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	<title>Alternatives International</title>
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	<description>We are social and political movements struggling against social injustices, neoliberalism, imperialism and war. We are building solidarity between social movements at the local, national and international level. More...</description>
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		<title>Alternatives International</title>
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		<title>La dette odieuse du Kenya</title>
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		<dc:date>2006-12-01T19:25:59Z</dc:date>
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		<dc:language>en</dc:language>
		<dc:creator>NJEHU Njoki, AMBROSE Soren</dc:creator>



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&lt;p&gt;Avant sa r&#233;cente d&#233;b&#226;cle, l'ancien Ministre des Finances David Mwiraria a fait les gros titres &#224; la mi-janvier en demandant l'annulation de la dette ext&#233;rieure du Kenya. Cette demande, formul&#233;e dans le contexte de la s&#233;cheresse actuelle, d'une visite du c&#233;l&#232;bre &#233;conomiste Jeffrey Sachs et de la publication d'un rapport de l'ancien Ministre de la planification Anyang Nyong'o, a fait l'objet d'un consensus inhabituel entre le gouvernement et ses critiques. &lt;br class='autobr' /&gt;
Mwiraria avait auparavant &#233;t&#233; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.alterinter.org/?-Forum-social-mondial-" rel="directory"&gt;Forum social mondial&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Avant sa r&#233;cente d&#233;b&#226;cle, l'ancien Ministre des Finances David Mwiraria a fait les gros titres &#224; la mi-janvier en demandant l'annulation de la dette ext&#233;rieure du Kenya. Cette demande, formul&#233;e dans le contexte de la s&#233;cheresse actuelle, d'une visite du c&#233;l&#232;bre &#233;conomiste Jeffrey Sachs et de la publication d'un rapport de l'ancien Ministre de la planification Anyang Nyong'o, a fait l'objet d'un consensus inhabituel entre le gouvernement et ses critiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mwiraria avait auparavant &#233;t&#233; r&#233;ticent &#224; demander l'annulation de la dette, arguant du fait que cela pourrait porter pr&#233;judice &#224; la notation financi&#232;re du Kenya. Malheureusement, la demande est venue trop tard, sept mois apr&#232;s la fin des n&#233;gociations qui ont abouti &#224; l'accord du G8 annulant la part multilat&#233;rale de la dette de 13 Etats africains.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans tous les cas, la d&#233;mission de Mwiraria trois semaines plus tard, suite &#224; une s&#233;rie de pr&#233;somptions de corruption, vint probablement d&#233;tourner le peu d'attention que sa demande avait pu lui apporter. En effet, les repr&#233;sentants officiels du FMI et de la Banque mondiale qui lurent ses premiers commentaires eurent certainement quelque plaisir &#224; l'id&#233;e que son appel serait d&#233;sormais terni et consid&#233;r&#233; encore une fois comme la tentative d'un ministre corrompu de contourner les r&#232;gles du jeu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais Mwiraria n'&#233;tait pas le seul ministre &#224; &#233;mettre cette revendication. Le 27 janvier, le Ministre des Affaires &#233;trang&#232;res, Raphael Tuju, indiqua que la recherche d'une annulation de la dette allait d&#233;finir les engagements vis-&#224;-vis des partenaires multilat&#233;raux. Scandales et probl&#232;mes de calendriers mis &#224; part, les Kenyans devraient faire bon accueil au changement de position du gouvernement sur la question de l'annulation de la dette et demander qu'il aille jusqu'au bout. Car c'est la reconnaissance bien tardive que le paiement de la dette ext&#233;rieure, qui utilise environ 22% du budget annuel, repr&#233;sente un poids significatif, inutile et injuste, qui tire l'&#233;conomie kenyane vers le bas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aucun des scandales de corruption qui font la une des journaux aujourd'hui ne pourra changer quoi que ce soit &#224; propos du scandale qui dure depuis 25 ans et que constitue la crise internationale de la dette.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mwiraria, Nyong'o, Tuju et Sachs ont tous raison quand ils disent que le Kenya ne pourra pas atteindre les Objectifs du Mill&#233;naire pour le D&#233;veloppement (OMD), bien que tr&#232;s modestes, tant que la dette ne sera pas &#233;limin&#233;e. Ils ont raison, aussi, de ne pas tenir compte du pr&#233;tendu risque pour la notation financi&#232;re du Kenya en exigeant l'annulation de la dette. Au cours de l'ann&#233;e derni&#232;re, le Nigeria et l'Argentine ont d&#233;montr&#233; que les gouvernements qui tiennent t&#234;te aux cr&#233;anciers et placent les int&#233;r&#234;ts de leur peuple en premier ne sont pas p&#233;nalis&#233;s, mais r&#233;compens&#233;s par un respect financier et politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et bien qu'ils n'insistent pas dessus, les militants anti-dette de ces derni&#232;res ann&#233;es auraient raison de souligner que le quotidien de la dette dans lequel le FMI et la Banque mondiale ont maintenu le Kenya et des dizaines d'autres pays en d&#233;veloppement est nourri de r&#233;clamations (de cr&#233;ances) qui ont &#233;t&#233; depuis pr&#233;sent&#233;es comme ill&#233;gitimes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si le Parlement acc&#233;dait aux demandes de la soci&#233;t&#233; civile de rendre public le registre de la dette, il serait facile de prouver que la plupart de ces dettes sont la cons&#233;quence de projets et de