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	<title>Alternatives International</title>
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	<description>We are social and political movements struggling against social injustices, neoliberalism, imperialism and war. We are building solidarity between social movements at the local, national and international level. More...</description>
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		<title>Alternatives International</title>
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		<title>Le d&#233;bat international et la d&#233;marche du mouvement altermondialiste </title>
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		<dc:date>2009-04-26T23:14:31Z</dc:date>
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		<dc:creator>Julien Lusson et Gustave Massiah </dc:creator>



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&lt;p&gt;Le G20 de Londres a &#233;t&#233; &#224; la hauteur des d&#233;sillusions pr&#233;vues. Certes plusieurs des d&#233;clarations ne manquent pas d'int&#233;r&#234;t dans la mesure o&#249; elles semblent &#224; l'oppos&#233; des principes des politiques des ann&#233;es pass&#233;es. Prenons en acte et n'h&#233;sitons pas &#224; rappeler les promesses de r&#233;gulation. Une premi&#232;re question vient ternir l'optimisme : peut-on vraiment faire confiance aux dirigeants du G20 pour mettre en place une nouvelle r&#233;gulation et en accepter les cons&#233;quences ? Pour l'instant, il ne (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.alterinter.org/?-Forum-social-mondial-" rel="directory"&gt;Forum social mondial&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le G20 de Londres a &#233;t&#233; &#224; la hauteur des d&#233;sillusions pr&#233;vues. Certes plusieurs des d&#233;clarations ne manquent pas d'int&#233;r&#234;t dans la mesure o&#249; elles semblent &#224; l'oppos&#233; des principes des politiques des ann&#233;es pass&#233;es. Prenons en acte et n'h&#233;sitons pas &#224; rappeler les promesses de r&#233;gulation. Une premi&#232;re question vient ternir l'optimisme : peut-on vraiment faire confiance aux dirigeants du G20 pour mettre en place une nouvelle r&#233;gulation et en accepter les cons&#233;quences ? Pour l'instant, il ne semble pas. L'impression qui domine est que, en dehors d'un accord sur les plans de relance, les dirigeants esp&#232;rent, ou laissent croire, que la crise se calmera en 2010, et qu'il sera bien temps de voir s'il faudra aller plus loin dans l'id&#233;e d'une r&#233;gulation consistante de l'&#233;conomie mondiale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La deuxi&#232;me question concerne les politiques &#233;conomiques des prochains mois et ce qu'elles laissent percevoir des orientations dominantes du G20. Les paradis fiscaux ont &#233;t&#233; montr&#233;s du doigt et d&#233;sign&#233;s. Mais les listes confi&#233;es &#224; l'OCDE ne sont pas tr&#232;s probantes. Surtout, seule l'&#233;vasion fiscale est mise en cause et rien n'est avanc&#233; sur les trous noirs de l'&#233;conomie mondiale. Les multinationales, les banques et les mafias pourront continuer &#224; mener la danse en fonction des seuls int&#233;r&#234;ts de leurs actionnaires cach&#233;s. Aucune r&#233;elle pr&#233;occupation n'est apparue concernant la redistribution des richesses. La relance se traduit par des cr&#233;dits massifs, mais pour les banques et les entreprises, qui continuent pourtant de licencier tout en r&#233;mun&#233;rant grassement leurs cadres-dirigeants. Les super riches ont &#233;t&#233; pri&#233;s d'&#234;tre discrets, ce qui leur para&#238;t d&#233;j&#224; insupportable. Les pauvres sont pri&#233;s d'attendre sans faire trop de bruit. Le commerce mondial et la croissance ont &#233;t&#233; r&#233;affirm&#233;s. Le FMI et la Banque mondiale ont &#233;t&#233; f&#233;licit&#233;s, dot&#233;s et promus. Pas de remise en cause de leurs statuts ou des droits de vote, pompeusement appel&#233;s &#171; gouvernance &#187;. Pas question de critiquer les politiques &#233;conomiques impos&#233;es, fi&#232;rement revendiqu&#233;es et toujours marqu&#233;es du sceau du n&#233;olib&#233;ralisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et