de l'actuelle administration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'administration Bush ne peut pas ignorer que la crise qui se pr&#233;pare au Pakistan et en Afghanistan pourrait s'av&#233;rer infiniment plus s&#233;rieuse que tous les programmes nucl&#233;aires de T&#233;h&#233;ran et son soutien au Hamas en Palestine, au Hezbollah au Liban et &#224; la milice chiite en Irak r&#233;unis, sans parler du d&#233;fi politique que pose l'influence croissante de l'Iran dans la r&#233;gion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour la premi&#232;re fois depuis qu'elle a expos&#233;, il y a exactement six ans, sa th&#233;orie de &#034;l'axe du mal&#034; - regroupant l'Irak, l'Iran et la Cor&#233;e du Nord -, l'administration Bush est contrainte de voir l'Iran avec le sens de la mesure. Dans ces nouvelles circonstances, la politique jusqu'au-boutiste, destin&#233;e &#224; d&#233;stabiliser le r&#233;gime iranien, semble carr&#233;ment irresponsable. L'option militaire est hors de question. Un changement de r&#233;gime &#224; T&#233;h&#233;ran ? Ridicule !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais la &#034;question iranienne&#034;, en tant que telle, pourrait ne pas dispara&#238;tre du Moyen-Orient, bien que la rh&#233;torique - &#233;tasunienne et iranienne - se soit r&#233;duite de fa&#231;on appr&#233;ciable ces derni&#232;res semaines. Une partie du probl&#232;me est qu'une &#233;lection l&#233;gislative &#226;prement disput&#233;e s'approche dangereusement en Iran, vers le mois de mars. N&#233;anmoins, les relations entre l'Iran et les Etats-Unis sont sur le point de changer de cours. La proposition de la Secr&#233;taire d'Etat am&#233;ricaine Condoleeza Rice de rencontrer son homologue iranien Manouchehr Mottaki &#034;n'importe o&#249; et &#224; n'importe quel moment&#034; en t&#233;moigne. Il y a un optimisme circonspect &#224; T&#233;h&#233;ran sur le quatri&#232;me tour &#224; venir des rencontres US-Iran, relatives &#224; la coop&#233;ration sur la stabilisation de l'Irak.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voici ce que Rice a d&#233;clar&#233; il y a une semaine : &#034;Nous n'avons pas d'ennemis permanents&#8230; ce que nous avons est une politique qui est ouverte &#224; mettre un terme &#224; la confrontation ou au conflit avec tous les pays qui veulent bien nous rencontrer selon ces termes&#034;. Mottaki a r&#233;pondu promptement : &#034;Le terrain peut &#234;tre pr&#233;par&#233;&#034;. Il a bien accueilli &#034;l'approche plus respectueuse et plus logique&#034; de Washington vis-&#224;-vis de T&#233;h&#233;ran, qui, a-t-il insist&#233;, est devenue possible depuis que &#034;les [responsables am&#233;ricains] ont une meilleure compr&#233;hension du r&#244;le-cl&#233; de l'Iran dans la r&#233;gion et de sa d&#233;termination &#224; faire valoir ses droits l&#233;gaux [pour enrichir l'uranium]&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Iraniens sont pragmatiques et, apr&#232;s l'assassinat de Bhutto, ils auront d&#233;j&#224; &#233;valu&#233; que les d&#233;veloppements au Pakistan ne laissent aucune autre option &#224; l'administration Bush que de s&#233;rieusement explorer les moyens de normaliser leurs relations avec T&#233;h&#233;ran.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#202;tre ou ne pas &#234;tre&#8230;&lt;br class='autobr' /&gt;
Comme en 2001, l'Iran pourrait prouver une fois de plus son utilit&#233; vis-&#224;-vis des besoins de la &#034;guerre contre la terreur&#034; que Washington m&#232;ne en Afghanistan. L'Iran peut sans doute &#234;tre une route de substitution si les lignes d'approvisionnement des forces de l'OTAN en Afghanistan via le Pakistan devenaient &#233;trangl&#233;es. L'OTAN et les Etats-Unis ne peuvent pas avoir de partenaire plus r&#233;aliste que l'Iran pour stabiliser l'Afghanistan. La coop&#233;ration de l'Iran sera utile pour pr&#233;venir la marche des Taliban dans le Nord, vers la r&#233;gion de l'Amou Daria, et pour stabiliser l'Ouest de l'Afghanistan, o&#249; les forces de l'OTAN sont menac&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'alternative serait que Washington fasse du l&#232;che-bottes &#224; Moscou pour lui demander des couloirs terrestres et a&#233;riens vers l'Afghanistan. Il semble bien que, lors de la r&#233;union du Conseil