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Du colonialisme aux NOUVELLES FORMES DE RACISME dans les pays développés

Mercredi 2 juillet 2008, par Mireille Mendès France

Dans le contexte de l’après guerre, marqué par la lutte idéologique entre le bloc occidental et le bloc socialiste, émerge la prise de conscience collective pour lutter contre tout type de domination et contre toutes les formes de marginalisation des peuples. Cela a représenté un pas historique qui a montré aux peuples opprimés qu’il est possible de construire des alternatives. Bandung s’inscrit dans cet espace et est le résultat d’évènements extrêmement importants qui ont eu des conséquences politico-idéologiques sur les différentes luttes de libération nationale et de conquête de l’indépendance.

Les peuples jusque là ignorés et dépossédés de tout droit, considérés comme assujettis à la métropole, sous l’idée force du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, se rebellent contre le statut quo imposé par la violence de la domination coloniale des Etats européens. C’est au cours de ces années 1950-1960 qu’un troisième monde émerge : le tiers-monde qui revendique lui aussi sa place dans les relations internationales et sa part dans le partage des richesses de la planète. C’est dans ce contexte que Fanon s’inscrit, il est important pour lui que tous les peuples colonisés fassent valoir leur droit et que le droit international s’applique à tous. Il exhorte, dans les Damnés de la terre, le tiers monde à sortir du face à face à l’Europe et de trouver des solutions aux problèmes auxquels il est confronté et que cette dernière n’a pas su résoudre.

Un espoir naît lorsque le tiers-monde affirme pour la première fois son existence en avril 1955 à Bandung. L’axe d’action des principaux participants s’ articulait autour du rassemblement des pays pauvres, de la lutte contre le colonialisme et contre la ségrégation raciale.
La déclaration en faveur du développement, de la paix et de la coopération internationales adoptée lors de cette conférence reflète l’état d’esprit des peuples et l’irruption, tout à fait inattendue, de nouveaux acteurs exclus du partage du pouvoir dans la société internationale de l’après-guerre. En affirmant que le colonialisme et l’exploitation, sous toutes ses formes, est la négation des droits humains et un obstacle pour le développement et la paix, cette déclaration constitue un cri de bataille qui légitime et légalise le droit des peuples, soumis à l’occupation étrangère, à disposer d’eux-mêmes.

Entre autres, la Conférence proclame :

1) Respect des droits humains fondamentaux en conformité avec les buts et les principes de la Charte des Nations Unies ;
2) Respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de toutes les Nations ;
3) Reconnaissance de l’égalité de toutes les races et de l’égalité de toutes les Nations, petites et grandes ;

La pratique et la pensée de Fanon se place dans ce contexte où les opprimés, les peuples soumis à la domination coloniale, ont pris leur destin en main.

Mais que se passe t il aujourd’hui pour que Bandung et la mobilisation des pays du Tiers monde soient si présents dans de nombreux esprits comme sont actuels certains des propos de Fanon qui dénonçait en son temps « cette vieille Europe qui n’en finit pas de mourir » et qui affirmait « je me découvre un jour dans le monde et je me reconnais un seul droit : celui d’exiger de l’autre un comportement humain. Un seul devoir. Celui de ne pas renier ma liberté au travers de mes choix » Peau noire et masques blancs.

Aussi bien de la part de cette vieille Europe que des autres pays occidentaux les comportements, encore aujourd’hui, sont bien peu humains à l’égard des pays en développement et combien la liberté des populations est systématiquement reniée ! Faut il parler de la Palestine, du Sahara occidental, de l’Irak, de l’Afghanistan, de Haïti, du Paraguay… occupés par les forces militaires américaines, de Cuba maintenu au ban des Nations par une décision unilatérale….

L’autre domaine où la violence occidentale s’exerce concerne toutes les personnes qui migrent, quelque soient les raisons. Elles sont de par le monde près de 175 millions, pour elles, il s’agit de la seule et unique stratégie de survie. Les migrations sont devenues une des questions sociales, économiques et politiques les plus délicates de ces dix dernières années dont les racines se trouvent dans les rapports inégaux, dans des situations d’appauvrissement des populations des pays du sud, soumises aux thérapies de choc et victimes des programmes d’ajustement structurel décidés par les institutions financières européennes et internationales et qui ont provoqué des ravages dans ces pays. A l’instar des problématiques posées par la mondialisation néolibérale, la migration est elle aussi plus que jamais au coeur des débats des pays développés

Les pays convoités par les migrations, pour se protéger, veillent et produisent des lois afin de ne pas partager une partie de leurs richesses qui proviennent directement des pays dont est issue cette migration, il n’est qu’à prendre le cas du Niger où AREVA, entreprise française, continue d’exploiter l’uranium nigérien et ainsi a permis à la France de devenir le 4ème producteur mondial d’un minerai dont elle n’a aucun gisement dans ses sols.