pourtant le changement est indispensable. Il viendra n&#233;cessairement de l'approfondissement de la crise qui, au prix des souffrances des plus fragiles, viendra d&#233;montrer qu'il ne s'agit pas d'un mauvais r&#234;ve dont pourraient sortir les puissants sans risque pour leurs pouvoirs et leurs privil&#232;ges. Il viendra surtout des r&#233;sistances locales et nationales qui r&#233;pondent &#224; des situations insupportables et qui prennent conscience de la duplicit&#233; des dirigeants politiques qui ont r&#233;ussi &#224; garder leurs places malgr&#233; leurs responsabilit&#233;s dans la crise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le d&#233;bat international sur les orientations strat&#233;giques&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la situation actuelle, la tendance est &#224; l'ouverture. Par rapport &#224; la p&#233;riode Bush, la victoire d'Obama offre des perspectives qui ne se r&#233;duisent pas &#224; la d&#233;fense du n&#233;olib&#233;ralisme et aux d&#233;rives n&#233;o-conservatrices. Pour autant, rien n'est gagn&#233; et la nouvelle politique des Etats-Unis ne se d&#233;gagera pas, sans ruptures difficiles, de la stricte d&#233;fense de leurs int&#233;r&#234;ts et de leur h&#233;g&#233;monie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le d&#233;bat sur les orientations strat&#233;giques s'organise autour de trois p&#244;les, d&#232;s lors qu'on laisse de c&#244;t&#233; le G20 surtout pr&#233;occup&#233; par des consid&#233;rations tactiques et attentistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#9830; Le premier p&#244;le est organis&#233; autour des instances les plus ouvertes des Nations unies. Il s'agit d'abord de l'Assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale des Nations unies, le &#171; G192 &#187; comme le d&#233;signe son pr&#233;sident Miguel d'Escotto. Elle a confi&#233; &#224; la commission d'experts pr&#233;sid&#233;e par Joseph Stiglitz, un travail de propositions qui doivent &#234;tre discut&#233;es &#224; la session annuelle de l'Assembl&#233;e en septembre 2009. Cette session sera pr&#233;par&#233;e par une Conf&#233;rence des Nations unies, du 1er au 3 juin 2009 (UN Conference on the World Financial and Economic Crisis and its Impact on Development). Les recommandations de la Commission Stiglitz (&#171; Recommandations de la Commission d'experts au pr&#233;sident de l'Assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale des Nations unies sur la r&#233;forme du syst&#232;me mon&#233;taire et financier international &#187; (19 mars 2009) ) pourront &#234;tre confort&#233;es par deux rapports du syst&#232;me des Nations unies : celui de l'OIT qui propose un plan mondial pour l'emploi (&#171; Tendances mondiales de l'emploi &#187; (janvier 2009) ) et celui de la CNUCED qui propose une r&#233;forme du commerce mondial et des politiques de d&#233;veloppement (&#171; The global economic crisis: Systemic Failures and Multilateral Remedies &#187; (19 mars 2009) ).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces trois documents sont porteurs d'un programme r&#233;formateur de l'&#233;conomie mondiale qui pourrait servir de r&#233;f&#233;rence aux d&#233;bats des Nations Unies. Leur approche, souvent qualifi&#233;e de Green New Deal, pr&#233;conise une r&#233;gulation publique qui s'inspire de l'esprit de Bretton Woods et qui reprend &#224; son compte quelques-uns des paradigmes keyn&#233;siens adapt&#233;s &#224; une &#233;conomie ouverte plut&#244;t qu'&#224; une r&#233;gulation nationale et &#224; la prise de conscience des limites &#233;cologiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le rapport de la CNUCED propose d'en finir mondialement avec les march&#233;s financiers d&#233;r&#233;glement&#233;s et avance l'id&#233;e d'une rer&#233;glementation multilat&#233;rale et concert&#233;e via l'ONU et une conception du commerce mondial qui refuse les dumpings sociaux, &#233;cologiques, fiscaux et mon&#233;taires. Le rapport de l'OIT met l'accent sur la lutte contre le ch&#244;mage, dont il pr&#233;voit une explosion. Il pr&#233;conise l'extension des syst&#232;mes d'assurance et d'indemnisation des ch&#244;meurs, la promotion du travail d&#233;cent