Russie/OTAN au niveau des ministres des affaires &#233;trang&#232;res qui a eu lieu &#224; Bruxelles le 7 d&#233;cembre, l'Otan ait t&#226;t&#233; le terrain. A la suite de cette r&#233;union, le ministre russe des affaires &#233;trang&#232;res, Sergue&#239; Lavrov a d&#233;clar&#233; : &#034;Nous avons discut&#233; de la situation en Afghanistan. Les int&#233;r&#234;ts vitaux concernant la s&#233;curit&#233; de la Russie et celle de l'Otan co&#239;ncident ici. Il y a &#224; la fois la menace que constitue la drogue et la menace terroriste persistante. Les deux doivent &#234;tre combattues par des efforts combin&#233;s&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lavrov a ajout&#233; : &#034;Nous [la Russie et l'OTA N] consid&#233;rons aussi d'autres possibilit&#233;s de coop&#233;ration, en particulier dans le soutien logistique &#224; la Force Internationale d'Assistance &#224; la S&#233;curit&#233; et en aidant &#224; &#233;quiper l'Arm&#233;e Nationale Afghane. Je pense qu'il y a un bon terrain d'entente &#224; ce sujet o&#249; nous pouvons avancer vers la recherche de formes d'interaction mutuellement acceptables &#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ecrivant dans le journal russe Ekspert une semaine plus tard, dans un long essai sur la politique &#233;trang&#232;re russe, Lavrov semblait rappeler les discussions &#224; Bruxelles lorsqu'il a r&#233;v&#233;l&#233; de fa&#231;on intrigante : &#034;Nous [Moscou] assistons &#224; quelques lueurs de changements qualitatifs dans l'analyse am&#233;ricaine et europ&#233;enne de la phase contemporaine des d&#233;veloppements du monde, bien que cette analyse se fasse essentiellement, jusqu'&#224; pr&#233;sent, au niveau de la communaut&#233; des experts. En m&#234;me temps, il est &#233;vident que nos partenaires pensent que le processus de r&#233;flexion a commenc&#233;. Une des conclusions qui sont trac&#233;es l&#224;-dessus est la r&#233;alisation du caract&#232;re fondamentalement non provocateur de la politique &#233;trang&#232;re russe&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec l'assassinat de Bhutto, Washington doit &#224; pr&#233;sent h&#226;ter son &#034;processus de r&#233;flexion&#034;. Il y a une d&#233;cision difficile &#224; prendre. Tant l'Iran que la Russie seraient des partenaires raisonnables dans la &#034;guerre contre la terreur&#034; en Afghanistan. Mais ni l'un ni l'autre ne r&#233;pondrait &#224; un engagement s&#233;lectif de la part de Washington. L'administration Bush aura besoin de Shylock de William Shakespeare pour peser l'avantage relatif d'impliquer l'Iran ou la Russie. C'est l&#224; o&#249; la visite &#224; venir de Bush en Isra&#235;l, dans les Territoires Palestiniens et les alli&#233;s du Golfe Persique, pourrait &#234;tre utile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une chose est d&#233;j&#224; claire : La question nucl&#233;aire iranienne refuse de dispara&#238;tre. Il se pourrait qu'elle ait pris derni&#232;rement une tournure pour le meilleur mais, ainsi que le Quotidien du Peuple chinois l'a fait remarquer, nous sommes loin d'un d&#233;nouement. Les Etats-Unis &#034;devront fomenter de nouveaux plans et concevoir de nouvelles strat&#233;gies sur la question nucl&#233;aire iranienne, &#224; la fois durant [ce qui reste de ] l'administration Bush et apr&#232;s elle&#8230; L'Iran pourrait b&#233;n&#233;ficier de la disparit&#233; entre les puissances du monde : il pourrait rechercher un environnement international et une situation strat&#233;gique plus favorables. En conclusion, les parties concern&#233;es par la question iranienne prennent actuellement en consid&#233;ration leurs propres int&#233;r&#234;ts en relation aux conditions actuelles en pr&#233;paration pour une nouvelle s&#233;rie de comp&#233;titions strat&#233;giques&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Point d'interrogation sur la strat&#233;gie globale des Etats-Unis&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais Moscou pose des difficult&#233;s encore plus fondamentales. Dans la derni&#232;re ligne droite avant la rencontre Russie/Otan &#224; Bruxelles, &#224; Moscou, un porte-parole du minist&#232;re russe des affaires &#233;trang&#232;res a soulign&#233; en d&#233;cembre, dans des commentaires exhaustifs parus dans les m&#233;dias, que &#034;les