programmes auxquels les Kenyans n'ont jamais donn&#233; leur accord, et qui firent plus de mal que de bien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est sur la base de tels arguments que les Etats-Unis et d'autres grandes puissances ont n&#233;goci&#233; avec succ&#232;s l'annulation de la dette irakienne. Pourquoi les Kenyans devraient-ils payer pour la corruption pass&#233;e ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut se souvenir que c'est &#224; cause de ces dettes et des conditions d'asservissement que le FMI et la Banque mondiale imposent aux pays endett&#233;s que la souverainet&#233; du Kenya est compromise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;limination de la dette ext&#233;rieure du Kenya est une condition n&#233;cessaire &#224; la r&#233;alisation des OMD et &#224; un d&#233;but de restauration de la souverainet&#233; &#233;conomique et politique du Kenya. Mais, comme le d&#233;nouement des scandales Goldenberg et Anglo Leasing le d&#233;montrent, ce n'est pas une condition suffisante pour y parvenir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si les Kenyans veulent un jour que justice soit faite dans le syst&#232;me &#233;conomique globalis&#233;, ils doivent exiger de leurs &#233;lites politiques une v&#233;ritable responsabilit&#233;. Non pas parce que la BM, le FMI, l'ambassadeur am&#233;ricain ou Sir Edward Clay le disent, mais parce qu'une telle justice n'aurait pas de sens sans un gouvernement national d&#233;vou&#233; au responsable exercice de la souverainet&#233; &#233;conomique et politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tant que la population, les m&#233;dias et les cr&#233;anciers consid&#232;reront que le gouvernement est redevable en premier chef &#224; ses cr&#233;anciers, le Kenya aura peu de chance de se lib&#233;rer de la corruption, ou de regagner sa souverainet&#233; &#233;conomique et politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant une grande partie de ces quinze derni&#232;res ann&#233;es, le Kenya a vu les bailleurs de fonds cibler la corruption et interrompre l'aide. L'int&#233;grit&#233; doit &#234;tre totale : elle ne saurait &#234;tre impos&#233;e depuis l'ext&#233;rieur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;cemment, le Vice-Pr&#233;sident en charge de l'Afrique pour la Banque mondiale, Gobind Nankani, s'est exprim&#233; dans la presse au sujet de Anglo Leasing, disant qu'il &#233;tait tr&#232;s important que le gouvernement fasse la preuve de son attachement &#224; la bonne gouvernance par des actes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#251;r, ses propos vont &#234;tre lus par tous comme faisant moins r&#233;f&#233;rence &#224; ce dont ont besoin les Kenyans qu'&#224; ce sur quoi la Banque mondiale va insister avant d'apporter davantage d'aide.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La d&#233;cision consciente de rediriger nos attentes sur la responsabilit&#233; est n&#233;cessaire. C'est aux Kenyans d'encadrer, d'animer et de conclure ce d&#233;bat, et non pas &#224; la Banque mondiale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s avoir exig&#233; une responsabilit&#233; durable et sinc&#232;re de la part de nos hommes politiques, ceux-ci devraient demander une gouvernance d&#233;mocratique qui fonctionne dans les int&#233;r&#234;ts du peuple et non dans ceux de la Banque mondiale et des gouvernements &#233;trangers dont elle repr&#233;sente les int&#233;r&#234;ts. Et par d&#233;finition, la gouvernance d&#233;mocratique est incompatible avec les conditions et les contr&#244;les exorbitants impos&#233;s par le FMI, la Banque mondiale et les autres cr&#233;anciers officiels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors que nous saluons le changement de cap de Mwiraria comme une preuve de la responsabilit&#233; &#233;conomique grandissante au sein du gouvernement, nous devrions aussi nous rappeler l'une des mesures significatives prises par Mwiraria alors qu'il &#233;tait encore Ministre des Finances : l'ind&#233;pendance du budget vis-&#224;-vis des fonds des donateurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est une premi&#232;re dans la r&#233;gion et une &#233;tape concr&#232;te vers la revendication de la souverainet&#233; kenyane. Elle m&#233;rite d'&#234;tre suivie d'autres avanc&#233;es, afin de coupler responsabilit&#233; &#233;conomique et autonomie budg&#233;taire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous pouvons commencer d&#232;s aujourd'hui &#224; exiger que le Kenya retrouve sa souverainet&#233; et d&#233;finisse des orientations rationnelles pour des priorit&#233;s nationales en demandant au gouvernement qu'il fasse preuve de responsabilit&#233; lorsqu'il signe des ch&#232;ques pour le remboursement de dettes ill&#233;gitimes, d&#233;tournant ainsi des ressources nationales cruciales pour un peuple affam&#233; et des Kenyans au ch&#244;mage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une bonne gouvernance impliquerait que le gouvernement kenyan d&#233;clare, sans aucune ambigu&#239;t&#233;, que, pour le bien de son peuple et l'accomplissement de la justice, il s'appr&#234;te &#224; r&#233;pudier une dette qui a appauvri et contraint les Kenyans durant de si longues ann&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette d&#233;cision n'aurait que peu de chance de s'attirer les bonnes gr&#226;ces de la Banque mondiale ou m&#234;me de Sir Clay, mais, en pla&#231;ant le peuple devant les cr&#233;anciers, ce serait le d&#233;but d'une v&#233;ritable responsabilit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;NJEHU Njoki, AMBROSE Soren&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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