pour lutter contre la pr&#233;carit&#233;, des investissements publics dans les infrastructures et le logement ainsi que dans les emplois verts (voir son rapport &#171; Emplois verts : Pour un travail d&#233;cent dans un monde durable, &#224; faibles &#233;missions de carbone &#187; -septembre 2008) , le soutien aux PME et le d&#233;veloppement du dialogue social &#224; tous les niveaux. Le rapport Stiglitz refl&#232;te &#233;galement une conscience aigu&#235; de la n&#233;cessit&#233; des r&#233;gulations et r&#233;orientations d'un syst&#232;me mondial de plus en plus incontr&#244;l&#233;. Il sacrifie bien &#224; des envol&#233;es rituelles sur le commerce mondial et la lutte contre le protectionnisme. Mais il y a aussi des ouvertures sur les fonds additionnels mondiaux (les droits de tirage sp&#233;ciaux) articul&#233;s aux grandes devises, les monnaies r&#233;gionales, les nouveaux paradigmes du d&#233;veloppement, la r&#233;forme des institutions internationales, la r&#233;duction r&#233;elle des paradis fiscaux et judiciaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#9830; Le deuxi&#232;me p&#244;le est celui du mouvement syndical international qui occupe une place centrale dans les mobilisations sociales et citoyennes contre les effets n&#233;fastes de la crise. Ses recommandations sont &#233;nonc&#233;es dans la &#171; D&#233;claration syndicale internationale pour le Sommet de Londres &#187; (26 mars 2009) , laquelle compl&#232;te une r&#233;flexion engag&#233;e depuis plusieurs mois par le TUAC sur la r&#233;glementation financi&#232;re (voir notamment &#171; Retour &#224; la r&#233;glementation suite &#224; la crise financi&#232;re mondiale. Document d'orientation &#187; (novembre 2008) .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mouvement syndical inscrit ses revendications de court et moyen terme dans une perspective de d&#233;veloppement durable &#224; laquelle il porte une grande attention. Il s'agit de travailler non seulement &#224; enrayer la crise au plus vite, mais aussi &#224; organiser une &#233;conomie mondiale plus juste et plus soutenable pour les g&#233;n&#233;rations futures. Il pr&#233;conise un plan international de relance et de croissance durable coordonn&#233;, qui recoupe, en les pr&#233;cisant, une partie des propositions du plan de l'OIT et articule tr&#232;s court et moyen termes : investissements massifs pour l'emploi dans le d&#233;veloppement d'infrastructures stimulant la croissance de la demande et la productivit&#233; de moyen terme ainsi que dans le soutien aux bas revenus, politiques actives du march&#233; du travail, d&#233;veloppement des filets de s&#233;curit&#233; sociale, investissement dans une &#171; &#233;conomie verte &#187; visant une croissance &#224; faible &#233;mission de carbone, d&#233;veloppement de l'acc&#232;s aux ressources et renforcement des marges de man&#339;uvre politiques permettant aux &#233;conomies &#233;mergentes et en d&#233;veloppement de poursuivre des strat&#233;gies anti-cycliques (il est ici question d'un changement de paradigme politique). S'il insiste sur l'implication du mouvement syndical dans la d&#233;cision publique, il ne prend pas suffisamment en compte les questions qui sont mises en avant par le mouvement social et citoyen, notamment l'agriculture paysanne, les diff&#233;rentes dimensions de la pauvret&#233;, l'approfondissement des in&#233;galit&#233;s et les discriminations, l'emploi informel, l'&#233;conomie sociale et solidaire et surtout celle des migrations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#9830; Le troisi&#232;me p&#244;le du d&#233;bat international est port&#233; par les mouvements sociaux et citoyens, associations, syndicats et r&#233;seaux dont plus de 300 ont sign&#233; au Forum Social Mondial des propositions que l'on trouvera dans la D&#233;claration de Belem du 1er f&#233;vrier 2009 &#171; Pour un nouveau syst&#232;me &#233;conomique et social. Mettons la finance &#224; sa place ! &#187; , d&#233;claration que plusieurs ATTAC du monde ont approfondie dans le &#171; Document de r&#233;f&#233;rence. Pour un nouveau mod&#232;le &#233;conomique et social. Mettons la finance &#224; sa place &#187; (26 mars 2009) .