succ&#232;s autant que les complications&#034; ont embrouill&#233; les relations de Moscou avec l'alliance atlantique. Il a d&#233;clar&#233; que le travail &#224; venir ne va pas &#234;tre facile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi les domaines qui posent probl&#232;me, il a class&#233; &#034;les implications l&#233;gales internationales&#034; de la transformation de l'Otan en tant qu'organisation politique globale hors du contr&#244;le des Nations-Unies ; les structures militaires de l'Otan &#034;se rapprochant de nos fronti&#232;res&#034; ; les plans de l'Otan en vue d'un futur &#233;largissement ; les diff&#233;rences sur le trait&#233; des FCE (Forces arm&#233;es Conventionnelles en Europe) ; et, &#034;le d&#233;ploiement d'un troisi&#232;me bouclier &#233;tasunien de d&#233;fense antimissile en Europe et sa conjonction avec la recherche et le d&#233;veloppement de la d&#233;fense antimissile au sein de la structure de l'Otan&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autrement dit, dans le sc&#233;nario de l'apr&#232;s-Bhutto, Washington a besoin de retravailler sur l'ordre du jour du sommet de l'Otan &#224; venir &#224; Bucarest, en avril. Le troisi&#232;me round des plans d'&#233;largissement de l'Otan a &#233;t&#233; class&#233; comme sujet-cl&#233; de discussion &#224; Bucarest. A pr&#233;sent, le Pakistan et l'Afghanistan vont y dominer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Est-ce que Washington fera avancer les plans pr&#233;c&#233;dents pour obtenir de l'Otan qu'elle soutienne l'admission de l'Ukraine et de la G&#233;orgie ? Dans la situation actuelle de crise en Afghanistan et au Pakistan, l'administration Bush peut-elle se permettre d'agacer le Kremlin ? Un porte-parole russe a pr&#233;venu : &#034;Nous [Moscou] sommes convaincus que le processus d'&#233;largissement de l'Otan n'a rien &#224; voir avec la modernisation de l'alliance elle-m&#234;me ou pour garantir la moindre s&#233;curit&#233; en Europe. Au contraire, c'est un s&#233;rieux facteur de provocation, alourdi par l'apparition de nouvelles lignes de division et la r&#233;duction du niveau de confiance mutuelle&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Kremlin a clairement fix&#233; la limite : les Russes ne seront pas contents m&#234;me si les Etats-Unis et l'UE n'insistent pas pour forcer l'ind&#233;pendance du Kosovo ou qu'ils proc&#232;dent &#224; d&#233;ployer l'OTAN dans la r&#233;publique s&#233;paratiste en dehors de la structure du Conseil de S&#233;curit&#233; des Nations-Unies. Lavrov a soulign&#233; : &#034;La chose principale est de rechercher &#224; travailler conjointement sur une base de respect mutuel, y compris dans le respect pour l'analyse de chacun concernant les menaces, qui nous sont aujourd'hui communes&#034;. Il a insist&#233; sur le fait que si l'OTAN, au sommet de Bucarest, donnait son feu-vert &#224; la politique d'&#233;largissement en parall&#232;le avec la transformation de l'alliance, &#034;nous [Moscou] sommes convaincus que cela ne contribuerait pas &#224; renforcer notre s&#233;curit&#233; commune ou &#224; combattre nos menaces communes&#034;. La mise en garde implicite est que la coop&#233;ration dans la &#034;guerre contre la terreur&#034; pourrait &#234;tre conditionn&#233;e &#224; ce que Washington revienne sur sa politique de limitation de l'expansion de la Russie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est &#233;vident que Moscou et T&#233;h&#233;ran estiment d&#233;sormais que la crise en Afghanistan et au Pakistan a un rapport direct avec les strat&#233;gies globales de Washington. Si l'Otan &#233;choue en Afghanistan, un &#233;norme point d'interrogation surviendra sur le futur de l'alliance. Ainsi qu'un rapport de recherche du Congr&#232;s am&#233;ricain l'a fait remarquer en octobre, la mission de l'Otan en Afghanistan est &#034;un test de la volont&#233; politique de l'alliance et de ses capacit&#233;s militaires&#034;. Mais ce n'est pas tout. Ce que les membres des groupes de r&#233;flexion &#233;tasuniens opacifient est le fait que l'habilit&#233; des Etats-Unis &#224; maintenir son r&#244;le de leader transatlantique dans l'&#232;re de l'apr&#232;s-Guerre Froide soit elle-m&#234;me dans la ligne de mire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tant Moscou que T&#233;h&#233;ran ont beaucoup &#224; gagner dans un ordre mondial multipolaire o&#249; leur influence r&#233;gionale prendra de l'importance. Si Washington &#233;choue dans sa strat&#233;gie d'apr&#232;s-Guerre Froide consistant &#224; renforcer l'OTAN en attisant les images ennemies (par ex. al-Qa&#239;da), le processus vers la multipolarit&#233; gagnera substantiellement. De fa&#231;on significative, T&#233;h&#233;ran et Moscou refusent de caract&#233;riser l'assassinat de Bhutto comme &#233;tant le travail d'al-Qa&#239;da.