Avec la politique d’immigration répressive et violatrice des droits humains fondamentaux, on assiste à l’institutionnalisation légale de la xénophobie. Les pays occidentaux préfèrent détourner le regard des causes profondes de l’immigration que sont le déséquilibre et les inégalités économiques du monde et l’extrême pauvreté, en d’autres mots, le sous-développement. Ainsi l’immigration est un des révélateurs dramatiques des déséquilibres socio-économiques aggravés par la globalisation imposée par l’économie néolibérale qui provoque la paupérisation galopante des pays sous-développés.

Les pays membres de l’Union européenne ont pris des mesures législatives qui matérialisent une politique de criminalisation et de stimagtisation des migrants qui sont idéologiquement et directement reliés à la criminalité transfrontalière et au terrorisme.
Cette politique s’encadre dans un enfermement identitaire que traduit le refus de la diversité. En France, par exemple, l’enfermement identitaire (la création du Ministère de l’immigration et de l’identité nationale et du co développement n’est pas le fait du hasard mais en est la preuve !) se manifeste à deux niveaux : le système des valeurs, d’une part, et les expressions et signes culturels, d’autre part.
En ce qui concerne les systèmes de valeurs, l’enjeu de l’enfermement identitaire est révélé par une approche dominante de l’intégration-assimilation qui, en conditionnant l‘intégration de l’immigré exclusivement à l’acceptation et au respect des valeurs du pays d’accueil, postule l’inexistence de valeurs humaines culturelles ou religieuses du migrant ou du demandeur d’asile.

Les lois mises en œuvre aujourd’hui et particulièrement en France, renvoient à celles qui ont vu le jour en Algérie de 1924 à la veille de l’indépendance de ce même pays. Il suffit de se référer au Code de l’indigénat, code de l’esclavage, dont le but était d’une part, d’empêcher la venue en France de travailleurs algériens qui auraient pu s’émanciper et développer leur conscience de classe et d’autre part, de garder en Algérie, pour les colons, une main d’œuvre assouplie et à bon marché permettant aux possédants de réaliser des profits scandaleux. Ce code obligeait les candidats au départ à produire une carte d’identité, un extrait de casier judiciaire, une justification de pécule de 150 francs et le versement d’une caution destinée à couvrir les frais de rapatriement (Colonisés-immigrés et « périls migratoires », origines et permanence du racisme ou d’une xénophobie d’Etat, Olivier Le Cour Grandmaison, in Etudes et conflits , n°69, 2008). Ces mêmes mesures seront prises, la même année, en Afrique occidentale française et peu de temps après en Indochine. L’objectif avoué était de limiter l’émigration vers d’autres possessions françaises ou étrangères en contrôlant les mouvements de population en contrôlant les mouvements de population mais aussi de renforcer l’efficacité des mesures prises pour contrôler les frontières de la Plus grande France, cité ainsi dans le décret du 24 avril 1928.

Les mêmes éléments ont fait leur retour dans différentes lois à propos des migrations et plus particulièrement dans le CESEDA voté en 2006 par les parlementaires français… Son objectif est de limiter les migrations mais aussi de choisir « son migrant »…

Cette approche, négatrice, en dernière analyse, de l’humanité même du migrant, de l’étranger ou du demandeur d’asile, participe en fait de la vieille idéologie de la hiérarchisation des cultures, des races et des civilisations, sur laquelle se sont fondées historiquement toutes les dominations de peuples et la légitimation de la culture et des mentalités racistes, formant ainsi un terreau fertile pour toutes les formes anciennes et modernes de racisme et de
xénophobie.

S’organise ici la continuation de la domination du blanc européen sur une partie du monde. Le colonialisme n’est pas mort, il fait même un retour basé sur de nouvelles formes mais tout aussi violentes que celles qui étaient en œuvre sous la période, ouvertement affirmée, du colonialisme. Il est, dès lors, facile de redire avec Frantz Fanon que la vieille Europe n’est toujours pas morte, qu’elle n’en finit pas de mourir et de nous faire mourir avec elle.

Devant la force d’un rouleau compresseur de la mondialisation néo libérale, les dérégulations sociales et économiques qu’elle entraîne, peu importe que les immigrés ou les demandeurs d’asile soient renvoyés dans leur pays d’origine même s’ils y risquent leur vie, ou être exposés à la torture ou à des traitements inhumains, cruels et dégradants. Peu importe à l’Europe que des jeunes viennent écraser leur vie sur les murs de Ceuta ou Melilla ou viennent la noyer au large du Cap vert ou près des îles italiennes.