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces propositions esquissent des alternatives qui doivent &#234;tre avanc&#233;es d&#232;s maintenant. Elles concernent le r&#244;le pr&#233;dominant &#224; attribuer aux Nations unies dans la r&#233;glementation du syst&#232;me international, la socialisation du syst&#232;me bancaire, le contr&#244;le strict des mouvements de capitaux, l'&#233;volution des formes de propri&#233;t&#233;, la n&#233;cessit&#233; de lier les revenus au travail. Elles rejoignent la commission Stiglitz et le p&#244;le syndical international sur la cr&#233;ation de monnaie de r&#233;serve r&#233;gionale. Mais elles dessinent une perspective de d&#233;mocratisation radicale de l'&#233;conomie. Elles restent pour autant &#233;vasives sur les formes de l'implication citoyenne et civile dans la r&#233;gulation et sur les implications radicales d'une prise en compte des contraintes &#233;cologiques. Mais elles se prolongent dans les discussions actuelles qui explorent, &#224; partir notamment des travaux de la commission britannique pour le d&#233;veloppement durable, une d&#233;marche radicalement alternative, celle de &#171; la prosp&#233;rit&#233; sans la croissance &#187; (Sustainable Development Commission UK, &#171; Prosperity without growth ? The transition to a sustainable economy &#187; (30 mars 2009) .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La strat&#233;gie du mouvement altermondialiste&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux des p&#244;les du d&#233;bat, le mouvement syndical international et la d&#233;claration de B&#233;l&#232;m sur la crise, sont des r&#233;f&#233;rences pour le mouvement altermondialiste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mouvement syndical mondial est conscient des n&#233;cessaires transformations, il est aussi soucieux de n&#233;gocier des propositions de court terme par rapport &#224; la situation imm&#233;diate des salari&#233;s, et conscient de la n&#233;cessit&#233; d'articuler les deux dimensions. Plusieurs mouvements partagent cette d&#233;marche, notamment les organisations paysannes et les associations de solidarit&#233;, et particuli&#232;rement celles engag&#233;es dans l'Action mondiale contre la pauvret&#233; (Global Call Against Poverty).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mouvement altermondialiste est conscient de l'importance des mesures imm&#233;diates &#224; prendre par rapport au d&#233;sastre &#233;conomique et &#233;cologique. Il est tr&#232;s attentif &#224; prendre en compte les autres dimensions d'une crise d&#233;finie comme une crise globale de la mondialisation capitaliste et comme une crise civilisationnelle. Pour une large part de ce mouvement, il s'agit de s'inscrire dans la recherche et la mise en &#339;uvre d'orientations alternatives correspondant au d&#233;passement du syst&#232;me dominant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mouvement altermondialiste est aussi tr&#232;s attentif au d&#233;bat dans les Nations unies. La commission Stiglitz regroupe des r&#233;formateurs pour qui une nouvelle r&#233;gulation mondiale est une condition n&#233;cessaire, et pour beaucoup d'entre eux, suffisante pour sortir de la crise. Ils sont confront&#233;s &#224; la morgue des n&#233;olib&#233;raux qui tiennent toujours la barre et ne sont pas pr&#234;ts &#224; c&#233;der leur place. De ce fait, ils peuvent &#234;tre amen&#233;s &#224; radicaliser leurs propositions et auront besoin de rechercher des alliances. Les altermondialistes sont, pour leur part, conscients qu'une r&#233;gulation publique mondiale est n&#233;cessaire et que la dimension &#233;cologique est un d&#233;fi majeur. M&#234;me si ces r&#233;formes ne leur paraissent pas suffisantes par rapport &#224; la hauteur des enjeux, ils ne peuvent rester indiff&#233;rents aux opportunit&#233;s ouvertes &#224; court terme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale des Nations unies doit discuter en septembre des propositions avanc&#233;es par rapport &#224; la crise financi&#232;re, &#233;conomique et &#233;cologique. Cette session peut &#234;tre l'occasion d'enrichir le d&#233;bat international sur les orientations strat&#233;giques pour r&#233;pondre &#224; la