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;action de P&#233;kin a &#233;galement &#233;t&#233; prudente. Un porte-parole du Minist&#232;re des Affaires Etrang&#232;res chinois a condamn&#233; initialement l'assassinat de Bhutto comme &#233;tant un &#034;acte de terrorisme&#034;. Mais le Ministre des Affaires Etrang&#232;res adjoint, He Yafei, qui s'est rendu le lendemain &#224; l'ambassade du Pakistan &#224; P&#233;kin pour signer le livre de condol&#233;ances, n'a pas parl&#233; du tout de terrorisme, mais il a exprim&#233; l'espoir que le peuple du Pakistan &#034;puisse surmonter la difficult&#233; actuelle le plus t&#244;t possible et sauvegarder en m&#234;me temps la stabilit&#233; sociale et le d&#233;veloppement de ce pays&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les commentateurs chinois ont not&#233; que &#034;la situation en Afghanistan s'est av&#233;r&#233;e bien plus sophistiqu&#233;e que pr&#233;vue&#034; et qu'il &#233;tait devenu difficile pour l'Otan de &#034;dissimuler la position embarrassante de ses troupes dans ce pays&#034;. Un commentaire du Quotidien du Peuple a analys&#233; l'ann&#233;e derni&#232;re que la d&#233;b&#226;cle de l'Afghanistan, coupl&#233;e avec la d&#233;t&#233;rioration des relations de l'Otan avec la Russie et l'&#233;chec des efforts de Bruxelles pour assurer un pied en Asie Centrale, ont handicap&#233; l'alliance dans son but de faire de 2007 son ann&#233;e de &#034;transformation&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce commentaire affirmait que par cons&#233;quent &#034;l'influence des Etats-Unis au sein de l'Otan a d&#233;clin&#233; et leur r&#244;le transatlantique devient incertain. Il &#233;tait largement souhait&#233; que le changement &#224; la t&#234;te de l'Allemagne, de la France et de la Grande-Bretagne puisse injecter une nouvelle vitalit&#233; aux relations entre les Etats-Unis et l'Union Europ&#233;enne. Mais il est toujours difficile de dire si la nouvelle 'tro&#239;ka' peut ouvrir la voie &#224; une situation que Washington pr&#233;disait avec optimisme&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces trois pays que sont la Russie, la Chine et l'Iran partagent ouvertement un int&#233;r&#234;t &#224; veiller &#224; ce que l'Organisation de la Coop&#233;ration de Shanghai et l'Organisation du Trait&#233; de S&#233;curit&#233; Collective jouent un r&#244;le important pour stabiliser la situation afghane. Aucun des trois n'est rest&#233; satisfait du monopole des Etats-Unis (ou de l'OTAN) sur la r&#233;solution du conflit dans une r&#233;gion d'une telle importance vitale pour leur s&#233;curit&#233;, bien qu'ils soutiennent la &#034;guerre contre la terreur&#034; en Afghanistan en tant que telle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est clair que l'assassinat de Bhutto et avec le Pakistan se retrouvant au bord du gouffre, ce qui pend au bout du nez de l'administration Bush est un d&#233;tricotage potentiel de sa strat&#233;gie globale, construite autour de la &#034;guerre contre la terreur&#034; et de &#034;l'islamo-fascisme&#034;. La solution de facilit&#233; pour s'en sortir consisterait &#224; provoquer que le G&#233;n&#233;ral Kiani devienne le &#034;nouvel homme de Washington au Pakistan&#034; afin que la chasse &#224; al-Qa&#239;da se poursuive.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M K Bhadrakumar a servi en tant que diplomate de carri&#232;re aux services &#233;trangers indiens pendant plus de 29 ans, avec des postes comprenant celui d'ambassadeur en Ouzb&#233;kistan (1995-98) et en Turquie (1998-2001).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Copyright 2008 Asia Times Online Ltd/Traduction : JFG-QuestionsCritiques.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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