Ces dérégulations touchent, bien entendu, les migrants avec la mise en place de conditions d’accueil, d’entrée sur le territoire, d’asile, de plus en plus drastiques. Il n’est qu’à rappeler les lois votées en France et qui concernent les dispositions relatives à la sécurité et aux contrôles frontaliers ou celui concernant la précision des conditions d’exercice des droits civils, économiques et sociaux des étrangers en France ou encore celui sur l’immigration et l’asile, ou les différents traités visant à lutter contre les migrations mais aussi à approfondir la coopération transfrontalière, ainsi du traité multilatéral basé sur une logique sécuritaire et répressive, et sur la peur organisée de l’autre. Au prétexte de mieux lutter contre le terrorisme, la criminalité transfrontalière et la migration illégale. Le texte enferme ainsi, dans la même catégorie, événements sportifs, terrorisme, criminalité transfrontalière, migration, manifestations de syndicats, mouvements sociaux, et amalgame certains des droits fondamentaux comme les droits à migrer, à s’associer, à exprimer des opinions politiques, ou celui de manifester pour ne faire émerger qu’une idée et une seule : l’autre est dangereux et porteur de terrorisme, en un mot, il veut du mal à l’Occident et convoite ses richesses.

Ce traité impose par exemple l’idée que les déplacements pour se rendre à un contre-sommet ou bien les migrations peuvent être assimilés à du terrorisme ou à une criminalité transfrontalière. Ils peuvent donner lieu à poursuites et sanctions ; et cela sans aucune distinction de fond.

Cet amalgame permet d’affirmer que nous sommes devant l’institutionnalisation de la xénophobie aussi bien régionale qu’européenne et internationale. « L’autre » sert de bouc émissaire. Il s’agit d’ancrer dans l’inconscient collectif l’idée que les migrants et toutes les personnes issues de l’immigration – qui pourtant dans la majorité des cas, possèdent la nationalité française- sont porteurs « naturels » du virus du terrorisme, de la criminalité, voire de l’agression ! Ces positions idéologiques sont complétées aujourd’hui par celles concernant les migrants à propos des tests ADN pour le regroupement familial et de la traçabilité des origines raciales. Il s’agit de toute une série de mesures liberticides et attentatoires aux droits humains, mesures incompatibles avec tout État démocratique ou qui s’affirme tel.
Ainsi, la lutte contre la criminalité, quelles que soient sa forme et sa gravité, vise à obstruer, à limiter, voire à éliminer, l’exercice des droits fondamentaux, assimilé à une forme de criminalité. Peu importe d’ailleurs à l’Etat français de se faire montrer du doigt par le Comité des experts sur les droits économiques, sociaux et culturels !

Depuis le 11 octobre 2007, un second texte renforce ces mécanismes par une loi autorisant la Ratification du protocole portant amendement à la Convention européenne pour la répression du terrorisme. Ce protocole vise à modifier de façon substantielle des accords d’extradition contenus dans certaines Conventions, dont la Convention européenne d’extradition du 13 décembre 1957, qui prévoit la non-extradition pour raison politique. Avec cette ratification, l’infraction politique n’existe plus, il ne reste que l’acte terroriste ou le crime de droit commun.
Avec ces deux textes, et tous ceux précédemment adoptés, aussi bien sur le plan européen que national, il est clair que l’objectif est de criminaliser tout type d’activité qui a pour fondement la motivation politique.

L’Europe forteresse s’inscrit dans la logique du gouvernement nord-américain du choc des civilisations. Elle légitime l’état d’exception international mis en place par les puissants contre les peuples. Des murs se dressent, celui entre le Mexique et les USA, celui érigé par les israéliens en grande partie sur les territoires palestiniens de 1967, ceux du sud de l’Europe....de nombreux se construisent dans les têtes.
La plus grande menace à la paix et à la sécurité se trouve dans la violence des pays occidentaux, spécialement des États-Unis et de leurs alliés européens qui violent systématiquement le droit international et la Charte des Nations unies. La vraie menace à la paix internationale est la pauvreté généralisée des populations du Sud et le pillage de leurs ressources naturelles de la part des sociétés transnationales, à laquelle doit être ajouté le déni de droit dont sont victimes de nombreux peuples. Dans ce contexte, il est indispensable de saisir les causes profondes du terrorisme, comme l’a souligné à plusieurs reprises l’Assemblée générale de l’ONU. N’est-il pas la conséquence du désespoir que cet ordre international de misère et de violence déverse et impose aux peuples ?

Il ne faut oublier ni la loi relative à la lutte contre le terrorisme et portant dispositions diverses relatives à la sécurité et aux contrôles frontaliers -rendant caduque la demande d’asile à laquelle les Etats européens sont sommés de répondre au regard du droit international-, ni la nouvelle réforme du Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA) qui a entériné la disparition du droit au séjour pour les familles, les conjoints ou les enfants ; la quasi-disparition de la carte de résident ; du statut des malades ; du droit à l’amour entre étranger-e-s et Français-e-s. Ni oublier la directive européenne, dite de la honte, proposée par la Commission européenne et qui vient d’être adoptée, quasiment à l’unanimité, par le Parlement européen. Cette directive, en gestation depuis 2002 au sein de l’Union européenne, déclare, en premier, la guerre aux migrants mais surtout aux droits humains et aux différents instruments internationaux garantissant les droits des migrants.

