La voie vers la réélection d’Evo Morales est enfin dégagée après l’approbation par le Congrès d’une nouvelle loi électorale permettant la tenue des élections du 6 décembre prochain. Pour ce faire, le chef d’État bolivien a dû endurer cinq jours de grève de la faim, appeler de nouveau à une mobilisation sociale et, finalement, accepter diverses revendications de l’opposition. Celle-ci a utilisé sa majorité au Sénat [1] pour faire entrave à la loi adaptant le régime électoral à la nouvelle constitution ratifiée par référendum, en janvier dernier, avec 62% des votes [2]. Ainsi, Morales remettra son poste en jeu, à un an de la fin de son mandat qui a commencé en janvier 2006 suite à son triomphe en tant que premier président indigène du pays, avec le résultat inédit de 54% des votes, le pourcentage le plus élevé dans l’histoire démocratique bolivienne récente.
suiteLe président de la Bolivie, en visite à Paris mardi 17 février, a donné une conférence à Sciences Po. Contretemps vous propose sa traduction.
suiteLe 16 avril dernier l’Assemblée générale des Nations unies adoptait les modalités de réalisation de l’initiative de son président, Miguel d’Escoto, l’ancien ministre des Affaires étrangères du Nicaragua, convoquant pour les 1,2 et 3 juin prochains, une Conférence des Chefs d’Etat des 192 pays de l’ONU sur la crise mondiale. Cette dernière, dont l’origine se situe au Nord, affecte gravement la périphérie. La Banque mondiale estime que les 129 pays les plus pauvres affronteront en 2009, un deficit de 700 mille millions de dollars. Le dysfonctionnement financier atteint aujourd’hui l’économie réelle. Selon l’Organisation internationale du Travail (OIT), plus de 50 millions de travailleurs perdront leur emploi en moins d’un an.
suiteLors des élections générales qui ont eu lieu le dimanche 26 avril 2009, les Equatoriens ont donné un nouveau mandat de quatre ans à leur président Rafael Correa. Celui-ci obtient un peu plus de 55% des voix et devance de plus de 20 points Lucio Gutierrez, son principal adversaire, l’ancien président de droite renversé par une mobilisation populaire en 2005.
suiteEn Argentine, le mouvement de reprise d’entreprises par leurs salariés, qui avait vu le jour après l’effondrement économique de 2001, connaît un renouveau depuis quelques mois. De nombreux salariés de firmes en faillite ont choisi de se battre et de sauvegarder leur emploi en relançant l’activité sous forme de coopérative ouvrière. Emblème de ce mouvement, le luxueux Hôtel Bauen de Buenos Aires, occupé par ses employés en 2003 après sa fermeture, est aujourd’hui devenu une entreprise rentable qui emploie 150 personnes.
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