crise globale de la mondialisation capitaliste et de populariser les approches et les propositions des diff&#233;rentes composantes du mouvement altermondialiste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certains sont sceptiques par rapport aux Nations unies et pensent qu'on ne peut rien en attendre tant que leur r&#233;forme radicale n'aura pas &#233;t&#233; men&#233;e &#224; bien. Pourtant le G20, qui camoufle bien mal le G7 qui le contr&#244;le, n'a jamais tranch&#233; dans un sens d'&#233;galit&#233; ou de justice sociale. Alors que les conf&#233;rences mondiales des Nations unies ont fait progresser bien des d&#233;bats comme &#224; Rio, en 92, sur l'environnement et le d&#233;veloppement, et &#224; Vienne, en 94, qui a permis l'adoption du protocole additionnel sur les droits &#233;conomiques, sociaux et culturels. Le levier du changement capable de peser sur les Nations unies est constitu&#233; par les r&#233;sistances sociales et citoyennes, la mobilisation des mouvements syndicaux et associatifs &#224; l'&#233;chelle mondiale, les prises de position des autorit&#233;s locales. Le soutien de quelques gouvernements progressistes relayant ces positions et l'&#233;cho aupr&#232;s de nombreux gouvernements de pays pauvres marginalis&#233;s par les directoires et humili&#233;s par le G8 sont de nature &#224; faire pencher la balance aux Nations unies et &#224; donner un plus grand &#233;cho &#224; des positions progressistes. Ces positions pourraient influencer ceux qui assument un r&#244;le contest&#233; de directoire mais qui disposent de pouvoirs r&#233;els et de grandes responsabilit&#233;s. Elles pourraient d&#233;boucher sur des avanc&#233;es du droit international, sur des r&#233;formes radicales des institutions internationales et sur un nouveau syst&#232;me de r&#233;gulation mondial aujourd'hui devenu indispensable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mouvement altermondialiste, &#224; travers ses diff&#233;rentes composantes, peut prendre en compte les diff&#233;rents horizons de la crise globale de la mondialisation capitaliste et pr&#233;ciser l'articulation de ses r&#233;ponses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le fondement de ces r&#233;ponses est form&#233; par les r&#233;sistances sociales, populaires et citoyennes aux politiques dominantes de r&#233;ponse &#224; la crise : l'explosion du ch&#244;mage et de la pr&#233;carisation, l'extension de la pauvret&#233;, l'approfondissement des in&#233;galit&#233;s et des discriminations, la criminalisation des mouvements et des r&#233;sistances, la restriction des libert&#233;s par les r&#233;ponses s&#233;curitaires et r&#233;pressives, la d&#233;stabilisation et le recours aux conflits et aux guerres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'intervention, &#224; court terme, dans le d&#233;bat international, sur les propositions de r&#233;gulation publique de l'&#233;conomie mondiale, devrait privil&#233;gier le syst&#232;me des Nations unies &#224; partir des propositions soumises &#224; l'Assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale par un p&#244;le r&#233;formateur qui s'exprime &#224; partir du rapport de la Commission Stiglitz et des rapports de l'OIT et de la CNUCED.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le soutien et la discussion, &#224; court et moyen terme, des recommandations du mouvement syndical international, permettrait de peser sur les propositions du p&#244;le r&#233;formateur pour pr&#233;venir les offensives des forces n&#233;o-lib&#233;rales et n&#233;o-conservatrices qui sont toujours actives et souvent dominantes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La mise en avant, d&#232;s maintenant, de la construction des alternatives au syst&#232;me actuel, pr&#233;parerait le plus long terme, &#224; partir des pratiques sociales d'innovation et de r&#233;sistance et de la popularisation des propositions mises en avant par le Forum social mondial.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Julien Lusson et Gustave Massiah sont membres de IPAM (Paris) et d'Alternatives-International.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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