Avec cette directive, les migrants se verront « punis » d’une peine de 18 mois de prison assortie d’une interdiction de revenir sur le territoire de Schengen pendant une duré de 5 ans. On peut comprendre dès lors pourquoi aucun pays européen n’a encore signé et encore moins ratifié la Convention des Nations Unies sur la protection des droits des travailleurs migrants et des membres de leur famille. L’Occident a des ennemis : les migrants.

Pendant ce temps, les pays européens poursuivent leur politique de domination sur le plan planétaire : guerres d’agression, déstructuration du droit international, déstabilisation des régimes considérés comme des ennemis et/ou très peu soumis, occupations territoriales, pillage des ressources naturelles, crimes contre l’humanité, crimes de guerre, banalisation de la torture, banalisation de la violation des droits humains...... dans ce contexte de réorganisation du monde, les migrations apparaissent aujourd’hui comme l’effet direct des politiques imposées par les pays occidentaux aux pays en développement mais aussi comme l’une des contradictions. Cette contradiction se manifeste dans le fait que la migration constitue le premier "facteur" de criminalisation transformant ainsi les politiques migratoires des pays européens en une sorte de panoplie militaro-policière plutôt qu’une réelle possibilité d’insertion régulière. La guerre aux gens est déclarée.

Cela est tellement inquiétant qu’au sein du Conseil des droits de l’homme, le thème de l’immigration est traité avec beaucoup de rigueur au sein même de la Commission de droit international de l’ONU (CDI).

Cette décision est due essentiellement au fait que les pays développés, dont de nombreux pays européens parmi lesquels la France, mettent en place des politiques restrictives et répressives contre les migrants. Comme l’a bien remarqué le rapporteur de la Commission de droit international de l’ONU, Maurice Kamto, « face au déferlement des pauvres, les pays développés se transforment en d’impossibles forteresses. Ils se ferment de plus en plus à certaines catégories d’étrangers en resserrant le contrôle de l’immigration et en rendant toujours plus difficiles les conditions d’entrée et de séjour sur leurs territoires ». Les nouvelles politiques contre la migration sont de nouvelles formes de racisme.

Face à cette politique de la peur qu’il faut entretenir et susciter pour obtenir, avec certitude, l’adhésion des nationaux à une politique liberticide, dangereuse et orientée non plus vers le bien commun mais vers l’individuel et le bien privé, il faut aussi en faire un instrument tourné vers les étrangers à qui il faut rendre la vie aussi pénible et précaire que possible.

Il s’agit de faire vivre le monde dans une dite humanité, mais elle n’est en fait que le masque d’inhumanité.

Rien n’a donc changé depuis cette époque où le tiers monde s’était mobilisé et réuni pour faire entendre sa voix et refuser les politiques d’apartheid, de racisme mises en place par les dominants du monde. Rien n’a changé dans la relation dominant/dominé. Les termes de cette relation, force est de constater, sont les mêmes avec un élément plus grave de conséquences pour l’ensemble du monde : l’ordre mondial imposé est violent pour l’ensemble des peuples aussi bien par sa volonté militaire de ne considérer que ceux qui sont du côté du bien que par sa volonté économico-financière qui vise à dé structurer l’ensemble des rapports sociaux et humains et à piller au profit de quelques uns l’ensemble des richesses des pays du sud.

Bandung avait laissé espérer l’abandon de l’ethnocentrisme européen et occidental, fortement critiqué par Fanon.

Nous nous trouvons aujourd’hui devant de nouvelles formes de racisme entraînant de nouvelles formes de colonialisme ainsi du discours de Dakar de Sarkozy, de la déclaration de Berlusconi sur la supériorité de la culture européenne -les autres étant des sous-cultures barbares- et de la politique nord-américaine à l’égard des migrants....

Le capitalisme violent, décomplexé montre son vrai visage. Face à lui, faut il penser à un autre Bandung des peuples ou à une forme analogue ? En tout état de cause, il faut résister pied à pied sur tout ce qui s’impose aux peuples ? Il est important de lier, de relier, de regarder vers de nouveaux horizons, ainsi de la Bolivie, du Vénézuela, de l’Equateur et maintenant du Paraguay qui montrent qu’il est possible de sortir de ce cadre infernal.

Mais ce qui est sûr, c’est qu’il y a urgence, « le vieux monde se meurt, le nouveau tarde à venir, entre ces deux périodes, les monstres sortent et se montrent » Gramci